Prière pour recevoir le Saint-Esprit

Le Saint-Esprit est le don que Dieu accorde à ceux qui Lui appartiennent et qui désirent marcher avec Lui. Cette prière s’adresse à toute personne qui aspire à une relation plus profonde avec Dieu et qui souhaite recevoir l’accomplissement de Sa promesse : le Saint-Esprit, envoyé pour conduire, enseigner, consoler et transformer les croyants.

Corps de la prière

Père Éternel, Dieu Tout-Puissant, je viens à Toi pour recevoir de Toi Ton Esprit, le Saint-Esprit.

Père, lorsque je regarde dans le passé, je constate que personne n’a jamais marché avec Toi sans avoir auparavant connu une réelle intimité avec Toi. Soit Tu Te révélais à Tes élus par des songes et des visions (Gn 15.12-16 ; Gn 20 ; Gn 28.10-15 ; Gn 30.9-30 ; Gn 37.5-11), soit Tu leur donnais de Ton Esprit (Nb 11.16-17 ; 1 S 16.13 ; 2 R 2.9 ; Lc 1.13-17 ; Lc 1.35 ; Lc 3.21-22). C’est au travers de cette intimité que Tu les dirigeais, les instruisais et les conduisais dans l’accomplissement de Ta volonté.

Dans sa rencontre avec Nicodème, le Seigneur Jésus-Christ, notre Sauveur, déclare que nul ne peut entrer dans le Royaume de Dieu s’il ne naît d’eau et d’Esprit (Jn 3.5). Plus tard, lorsqu’Il Se prépare à quitter Ses disciples, Il leur demande de ne pas s’éloigner de Jérusalem avant d’avoir été revêtus de la puissance d’En Haut (Lc 24. 48-49). L’accomplissement de cette promesse se manifeste au chapitre 2 du Livre des Actes des Apôtres (Ac 2.1-13).

Papa, certes, j’ai été baptisé d’eau, mais je ne retrouve dans ma vie aucune des manifestations de Ton Esprit décrites dans Ta Parole. À cause de cela, j’ai peur de ne pas T’appartenir véritablement, comme nous le rappelle l’apôtre Paul : « Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne Lui appartient pas » (Rm 8.9).

Alors, Père, je viens humblement à Toi, le cœur rempli d’espérance, afin d’être pleinement adopté par Toi et que l’envoi de Ton Esprit soit le signe vivant de mon appartenance à Ta famille.

Je Te fais cette prière en m’appuyant sur la merveilleuse promesse que nous a laissée le Seigneur Jésus-Christ dans l’Évangile selon Luc (Lc 11.9-13).

Père, conformément à cette promesse, je Te demande aujourd’hui de me remplir de Ton Saint-Esprit. Que Ton Esprit vienne habiter en moi pour me transformer, me conduire, me consoler, me corriger lorsque je m’égare et me donner la force de vivre selon Ta volonté.

Qu’Il produise dans ma vie le fruit que Tu attends de Tes enfants : l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur et la maîtrise de soi.

Que Ton Esprit m’enseigne à Te connaître davantage, à discerner Ta voix et à marcher fidèlement avec Toi jusqu’au bout de ma course.

Et que tout soit fait pour la seule gloire de Ton Nom, au Nom précieux et saint du Seigneur Jésus-Christ.

Amen.

Verset à méditer

« Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il le Saint Esprit à ceux qui le lui demandent » (Lc 11.13).

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Prière pour avoir un cœur pur

Le cœur occupe une place centrale dans notre relation avec Dieu. C’est de lui que naissent nos pensées, nos intentions, nos paroles et nos actions. Lorsqu’il est rempli de haine, de jalousie, d’orgueil ou de convoitise, il nous éloigne progressivement de notre Père céleste. Mais lorsque Dieu le purifie et le remplit de Son Esprit, il devient une source de paix, d’amour et de sainteté. Cette prière s’adresse à tous ceux qui désirent voir leur cœur transformé par le Seigneur afin de Lui appartenir pleinement et de marcher fidèlement dans Ses voies.

Corps de la prière

Père Éternel, Dieu Tout-Puissant, je viens à Toi pour Te présenter mon cœur.

Papa, Ton Fils Unique, notre Seigneur Jésus-Christ, nous a appris que c’est de notre cœur que sort tout ce qui souille l’homme et l’éloigne de Toi (Mt 15.19).

Toi-même, alors que Tu scellais Ton Alliance avec Israël dans le passé, Tu lui as demandé de Te consacrer son cœur (Dt 6.4-5). Tu lui adresses d’ailleurs ce reproche : « Quand ce peuple s’approche de Moi, il M’honore de la bouche et des lèvres ; mais son cœur est éloigné de Moi, et la crainte qu’il a de Moi n’est qu’un précepte de tradition humaine » (Es 29.13 ; Mt 15.8).

Père, je sais ainsi que mon cœur a besoin de T’appartenir entièrement si je veux réellement marcher dans Tes voies. Mais, à cause de ma chair et du monde qui m’entoure, il est souvent rempli de méchanceté, de haine, de non-pardon, d’envie, de jalousie, de convoitise et de tout ce que Tu détestes.

Papa, je T’en supplie, j’ai besoin qu’aujourd’hui Tu pratiques en moi la circoncision du cœur dont Toi seul es capable (Col 2.11-12). Que ni la méchanceté, ni la haine, ni le non-pardon, ni l’envie, ni la jalousie, ni la convoitise, ni aucune autre forme d’impureté ne viennent plus jamais remplir mon être.

Au contraire, remplis-le de Ton amour, de Ta paix, de Ta bonté, de Ta compassion, de Ton humilité et de Ton Esprit-Saint, afin que mes pensées, mes paroles et mes actions Te soient agréables.

Fais de mon cœur une demeure où Tu prends plaisir à habiter, un cœur pur, fidèle et entièrement consacré à Ton service.

Je T’adresse cette prière au Nom Précieux et Saint du Seigneur Jésus-Christ, pour la seule Gloire de Ton Nom.

Amen.

Verset de méditation

« Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu. » (Mt 5.8)

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Prière de retour à Dieu

Il arrive à chacun de s’éloigner de Dieu à certains moments de sa vie. Les blessures, les mauvais choix, le péché ou les séductions du monde peuvent progressivement nous éloigner de la volonté de notre Père céleste. Pourtant, Dieu demeure un Père aimant, toujours prêt à accueillir celui qui revient à Lui avec un cœur sincère et repentant. Cette prière est destinée à tous ceux qui désirent abandonner leurs anciennes voies, retrouver la paix avec Dieu et marcher à nouveau sous Sa protection et Sa direction.

Corps de la prière

Père Éternel, Dieu Tout-Puissant, je viens à Toi aujourd’hui pour Te demander sincèrement pardon et marcher désormais sous Ton Aile Puissante.

Père, je sais que j’ai suivi des voies détournées et obscures qui m’ont éloigné de Ton plan parfait pour ma vie et m’ont plongé dans les ténèbres.

Père, j’en ai été le premier malheureux, car le Malin en a pleinement profité pour faire de moi plus qu’une loque humaine. Aujourd’hui, je m’avoue vaincu et je le confesse du fond de mon cœur.

Mais Papa, cette leçon m’a été utile car, comme Tu le dis si bien dans les Écrits du prophète Ézéchiel (Ez 18.23), Tu ne prends pas plaisir à la mort du méchant, mais Tu désires qu’il se détourne de ses mauvaises voies et qu’il vive. C’est pourquoi je reviens à Toi pour suivre Tes chemins et avoir la Vie.

J’ai également confiance en la Parole de Ton Fils Unique, notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, Qui nous dit dans l’Évangile de Matthieu : « Venez à Moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et Je vous donnerai du repos. Prenez Mon joug sur vous et recevez Mes instructions, car Je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes » (Mt 11.28-29).

Alors Père, je viens à Toi comme la pécheresse repentante (Lc 7.36-38) ou comme le fils prodigue (Lc 15.11-19). Et j’ai l’assurance que Tu vas me recevoir, car Tu nous dis Toi-même : « Il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentance » (Lc 15.7).

Je sais aussi que Tu vas me laver par le Sang Précieux et Saint de Ton Fils et me sceller avec Ton Esprit-Saint.

Je renonce aujourd’hui à mes anciennes voies, à mes péchés, à mes rébellions et à tout ce qui m’éloigne de Toi. Je Te remets ma vie, mon cœur, mes pensées et mon avenir. Conduis-moi désormais selon Ta volonté et fais de moi un instrument de paix, d’amour et de justice pour la gloire de Ton Nom.

Je fais cette prière pour la seule gloire de Ton Nom, au Nom Précieux et Saint du Seigneur Jésus-Christ.

Amen.

Verset à méditer

« Celui qui vient à Moi, Je ne le mettrai pas dehors. » (Jn 6.37)

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Les relations amoureuses que Dieu condamne

Introduction

Chers frères et sœurs dans la foi, aujourd’hui dans notre monde en pleine mutation, nous avons développé une large gamme de relations amoureuses. Et comme notre Dieu est le Dieu de tous, et que la règle d’or du Seigneur Jésus-Christ est de nous aimer les uns les autres, alors, nous sommes obligés de respecter le choix de chacun et sa perception de l’amour. Mais notre qualité de chrétiens nous autorise-t-elle vraiment à accepter toutes les relations amoureuses qui se présentent à nous ? Que nous en dit la Parole de Dieu ?

I. Les relations amoureuses dans l’Ancienne Alliance de Dieu

Chers frères et sœurs dans la foi, les relations amoureuses nous sont présentées dans l’Écriture Sainte pour la première fois dans le Livre de la Genèse. Nous nous trouvons alors au second chapitre de ce Livre, où nous est donné le récit détaillé de la création de la race humaine. Notre Dieu a créé l’homme, Adam, en premier. Et comme Il veut que ce dernier soit heureux, Il décide de lui procurer une aide qui soit son vis-à-vis (Gn 2.18). Aussi entreprend-Il de façonner toutes les bêtes des champs afin de voir si Adam peut trouver parmi elles une créature susceptible de lui apporter le bonheur souhaité. L’opération échoue malheureusement (Gn 2.19-20).

C’est à la suite de cet échec que notre Dieu plonge Adam dans un profond sommeil et crée la femme à partir de sa côte pour la lui présenter à son réveil. Le Texte nous rapporte le cri de joie d’Adam en ces termes : « Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair ! On l’appellera femme, parce qu’elle a été prise de l’homme. » (Gn 2.23).

Comme pour dire : « Voici enfin l’être que j’attendais et qui va parfaitement me satisfaire. » Et il s’avère qu’Adam dit effectivement la vérité, car le Texte poursuit en ces termes : « C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair. » (Gn 2.24).

Il s’agit donc là du fondement originel de la relation amoureuse telle que voulue par notre Dieu. Cette relation unit un homme et une femme et fait désormais des deux une seule chair. Nous voyons d’ailleurs cette union porter ensuite du fruit lorsque notre Dieu donne leurs premiers enfants à Adam et Ève, après la faute et l’expulsion du jardin d’Éden (Gn 4.1-2). Après l’assassinat d’Abel par son frère Caïn (Gn 4.3-8), lequel sera condamné par l’Éternel notre Dieu à une vie d’errance sur la terre (Gn 4.9-15), Adam et Ève auront un autre enfant du nom de Seth (Gn 4.25).

Le même Livre nous parle également de la descendance issue de Caïn (Gn 4.16-24), puis de celle issue de Seth jusqu’à Noé (Gn 5). Et dans tous ces cas, nous observons toujours une relation engageant un homme et une femme, ou, dans le cas de Caïn, un homme et deux femmes.

Peuple de Dieu, l’époque de Noé correspond au moment où le péché de la race humaine atteint son apogée, incitant l’Éternel Dieu à décider de son extermination, à l’exception de Noé et de sa famille (Gn 6). Et c’est à partir de Noé et de sa famille que l’Éternel va constituer une nouvelle génération d’êtres humains.

Concernant les membres de la famille de Noé qui furent sauvés avec lui, nous pouvons lire : « Et Noé entra dans l’arche avec ses fils, sa femme et les femmes de ses fils, pour échapper aux eaux du déluge » (Gn 7.7).

Plus loin, les Écritures reprennent : « Ce même jour entrèrent dans l’arche Noé, Sem, Cham et Japhet, fils de Noé, la femme de Noé et les trois femmes de ses fils avec eux : eux, et tous les animaux selon leur espèce, tout le bétail selon son espèce, tous les reptiles qui rampent sur la terre selon leur espèce, tous les oiseaux selon leur espèce, tous les petits oiseaux, tout ce qui a des ailes. » (Gn 7.13-14).

Après le déluge, à la sortie de l’arche, les Textes nous disent : « Alors Dieu parla à Noé, en disant : Sors de l’arche, toi et ta femme, tes fils et les femmes de tes fils avec toi. Fais sortir avec toi tous les animaux de toute chair qui sont avec toi, tant les oiseaux que le bétail et tous les reptiles qui rampent sur la terre : qu’ils se répandent sur la terre, qu’ils soient féconds et se multiplient sur la terre » (Gn 8.15-16).

Notre Dieu bénit ensuite Noé et les siens en ces termes : « Soyez féconds, multipliez-vous et remplissez la terre. Vous serez un sujet de crainte et d’effroi pour tout animal de la terre, pour tout oiseau du ciel, pour tout ce qui se meut sur la terre, et pour tous les poissons de la mer : ils sont livrés entre vos mains. Tout ce qui se meut et qui a vie vous servira de nourriture : je vous donne tout cela comme l’herbe verte. Seulement, vous ne mangerez point de chair avec son âme, avec son sang. Sachez-le aussi, je redemanderai le sang de vos âmes, je le redemanderai à tout animal ; et je redemanderai l’âme de l’homme à l’homme, à l’homme qui est son frère. Si quelqu’un verse le sang de l’homme, par l’homme son sang sera versé ; car Dieu a fait l’homme à son image. Et vous, soyez féconds et multipliez-vous, répandez-vous sur la terre et multipliez-vous sur elle. » (Gn 9.1-7).

Par ces extraits, peuple de Dieu, nous comprenons que lorsque l’Éternel notre Dieu assigne à Noé et à sa famille la mission de repeupler la terre, Il applique encore le principe selon lequel chaque homme a sa femme et chaque femme son mari.

Chers frères et sœurs dans la foi, après Noé, de nombreux siècles vont s’écouler avant que l’Éternel notre Dieu ne décide d’appeler Abram à Charan (Gn 11.10-32 ; Gn 12.1-3). Abram, tout comme son frère Nachor, n’a alors qu’une seule femme, du nom de Saraï (Gn 11.29). Mais Saraï va donner à Abram sa servante égyptienne, du nom d’Agar, comme concubine, en raison de sa stérilité et du désir de son mari d’avoir une descendance (Gn 16.1-3). Agar donnera effectivement un fils, Ismaël, à Abram, mais dans un contexte de dissensions (Gn 16.4-15 ; Gn 21.8-10). Saraï, devenue Sara, donnera également à son mari le fils de la promesse, Isaac (Gn 21.1-3). Finalement, Agar et Ismaël seront chassés du foyer d’Abram, devenu Abraham (Gn 21.10-21).

Au moment de la mort d’Abraham, les Textes nous disent : « Abraham prit encore une femme, nommée Ketura. Elle lui enfanta Zimran, Jokschan, Medan, Madian, Jischbak et Schuach. Jokschan engendra Séba et Dedan. Les fils de Dedan furent les Aschurim, les Letuschim et les Leummim. Les fils de Madian furent Épha, Épher, Hénoc, Abida et Eldaa. Ce sont là tous les fils de Ketura. Abraham donna tous ses biens à Isaac. » (Gn 25.1-5).

Ils poursuivent en ces termes : « Il fit des dons aux fils de ses concubines ; et, tandis qu’il vivait encore, il les envoya loin de son fils Isaac, du côté de l’orient, dans le pays d’Orient. Voici les jours des années de la vie d’Abraham : il vécut cent soixante-quinze ans. Abraham expira et mourut après une heureuse vieillesse, âgé et rassasié de jours, et il fut recueilli auprès de son peuple. Isaac et Ismaël, ses fils, l’enterrèrent dans la caverne de Macpéla, dans le champ d’Éphron, fils de Tsochar, le Héthien, vis-à-vis de Mamré. » (Gn 25.6-9).

Peuple de Dieu, à la lumière de ces textes, nous pouvons penser qu’Abraham, dans les dernières années de sa vie, fut lié à plusieurs femmes. Après lui, nous voyons cependant clairement Jacob, son petit-fils, lié à quatre femmes, alors même qu’il est choisi par le Seigneur. Et cette fois encore, cette situation est liée à la recherche d’une descendance (Gn 29.27-30 ; Gn 35.22-26). Aussi pouvons-nous déduire qu’outre le couple monogamique établi par notre Dieu au commencement, apparaît dans les relations amoureuses acceptées par le Seigneur la polygamie, qui lie certains de Ses élus à plusieurs femmes en qualité d’épouses ou de concubines.

Ces deux formes de relations amoureuses réapparaîtront d’ailleurs bien plus tard lorsque, conformément à la promesse faite à Abraham (Gn 17.1-8 ; Ex 19.3-6), le Seigneur fera sortir sa descendance d’Égypte pour en faire un peuple qui Lui appartienne en propre.

Bien des siècles se sont alors écoulés et, loin des soixante-dix personnes avec lesquelles Jacob était allé s’établir en Égypte à la demande de son fils Joseph (Ex 1.1-5), les descendants de Jacob sont devenus une multitude qui, malgré les mauvais traitements et les privations, n’a fait que s’accroître pour former une grande communauté (Ex 1.6-20 ; Ex 12.37). Aussi l’Éternel notre Dieu va-t-Il entreprendre l’éducation spirituelle et morale de ce peuple afin de mener à bien le dessein qu’Il a formé pour lui. Le début de cette éducation est marqué par les Dix Commandements que notre Dieu va Lui-même transmettre à Son peuple sur le mont Sinaï, au milieu des coups de tonnerre, des éclairs, d’une épaisse nuée sur la montagne et d’un son de trompette si retentissant qu’il épouvantait tout le peuple (Ex 19.16 ; Ex 20.1-17).

Parmi ces Dix Commandements, le septième concerne directement les relations amoureuses, puisqu’il est dit : « Tu ne commettras point d’adultère » (Ex 20.14). La polygamie faisant déjà partie intégrante de la société juive, cette prescription interdisait à toute femme ou jeune fille, liée à un homme par les fiançailles ou le mariage, d’appartenir à quelqu’un d’autre que lui. Notre Dieu va d’ailleurs nous le démontrer dans le second Livre du prophète Samuel, lorsque le roi David commet l’adultère avec Bethsabée.

Lisons ensemble le reproche, ainsi qu’une partie de la condamnation que notre Dieu adresse à Son serviteur : « Tu es cet homme-là ! Ainsi parle l’Éternel, le Dieu d’Israël : je t’ai oint pour roi sur Israël, et je t’ai délivré de la main de Saül ; je t’ai mis en possession de la maison de ton maître, j’ai placé dans ton sein les femmes de ton maître, et je t’ai donné la maison d’Israël et de Juda. Et si cela eût été peu, j’y aurais encore ajouté. Pourquoi donc as-tu méprisé la parole de l’Éternel, en faisant ce qui est mal à ses yeux ? Tu as frappé de l’épée Urie, le Héthien ; tu as pris sa femme pour en faire ta femme, et lui, tu l’as tué par l’épée des fils d’Ammon. Maintenant, l’épée ne s’éloignera jamais de ta maison, parce que tu m’as méprisé, et parce que tu as pris la femme d’Urie, le Héthien, pour en faire ta femme. » (2 S 12.7-10).

Peuple de Dieu, exprimé simplement, notre Dieu dit au roi David que ce qui est mauvais devant Sa Face, ce n’est pas le fait d’avoir plusieurs femmes, mais d’avoir pris la femme d’Urie et de l’avoir fait mourir. En effet, notre Dieu Lui-même l’avait déjà rendu polygame en lui donnant les femmes de Saül, et Il lui aurait même accordé d’autres femmes si le roi David les Lui avait demandées.

Chers frères et sœurs en Christ, avec les Dix Commandements, nous avons là la première règle relative aux relations amoureuses. Elle sera rapidement suivie par d’autres prescriptions. Aussi, notre Dieu dira-t-Il concernant l’esclavage : « Si un homme vend sa fille pour être esclave, elle ne sortira point comme sortent les esclaves. Si elle déplaît à son maître, qui s’était proposé de la prendre pour femme, il facilitera son rachat ; mais il n’aura pas le pouvoir de la vendre à des étrangers, après lui avoir été infidèle. S’il la destine à son fils, il agira envers elle selon le droit des filles. S’il prend une autre femme, il ne retranchera rien pour la première à la nourriture, au vêtement et au droit conjugal. Et s’il ne fait pas pour elle ces trois choses, elle pourra sortir sans rien payer, sans donner de l’argent. » (Ex 21.7-11).

Le Seigneur ajoute plus loin, concernant l’atteinte à la virginité des jeunes filles : « Si un homme séduit une vierge qui n’est point fiancée, et qu’il couche avec elle, il paiera sa dot et la prendra pour femme. » (Ex 22.16). Il interdit également les unions sexuelles avec les nations païennes au chapitre 34 de ce Livre (Ex 34.14-17). Mais c’est plus particulièrement au chapitre 18 du Livre du Lévitique que notre Dieu présente à Israël les relations amoureuses interdites, parce qu’elles sont sources d’impureté et, par conséquent, nuisibles à la vie spirituelle.

Les Textes nous disent : « Le Seigneur dit à Moïse : “Communique ceci aux Israélites : Je suis le Seigneur votre Dieu ! N’imitez pas les pratiques observées en Égypte, où vous avez habité, ni celles du pays de Canaan, où je vais vous faire entrer ; n’observez pas les lois de ces peuples. Mettez en pratique les règles qui viennent de moi et prenez soin d’observer mes lois, car c’est moi qui suis le Seigneur votre Dieu. Observez mes lois et mes règles ; celui qui les met en pratique vivra par elles. Je suis le Seigneur. » (Lv 18.1-5).

Ils poursuivent en ces termes : « Aucun Israélite n’aura de relations sexuelles avec une femme de sa proche parenté. Je suis le Seigneur. Tu ne dois pas avoir de relations sexuelles avec ton père ni ta mère ; c’est ta mère, tu ne la déshonoreras pas en couchant avec elle. Tu ne dois pas avoir de relations sexuelles avec une autre femme de ton père ; c’est ton père, tu ne le déshonoreras pas. Tu ne dois pas avoir de relations sexuelles avec ta demi-sœur, fille de ton père ou de ta mère, même si elle n’a pas été élevée dans le même foyer que toi.

Tu ne dois pas avoir de relations sexuelles avec ta petite-fille, fille de ton fils ou de ta fille ; ce serait une atteinte à ton propre honneur. Tu ne dois pas avoir de relations sexuelles avec la fille d’une femme de ton père ; elle est apparentée à ton père, elle est donc ta sœur. Tu ne dois pas avoir de relations sexuelles avec une sœur de ton père, car elle est sa proche parente. Tu ne dois pas avoir de relations sexuelles avec une sœur de ta mère, car elle est sa proche parente.

Tu ne dois pas avoir de relations sexuelles avec la femme d’un frère de ton père, car elle est ta tante. Tu ne dois pas avoir de relations sexuelles avec ta belle-fille, femme de ton fils. Tu ne dois pas avoir de relations sexuelles avec la femme de ton frère ; c’est ton frère, tu ne le déshonoreras pas. Tu ne dois pas avoir de relations sexuelles avec une femme et avec sa fille ou sa petite-fille, fille de son fils ou de sa fille, car elles sont proches parentes et ce serait une pratique immorale.

Tu ne dois pas épouser une sœur de ta femme tant que celle-ci est en vie. Cela risquerait de provoquer des rivalités. Tu ne dois pas avoir de relations sexuelles avec une femme au moment de ses règles, car elle est impure. Tu ne dois pas avoir de relations sexuelles avec la femme d’un autre Israélite, car cela te rendrait impur. » (Lv 18.6-20).

Avant de conclure : « Tu ne dois pas coucher avec un homme comme on couche avec une femme ; c’est une pratique abominable. Tu ne dois pas avoir de relations sexuelles avec une bête, car cela te rendrait impur ; de même, aucune femme ne doit s’accoupler à un animal ; c’est de la perversion. » (Lv 18.22-23).

Chers frères et sœurs dans le Seigneur, je pense que ces éléments sont suffisants pour nous permettre, chacun à son niveau, d’identifier, dans l’Ancienne Alliance, les relations amoureuses proscrites par notre Dieu.

Si nous en faisons la synthèse, nous pouvons retenir comme relations interdites : l’adultère, les relations incestueuses avec les membres de la parenté, les relations sexuelles en dehors du mariage, la prostitution, l’homosexualité et la zoophilie.

Peuple de Dieu, comme nous l’avons effectivement vu à la lumière des Écritures, ces relations amoureuses ont clairement été dénoncées et interdites par notre Dieu dans l’Ancienne Alliance. Mais aujourd’hui, avec la crucifixion et la résurrection du Seigneur Jésus-Christ, nous ne sommes plus sous l’emprise de la lettre périmée de la Loi remise à Moïse, mais sous celle de la Grâce obtenue en Son Nom, comme nous le rappelle l’apôtre Paul dans son épître aux Romains (Rm 6.14). Dès lors, que nous enseigne la Grâce reçue à travers le Seigneur Jésus-Christ au sujet des relations amoureuses qui déplaisent à notre Dieu ?

II. Les relations amoureuses dans la Nouvelle Alliance de Dieu

Peuple de Dieu, lorsque nous entrons dans l’ère de l’avènement du Seigneur Jésus-Christ, nous trouvons très peu d’enseignements portant directement sur les relations amoureuses. Pourtant, le Seigneur Jésus-Christ Lui-même, que ce soit dans Ses enseignements ou dans Ses réponses à Ses contradicteurs, fait ressortir plusieurs éléments importants relatifs à cette question. Alors qu’Il prononce le Sermon sur la montagne, Il déclare : « Vous avez entendu qu’il a été dit : “Tu ne commettras pas d’adultère.” Eh bien, moi Je vous dis : tout homme qui regarde une femme pour la désirer a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur. » (Mt 5.27-28).

À ce niveau, loin de limiter le péché de l’adultère à l’acte lui-même, le Seigneur l’envisage sous un angle plus large, celui de la pensée et du désir humains. Plus loin, au chapitre 19 du même Livre, nous voyons le Seigneur apporter un nouvel éclairage sur la question du mariage.

Les Textes nous disent à ce sujet : « Des pharisiens s’approchèrent de Lui pour Lui tendre un piège. Ils Lui demanda : “Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme pour n’importe quelle raison ?” Jésus répondit : “N’avez-vous pas lu ce que déclare l’Écriture ? ‘Au commencement, le Créateur les fit homme et femme’, puis Il dit : ‘C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère pour s’attacher à sa femme, et les deux deviendront une seule chair.’ Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Donc, que personne ne sépare ce que Dieu a uni.” » (Mt 19.2-6).

Les pharisiens Lui demandèrent : « Pourquoi donc Moïse a-t-il commandé à l’homme de donner une attestation de rupture à sa femme quand il la renvoie ? » Jésus répondit : « Moïse vous a permis de renvoyer vos femmes parce que vous avez le cœur dur. Mais, au commencement, il n’en était pas ainsi. Je vous le déclare : celui qui renvoie sa femme, sauf en cas de débauche, et en épouse une autre, commet un adultère. » (Mt 19.7-9).

En effet, dans la société juive de l’époque, un homme avait la possibilité de répudier son épouse si celle-ci venait à lui déplaire, en vertu de la prescription donnée à Moïse (Dt 24.1). Par ces réponses, le Seigneur mettait en évidence non seulement le caractère inviolable du mariage, mais aussi la gravité du divorce institutionnalisé, que l’Éternel avait déjà condamné dans les Écrits du prophète Malachie (Ml 2.16).

Peuple de Dieu, après ces premiers éléments, il nous faut attendre les épîtres de l’apôtre Paul pour trouver d’autres Écrits apportant des précisions sur la qualité des relations amoureuses attendues du chrétien. Nous sommes au chapitre 5 de la première épître aux Corinthiens, et cette Église fait face à de nombreuses difficultés, parmi lesquelles figurent les désordres moraux et sexuels. Lorsque l’apôtre Paul écrit cette lettre, son objectif est de mettre un terme à ces dérives et d’instaurer un climat de sainteté parmi les fidèles.

Il leur dit alors : « On entend dire partout qu’il y a de la débauche parmi vous, une débauche si grave que même les païens ne s’en rendraient pas coupables ! On raconte, en effet, que l’un de vous vit avec la femme de son père ! Et vous faites encore les prétentieux ! Vous devriez au contraire en être affligés, et l’auteur d’une telle action devrait être chassé du milieu de vous. Quant à moi, même si je suis absent de corps, je suis près de vous en esprit ; et j’ai déjà jugé au nom de notre Seigneur Jésus celui qui a si mal agi, comme si j’étais présent parmi vous. Lorsque vous serez assemblés, je serai avec vous en esprit et la puissance de notre Seigneur Jésus se manifestera ; vous devrez alors livrer cet homme à Satan pour que ce qu’il y a de pécheur en lui soit détruit, mais que lui soit sauvé au jour du Seigneur. » (1 Co 5.1-5).

Il ajoute un peu plus loin : « Dans ma précédente lettre, je vous ai écrit de ne pas avoir de contact avec ceux qui vivent dans la débauche. Je ne visais pas, d’une façon générale, tous ceux qui, dans ce monde, vivent dans la débauche, sont envieux, voleurs ou adorateurs d’idoles. Sinon, vous devriez sortir du monde ! Je voulais vous dire de ne pas avoir de contact avec quelqu’un qui, tout en se donnant le nom de chrétien, vivrait dans la débauche, serait envieux, adorateur d’idoles, calomniateur, ivrogne ou voleur. Vous ne devez pas même partager un repas avec une telle personne. » (1 Co 5.9-11).

Chers frères et sœurs dans la foi, l’apôtre Paul nous enseigne ici qu’on ne saurait se dire chrétien et mener une vie sexuelle désordonnée ou immorale. Au chapitre 6 de la même épître, l’homme de Dieu revient avec davantage d’insistance sur cette question de l’immoralité sexuelle, en mettant cette fois en exergue l’impact négatif d’une telle attitude sur la vie de foi des croyants.

Il s’exprime en effet en ces termes : « Ne vous y trompez pas : ni ceux qui vivent dans l’immoralité sexuelle, ni les idolâtres, ni les travestis, ni les homosexuels, ni les infâmes, ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les outrageux, ni les ravisseurs n’hériteront du royaume de Dieu. » (1 Co 6.9-10).

Il ajoute encore : « Ne savez-vous pas que celui qui s’unit à la prostituée fait un seul corps avec elle ? Mais celui qui s’unit au Seigneur fait un seul Esprit avec Lui. » (1 Co 6.16-17).

Avant de conclure : « Fuyez l’immoralité sexuelle. Tout autre péché qu’un homme commet est extérieur à son corps ; mais celui qui se livre à l’immoralité sexuelle pèche contre son propre corps. » (1 Co 6.18).

Le serviteur du Seigneur aborde également ces questions dans ses épîtres aux Éphésiens et aux Thessaloniciens (Ep 5.3-5 ; 1 Th 4.3-8). Au chapitre 7 de la même lettre, l’homme de Dieu traite de la question du célibat et du mariage. Il nous enseigne qu’il vaut mieux se marier que de se consumer de désir (1 Co 7.8-9), ainsi que l’interdiction de divorcer, même d’un conjoint non croyant désireux de poursuivre la vie commune (1 Co 7.10-11 ; 1 Co 7.12-16). Il recommande également de conserver le statut matrimonial dans lequel nous nous trouvions lorsque nous avons rencontré le Seigneur, sans pour autant interdire le mariage à ceux qui souhaitent s’y engager (1 Co 7.25-28 ; 1 Co 7.36-40).

Dans sa première lettre à son fils spirituel Timothée, l’apôtre Paul déclare au sujet des responsabilités dans l’Église : « Cette parole est certaine : Si quelqu’un aspire à la charge d’évêque, il désire une œuvre excellente. Il faut donc que l’évêque soit irréprochable, mari d’une seule femme, sobre, modéré, réglé dans sa conduite, hospitalier, propre à l’enseignement. Il faut qu’il ne soit ni adonné au vin, ni violent, mais indulgent, pacifique, désintéressé. Il faut qu’il dirige bien sa propre maison, et qu’il tienne ses enfants dans la soumission et dans une parfaite honnêteté ; car si quelqu’un ne sait pas diriger sa propre maison, comment prendra-t-il soin de l’Église de Dieu ? » (1 Tm 3.1-5).

L’homme de Dieu donne des instructions à peu près similaires pour les diacres (1 Tm 3.12-13). Ces deux passages des lettres du serviteur du Seigneur nous apprennent indirectement que certains des premiers chrétiens étaient effectivement polygames. Toutefois, ce statut ne leur permettait pas d’être qualifiés pour exercer une fonction dirigeante au sein de l’Église.

Chers frères et sœurs dans la foi, lorsque nous faisons la synthèse de tous les extraits examinés dans cette section, nous constatons que notre Dieu, Qui est Invariable et Incorruptible, demeure le même dans Son appréciation des relations amoureuses que nous pouvons entretenir. Qu’il s’agisse de l’Ancienne Alliance ou de la Grâce offerte par le Seigneur Jésus-Christ, Sa position reste inchangée. Autant Il condamne les relations amoureuses désordonnées, immorales et contre nature, autant Il désapprouve le divorce, sauf dans quelques rares situations. La relation amoureuse idéale, selon Lui, demeure l’union d’un homme et d’une femme. Toutefois, Il tolère la polygamie, à condition qu’elle soit gérée avec équité par le chef de famille. La polygamie constitue également un obstacle à l’exercice de certaines responsabilités honorifiques au sein de l’Église.

Conclusion

Chers frères et sœurs dans la foi, selon de nombreuses études, les relations amoureuses apportent des bienfaits indéniables au moral et à l’équilibre psychologique de l’être humain. En notre qualité d’enfants de Dieu, nous savons également qu’elles contribuent à notre épanouissement spirituel. Toutefois, nous ne saurions mener notre vie sentimentale en dehors des voies que notre Dieu nous a laissées en héritage. Si nous sommes Ses enfants et désirons jouir de la félicité qu’Il met à notre disposition, notre conduite doit être conforme à Ses prescriptions, comme Il l’a Lui-même recommandé à Josué (Jos 1.7-8) et comme le Seigneur Jésus-Christ nous l’enseigne dans l’Évangile de Jean (Jn 14.21).

Soyons donc de véritables enfants de Dieu, entretenant des relations amoureuses saines et approuvées par Lui.

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La prière adressée aux Anges et aux Saints, une recommandation biblique ?

Introduction

Chers frères et sœurs dans la foi, dans notre quête de Dieu, beaucoup d’idées ont surgi au cours des siècles pour nous faciliter l’accès aux grâces divines. Aussi, nous a-t-on appris de nombreuses façons de prier. La prière adressée aux saints et aux anges en fait partie. Et il s’agit d’une pratique si profondément enracinée dans la marche spirituelle de beaucoup d’entre nous, qu’ils n’envisagent aucunement leur marche de foi sans elle. Mais, qu’est-ce qu’un saint ? Qu’appelle-t-on un ange ?

1. Définition du Saint

a) D’après l’opinion courante

Chers frères et sœurs dans la foi, en dehors de notre Dieu dont l’un des noms est le Saint des saints, l’appellation de « saint » la plus courante connue aujourd’hui est celle du catholicisme.

Il s’agit d’une appellation qu’un candidat baptisé obtient après sa mort, au bout d’un processus de reconnaissance basé sur la biographie du candidat, ses œuvres et le témoignage de ceux qui l’ont connu. Elle est de ce fait accordée à des personnes décédées, ayant eu un certain rayonnement spirituel après leur mort. Ce rayonnement spirituel doit être confirmé par des témoins qui attestent le martyre ou la vertu héroïque des concernés. Ces personnes doivent en plus avoir accompli deux miracles. Une telle reconnaissance signifie que la personne défunte est désormais auprès du Seigneur et qu’elle baigne dans le bonheur parfait, né de sa rencontre directe avec Dieu.

Tous ces éléments en font non seulement un modèle de foi pour le croyant, mais aussi un ami capable d’intercéder pour lui auprès de Dieu. À côté de cette version très populaire du saint catholique, il arrive parfois que des personnes vivantes, mais méconnues, soient considérées comme saintes. Il peut aussi s’agir d’une appellation consacrée rattachée à un poste, comme celle du « très saint père » accordée au Pape ou encore de cet appel à être « saints », adressé à tous les fidèles.

b) D’après l’Écriture

Peuple de Dieu, la première fois que le mot « saint » est évoqué dans l’Écriture, c’est dans le Livre de Daniel. Nous sommes alors au chapitre 7 de ce Livre, et le serviteur du Seigneur, ayant eu une grande vision prophétique, a demandé l’explication à un ange qui lui répond en ces termes : « Ces quatre grands animaux, ce sont quatre rois qui s’élèveront de la terre ; mais les saints du Très-Haut recevront le royaume, et ils posséderont le royaume éternellement, d’éternité en éternité. » (Dn 7.17-18). D’après cet extrait, le mot « saints » renverrait alors à l’ensemble des croyants. Cette même appellation revient d’ailleurs au chapitre 8 du même Livre, toujours avec le même sens (Dn 8.24).

Après le Livre de Daniel, nous allons attendre le Livre des Actes des Apôtres pour entendre encore parler de « saints » comme désignant l’ensemble des croyants chrétiens. Et c’est notamment lorsque le Seigneur Jésus-Christ va demander à Ananias, Son serviteur, d’aller à la rencontre de Saul de Tarse après qu’il eut été rendu aveugle sur la route de Damas, lors de sa rencontre avec le Seigneur. Ananias dit ceci au Seigneur : « Seigneur, j’ai appris de plusieurs personnes tous les maux que cet homme a faits à tes saints à Jérusalem ». (Ac 9.13). Après cette réponse d’Ananias au Seigneur Jésus-Christ, le mot « saints » va revenir assez souvent dans le Livre des Actes des Apôtres et dans les différentes épîtres, comme représentant l’ensemble des chrétiens. Nous lirons ainsi, toujours dans le même chapitre 9 du Livre des Actes des Apôtres : « Comme Pierre visitait tous les saints, il descendit aussi vers ceux qui demeuraient à Lydde. » (Ac 9.32). Dans sa salutation adressée aux chrétiens de Rome, l’apôtre Paul dira également : « Tous ceux qui, à Rome, sont bien-aimés de Dieu, appelés à être saints : que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ ! » (Rm 1.7).

Chers frères et sœurs dans la foi, comme je l’ai déjà annoncé, le mot « saints » va continuer à nous être présenté, toujours dans l’objectif de représenter l’ensemble des chrétiens (1 Co 1.2 ; 1 Co 6.1-2 ; 1 Co 14.33). Mais, à côté de cet aspect englobant l’ensemble des chrétiens, le mot « saints » va nous être présenté sous la forme de personnes consacrées au Seigneur et chargées d’une mission.

C’est dans cet esprit que l’apôtre Paul écrira aux chrétiens de Rome en ces termes : « Ayez du zèle, et non de la paresse. Soyez fervents d’esprit. Servez le Seigneur. Réjouissez-vous en espérance. Soyez patients dans l’affliction. Persévérez dans la prière. Pourvoyez aux besoins des saints. Exercez l’hospitalité » (Rm 12.11-13). Le serviteur du Seigneur va continuer à employer la même connotation dans d’autres textes (Rm 15.25 ; Col 1.12 ; He 6.10).

L’apôtre Pierre, quant à lui, dira dans sa première épître : « Mais, puisque celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans toute votre conduite, selon qu’il est écrit : Vous serez saints, car je suis saint ». (1 P 1.15-16). Au chapitre 2 de la même lettre, il va reprendre : « Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière, vous qui autrefois n’étiez pas un peuple, et qui maintenant êtes le peuple de Dieu, vous qui n’aviez pas obtenu miséricorde, et qui maintenant avez obtenu miséricorde ». (1 P 2.9-10).

Chers frères et sœurs dans la foi, en nous référant à tous ces textes, nous pouvons dire avec certitude que le mot « saints » désigne non seulement des personnes consacrées à notre Dieu et chargées d’une mission, mais aussi l’ensemble des croyants, étant donné que tous sont appelés à régler leur conduite sur celle du Seigneur. En outre, nous constatons ici que cet attribut leur est conféré de leur vivant, sur la base de leur relation avec le Seigneur et de leur vie de foi.

Chers frères et sœurs dans la foi, lorsque nous comparons ces deux définitions du mot « saints », nous constatons que la première est complètement biaisée et ne cadre pas du tout avec le message que l’Écriture cherche à nous transmettre.

Si nous nous concentrons sur les chrétiens de l’Église primitive, nous voyons que, dès l’arrivée du Saint-Esprit sur les apôtres et disciples du Seigneur Jésus-Christ, il y a une nouveauté de vie qui leur est acquise, ne pouvant être ignorée ni contestée par personne. Aussi, avons-nous une multitude de miracles (Ac 3.1-8 ; Ac 5.12-16 ; Ac 6.8 ; Ac 8.5-8, etc.), des conversions dans le peuple (Ac 2.37-47 ; Ac 5.14 ; Ac 6.1 ; etc.), des dons du Saint-Esprit déversés avec largesse sur les croyants par le Seigneur (Ac 2.1-40 ; Ac 11.44-46 ; 1 Co 12.7-11 ; etc.). Ce sont ces croyants-là, sanctifiés par l’Esprit du Christ et envoyés en mission pour le Royaume de Dieu, qui sont appelés « saints » dans le Livre des Actes des Apôtres, les différentes épîtres et le Livre de l’Apocalypse.

Dès lors, la sainteté à laquelle nous appelle notre Dieu et notre Père ne saurait être un titre que l’on nous attribuerait après notre mort, sur la base d’un processus établi par des hommes. Mais elle est plutôt une invite à une marche authentique et intime avec le Seigneur. Cette intimité nous fera recevoir Son Esprit en nous, avec tous les dons qu’Il met à la disposition de tous les croyants.

2. Définition de l’Ange

Chers frères et sœurs dans la foi, un ange désigne communément une créature surnaturelle et spirituelle, qui apparaît généralement aux hommes à la demande du Seigneur. Il est ainsi un envoyé de Dieu, servant d’intermédiaire entre Lui et les humains. L’ange est généralement chargé de transmettre un message divin ou agit lui-même à la demande du Seigneur et selon Sa Sainte Volonté. Étant un être totalement spirituel, l’ange est normalement invisible aux yeux naturels. Mais il peut être vu dans un rêve, ou directement, selon la mission qui lui est assignée par le Seigneur. Il peut prendre une forme humaine ou un aspect plus complexe, d’après son statut dans la hiérarchie céleste et le contexte.

Dans le Livre de la Genèse, au chapitre 3, les chérubins sont présentés comme des anges chargés de garder le chemin de l’arbre de vie (Gn 3.24). Plus tard, après cet épisode, Abraham va recevoir la visite du Seigneur en compagnie de deux anges près des chênes de Mambré pour lui annoncer la naissance du fils de la Promesse, Isaac (Gn 18.1-15). Après l’intercession d’Abraham pour Sodome et Gomorrhe (Gn 18.22-33), deux anges seront envoyés vers Lot, le neveu d’Abraham, pour sauver lui et sa famille (Gn 19.1-22). L’ange du Seigneur va encore appeler Abraham lors de sa mise à l’épreuve pour l’empêcher de sacrifier son fils Isaac et établir son Alliance avec lui et sa descendance après lui (Gn 22.11-18). Suite à cela, c’est Jacob, le second fils d’Isaac, cohéritier de la promesse de Dieu, qui va faire un songe dans lequel il va voir des anges montant au Ciel et en descendant par le biais d’une échelle (Gn 28.13-15). Il va ensuite lutter contre un ange du Seigneur sur son chemin de retour vers les siens (Gn 32.24-30).

Après Jacob, l’ange va se manifester à Moïse dans l’épisode du buisson ardent (Ex 3.2-3). Par la suite, un ange va apparaître à Balaam pour l’empêcher d’accompagner Balak pour aller maudire le peuple d’Israël sur le chemin de Canaan (Nb 22.21-35). Dans le Livre de Josué, nous voyons Josué, le successeur de Moïse, rencontrer l’ange du Seigneur avant la conquête de Jéricho (Jos 5.13-15). Dans le Livre des Juges, le Seigneur va envoyer un ange à Gédéon pour l’amener à délivrer Israël de l’oppression de Madian (Jg 6.11-22), puis à Manoach et sa femme, pour leur annoncer la naissance de leur fils Samson destiné à devenir un juge en Israël (Jg 13.3-20). Peuple de Dieu, en réalité, les anges vont à plusieurs reprises se manifester dans les relations que le Seigneur entretient avec les humains, que ce soit dans l’ancienne Alliance ou dans la nouvelle.

Lors de l’avènement du Seigneur Jésus-Christ, nous voyons un ange envoyé à Zacharie pour lui annoncer la naissance du prophète Jean-Baptiste (Lc 1.1-20), et l’ange Gabriel sera envoyé à la vierge Marie pour lui annoncer la naissance du Seigneur Jésus-Christ (Lc 1.26-38). À la naissance du Seigneur, ce sont les anges qui vont en informer les bergers (Lc 2.9-14). Après la résurrection du Seigneur, ce sont les anges qui vont d’abord en informer les femmes qui Le suivaient (Mt 28.1-7 ; Mc 16.1-7 ; Lc 24.1-8 ; Jn 20.11-13). Dans le Livre des Actes des Apôtres, les anges seront envoyés pour délivrer les apôtres de prison (Ac 5.19-21). Le Seigneur va ensuite envoyer un ange chez Corneille pour lui offrir le Salut, à lui et à sa famille (Ac 10.1-6). C’est encore un ange qui va être envoyé à Pierre pour le faire sortir de prison (Ac 12.6-10).

Peuple de Dieu, nous n’avons pas fait le tour des apparitions des anges aux humains que nous sommes tous. Mais cela nous a permis d’en comprendre la définition et d’apprécier comment notre Dieu les utilise souvent pour notre bien. Alors, après ces deux définitions, devons-nous prier les Saints ou les Anges pour nous venir en aide ou nous rapprocher du Seigneur ?

3. La prière adressée aux Saints et aux Anges est-elle une recommandation biblique ?

a) Devons-nous prier les Saints ?

Chers frères et sœurs dans la foi, plutôt que de répondre directement à cette préoccupation, nous allons lire ensemble quelques textes de l’Écriture et nous allons en tirer les conclusions qui s’imposent.

Dans le Livre du Deutéronome, au chapitre 18, nous voyons l’Éternel notre Dieu donner certaines interdictions au peuple d’Israël. Il lui dit alors : « Lorsque tu seras entré dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne, tu n’apprendras pas à imiter les pratiques abominables de ces nations-là. Qu’on ne trouve chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui exerce le métier de devin, d’astrologue, d’augure, de sorcier, de magicien, personne qui consulte les esprits ou les spirites, personne qui interroge les morts. » (Dt 18.9-11).

Étant donné la première définition des « saints » précédemment présentée et actuellement la plus répandue, devons-nous vraiment les invoquer ou les prier ? Nous savons en effet que toutes ces personnes qui nous sont présentées comme des « saints » par le catholicisme ne le deviennent qu’une fois décédées. Alors, quand nous nous adressons à elles dans nos prières, n’entretenons-nous pas à cette occasion un culte des morts ? N’est-ce pas une démarche animiste, païenne et idolâtrique ? Sommes-nous si différents de ceux qui invoquent leurs ancêtres ou font appel à quelques esprits impurs pour réclamer leur soutien ? En agissant ainsi, n’allons-nous pas à l’encontre de la Volonté de notre Dieu et Père ?

Si nous nous basons sur la seconde définition des « saints » tirée des Écritures, devrions-nous faire des saints des objets d’adoration comme si nous nous adressions au Seigneur Jésus-Christ ou à l’Éternel notre Père Lui-même ? Peuple de Dieu, au chapitre 10 du Livre des Actes des Apôtres, Corneille, un non-Juif croyant, envoie chercher l’apôtre Pierre, à la demande du Seigneur. Lorsque l’apôtre Pierre arrive finalement chez lui, les textes relatent : « Lorsque Pierre entra, Corneille, qui était allé au-devant de lui, tomba à ses pieds et se prosterna » (Ac 10.25). Regardons la suite du texte : « Mais Pierre le releva, en disant : Lève-toi ; moi aussi, je suis un homme. » (Ac 10.26). Au chapitre 14 du même Livre des Actes, Paul et Barnabas sont à Lystre où l’apôtre Paul fait marcher un impotent sous l’action du Saint-Esprit (Ac 14.8-10).

Les textes nous disent par la suite : « À la vue de ce que Paul avait fait, la foule éleva la voix, et dit en langue lycaonienne : Les dieux sous une forme humaine sont descendus vers nous. Ils appelaient Barnabas Jupiter, et Paul Mercure, parce que c’était lui qui portait la parole. Le prêtre de Jupiter, dont le temple était à l’entrée de la ville, amena des taureaux avec des bandelettes vers les portes, et voulait, de même que la foule, offrir un sacrifice. » (Ac 14.11-13). Lisons ensemble la réaction des apôtres face à cet acte d’adoration : « Les apôtres Barnabas et Paul, ayant appris cela, déchirèrent leurs vêtements et se précipitèrent au milieu de la foule, en s’écriant : Ô hommes, pourquoi agissez-vous de la sorte ? Nous aussi, nous sommes des hommes de la même nature que vous ; et, vous apportant une bonne nouvelle, nous vous exhortons à renoncer à ces choses vaines, pour vous tourner vers le Dieu vivant, qui a fait le ciel, la terre, la mer, et tout ce qui s’y trouve. » (Ac 14.14-15). Après que les apôtres eurent refusé l’adoration qui leur était destinée, Paul va être lapidé et laissé pour mort par la foule, excitée par des Juifs arrivés d’Antioche et d’Iconium (Ac 14.19).

Chers frères et sœurs dans la foi, en toute bonne conscience, si les apôtres du Seigneur Jésus-Christ eux-mêmes ont refusé d’être considérés comme des divinités de leur vivant, devons-nous faire d’eux aujourd’hui des « saints » à qui nous adressons des prières afin qu’ils nous conduisent au Seigneur ? Ou encore, devons-nous avoir des chrétiens morts que nous appelons aujourd’hui « saints » et à qui nous rendons un culte ? N’est-ce pas une aberration, une folie ou un aveuglement spirituel ?

Peuple de Dieu, s’adresser à un « saint », quelle que soit la définition que nous lui donnons, comme si nous nous adressions au Seigneur Jésus-Christ ou à notre Dieu Lui-même, n’a vraiment pas de fondement biblique. Par contre, en notre qualité d’enfants de Dieu et de personnes qui Lui sont consacrées, nous devons prier incessamment, non seulement pour nous-mêmes, mais aussi les uns pour les autres, ou pour ceux qui sont élevés en dignité parmi nous. Un frère ou une sœur dans la foi peut de même nous solliciter pour l’accompagner dans la prière afin de réaliser un projet ou résoudre une situation quelconque.

C’est d’ailleurs ce que demande l’apôtre Paul aux chrétiens de l’Église de Rome, quand il leur écrit en ces termes : « Je vous le demande, frères et sœurs, par notre Seigneur Jésus-Christ et par l’amour que donne l’Esprit : combattez avec moi, en priant Dieu pour moi. Qu’il me fasse échapper aux incrédules de la Judée et permette que l’aide que j’apporte à Jérusalem puisse être reçue favorablement par les membres du peuple saint. Ainsi je pourrai venir chez vous le cœur plein de joie, si Dieu le veut, et trouver quelque repos parmi vous. » (Rm 15.30-32).

Dans sa lettre à l’Église d’Éphèse, le serviteur du Seigneur va donner cette exhortation : « En toutes circonstances, faites toutes sortes de prières et de requêtes sous la conduite de l’Esprit. Faites-le avec vigilance et constance, et intercédez pour tous les membres du peuple saint, en particulier pour moi. Demandez à Dieu de me donner, quand je parle, les mots que je dois dire pour annoncer avec assurance le secret que révèle l’Évangile. C’est de cet Évangile que je suis l’ambassadeur, un ambassadeur enchaîné. Priez donc pour que je l’annonce avec assurance comme je dois en parler. » (Ep 6.18-20).

Il va continuer avec des messages similaires dans d’autres épîtres. Dans sa première lettre aux Thessaloniciens, il dira par exemple : « Frères, priez pour nous. Saluez tous les frères par un saint baiser. » (1 Th 5.25-26)

Dans sa seconde lettre à la même Église, l’Homme de Dieu reviendra sur la question en ces termes : « Finalement, frères, priez pour nous afin que la Parole du Seigneur se répande rapidement et qu’elle soit honorée ailleurs comme elle l’est chez vous. Priez aussi pour que nous soyons délivrés des hommes insensés et méchants. Car tous n’ont pas la foi. Mais le Seigneur, lui, est fidèle : il vous rendra forts et vous gardera du diable. » (2 Th 3.1-3).

Et dans l’épître aux Hébreux, nous pourrons lire : « Priez pour nous ; car nous croyons avoir une bonne conscience, voulant en toutes choses bien nous conduire. C’est avec instance que je vous demande de le faire, afin que je vous sois rendu plus tôt. Que le Dieu de paix, qui a ramené d’entre les morts le grand pasteur des brebis, par le sang d’une alliance éternelle, notre Seigneur Jésus, vous rende capables de toute bonne œuvre pour l’accomplissement de sa volonté, et fasse en vous ce qui lui est agréable, par Jésus-Christ, auquel soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen ! » (He 13.18-21).

En agissant ainsi, nous sommes alors considérés non pas comme des divinités les uns devant les autres, mais comme des cohéritiers et co-ouvriers avec notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ.

b) Devons-nous prier les Anges ?

Peuple de Dieu, dans la définition de l’ange que nous avons partagée plus en amont, nous avons vu que c’est le Seigneur, notre Dieu Lui-même, qui, chaque fois, en envoie un, soit pour délivrer un message à l’un de Ses élus, soit pour lui faire partager quelque chose d’extraordinaire. Si nous regardons bien les différents extraits que nous avons partagés, nous n’allons pas voir qu’une seule des personnes concernées ait préalablement fait appel à un ange avant que celui-ci ne lui soit envoyé en réponse. La décision venait toujours de la Sainte Volonté du Seigneur, avant que l’ange ne soit envoyé comme commissionnaire à la personne considérée. Ce qui veut simplement dire que, s’il est vrai que les anges sont mis à la disposition des hommes pour les servir, ils sont d’abord des serviteurs spirituels de notre Dieu, Qui, Lui Seul, a la capacité de leur donner les ordres ou de les envoyer en mission.

Bien insensé donc, celui qui s’évertue à prier un ange pour qu’il lui vienne au secours !

Chers frères et sœurs dans la foi, en réalité, tout comme nous venons de le voir avec les saints, les anges de Dieu ne doivent pas être les objets de notre adoration comme si nous nous adressions à notre Dieu Lui-même. Et pour que nous puissions avoir la même compréhension de cette vérité, rentrons ensemble dans les Écritures pour voir les anges ayant refusé de recevoir des hommages qui leur étaient adressés de la part des croyants.

Nous sommes alors dans le Livre de Tobie au chapitre 12. Tobias, le fils unique de Tobie, vient de rentrer d’un long voyage où il a récupéré l’argent emprunté plusieurs années plus tôt à son père. Outre le fait qu’il soit rentré indemne avec l’argent de son père, il est également revenu déjà marié à Sara, une très belle jeune fille juive de bonne famille, finalement délivrée de l’emprise du démon Asmodée qui avait tué tous ses précédents maris. Et à son retour, Tobias a aussi rendu la vue à son père jusqu’alors atteint de cécité. Tout cela n’a été rendu possible que grâce à son compagnon de voyage, qui n’est autre que l’ange Raphaël (Tb 5 à Tb 11).

Peuple de Dieu, lisons ensemble ce qui va se passer lorsque l’ange Raphaël révèle finalement son identité à Tobie et à Tobias :« Je suis l’ange Raphaël, un des sept qui nous tenons en présence du Seigneur. » En entendant ces paroles, ils furent saisis d’effroi et, tout tremblants, ils tombèrent la face contre terre. Et l’ange leur dit : « Que la paix soit avec vous ! Ne craignez point. Car, lorsque j’étais avec vous, j’y étais par la volonté de Dieu ; bénissez-le donc et chantez ses louanges. » Après avoir ainsi parlé, il fut dérobé à leurs regards, et ils ne purent plus le voir. Alors, s’étant prosternés pendant trois heures, le visage contre terre, ils bénirent Dieu et, s’étant levés, ils racontèrent toutes ses merveilles. (Tb 12.15-22).

Nous notons un refus d’adoration similaire de la part des anges envoyés délivrer des messages prophétiques à l’apôtre Jean dans le Livre de l’Apocalypse. Nous sommes alors au chapitre 19 de ce Livre, et l’apôtre Jean vient de recevoir la révélation du festin de l’Agneau, à la suite de laquelle l’ange du Seigneur lui ordonne d’écrire la prophétie (Ap 19.1-9). Lisons ensemble l’échange entre l’apôtre Jean et l’ange du Seigneur : « Et je tombai à ses pieds pour l’adorer ; mais il me dit : Garde-toi de le faire ! Je suis ton compagnon de service, et celui de tes frères qui ont le témoignage de Jésus. Adore Dieu. » (Ap 19.10).

L’apôtre Jean va encore vouloir adorer un autre ange à la fin du message. Mais là encore, le messager du Seigneur l’en empêchera. Nous lisons en effet au chapitre 22 du même Livre : « C’est moi Jean, qui ai entendu et vu ces choses. Et quand j’eus entendu et vu, je tombai aux pieds de l’ange qui me les montrait, pour l’adorer. Mais il me dit : Garde-toi de le faire ! Je suis ton compagnon de service, et celui de tes frères les prophètes, et de ceux qui gardent les paroles de ce livre. Adore Dieu. » (Ap 22.8-9).

Conclusion

Chers frères et sœurs dans la foi, la vérité toute simple est que nous ne devons l’adoration qu’à notre Dieu Seul. Et l’unique moyen de parvenir à Lui est de passer par Son Fils unique, notre Seigneur Jésus-Christ.

Si nous nous souvenons bien, le Seigneur Jésus-Christ Lui-même nous dit au chapitre 10 de l’Évangile de Jean : « Je suis la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera et il sortira, et il trouvera des pâturages. » (Jn 10.9). Ce qui signifie que si nous voulons réellement atteindre le Père, notre unique porte d’entrée n’est que le Seigneur Jésus-Christ Lui-même. Et cette porte ne nous est pas difficile d’accès, car le Seigneur Lui-même nous a promis de Se faire connaître à celui qui garde Sa Parole (Jn 14.21). De même, Il a promis que le Père et Lui viendront demeurer avec celui qui L’aime, c’est-à-dire celui qui écoute Sa Parole et la met en pratique.

Alors, plutôt que d’être des chrétiens qui cherchent à contacter notre Dieu en utilisant une multitude de « saints » et d’anges comme intercesseurs, soyons des chrétiens authentiques qui, par la connaissance de Sa Parole et sa mise en pratique, vont naturellement inviter le Père et Lui à demeurer dans leurs vies.

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Le « Parler en Langues », une arnaque ou un Don de l’Esprit ?

Chers frères et sœurs dans la foi, aujourd’hui, nous sommes embarqués dans une chrétienté qui, soit limite à l’Eglise primitive la manifestation du « Parler en Langues », soit qui nous fait l’étalage d’une gamme étonnamment variée de manifestations du « Parler en Langues », avec des processus aussi différents pour y accéder. Alors quelle est l’origine du « Parler en Langues » et quelle définition peut-on y donner ?

1. Définition et origine du « Parler en Langues »

Chers frères et sœurs en Christ, la première chose que nous pouvons retenir lorsque nous abordons cette notion, c’est que le « parler en langues » est un langage Céleste.

Il peut tantôt s’exprimer sous forme d’une langue inconnue du commun des mortels : C’est le parler en langues, se traduisant généralement par une suite de mots mystérieux, incompris même par celui qui les prononce. Ou alors, il va s’exprimer en des langues certes existantes et bien connues, mais qui ne font pas partie de l’héritage linguistique ou des aptitudes intellectuelles de celui qui les parlent : il s’agit alors du parler en d’autres langues. Et à l’exemple d’autres dons spirituels comme le don de prophétie, d’enseignement, de guérison ou miracle, le don des langues est une libéralité de l’Esprit de Dieu, le Saint-Esprit.

