Le Seigneur Jésus-Christ, Tête de l’Église
« Il est la tête du corps de l’Église ; il est le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin d’être en tout le premier. » (Colossiens 1.18)
Introduction
Parmi les images les plus fortes employées par les Saintes Écritures pour décrire la relation entre le Seigneur Jésus-Christ et Son peuple figure celle du corps humain. Cette comparaison n’a pas été choisie au hasard. Elle révèle que, tout comme un corps dépend entièrement de sa tête pour vivre, agir et demeurer uni, l’Église dépend entièrement du Seigneur Jésus-Christ, qui en est la Tête.
À travers les épîtres de l’apôtre Paul, le Saint-Esprit dévoile que toute la vie de l’Église procède du Christ. C’est de Lui qu’elle reçoit son existence, sa direction, sa croissance, sa sanctification et les dons spirituels nécessaires à l’accomplissement de sa mission. Sans Lui, l’Église ne peut ni subsister ni porter le fruit que Dieu attend d’elle.
Cette révélation met également en lumière l’action permanente du Saint-Esprit, qui communique la vie du Seigneur aux croyants et distribue souverainement les dons à chacun pour l’édification de l’ensemble du Corps. Elle rappelle enfin que tous les croyants, bien que différents par leurs fonctions, demeurent inséparablement unis dans un seul Corps dont Jésus-Christ est l’unique Tête.
Le Seigneur Jésus-Christ, Tête de l’Église
Le Seigneur Jésus-Christ est appelé la Tête de l’Église parce qu’Il en est la source de la vie, le souverain conducteur et le centre de toutes ses activités. De même que la tête de l’homme renferme le cerveau, véritable centre nerveux qui dirige, coordonne et donne son unité à l’ensemble du corps, de même le Seigneur Jésus-Christ dirige Son Église, la nourrit, la fait vivre et la conduit selon Son dessein éternel.
Cette vie est communiquée à l’Église par le Saint-Esprit, qui habite en chaque croyant. Comme un même système nerveux parcourt tout le corps humain, le Saint-Esprit circule spirituellement dans le Corps de Christ, distribuant à chacun les dons nécessaires à l’édification de l’ensemble, selon la volonté du Seigneur (1 Co 12.4-11). C’est également Lui qui scelle les croyants pour le jour de la rédemption, garantissant leur héritage éternel en Christ (Ép 1.13-14 ; 4.30).
Ainsi, l’Église ne possède aucune vie indépendante. Elle doit tout au Seigneur Jésus-Christ : son existence, sa croissance, sa sanctification, mais aussi le « vouloir » et le « faire », conformément au bon plaisir de Dieu (Ph 2.13). Séparée de sa Tête, elle ne pourrait ni vivre, ni produire de fruit, ni accomplir la mission que le Seigneur lui a confiée.
L’Église est également appelée l’Épouse du Christ, car elle porte en son sein les enfants de Dieu, engendrés par le Saint-Esprit. Le Seigneur Jésus-Christ s’est livré pour elle afin de la sanctifier, de la purifier et de se présenter une Église glorieuse, sans tache ni ride, mais sainte et irréprochable (Ép 5.25-27). Elle est donc appelée à vivre dans une communion permanente avec son Époux, jusqu’au jour où cette union sera pleinement manifestée dans la gloire.
C’est pourquoi les Saintes Écritures déclarent avec force : « Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas » (Rm 8.9). L’Esprit de Christ est le lien vital qui unit chaque croyant à son Seigneur et l’intègre au Corps dont Jésus-Christ est éternellement la Tête.
Le schéma ci-après présente une représentation synthétique de cette vérité spirituelle. Il illustre les relations établies entre le Seigneur Jésus-Christ, le Saint-Esprit, l’Église et les croyants, afin de mieux comprendre l’organisation spirituelle voulue par Dieu pour Son peuple.

Figure 1. Représentation schématique des relations entre le Seigneur Jésus-Christ, Tête de l’Église, le Saint-Esprit et les croyants constituant le Corps de Christ, selon Romains 12.4-6 ; 1 Corinthiens 12.27-29 et Éphésiens 5.30.
Application spirituelle
Cette révélation nous rappelle que l’Église ne peut exister indépendamment de Jésus-Christ. De même que le corps humain ne peut vivre sans sa tête, l’Église ne possède en elle-même ni la vie, ni la direction, ni la force nécessaires à son existence. Tout ce qu’elle est et tout ce qu’elle accomplit procèdent de son Chef, le Seigneur Jésus-Christ.
C’est de Lui que l’Église reçoit continuellement la vie par le Saint-Esprit. C’est encore Lui qui la dirige, la sanctifie, la nourrit et lui communique les dons spirituels nécessaires à son édification et à l’accomplissement de sa mission dans le monde. Séparée de son Seigneur, l’Église perd sa véritable raison d’être et ne peut plus manifester la vie de Dieu.
Parce qu’elle reçoit tout de son Chef, l’Église est appelée à demeurer constamment unie à Jésus-Christ, à rechercher Sa volonté, à marcher sous la conduite de Son Esprit et à Lui demeurer fidèle en toutes choses. Ce n’est qu’en restant attachée à sa Tête qu’elle peut transmettre fidèlement la vie du Christ à ceux qui la composent.
Les croyants, quant à eux, sont les membres de ce Corps. Ils reçoivent, par l’intermédiaire de l’Église vivifiée par le Seigneur, la vie que communique le Saint-Esprit. Chacun reçoit des dons différents, non pour sa propre gloire, mais afin de contribuer à l’édification de l’ensemble du Corps. Ainsi, aucun croyant ne peut vivre isolément ni prétendre se suffire à lui-même ; tous sont appelés à demeurer unis dans l’amour, la communion fraternelle et le service mutuel.
Cette révélation nous enseigne enfin que la vitalité de l’Église dépend directement de sa communion avec le Seigneur Jésus-Christ. Plus elle demeure attachée à sa Tête, plus elle manifeste la vie, la sainteté, l’unité et la puissance du Saint-Esprit. À l’inverse, lorsqu’elle s’éloigne de son Seigneur, elle s’expose à perdre la force spirituelle qui fait d’elle le Corps vivant du Christ.
Verset à méditer
« Mais que, professant la vérité dans la charité, nous croissions à tous égards en celui qui est le chef, Christ. C’est de lui, et grâce à tous les liens de son assistance, que tout le corps, bien coordonné et formant un solide assemblage, tire son accroissement selon la force qui convient à chacune de ses parties, et s’édifie lui-même dans la charité. » (Éphésiens 4.15-16)

