Le Seigneur Jésus-Christ, la Vie

Introduction

La vie est le bien le plus précieux que possède l’homme. Pourtant, depuis la chute dans le jardin d’Éden, elle est continuellement menacée par le péché, la maladie, la souffrance et la mort. Malgré tous les efforts déployés au fil des siècles, l’humanité demeure incapable de vaincre ces réalités qui rappellent chaque jour les conséquences de sa séparation d’avec Dieu. Les Saintes Écritures révèlent cependant que cette vie perdue n’a jamais cessé d’être au cœur du dessein de Dieu. Dès le commencement, le Père avait créé l’homme pour qu’il vive en communion avec Lui et participe à Sa propre Vie. C’est pourquoi, dans Son immense amour, Il a envoyé Son Fils dans le monde, afin de restaurer ce que le péché avait détruit.

Lorsque le Seigneur Jésus-Christ déclare : « Je suis la Vie » (Jn 14.6), Il ne présente pas seulement une promesse de vie meilleure. Il révèle qu’Il est Lui-même la Source de toute vie, Celui en qui la vie trouve son origine, sa puissance et son accomplissement. Par Sa venue, Son ministère, Sa mort et Sa résurrection, le Seigneur manifeste cette Vie divine et l’offre désormais à tous ceux qui mettent leur foi en Lui. Cette révélation nous invite ainsi à découvrir pourquoi toute vie véritable procède du Seigneur Jésus-Christ, comment elle s’est manifestée durant Son ministère terrestre et de quelle manière elle continue aujourd’hui à transformer tous ceux qui Lui appartiennent.

Le Seigneur Jésus-Christ, la Vie

Le Seigneur Jésus-Christ est la Vie, parce qu’Il possède en Lui-même la Nature divine du Père. Bien qu’ayant accepté de partager pleinement la condition humaine en revêtant une chair semblable à la nôtre, le Seigneur n’a jamais cessé d’être ce qu’Il était depuis toute éternité : Dieu manifesté en chair (Jn 1.1-4 ; Jn 1.14). Aussi, comme le Père est Esprit (Jn 4.24), le Seigneur Jésus-Christ est Lui-même Esprit (2 Co 3.17), participant pleinement à la même Nature divine, parfaite, immortelle, incorruptible et éternelle. C’est pourquoi Il déclare : « Comme le Père a la vie en lui-même, ainsi il a donné au Fils d’avoir la vie en lui-même » (Jn 5.26).

Cette Vie n’est pas seulement une existence sans fin. Elle est la puissance créatrice, parfaite et souveraine qui procède de Dieu Lui-même et qui soutient toute la création. Dès le commencement, tout fut créé par le Fils, et rien de ce qui existe n’a été fait sans Lui. Comme l’affirme l’apôtre Jean : « En Lui était la Vie, et la Vie était la lumière des hommes » (Jn 1.4). Le Seigneur Jésus-Christ est donc non seulement Vivant, mais Il est également la Source de toute vie, qu’elle soit physique, spirituelle ou éternelle.

Cette réalité explique l’ensemble de Son ministère terrestre. Lorsque le Seigneur guérissait les malades, ouvrait les yeux des aveugles, purifiait les lépreux ou ressuscitait les morts, Il ne faisait pas seulement preuve d’une puissance miraculeuse exceptionnelle. Il rétablissait simplement la Vie là où le péché, la maladie, la souffrance ou la mort l’avaient altérée ou supprimée. Les miracles du Seigneur sont ainsi les manifestations visibles de cette Vie divine qui réside en Lui et qu’aucune puissance ne peut arrêter (Mt 9.18-26 ; Lc 7.11-17 ; Jn 11.38-44).

Cette vérité apparaît avec encore plus d’éclat lors de Sa passion. Contrairement à ce que pouvaient croire Ses adversaires, le Seigneur ne fut jamais victime de la violence des hommes. Personne ne pouvait Lui ôter la Vie contre Sa volonté. Lui-même l’avait déclaré auparavant : « Personne ne me l’ôte, mais je la donne de moi-même ; j’ai le pouvoir de la donner et j’ai le pouvoir de la reprendre. » (Jn 10.18)

Ainsi, sur la Croix à Golgotha, le Seigneur ne mourut qu’après avoir parfaitement accompli tout ce que le Père Lui avait confié pour le salut de l’humanité (Jn 19.28-30). Ce n’est qu’alors qu’Il remit volontairement Son Esprit entre les mains du Père (Lc 23.46). En réalité, les souffrances, les humiliations et la mort du Seigneur ne furent pas la victoire de Ses ennemis ; elles constituèrent l’accomplissement parfait du dessein éternel de Dieu annoncé par les Écritures (Ps 22.7-19 ; Es 53.1-9 ; Mt 26.52-54).