Le Parler en Langues apparaît pour la première fois dans l’Ecriture après la mort et la résurrection du Seigneur Jésus-Christ. Dans l’Evangile de Luc, avant de Se séparer des Ses disciples, le Seigneur leur a demandé de ne pas quitter Jérusalem avant qu’ils aient reçu la Puissance venue d’En-Haut (Lc 24.48-49).

Fidèles à cette parole, les apôtres et autres disciples du Seigneur sont le jour de la Pentecôte ressemblés dans la Chambre Haute, lorsqu’ils reçoivent le Saint-Esprit Qui leur avait été promis.

Le second chapitre du Livre des Actes des Apôtres nous relate alors : « Quand le jour de la Pentecôte arriva, les croyants étaient réunis tous ensemble au même endroit. Tout à coup, un bruit vint du ciel, comme un violent coup de vent, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Ils virent apparaître des langues pareilles à des flammes de feu ; elles se séparèrent et se posèrent une à une sur chacun d’eux. Ils furent tous remplis de l’Esprit saint et ils se mirent à parler en d’autres langues, selon ce que l’Esprit leur donnait d’exprimer. À Jérusalem vivaient des Juifs qui honoraient Dieu, venus de tous les pays du monde. Quand ce bruit se fit entendre, ils s’assemblèrent en foule. Ils étaient tous profondément surpris, car chacun d’eux entendait les croyants parler dans sa propre langue.

Ils étaient remplis de stupeur et d’admiration, et disaient : « Ces gens qui parlent, ne sont-ils pas tous Galiléens ? Comment se fait-il que chacun de nous les entende parler dans sa langue maternelle ? Parmi nous, il y en a qui viennent du pays des Parthes, de Médie et d’Élam. Il y a des habitants de Mésopotamie, de Judée et de Cappadoce, du Pont et de la province d’Asie ; certains sont de Phrygie et de Pamphylie, d’Égypte et de la région de Cyrène, en Libye ; d’autres sont venus de Rome, de Crète et d’Arabie ; certains sont nés Juifs, et d’autres se sont convertis à la religion juive. Et pourtant nous les entendons parler dans nos diverses langues des grandes œuvres de Dieu ! » Ils étaient tous remplis de stupeur et ne savaient plus que penser ; ils se demandaient les uns aux autres : « Qu’est-ce que cela signifie ? » Mais d’autres se moquaient en disant : « Ils sont complètement ivres! »(Ac 2.1-13).

Le don des langues est bien ainsi, une grâce qui est donnée au croyant quand le Saint-Esprit descend sur lui. Pour nous le prouver, nous voyons plus tard, ce même don se manifester de nouveau lorsque Pierre, s’étant rendu chez Corneille à la demande du Seigneur, leur annonce l’Evangile, à lui et à toute sa famille.

L’Ecriture nous dit à ce propos : « Pendant que Pierre parlait encore, l’Esprit saint descendit sur tous ceux qui écoutaient son discours. Les croyants d’origine juive qui étaient venus avec Pierre furent stupéfaits de constater que l’Esprit saint donné par Dieu se répandait aussi sur ceux qui ne sont pas Juifs. En effet, ils les entendaient parler en langues inconnues et louer la grandeur de Dieu. Pierre dit alors : « Pourrait-on empêcher ces gens d’être baptisés d’eau, maintenant qu’ils ont reçu l’Esprit saint aussi bien que nous ? » Et il ordonna de les baptiser au nom de Jésus Christ. Ils lui demandèrent alors de rester quelques jours avec eux » (Ac 10. 44- 48).

Par la suite, ce don va nous revenir à l’arrivée de l’apôtre Paul à Ephèse, lorsque ce dernier, ayant constaté que les disciples présents sur place n’avaient pas encore reçu le baptême du Saint-Esprit, décide de le leur appliquer.

Le chapitre 19 du Livre des Actes des Apôtres rapporte en effet : « Pendant qu’Apollos était à Corinthe, Paul traversa la région montagneuse d’Asie Mineure et arriva à Éphèse. Il y trouva quelques disciples et leur demanda : « Avez-vous reçu l’Esprit saint quand vous avez cru ? » Ils lui répondirent : « Nous n’avons jamais entendu parler d’un Esprit saint. » Paul leur demanda alors : « Quel baptême avez-vous donc reçu ? » Ils répondirent : « Le baptême de Jean. » Paul leur dit : « Jean baptisait ceux qui acceptaient de changer de vie et il disait au peuple d’Israël de croire en celui qui allait venir après lui, c’est-à-dire en Jésus. » Après avoir entendu ces mots, ils se firent baptiser au nom du Seigneur Jésus. Paul posa les mains sur eux et l’Esprit saint leur fut accordé ; ils se mirent à parler en des langues inconnues et à donner des messages de la part de Dieu. Ces hommes étaient une douzaine en tout. » (Ac 19. 1-7).

Peuple de Dieu, par ces différents Textes, nous pouvons conclure que le don des langues, est non pas une arnaque, mais bel et bien l’une des principales manifestations marquant l’arrivée du Saint-Esprit dans le corps de l’homme.

Dans l’Evangile de Marc, le Seigneur Jésus-Christ Lui-même nous annonce d’ailleurs que le don des langues fait partie intégrante des signes devant accompagner ceux qui auront cru en Son Nom (Mc 16. 17-18).

2. Ce que le « Parler en langues » n’est pas

Chers frères et sœurs dans la foi, pour que nous puissions, vous et moi, avoir la même compréhension, je vais à ce niveau, essayer de vous parler de ma propre expérience. Je vous dirai d’emblée que lorsque je reçois le Saint-Esprit et notamment le don du « Parler en Langues », je suis fortement perturbée. N’eut été mon niveau d’instruction et le fait que j’avais la conviction d’être parfaitement normale, je me serais traitée de folle. Toutefois, cela ne m’empêcha pas de me poser de nombreuses questions.

En effet, c’était un matin et alors que je lisais la Bible pendant ma prière, je m’étais subitement retrouvée à parler des langues auxquelles je ne comprenais rien du tout et qui ne m’avaient été apprises par personne. Certes, mon bon sens et mon éducation m’y faisait détecter certaines connotations des langues latines, de l’arabe ou des sonorités linguistiques originaires d’Asie ou d’autres pays africains, mais je n’y comprenais rien du tout.

En outre, j’étais parfaitement consciente que ce n’était pas de mon propre gré que je m’exprimais ainsi, mais qu’il y avait en moi une force impérieuse qui m’y poussait.  J’étais d’ailleurs secouée physiquement. Il y avait comme un tremblement à l’intérieur de mon corps et même lorsque je voulus interrompre le flot de paroles qui jaillissaient de mes lèvres, je n’y parvins pas. De telle sorte que je fus obligée de sortir m’occuper de mes tâches ménagères matinales accompagnée de cet étrange langage.

Je me souviens d’ailleurs que ma petite voisine de l’époque m’avait chaleureusement demandé : « Mais, la mère, quelle est cette nouvelle langue que tu nous parles là ? ». Et à moi de répliquer : « Je n’en sais rien moi-même, ma fille ».

Cette réponse avait suscité un franc éclat de rire de sa part. C’était une sorte de taquinerie pour elle, un échange amusant car devait-elle penser, j’usais d’humour envers elle. Pourtant pour moi, c’était la stricte vérité. J’étais perdue. Et à l’intérieur de moi, j’étais vraiment perturbée, angoissée.

Je ne fus rassurée que quelques jours plus tard, lorsque je me rendis à notre communauté de prières et que le Seigneur m’y utilisa de nouveau. Cette fois, c’était pour parler à mon père spirituel. J’étais une fois de plus saisie par cette force incroyable et alors que ces langues étrangères s’échappaient de mes lèvres, mon père spirituel me répondait comme si nous tenions une conversation en français, en anglais ou dans l’une de nos langues maternelles. Il était époustouflé, ébahi, admiratif. Il était si content qu’il me retint auprès de lui un bon bout de temps. Il me posa de nombreuses questions auxquelles notre Dieu semblait lui donner des réponses satisfaisantes par mon entremise. A la fin de notre échange, il m’avoua que le Seigneur m’avait dotée du don du « parler en d’autres langues » et que je m’exprimais en araméen, hébreu, arabe, etc. Il me dit que cela signifiait que le Seigneur voulait m’utiliser. Ce jour-là, il m’offrit de quoi me payer une course en taxi.

Chers frères et sœurs dans la foi, par ce récit que je viens de vous raconter les débuts de l’expression du don du « Parler en Langues » dans mon corps. Et ce vécu nous montre que comme toutes les libéralités de l’Esprit de Dieu, il ne s’obtient aucunement par nos propres efforts. Nous pouvons donc partant de ce constat, établir ce que le don du « Parler en Langues » n’est pas.

a. Le « Parler en Langues » n’est pas une langue apprise ou imitée

Aujourd’hui dans les milieux chrétiens, il y a de nombreuses personnes qui, pour montrer leur élévation spirituelle, enseignent à leurs fidèles comment « parler en langues ». D’autres personnes encore, toujours pour des questions d’orgueil spirituel, captent quelques mots ici et là, et les répètent par moment, arguant avoir obtenu le don des langues.

Peuple de Dieu, c’est une vraie folie ! On n’apprend pas à acquérir ce don et on n’imite personne pour ensuite affirmer qu’on le possède. Le « Parler en Langues » est induit par l’Esprit de notre Dieu vivant dans l’homme et c’est toujours le Saint-Esprit qui donne à chacun de s’exprimer selon Sa Sainte Volonté.

b) Le « parler en langues » ne se résume pas à quelques mots que tous les membres d’une communauté récitent comme un hymne national

Peuple de Dieu, comme je l’ai dit tantôt, on n’imite personne pour dire bénéficier de ce don. C’est un don du Saint-Esprit, et comme nous l’avons vu pour le jour de la Pentecôte, il a permis que toute la foule entende proclamer les merveilles du Seigneur. Nous savons d’ailleurs que cette foule était d’origine diverse, parlant de multiples langues. Il serait donc aberrant de croire que le « Parler en Langues » se résume en quelques mots unanimement répétés par tous les croyants.

Chers frères et sœurs dans la foi, souvenons-nous de ce que nous raconte le Livres des Actes des Apôtres lors de l’arrivée du Saint-Esprit sur les apôtres.

Il rapporte : « À Jérusalem vivaient des Juifs qui honoraient Dieu, venus de tous les pays du monde. Quand ce bruit se fit entendre, ils s’assemblèrent en foule. Ils étaient tous profondément surpris, car chacun d’eux entendait les croyants parler dans sa propre langue. Ils étaient remplis de stupeur et d’admiration, et disaient : « Ces gens qui parlent, ne sont-ils pas tous Galiléens ? Comment se fait-il que chacun de nous les entende parler dans sa langue maternelle ? Parmi nous, il y en a qui viennent du pays des Parthes, de Médie et d’Élam. Il y a des habitants de Mésopotamie, de Judée et de Cappadoce, du Pont et de la province d’Asie ; certains sont de Phrygie et de Pamphylie, d’Égypte et de la région de Cyrène, en Libye ; d’autres sont venus de Rome, de Crète et d’Arabie ; certains sont nés Juifs, et d’autres se sont convertis à la religion juive. Et pourtant nous les entendons parler dans nos diverses langues des grandes œuvres de Dieu ! » (Ac 2.5-11).

Les Textes nous disent bien que toutes les personnes qui étaient présentes dans cette assemblée, les entendaient s’exprimer dans leurs langues maternelles, glorifiant le Seigneur. Cela signifie que l’Esprit de notre Père peut multiplier à l’infini et à Sa convenance les langues susceptibles d’émaner de notre connexion avec Lui.  

c. Le « Parler en Langues » n’est pas cette besogne qu’on peut commander au Saint-Esprit de faire

Chers frères et sœurs dans la foi, je suis souvent très attristée de voir des assemblées dans lesquelles on demande aux fidèles de prier en Langues. On leur donne alors comme un ordre qui doit être transmis au Saint-Esprit pour qu’Il se mette à l’œuvre.

Quelle indélicatesse, peuple de Dieu ! Pouvons-nous vraiment imposer à l’Esprit de notre Dieu, ce qu’Il doit faire et le moment qu’Il doit le faire en nous ?! Nous ne sommes que des instruments de notre Dieu, des canaux dont Il Se sert pour accomplir ce pour quoi Il nous a appelés et établis.

d. Le « Parler en Langues » n’est pas ce spectacle attrayant à présenter en assemblée pour montrer la maturité spirituelle

Chers frères et sœurs dans la foi, le « Parler en Langues » est devenu aujourd’hui pour beaucoup d’entre nous, un spectacle attrayant qu’on ne manque pas de présenter en assemblée pour montrer à tous que notre église est vraiment issue de Dieu. Mais qu’en est-il vraiment ?

Dans sa première épître aux Corinthiens, l’apôtre Paul nous dit ceci concernant le « Parler en Langues » : « Recherchez la charité. Aspirez aussi aux dons spirituels, mais surtout à celui de prophétie.  En effet, celui qui parle en langue ne parle pas aux hommes, mais à Dieu, car personne ne le comprend, et c’est en esprit qu’il dit des mystères.  Celui qui prophétise, au contraire, parle aux hommes, les édifie, les exhorte, les console.  Celui qui parle en langue s’édifie lui-même ; celui qui prophétise édifie l’Eglise.  Je désire que vous parliez tous en langues, mais encore plus que vous prophétisiez. Celui qui prophétise est plus grand que celui qui parle en langues, à moins que ce dernier n’interprète, pour que l’Eglise en reçoive de l’édification ». (1Co 14.1-5).

L’homme de Dieu continue en ces termes : « Et maintenant, frères, de quelle utilité vous serais-je, si je venais à vous parlant en langues, et si je ne vous parlais pas par révélation, ou par connaissance, ou par prophétie, ou par doctrine ?  Si les objets inanimés qui rendent un son, comme une flûte ou une harpe, ne rendent pas des sons distincts, comment reconnaîtra-t-on ce qui est joué sur la flûte ou sur la harpe ? 

Et si la trompette rend un son confus, qui se préparera au combat ?  De même vous, si par la langue vous ne donnez pas une parole distincte, comment saura-t-on ce que vous dites ? Car vous parlerez en l’air.  Quelque nombreuses que puissent être dans le monde les diverses langues, il n’en est aucune qui ne soit une langue intelligible ; si donc je ne connais pas le sens de la langue, je serai un barbare pour celui qui parle, et celui qui parle sera un barbare pour moi.  De même vous, puisque vous aspirez aux dons spirituels, que ce soit pour l’édification de l’Eglise que vous cherchiez à en posséder abondamment ». (1Co 14.6-12).

Par ces extraits, nous comprenons simplement que le « Parler en Langues » n’est pas un objet de propagande que nous devons utiliser dans nos églises quand nous sommes rassemblés. Mais, que nous devons l’utiliser plus pour notre croissance spirituelle individuelle, demandant au Seigneur la capacité d’interpréter ces Langues, et le don de Prophétie.

Et pour nous donner un modèle d’ordre à appliquer dans nos assemblées, le serviteur du Seigneur nous dit un peu plus loin : « Lorsque vous vous assemblez, les uns ou les autres parmi vous ont-ils un cantique, une instruction, une révélation, une langue, une interprétation, que tout se fasse pour l’édification.  En est-il qui parlent en langue, que deux ou trois au plus parlent, chacun à son tour, et que quelqu’un interprète ; s’il n’y a point d’interprète, qu’on se taise dans l’Eglise, et qu’on parle à soi-même et à Dieu. » (1 Co 14.26-28).

e. Le « Parler en Langues » n’est pas toute langue mystérieuse parlée dans une église

Peuple de Dieu, beaucoup de faux bergers se sont glissés aujourd’hui parmi les chrétiens et pour mieux piéger les âmes faibles, ils utilisent des pouvoirs des ténèbres. Nous avons appris que le « Parler en Langues » est un langue spirituelle issue de la connexion entre le Seigneur et le croyant. Ce qui signifie que cette langue émane de notre Dieu Qui est Esprit, tout comme il y a partout autour des nous, des forces spirituelles venant du monde des ténèbres. Alors, ne donnons pas du crédit à tout « Parler en Langues » que nous entendons. Les esprits impurs aussi ont des langages mystérieux.

Si nous nous souvenons bien, les trois Extraits des Actes des Apôtres que nous avons lus, nous ont formellement dit que les auditeurs entendaient les croyants louer la Gloire de Dieu et parler de Sa part (Ac 2.1-13 ; Ac 10. 44- 48 ; Ac 19. 1-7).

L’apôtre Jean dans sa première épître nous dit d’ailleurs : « Bien-aimés, n’ajoutez pas foi à tout esprit ; mais éprouvez les esprits, pour savoir s’ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde.  Reconnaissez à ceci l’Esprit de Dieu : tout esprit qui confesse Jésus-Christ venu en chair est de Dieu ; et tout esprit qui ne confesse pas Jésus n’est pas de Dieu, c’est celui de l’antéchrist, dont vous avez appris la venue, et qui maintenant est déjà dans le monde ». (1Jn 4.1-3).

Alors, que ces quelques critères nous aident à crédibiliser tout « Parler en Langues » qui nous sera présenté.

3. Importance du « Parler en Langues »

Peuple de Dieu, j’aimerais encore me servir de ma propre expérience pour essayer de vous expliquer l’importance du « Parler en Langues » dans une vie de foi.

Je peux déjà vous avouer que lorsqu’au tout début mon père spirituel traduisait mes paroles pour que l’ensemble des fidèles puissent bénéficier des messages qu’elles contenaient, l’explication était complètement différente de mes propres pensées. Et quand ces paroles s’adressaient à des personnes particulières, mes propos ne tenaient compte, ni de mes rapports avec les concernés, ni des sentiments qu’ils m’inspiraient. C’était comme si j’étais juste un instrument dont notre Dieu se servait pour passer un message. Il pouvait alors Se prononcer sur le caractère du concerné, sa vie ou une situation qu’il traversait. Et bien plus tard, notre Dieu m’a expliqué pourquoi cela se passait ainsi.

Peuple de Dieu, il m’arrive parfois d’avoir des messages prophétiques à délivrer à certaines personnes. Si quelques fois je le fais assez aisément, le plus souvent, c’est une vraie guerre qui se livre en moi, car je pense aux conséquences, aux ennuis que je pourrais m’attirer et aux réactions des uns et des autres. Alors, il me faut une bonne dose de courage et une forte pression du Saint-Esprit pour que je m’exécute. Nous comprenons alors que si nous disposons dans nos assemblées du don du « parler en langues » et d’une personne qui interprète pour nous, nous pourrons bénéficier des messages directement issus de notre Dieu sans qu’ils n’aient été, ni recalés par nos raisonnements humains, ni souillés par l’esprit de son hôte.

De même, lorsque nous prions, parfois, nous avons, soit honte des choses à avouer à notre Dieu, soit peur des choses apparemment osées que nous voulons Lui demander. En outre, nous ne savons même pas quoi Lui demander et comment le faire. Nous avons alors à la fin, des prières mal faites, sinon incomplètes.

Et c’est pour nous certifier ce genre de limitation de notre nature, que l’apôtre Paul va affirmer dans son épître aux Romains : « De même aussi l’Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu’il nous convient de demander dans nos prières. Mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables ; et celui qui sonde les cœurs connaît quelle est la pensée de l’Esprit, parce que c’est selon Dieu qu’il intercède en faveur des saints. » (Ro 8. 26-27).

 Alors, lorsque le Saint-Esprit, par le canal du « Parler en Langues », prend le lead de notre prière, nous avons l’assurance que non seulement nos vies sont parfaitement présentées à notre Dieu, mais aussi, que la doléance Lui est adressée dans le meilleur format et par le canal par excellence.

4. Comment obtenir le don du « Parler en Langues » ?

Peuple de Dieu, en réalité, il n’y a pas de cheminement précis pour obtenir ce don. Comme toutes les libéralités du Saint-Esprit, il s’agit de quelque chose de gratuit. Et c’est le Seigneur Lui-même Qui l’accorde au croyant.  Cependant, plus nous resterons fidèles à notre Dieu, plus nous serons sincères dans notre quête, plus nous connaîtrons sa Parole ; plus nous serons qualifiés pour obtenir ce don de l’Esprit.

Et surtout, n’oublions pas de présenter cela comme un sujet de prière. Car le Seigneur Lui-même nous dit dans l’Evangile de Mathieu : « Demandez, et l’on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l’on vous ouvrira.  Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe.  Lequel de vous donnera une pierre à son fils, s’il lui demande du pain ?  Ou, s’il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent ?  Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent. » (Mt 7.7-11).

Chers frères et sœurs dans la foi, demandons donc le don du « Parler en Langues » à notre Dieu, avec l’assurance qu’Il finira par nous le donner.

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Le Ciel pour les Prostituées et les Pécheurs ?

Chers frères et sœurs dans la foi, pendant bien des siècles, certaines religions chrétiennes nous ont fait croire que le Ciel est à jamais inaccessible pour une catégorie de personnes. Ce mensonge est encore d’actualité aujourd’hui dans des plusieurs milieux dits chrétiens.

Pourtant dans l’Evangile de Luc, le Seigneur Jésus-Christ répond clairement à ceux qui condamnaient Sa clémence vis-à-vis des pécheurs : « Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades.  Je ne suis pas venu appeler à la repentance des justes, mais des pécheurs. » (Lc 5.31-32).

Toujours dans l’Evangile de Luc, le Seigneur fait preuve de miséricorde à l’endroit de la pécheresse repentante (Lc 7. 36-48) et S’invite chez Zachée, le collecteur d’impôts, à qui Il offre le Salut par la suite (Lc 19.1-10).

Dans les Evangiles de Mathieu, Marc et Luc, le Seigneur appelle à Son service, un autre collecteur d’impôts, Mathieu (Mt 9.9-13 ; Mc 2.18-22 ; Lc 5.33-39). Et dans l’Evangile de Jean, il va soustraire à la lapidation, la femme surprise en flagrant délit d’adultère (Jn 8. 3-11).

Il dira d’ailleurs aux grands prêtres : « Je vous le dis en vérité, les publicains et les prostituées vous devanceront dans le royaume de Dieu. » (Mt 21.31).

Alors, le Ciel est-il particulièrement réservé aux prostituées et aux pécheurs ?

1. Le Pécheur a toujours une place qui l’attend au Ciel

Peuple de Dieu, n’en déplaise à certains d’entre nous, notre Dieu a toujours eu en Lui, un ardent désir de sauver l’Homme perdu. C’est d’ailleurs ce désir qu’Il ressort quand Il promet au serpent de faire écraser sa descendance dans le futur par la descendance de la femme (Gn3. 15). Le Seigneur va ensuite cacher la nudité d’Adam et Eve avant de les chasser de devant Sa présence (Gn3.20-22). Quand ensuite, Caïn tue son frère Abel (Gn 4.8), le Seigneur ne va pas Se fermer à sa demande d’allègement de sentence (Gn 4.9-15).

Bien plus tard, après avoir établi Son alliance avec Abram (Gn 12.1-5), le Seigneur va attendre que la descendance de Son ami se soit multipliée en Egypte avant d’aller la délivrer de l’esclavage (Ex 1 ; Ex 3.1-10 ; Ex 7-Ex12.1-42) pour en faire un peuple Lui appartenant en propre (Ex 19.3-6).

Cependant, à cause de la nature déchue de l’Homme, Israël va multiplier de révoltes contre Dieu sur le chemin de Canaan (Ex 16.1-3 ; Ex 32.1-6 ; Ex 32.26-28 ; Nb 11.4-35 ; Nb 14.1-38 ; Nb 16.1-3 ; Nb 16.23-35 ; Nb 17.6-5 ; Nb 25). Le Seigneur va alors prévoir une porte de sortie pour ce peuple.

Nous sommes ainsi dans le Livre de Deutéronome et, après avoir présenté à Israël les promesses et menaces inhérentes au respect ou non des prescriptions de l’Eternel (Dt 28), Moïse déclare ceci : « Lorsque toutes ces choses t’arriveront, la bénédiction et la malédiction que je mets devant toi, si tu les prends à cœur au milieu de toutes les nations chez lesquelles l’Éternel, ton Dieu, t’aura chassé, si tu reviens à l’Éternel, ton Dieu, et si tu obéis à sa voix de tout ton cœur et de toute ton âme, toi et tes enfants, selon tout ce que je te prescris aujourd’hui, alors l’Éternel, ton Dieu, ramènera tes captifs et aura compassion de toi, il te rassemblera encore du milieu de tous les peuples chez lesquels l’Éternel, ton Dieu, t’aura dispersé.

Quand tu serais exilé à l’autre extrémité du ciel, l’Éternel, ton Dieu, te rassemblera de là, et c’est là qu’il t’ira chercher. L’Éternel, ton Dieu, te ramènera dans le pays que possédaient tes pères, et tu le posséderas ; il te fera du bien, et te rendra plus nombreux que tes pères. L’Éternel, ton Dieu, circoncira ton cœur et le cœur de ta postérité, et tu aimeras l’Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur et de toute ton âme, afin que tu vives. » (Dt 30.1-6).

Chers frères et sœurs dans la foi, ces quelques lignes ressortent l’amour incommensurable de notre Dieu pour ce peuple qu’Il savait d’avance corrompu et la planche de salut qu’Il lui offrait en prévision à ses infidélités futures.

En effet, les exactions du peuple d’Israël ne tardèrent pas et chaque fois que du fond de la détresse à cause de ses iniquités il implorait le Seigneur, notre Dieu lui pardonnait et le restaurait (Jg 2.10-18).

C’est toujours ce même élan d’amour de notre Dieu envers le pécheur, qui va pousser l’Eternel à envoyer le prophète Nathan auprès du roi David, après que ce dernier eût commis l’adultère avec l’épouse d’Urie le Hittite et eût fomenté la mort de ce dernier (2 S 12.1-12). Cette démarche du Seigneur va amener le roi à la repentance (2 S 12.13), avec comme l’un des merveilleux fruits, l’écriture des Psaumes 51 et 32.

Peuple de Dieu, en réalité, l’Eternel notre Dieu n’a eu de cesse dans Son alliance avec Israël, à vouloir le tirer du péché, afin de lui procurer le bonheur qu’Il lui avait promis. C’est pour cette raison qu’Il va incessamment lui envoyer des prophètes chargés de l’inciter à la conversion (Os 14.1-9 ; Am 5.4-6 ; Am 5.14-15 ; Es 55.6-7 ; Es 58.6-14 ; Jr 3.12-15 ; Jr 4.1-4, Za 1.2-5).

Cette même planche de salut sera offerte à Ninive, la grande ville du royaume d’Assyrie, pour l’appeler à la conversion par l’entremise du prophète Jonas (Jon 1.1-2). Et Ninive, pour s’être repentie de ses transgressions après avoir entendu l’avertissement de Jonas, est finalement sauvée (Jon 3.5-10).

Une façon pour notre Dieu de dire à l’humanité toute entière, qu’il suffit juste de regretter ses péchés et de s’en détourner, pour être pardonné et rentrer dans Ses bonnes grâces.

C’est d’ailleurs ce que l’Eternel notre Dieu Lui-même affirme dans le Livre du prophète Ezéchiel en ces termes : « Si le méchant revient de tous les péchés qu’il a commis, s’il observe toutes mes lois et pratique la droiture et la justice, il vivra, il ne mourra pas. Toutes les transgressions qu’il a commises seront oubliées ; il vivra, à cause de la justice qu’il a pratiquée. Ce que je désire, est-ce que le méchant meure ? dit le Seigneur, l’Éternel. N’est-ce pas qu’il change de conduite et qu’il vive ? » (Ez 18.21-23).

Pendant Son Ministère terrestre le Seigneur Jésus-Christ Lui-même, en écho à la volonté du Père, n’a jamais cessé de faire comprendre à Ses interlocuteurs qu’Il réservait un accueil particulier aux pécheurs.

 Nous pouvons le voir dans Sa rencontre bouleversante avec la femme pécheresse (Lc 7.36-49), les paraboles de la brebis et de la dragme perdues (Lc 15.1-10), celle du fils prodigue (Lc 18.9-14). Un message similaire nous est servi avec l’histoire de la femme samaritaine (Jn 4.1-30) et celle de la femme surprise en plein délit d’adultère (Jn 8.1-11).  Ou encore, dans l’appel perpétuel au repos que notre Seigneur lance à toute l’humanité (Mt 11. 28-30).

Et pour clairement nous faire apprécier cette dimension du Ministère terrestre de notre Maître,  nous pouvons revenir à l’appel qu’Il adressa à Mathieu au bureau des taxes, pour en faire Son apôtre.

Nous lisons alors : « Jésus partit de là et vit, en passant, un homme appelé Matthieu assis au bureau des impôts. Il lui dit : « Suis-moi ! » Matthieu se leva et le suivit. Jésus prenait un repas dans la maison de Matthieu ; beaucoup de collecteurs d’impôts et autres gens de mauvaise réputation vinrent prendre place à table avec lui et ses disciples. Les Pharisiens virent cela et dirent à ses disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les collecteurs d’impôts et les gens de mauvaise réputation ? » Jésus les entendit et déclara : « Les personnes en bonne santé n’ont pas besoin de médecin, ce sont les malades qui en ont besoin. Allez apprendre ce que signifient ces mots prononcés par Dieu : “Je désire la bonté et non des sacrifices d’animaux.” Car je ne suis pas venu appeler ceux qui s’estiment justes, mais ceux qui se savent pécheurs. » (Mt 9.9-13).

Chers frères et sœurs dans la foi, le Seigneur Jésus-Christ se présente ainsi à nous comme le Dieu Sauveur Qui a permanemment œuvré à ce que l’Homme pécheur revienne rapidement et sans crainte aucune à son Créateur.

Après la mort et la résurrection du Seigneur, l’Esprit Saint est envoyé aux apôtres dans la Chambre Haute (Ac 2.1-13). Dès lors, si ce message d’amour infini est certes encore annoncé au peuple Juif (Ac 2.38-40 ; Ac 8.26-40), il est aussi annoncé en Samarie (Ac 8.4-25) et aux nations païennes (Ac 10.1- 43 ; Ac 13.48- 49 ; Ac 14.15-17 ; Ac 16.10- 15 ; 17.22- 31 ; etc).

Chers frères et sœurs dans la foi, oui, il y a toujours une place de choix pour l’Homme pécheur au Ciel !!! Parfois, les circonstances de notre naissance, notre environnement familial ou communautaire, nos actions passées, nos péchés ou les faiblesses que nous ressentons en nous, peuvent nous faire croire que le Ciel nous est fermé. Il n’en est rien !!!

 Il n’y a personne sur terre qui est trop méchant ou trop pécheur pour être définitivement exclu de la Grâce infinie de notre Dieu.

Il s’agit d’un don gratuit de notre Dieu, mis à la disposition de tout le monde. Parce qu’il n’y a en réalité, aucun être parfait sur terre et que nous sommes tous redevables de la Grâce du Seigneur.

C’est d’ailleurs ce que l’apôtre Paul nous dit dans sa lettre aux Ephésiens : « C’est par grâce que vous êtes au sauvés, au moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie » (Ep2.8-9).

Alors, quels que soient nos péchés et nos souillures, courons à notre Dieu Qui nous attend, les bras grandement ouverts. Et pendant que nous le faisons, emportons avec assurance ces paroles du Seigneur Jésus-Christ : « Il y a plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentance. » (Lc 15.7).

2. Les pécheurs ayant reçu l’approbation du Ciel

Chers frères et sœurs dans la foi, c’est la vérité toute simple. Il n’y a personne sur terre qui a été exclu de la Grâce de Dieu, et le Seigneur attend avec un ardent désir, le retour vers Lui, de tous ceux qui se sont égarés loin de Lui.

Malheureusement, à cause de cela, nombreux parmi nous sont convaincus qu’ils peuvent se vautrer dans le péché, sans que cela ait une quelconque influence sur leur vie spirituelle, et qu’ils auront toujours la possibilité d’aller à Dieu au moment opportun.

Pire encore, d’autres sont plutôt convaincus que la mort sur la croix à Golgotha du Seigneur Jésus-Christ, leur a donné le ticket d’approbation d’une vie entière de péché. Mais, qu’en est-il vraiment ? Si notre Dieu a approuvé des pécheurs notoires dans le passé, comment cela s’est-il passé ?

Peuple de Dieu, lorsque nous rentrons dans l’histoire d’Israël avant l’avènement du Seigneur Jésus-Christ, nous avons deux histoires fantastiques de femmes apparemment écartées du plan de Dieu, qui y ont tout de même inscrit leurs noms en lettres d’or.

La première est la prostituée Rahab (Jos 2.1-21). Et pourquoi, son nom est-il honoré dans l’histoire d’Israël ? Parce que ayant entendu les échos de la puissance de notre Dieu et Sa présence au milieu d’Israël, elle a fait le choix à ses risques et périls,  de sauver les espions envoyés à Canaan afin d’entrer dans les bonnes grâces du peuple élu. A cause de cela, elle et sa famille ont eu la vie sauve, et ont par la suite été intégrés dans la communauté d’Israël (; Jos 6.17 ; Jos 6.22-23).

La deuxième femme, c’est Ruth, la moabite (Rt 1.8-Rt 4). Et pourquoi cette femme d’origine païenne fut-elle honorée en Israël ? Parce qu’au lieu d’abandonner sa belle-mère Naomi comme le fit sa coépouse Orpa, elle décida de rester avec Naomi, s’engageant également à faire de l’Eternel, son Dieu (Rt1.15-18). Ce choix a fait que Ruth devienne l’épouse de Boaz et ancêtre du roi David (Rt 4.13-22).

Chers frères et sœurs dans la foi, comme nous l’avons vu à l’entame de ce partage, avec le Seigneur Jésus-Christ, il est parfaitement clair que notre Dieu éprouve un ardent désir de sauver ceux qui sont perdus. Alors, comment cela s’est-il passé ?   

Lorsque nous allons au chapitre 7 de l’Evangile de Luc, nous nous retrouvons vite avec la pécheresse repentante. Les Textes nous disent alors : «  Un pharisien pria Jésus de manger avec lui. Jésus entra dans la maison du pharisien, et se mit à table.Et voici, une femme pécheresse qui se trouvait dans la ville, ayant su qu’il était à table dans la maison du pharisien, apporta un vase d’albâtre plein de parfum,et se tint derrière, aux pieds de Jésus. Elle pleurait; et bientôt elle lui mouilla les pieds de ses larmes, puis les essuya avec ses cheveux, les baisa, et les oignit de parfum.Le pharisien qui l’avait invité, voyant cela, dit en lui-même: Si cet homme était prophète, il connaîtrait qui et de quelle espèce est la femme qui le touche, il connaîtrait que c’est une pécheresse.

 Jésus prit la parole, et lui dit: Simon, j’ai quelque chose à te dire. -Maître, parle, répondit-il. -Un créancier avait deux débiteurs: l’un devait cinq cents deniers, et l’autre cinquante.Comme ils n’avaient pas de quoi payer, il leur remit à tous deux leur dette. Lequel l’aimera le plus?Simon répondit: Celui, je pense, auquel il a le plus remis. Jésus lui dit: Tu as bien jugé.

Puis, se tournant vers la femme, il dit à Simon: Vois-tu cette femme? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m’as point donné d’eau pour laver mes pieds; mais elle, elle les a mouillés de ses larmes, et les a essuyés avec ses cheveux.Tu ne m’as point donné de baiser; mais elle, depuis que je suis entré, elle n’a point cessé de me baiser les pieds. Tu n’as point versé d’huile sur ma tête; mais elle, elle a versé du parfum sur mes pieds.C’est pourquoi, je te le dis, ses nombreux péchés ont été pardonnés: car elle a beaucoup aimé. Mais celui à qui on pardonne peu aime peu.

 Et il dit à la femme: Tes péchés sont pardonnés.Ceux qui étaient à table avec lui se mirent à dire en eux-mêmes: Qui est celui-ci, qui pardonne même les péchés? Mais Jésus dit à la femme: Ta foi t’a sauvée, va en paix. » (Lc 7.36-50)

Nous voyons là une femme qui, se sachant pécheresse, achète un parfum de grand prix, prend le risque de se rendre chez un docteur de la Loi, malgré le jugement et le rejet, se tient aux pieds du Seigneur, et non seulement elle les lui mouille avec ses larmes, les baise et les nettoie avec ses cheveux, elle y verse aussi ce parfum de grand prix.

Avec l’histoire de  la femme samaritaine (Jn 4.1-30), nous voyons une femme d’origine païenne qui, plutôt que de nier son mensonge devant le Seigneur, le reconnaît et Lui attribue le titre de prophète (Jn 4.17-19). Elle est d’ailleurs celle qui par la suite, va introduire le Seigneur comme Messie auprès de ses concitoyens (Jn 4.39).

Avec Zachée, nous avons un collecteur d’impôts tellement assoiffé de rencontrer le Seigneur, qu’il n’hésite pas à monter sur un sycomore pour Le voir passer. Et lorsque le Seigneur S’invite chez lui, il offre allègrement la moitié de ses biens aux pauvres et s’engage à restituer au quadruple, tout ce qu’il aurait volé (Lc 19.1-10).

Avec Mathieu, nous le voyons quitter immédiatement son poste au bureau des taxes pour suivre le Seigneur sur les chemins, aussitôt l’appel reçu (Mt 9.9). Plus tard, il va préparer un festin en l’honneur du Seigneur et grâce à ce festin, beaucoup de pécheurs seront enseignés et impactés (Mt 9.10).

Peuple de Dieu, lorsque nous regardons attentivement toutes ces personnes, nous pouvons constater qu’elles ont toutes en commun certaines choses que nous pouvons citer ensemble : i) la conscience d’être pécheur, ii) la soif de Dieu, iii) le désir de Lui appartenir, iv) la volonté de Le suivre et d’en payer le prix.

Chers frères et sœurs dans la foi, c’est un fait que nous ne pouvons pas contester. S’il est bien vrai que des hommes et femmes jugés de mauvaise vie ont été approuvés par notre Seigneur, ce ne sont en réalité, que ceux qui ont accepté de suivre un certain cheminement pour revenir à Lui.

Quel est donc ce cheminement ?

3. Le cheminement de retour de l’Homme pécheur à Dieu

Chers frères et sœurs dans la foi, comme nous venons de le voir, l’Homme pécheur a toujours une place privilégiée qui l’attend au Ciel, et notre Dieu l’a prouvé en honorant dans le passé, des hommes et des femmes dont la vie était jugée abominable par leurs semblables.

Pourtant, nous savons aussi que ce ne sont pas tous les pécheurs qui ont été honorés par le Seigneur. Et en regardant attentivement la vie de ces « pécheurs » honorés, nous avons vu que chacun d’eux a dû suivre un cheminement de retour à Dieu afin d’entrer dans son héritage.

Quel est donc ce cheminement ? Dans la section précédente, nous avons identifié quatre (04) éléments que nous pouvons revisiter chacun pour bien comprendre :   i) la conscience d’être pécheur, ii) la soif de Dieu, iii) le désir de Lui appartenir, iv) la volonté de Le suivre et d’en payer le prix.

a. La conscience d’être pécheur

Peuple de Dieu, la conscience de son péché, de sa misère spirituelle et de son indignité, est la première étape dans le processus de retour à Dieu. En effet, comment pouvons-nous vouloir retourner à Dieu si nous ne reconnaissons même pas déjà que nous sommes dans le tort, que notre conduite est mauvaise et que nous sommes en rébellion contre notre Dieu ?

Lorsque nous allons dans le second Livre du prophète Samuel, nous retrouvons le roi David, serviteur bien-aimé de notre Dieu qui pourtant, n’a pas hésité à faire tuer Urie le hittite, pour prendre sa femme et en faire son épouse (2S11). C’est alors que l’Eternel lui envoie le prophète Nathan pour lui faire connaître Sa colère et la condamnation qu’Il lui réserve (2S12.1-12). A la suite de ce message, le roi David va reconnaître son péché et demander pardon à Dieu (2S12.13). Mais, bien plus que ces quelques mots, le roi David va écrire le Psaume 51 dans lequel, il reconnaît toute son iniquité et sa bassesse devant l’Eternel.

Lisons ensemble un extrait de ce Psaume : « O Dieu ! Aie pitié de moi dans ta bonté ; selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions ; lave-moi complètement de mon iniquité, et purifie-moi de mon péché. Car je reconnais mes transgressions, et mon péché est constamment devant moi. J’ai péché contre toi seul, et j’ai fait ce qui est mal à tes yeux, en sorte que tu seras juste dans ta sentence, sans reproche dans ton jugement.

Voici, je suis né dans l’iniquité, et ma mère m’a conçu dans le péché. Mais tu veux que la vérité soit au fond du cœur : Fais donc pénétrer la sagesse au dedans de moi ! Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur ; lave-moi, et je serai plus blanc que la neige. Annonce-moi l’allégresse et la joie, et les os que tu as brisés se réjouiront. Détourne ton regard de mes péchés, efface toutes mes iniquités.

O Dieu ! Crée en moi un cœur pur, renouvelle en moi un esprit bien disposé. » (P51.2-10).

Chers frères et sœurs dans la foi, voici un roi aimé de Dieu et établi par Lui, qui, suite à son péché, a dû reconnaître son indignité devant le Seigneur, indépendant de tous les honneurs que les hommes pouvaient lui accorder.

Avec la femme pécheresse, nous avons vu son humiliation et son abaissement dans une assemblée hostile, alors qu’elle recherchait, complètement brisée, la clémence du Seigneur Jésus-Christ (Lc 7.36-38).

Pour bien nous montrer que cette attitude est très honorable, le Seigneur Jésus-Christ Lui-même, toujours dans l’Evangile de Luc, va nous raconter cette parabole du collecteur d’impôts qui va être justifié dans sa prière, contrairement au pharisien, pour avoir reconnu son statut de pécheur et avoir imploré la miséricorde de Dieu (Lc 18. 9-14).

Peuple de Dieu, aujourd’hui, nous sommes nombreux qui, bien que vivant dans le péché le plus abominable, ne trouvons rien d’incorrect dans nos vies. Pire encore, nous érigeons en norme cette vie corrompue et pervertie, voulant y entraîner tout le monde autour de nous. Nous entamons alors des campagnes de défense de nos droits individuels, allant jusqu’à voter des lois complètement à l’opposé de la volonté de Dieu.

Chers frères et sœurs dans la foi, il est indéniable que le Ciel est grandement ouvert aux pécheurs et aux prostituées, mais notre Dieu n’a jamais fait la promotion du péché et ne la fera jamais.

Dans sa lettre aux Romains, l’apôtre Paul nous a démontré à quel point après le premier péché commis dans le jardin d’Eden, les hommes se sont livrés ensuite à une multitude de péchés, avant que ne survienne la Grâce de Dieu, mettant ainsi en exergue, la largesse infinie du don de notre Père (Rm 5.14-21). Pourtant, à la suite de ce développement, il fait vite de nous mettre en garde contre le danger de croire que la Grâce qui nous est offerte, vient offrir ses lettres de noblesse au péché.

 L’homme de Dieu continue en effet en ces termes : « Que dirons-nous donc ? Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde ? Loin de là ! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché ? Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés ? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie.

En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection, sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché ; car celui qui est mort est libre du péché. » (Rm 6.1-7).

Dans son épître à l’église de Corinthe, pour statuer sur un acte d’immoralité dans cette église, l’homme de Dieu va dire:« Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront pas du royaume de Dieu? Ne vous y trompez pas: ni ceux qui vivent dans l’immoralité sexuelle, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les travestis, ni les homosexuels,  ni les voleurs, ni les hommes toujours désireux de posséder plus, ni les ivrognes, ni les calomniateurs, ni les exploiteurs n’hériteront du royaume de Dieu. » (1 Co 6. 9-10).

Dans sa lettre aux Galates, en opposant les œuvres de la chair à celles de l’Esprit Saint, le serviteur du Seigneur va s’exprimer en ces termes: « Les œuvres de la nature humaine sont évidentes: ce sont [l’adultère,] l’immoralité sexuelle, l’impureté, la débauche,  l’idolâtrie, la magie, les haines, les querelles, les jalousies, les colères, les rivalités, les divisions, les sectes,  l’envie, [les meurtres,] l’ivrognerie, les excès de table et les choses semblables. Je vous préviens, comme je l’ai déjà fait: ceux qui ont un tel comportement n’hériteront pas du royaume de Dieu. (Ga 5.19-21)

L’apôtre Jean nous dira à son tour dans sa première lettre : « Or, vous le savez, Jésus a paru pour ôter les péchés, et il n’y a point en lui de péché. Quiconque demeure en lui ne pèche point ; quiconque pèche ne l’a pas vu, et ne l’a pas connu. » (1 Jn 3.5-6).

Il va continuer plus loin :« Nous savons que quiconque est né de Dieu ne pèche point ; mais celui qui est né de Dieu se garde lui-même, et le malin ne le touche pas. » (1 Jn 5.18).

Chers frères et sœurs dans la foi, oui, notre Dieu nous aime et Il tient largement ouvertes, les portes du Ciel aux pécheurs et prostituées. Mais, c’est uniquement aux pécheurs et prostituées repentants.

Reconnaissons donc aujourd’hui nos péchés, et retournons à Lui, avec la confiance d’obtenir Son pardon, comme Il nous le promet (Lc 15.7).

b. La soif de Dieu et le désir de Lui appartenir

Chers frères et sœurs dans la foi, la soif de Dieu et le désir de Lui appartenir sont souvent les éléments qui nous poussent le plus à vouloir nous déconnecter de notre ancienne façon de vivre. Ce sont ces éléments qui en réalité, nous poussent souvent à nous détacher du péché. En effet, c’est comme le besoin de manger ou de boire. Tant que nous ne les ressentons pas, nous n’éprouvons aucun besoin de nous déranger pour obtenir de la nourriture ou des boissons, sauf si nous sommes de véritables gloutons ou des buveurs invétérés.

Lorsque nous revenons à nos récits bibliques, nous voyons dans chacun des acteurs, une soif sincère du Seigneur, et le désir authentique de Lui appartenir. Rappelons-nous comment Rahab avait déclaré aux espions envoyés à Canaan, la grandeur de Dieu et sa volonté d’être associée à Israël avec toute sa famille (Jos 2.7-13). Souvenons-nous aussi de la déclaration d’allégeance à Dieu de Ruth (Rt1.15-18). Dans le Psaume 51, le roi David ne cacha pas cette volonté presque désespérée de rester à jamais attaché à Dieu (Ps 51. 12-17). La femme cananéenne près du puits  demanda au Seigneur l’eau vive qu’Il lui proposait et plus que cela, elle montra un désir ardent d’en apprendre plus de Lui (Jn 4.13-26). Mathieu et Zachée organisèrent un festin en l’honneur du Seigneur, la femme pécheresse demeura aux pieds du Seigneur, baignant Ses pieds de ses larmes, les essuyant avec ses cheveux et les baisant, avant de les oindre de parfum.

c. La volonté de suivre le Seigneur  et d’en payer le prix

Chers frères et sœurs dans la foi, la marche avec le Seigneur demande toujours un prix à payer. Si nous sortons des ténèbres comme c’est généralement le cas, nous aurons toujours soit des préjugés à dépasser, soit des personnes à braver, soit des croyances à renverser, ou même, nos propres craintes et faiblesses à surpasser.

On ne peut pas vouloir entrer dans une nouvelle vie, sans se débarrasser des liens qui nous retenaient dans notre ancienne existence. Un ivrogne par exemple, devra apprendre à s’éloigner des débits de boissons et certainement de ses amis de buvettes. Une prostituée devra apprendre à avoir un travail décent et à se contenter de ses revenus, même minimes. Un voleur devra apprendre à travailler et à respecter le bien d’autrui, etc. Parfois c’est la famille ou la communauté autour de nous qui ne voudra pas de cette nouvelle version de nous. Alors, il nous faudra tenir fermes dans notre engagement de foi. Il nous faudra même bien des fois, surpasser nos forces pour ne pas renoncer, tellement l’opposition sera grande!

A ce propos, nous pouvons voir comment Rahad avait dû cacher les espions et braver le roi de Jéricho pour atteindre son but (Jos2.2-7). Ruth quant à elle avait dû quitter son pays et toutes ses coutumes pour partir en Israël avec Naomi, sa belle-mère (Rt 1.22). La femme samaritaine avait dû quitter le puits en courant et aller rendre témoignage du Seigneur auprès des gens de sa contrée (Jn 4. 28-30). Avec la femme pécheresse, nous pouvons imaginer son agonie intérieure alors le pharisien et ses invités autour d’elle la traitaient avec mépris et dégoût (Lc 7.39). Mathieu avait dû quitter son poste de travail et s’engager à suivre le Seigneur (Mt 9.9). Et Zachée s’était engagé à partager ses biens avec les pauvres et à corriger ses injustices passées (Lc 19.8).

Pourtant, chacun d’eux avait finalement obtenu une récompense bien au-delà de ses attentes. Rahab avait été sauvée avec sa famille, avait été intégrée dans la communauté d’Israël et était finalement devenue l’ancêtre du roi David, donc du Seigneur Jésus-Christ Lui-même (Jos 6.22-25 ; Mt 1. 5). Ruth avait épousé Boaz et était devenue l’ancêtre du roi David et du Seigneur Jésus-Christ Lui-même (Rt 4.13-22 ; Mt 1. 6). Mathieu était devenu l’un des douze apôtres du Seigneur (Lc 5.12-16). Zachée (Lc 19.9) et la femme pécheresse (Lc 7.48), avaient obtenu le Salut du Seigneur.

Peuple de Dieu, oui, aller à la suite du Seigneur, va toujours nous demander un prix à payer. Et parfois, ce prix sera très élevé. Pourtant, plus que ces petits tracas des premières marches de foi, on découvre ensuite que cheminer avec Dieu est le meilleur choix qu’on puisse faire dans une vie.

Alors, quel que soit notre statut et notre péché, retournons à notre Dieu Qui nous attend, les bras largement ouverts et de nombreux cadeaux en réserve. Et pendant que nous y allons, emportons avec nous les paraboles de la brebis et de la dragme perdues (Lc 15.1-10), et celle du fils prodigue (Lc 18.9-14), que le Seigneur Jésus-Christ Lui-même nous a léguées.

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Prière pour briser la malédiction générationnelle

Certaines personnes ont le sentiment de porter dans leur vie ou dans leur famille le poids d’échecs répétés, de souffrances persistantes ou de mauvaises habitudes qui semblent se transmettre d’une génération à l’autre. La Parole de Dieu nous enseigne que l’idolâtrie, la rébellion et l’éloignement de Dieu ont des conséquences spirituelles réelles. Mais elle nous révèle également un Dieu riche en miséricorde, Qui appelle les pécheurs à la repentance et offre à ceux qui viennent à Lui le pardon, la restauration et une vie nouvelle.

Cette prière est destinée à toute personne qui désire renoncer aux œuvres des ténèbres, rompre avec les pratiques contraires à la volonté de Dieu et placer sa confiance dans l’œuvre accomplie par le Seigneur Jésus-Christ à la croix. Elle est une démarche d’humiliation, de repentance et de consécration à Celui Qui seul peut restaurer les vies, les familles et les générations.

Corps de la prière

Père Eternel, Dieu Tout-Puissant ;

Je te dis sincèrement merci pour le don de la vie et pour tout ce que tu fais chaque jour pour moi. En effet Seigneur, c’est toi qui donnes la vie à tous (Gn 2.7 ; Jb 34.14-15 ; Sg 11.24-25) et en dehors de toi, il n’y a pas d’autre Dieu (Es 45.5).

Mais, parfois l’Homme s’égare et donne l’honneur qui t’est dû à d’autres dieux qui ne sont que des démons déguisés en idoles (1 Co 10.14-20). Cette attitude est une marque de haine envers toi, et une vraie abomination devant ta face. C’est pourquoi mon Dieu, tu punis jusqu’à la troisième et quatrième génération de ceux qui agissent ainsi (Ex 34.7).

Seigneur, même si cette décision afflige beaucoup, elle est juste et pleine de ton amour. Cette justice et cet amour que tu nous démontres ensuite dans le Livre du prophète Ezéchiel quand tu nous dis : « Ce que je désire, est-ce que le méchant meure ? dit le Seigneur, l’Eternel. N’est-ce pas qu’il change de conduite et qu’il vive ? » (Ez 18.23).

Dans le Livre des Chroniques, tu promets de pardonner à Israël et de guérir toutes ses blessures, s’il s’humilie, prie, se repent et cherche ta face (2Ch 7.14).

Le Seigneur Jésus-Christ nous demande aussi de venir à lui avec nos charges pour avoir le repos (Mt 11.28- 30), nous affirmant être spécialement venu pour les pécheurs et les malades (Lc 5. 31-32). Et l’apôtre Paul, ton serviteur affirme que tu as fait reposer sur le Seigneur Jésus-Christ toute la malédiction du péché, afin que nous puissions bénéficier de la bénédiction de ton ami Abraham (Ga 3.13).

Père Eternel, sur la base de toutes ces promesses, je viens à toi avec la lourde charge qui est la mienne. Par ignorance et par rébellion, mes ancêtres et parents ont été chercher d’autres dieux que toi. Des faux dieux, des esprits impurs. Moi-même aussi, par ignorance ou par bêtise, me suis peut-être lié à certains d’eux. Et aujourd’hui, tous ces actes de rébellion contre toi, ont attiré la malédiction générationnelle sur notre famille et nous ont liés aux démons.

Il s’agit d’une situation très déplorable et je te demande sincèrement pardon pour cela.

Père Eternel, je te prie que comme l’appel que tu as adressé à Gédéon lui a donné le courage de détruire la statue de Baal dressée dans la concession de son père et de t’ériger un autel à sa place (Jg 6.25-28) ;

Que ton arrivée dans ma vie me donne le courage et la force de détruire toutes les idoles et toutes les fondations de l’Ennemi construites dans ma famille, et de t’y construire un autel de choix. Comme le roi Josias a purifié Juda et Jérusalem de toutes les idoles et impuretés laissées par son père et ses ancêtres (2 Ch 34.3-7), que ta présence dans ma vie fasse disparaître à jamais, toutes les idoles et toutes les impuretés laissées dans ma famille par mes parents et ancêtres.

Père, ta Parole dit aussi que notre appartenance au Seigneur Jésus-Christ nous renouvelle complètement (2 Co 5.17). Que mon appartenance à ton Fils renouvelle complètement tout dans ma famille, ma maison, mes chemins.

Que toute alliance infernale ou satanique qui nous liait aux ténèbres et nous retenait prisonniers, soit à jamais rompue par le Sang Précieux et Saint de ton Fils, qui a coulé à Golgotha pour le pardon des péchés de tous les Hommes. Que tout esprit impur qui se tenait à l’affût contre nous, soit à jamais vaincu et expulsé de nos vies.

Et qu’à la place, ma vie et celle de toute ma famille, soient à jamais remplies de ta Précieuse Présence.

Au Nom précieux et Saint du Seigneur Jésus-Christ.

Amen.

Verset à méditer

« Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous. » (Ga 3.13)

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Prière pour obtenir un travail décent

Le travail occupe une place importante dans la vie de l’être humain. Il lui permet de subvenir à ses besoins, de prendre soin de sa famille et de participer au développement de la société. Pourtant, il arrive que certaines personnes traversent des périodes difficiles marquées par le chômage, la précarité ou des conditions de travail éprouvantes. Face à ces situations, le croyant est invité à se tourner vers Dieu, Qui demeure le Pourvoyeur suprême et Celui Qui ouvre les portes que nul ne peut fermer.

Cette prière est destinée à toute personne qui recherche un emploi stable, une activité professionnelle digne ou une amélioration de sa situation professionnelle. Elle exprime à la fois la confiance dans la providence de Dieu, la reconnaissance pour Ses bienfaits et la soumission à Sa parfaite volonté.

Corps de la prière

Père, Dieu Eternel Tout-Puissant ;

Je te dis grandement merci pour le don de la vie et pour tout ce que tu as fait jusqu’ici pour moi. Et effet, c’est par Grâce que je vis et c’est par amour que tu prends soin de moi et des miens chaque jour.

Seigneur Eternel Dieu, depuis le commencement, c’est Toi-même qui as donné du travail à l’Homme dans le jardin d’Eden (Gn 2.15). C’est toujours toi qui lui as dit que c’est par la sueur de son front qu’il se procurera à manger, quand il a chuté devant toi (Gn 3.17-19).

Ainsi, tu as donné du travail à Caïn et à Abel, les deux premiers fils d’Adam (Gn 4.1-2). Même à la descendance maudite de Caïn après qu’il eût tué Abel son frère, tu as donné du travail (Gn 4. 19-22). Après la destruction du premier monde, tu as fait de Noé, le premier agriculteur de l’humanité (Gn10.20).

En réalité Père, tu n’as créé personne pour qu’il soit sans occupation pour l’aider à subvenir à ses besoins. C’est pour cela que tu as promis la bénédiction du travail au peuple d’Israël, s’il se conformait à ta Parole, dans le Livre du Deutéronome (Dt 28.8).

Même au Seigneur Jésus-Christ, tu as donné un métier avant le début de son Ministère terrestre, c’est pour cela que les gens de sa ville natale l’appelaient le charpentier (Mc 6.1-3). Ton serviteur, l’apôtre Paul, a également dû travailler de ses mains pour survenir à ses besoins, plutôt que de dépendre de ceux dont il avait la charge devant ton trône de Grâce (Ac 18.1-3 ; Ac 20.33-35). Et pour nous montrer que tout le monde doit travailler pour subvenir à ses propres besoins, il nous dit dans sa lettre aux Thessaloniciens : « Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus ». (Th 3. 10).

Aujourd’hui mon Dieu, me voici devant toi dans l’humiliation de n’avoir pas de travail fixe. Je me bats et m’épuise, mais c’est à peine si je mange à ma faim. Je suis l’objet des moqueries de beaucoup, et parfois, ceux pour qui je travaille m’exploitent.

Père Eternel, toi qui ne te détournes pas des peines du misérable mais qui l’écoutes quand il crie à toi (Ps 22.24), porte ton regard plein d’amour et de compassion sur moi.

Tu m’as donné beaucoup d’aptitudes et ta grâce m’a permis d’avoir une instruction, qui sont largement suffisantes pour que j’aie un travail décent.

Père, je te fais cette prière, non pas sur la base de la propre justice, mais sur la base de cette Justice Eternelle accomplie pour moi sur la croix à Golgotha, par ton Fils Unique, notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ.

Mais, comme je sais aussi que seule ta Sainte Volonté doit primer dans ma vie, que tout se passe comme tu veux.

Au Nom Précieux et Saint du Seigneur Jésus-Christ.

Amen.

Verset à méditer

« Recommande ton sort à l’Éternel, mets en Lui ta confiance, et Il agira. » (Ps 37.5)

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Prière pour bénir un repas communautaire

Prière

Partager un repas est bien plus qu’un simple moment destiné à satisfaire les besoins du corps. Dans la Bible, les repas sont souvent des occasions de communion, de fraternité, de reconnaissance et de bénédiction. Qu’il s’agisse d’une rencontre familiale, d’une célébration, d’une réunion d’Église ou d’un repas entre amis, Dieu aime voir Ses enfants réunis dans la paix et le partage. Cette prière exprime notre gratitude pour les bienfaits reçus, tout en confiant au Seigneur ceux qui ont préparé le repas ainsi que tous ceux qui souffrent du manque de nourriture.

Corps de la prière

Père Eternel, Dieu Tout-Puissant ;

Nous te disons merci pour le don de la vie que tu nous as fait aujourd’hui (Jb 34.14-15 ; Sg 11.24-25.

C’est par grâce que nous sommes là, et c’est par grâce que ce repas nous a été offert.

Bénis les mains qui l’ont apprêté et préparé, ainsi que tous ceux qui de près ou de loin, ont contribué à sa préparation.

Père, tu sais que ce repas nous a été offert pour combler notre faim physique. Mais, nous voulons qu’il devienne une source de guérison pour ceux qui sont malades parmi nous et qu’il nous fasse aussi accéder au Pain Spirituel que toi Seul peux donner.

Et comme tu nourris chaque jour les oiseaux du ciel (Mt 6.26), daigne aussi porter ton regard d’amour vers ceux qui n’ont rien à manger et qui soupirent désespérément après toi.

Au Nom Précieux et Saint du Seigneur Jésus-Christ, Amen.

Verset à méditer

« Tous ont les yeux tournés vers Toi, et Tu leur donnes la nourriture en son temps. » (Ps 145.15)

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