Parce que la Vie résidait en Lui de manière intrinsèque, la mort ne pouvait Le retenir. Le troisième jour, le Seigneur reprit Lui-même la Vie qu’Il avait volontairement déposée, triomphant définitivement du péché, de la mort et du séjour des morts. Sa résurrection ne fut donc pas seulement un miracle ; elle fut la démonstration suprême que la Vie divine est plus forte que la mort elle-même.

Mais cette Vie ne demeure pas exclusivement en Jésus-Christ. Elle est désormais offerte à tous ceux qui croient en Lui. Lors de la nouvelle naissance, le Seigneur communique cette Vie divine au croyant par le Saint-Esprit. Celui-ci devient alors participant de la Nature divine (2 P 1.4), reçoit une vie nouvelle et est progressivement transformé à l’image du Christ. Cette Vie intérieure le rend capable de vivre dans la sainteté, de porter le fruit de l’Esprit, d’accomplir les œuvres préparées par Dieu et de manifester, à son tour, la puissance du Royaume de Dieu sur la terre (Jn 14.12 ; Ac 2.42-47).

Ainsi, lorsque le Seigneur affirme : « Je suis la Vie » (Jn 14.6), Il révèle qu’Il n’est pas seulement Celui qui donne la vie, mais qu’Il en est l’origine même. Toute vie véritable procède de Lui, subsiste par Lui et trouve en Lui son accomplissement éternel. Depuis le premier souffle donné à Adam (Gn 2.7) jusqu’à la résurrection finale des croyants (Ap 20.4-6 ; Ap 20.11-13), le Seigneur Jésus-Christ demeure l’unique Source de la Vie, Celui qui communique à tous ceux qui croient en Lui la Vie impérissable du Royaume de Dieu.

Le schéma ci-dessous illustre la manière dont la Vie divine résidant dans le Seigneur Jésus-Christ s’est progressivement manifestée au cours de Son ministère terrestre avant d’être pleinement rendue accessible aux croyants par Son sacrifice sur la Croix. Il met en évidence que la Croix constitue le point de bascule entre les manifestations ponctuelles de cette Vie auprès de ceux qui s’approchaient du Seigneur et sa communication permanente à tous ceux qui croient en Lui.

Le Christ est la Vie

Figure 1. Représentation schématique du Seigneur Jésus-Christ, la Vie, manifestant la Vie divine durant Son ministère terrestre et la communiquant à tous les croyants par Sa mort et Sa résurrection (Jn 1.1-4 ; Jn 5.26 ; Jn 10.10 ; Jn 10.17-18 ; Jn 14.6 ; Jn 20.31).

Application spirituelle

Cette révélation nous rappelle que la véritable vie ne se limite pas à l’existence physique. Depuis la chute, l’homme peut être vivant selon la chair tout en demeurant séparé de Dieu et privé de la Vie qu’Il avait destinée à Sa créature. C’est pourquoi le Seigneur Jésus-Christ n’est pas venu seulement améliorer les conditions de vie de l’humanité, mais lui communiquer Sa propre Vie, celle qui procède du Père et triomphe du péché, de la mort et de toute forme de corruption.

Recevoir cette Vie implique bien davantage que croire à une doctrine. C’est accueillir le Seigneur Jésus-Christ comme Sauveur et Seigneur, demeurer en communion avec Lui et laisser Son Esprit transformer progressivement notre être tout entier. Cette Vie nouvelle se manifeste alors par une relation restaurée avec Dieu, une croissance dans la sainteté, le fruit de l’Esprit, la victoire sur le péché et l’espérance certaine de la résurrection.

Cette révélation nous invite également à nous approcher continuellement du Seigneur. Durant Son ministère terrestre, ceux qui venaient à Lui expérimentaient déjà les effets de Sa Vie. Aujourd’hui, grâce à Son œuvre parfaite à la Croix, cette même Vie demeure accessible à tous ceux qui croient en Lui. Plus nous demeurons attachés au Seigneur, plus Sa Vie se manifeste en nous et à travers nous.

Enfin, cette Vie ne nous est pas donnée pour être conservée égoïstement. Comme le Seigneur l’a communiquée à Ses disciples, nous sommes appelés à devenir, à notre tour, des témoins de cette Vie auprès d’un monde marqué par la souffrance, le désespoir et la mort, afin que d’autres découvrent en Jésus-Christ l’unique Source de la Vie véritable.

Verset à méditer

« Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire ; moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles l’aient en abondance. » (Jean 10.10).

Christ, la Fleur de Vie

Publications similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *