Les épreuves m’ont fait grandir dans ma marche de foi

Introduction

Chers frères et sœurs dans la foi, les épreuves occupent une place particulière dans la vie du croyant. Bien que nous les redoutions souvent et que nous cherchions naturellement à les éviter, elles font pourtant partie des moyens que le Seigneur utilise pour nous enseigner, nous fortifier et nous rapprocher davantage de Lui (Jn 16. 33 ; 1Th 3.3-4 ; 2Tm 3.12-13 ; Jc 1.2-4).

Les Saintes Écritures nous montrent que les plus grands serviteurs de Dieu ont eux aussi connu des périodes de souffrance, d’incertitude, de manque et d’humiliation. Pourtant, au travers de ces circonstances difficiles, le Seigneur accomplissait en eux une œuvre profonde que les bénédictions seules n’auraient pas toujours permis de réaliser (Gn 22.1-2 ; Gn 22.15-18 ; Tb 12. 12-15 ; Tb 14.2 ; Jb1, Jb2.1-8 ; Jb 42.12-16 ; Si 4.17- 19).

Le témoignage qui suit raconte comment une longue période de précarité, de solitude et de difficultés est devenue, entre les mains de Dieu, une école de foi, de persévérance et de croissance spirituelle.

Puissent ces quelques lignes encourager tous ceux qui traversent actuellement une saison d’épreuve à garder confiance dans la fidélité du Seigneur. Car derrière les combats que nous voyons, Dieu poursuit souvent une œuvre plus grande que nous ne pouvons encore l’imaginer.

Corps du témoignage

Chers frères et sœurs dans la foi, personne de normalement constitué dans ce monde n’aime souffrir. Nous préférons de loin la joie, le bonheur, la réussite, les honneurs et les moments de félicité. Tel était mon cas, et il en est encore ainsi aujourd’hui, même si ma foi m’aide désormais à mieux comprendre et à mieux traverser les situations douloureuses que par le passé.

Lorsque le Seigneur me fit la grâce de recevoir Son Esprit, le Saint-Esprit, je crus naïvement que toutes mes difficultés appartenaient désormais au passé. Je pensais être devenue pure, intouchable et presque invincible, puisque l’Esprit du Seigneur habitait désormais en moi.

Dans mon esprit, les souffrances, les épreuves et les difficultés étaient réservées à ceux qui vivaient loin de Dieu. Je m’imaginais que ma nouvelle condition d’enfant de Dieu me placerait à l’abri des tempêtes de la vie. Mais je me trompais profondément. Et le Seigneur ne tarda pas à me le faire comprendre.

Avec le recul, je réalise d’ailleurs combien cette erreur était répandue dans mon cœur. Comme beaucoup de nouveaux croyants, je confondais la présence de Dieu avec l’absence d’épreuves. Pourtant, les Saintes Écritures nous montrent exactement le contraire. Les hommes et les femmes les plus proches de Dieu ont souvent été ceux qui ont traversé les combats les plus difficiles.

Ce que j’ignorais alors, c’est que le Seigneur ne se sert pas uniquement des bénédictions pour faire grandir Ses enfants. Bien souvent, Il utilise aussi les épreuves pour nous enseigner, nous purifier, fortifier notre foi et nous apprendre à dépendre davantage de Lui. C’est précisément ce qu’Il allait accomplir dans ma propre vie.

La première grande épreuve à laquelle le Seigneur permit que je sois confrontée fut d’ordre financier. À cette époque, j’avais atteint une certaine stabilité dans ma vie professionnelle. Mes revenus me permettaient de subvenir correctement à mes besoins et à ceux de mon fils. Mais progressivement, la situation se dégrada. La structure dans laquelle je travaillais connut d’importantes difficultés financières, et les problèmes de financement qui devaient être temporaires se prolongèrent pendant plusieurs mois. Mes revenus diminuèrent peu à peu jusqu’à devenir insuffisants pour couvrir les dépenses les plus élémentaires. Je continuais à travailler, certes, mais je me retrouvais dans une situation de précarité que je n’aurais jamais imaginée auparavant.

Jeune femme diplômée, relativement attirante et évoluant dans des milieux où je côtoyais des hommes financièrement aisés, je savais que plusieurs solutions s’offraient à moi selon les standards du monde. Avant ma conversion, certains de ces hommes m’avaient déjà témoigné de l’intérêt. Dans les circonstances que je traversais, il m’aurait été facile d’accepter la compagnie de l’un d’eux afin de bénéficier de son soutien matériel. Il m’aurait également été possible d’entretenir de faux espoirs d’amitié ou de mariage auprès de certains d’entre eux afin de profiter de leur générosité.

Mais le Seigneur m’avait appelée à une autre manière de vivre. Je ne pouvais plus utiliser les sentiments d’autrui à mon avantage, ni construire mon bien-être sur le mensonge ou la manipulation. Aussi choisis-je de dire la vérité à chacun d’eux. Et comme on pouvait s’y attendre, beaucoup se retirèrent aussitôt et fermèrent devant moi les portes qui auraient pu m’être utiles.

Peuple de Dieu, un homme peut parfois se montrer très généreux envers une femme lorsqu’il nourrit l’espoir de partager un jour sa vie ou son intimité. Mais lorsqu’il découvre que cet espoir ne se réalisera jamais, son attitude peut changer radicalement. Ainsi, plusieurs personnes qui avaient autrefois manifesté de l’intérêt à mon égard devinrent indifférentes à ma situation. Certaines allèrent même jusqu’à se moquer de mes difficultés financières. Comme si cela ne suffisait pas, mon état de santé commença lui aussi à se dégrader. Je ressentais les manifestations de diverses maladies et je perdis progressivement du poids, au point de devoir faire reprendre certains de mes vêtements pour continuer à les porter. Humainement parlant, tout semblait s’écrouler autour de moi.

Il s’agissait d’une période particulièrement éprouvante pour moi. Pourtant, c’est également durant cette saison difficile que je commençai à découvrir l’action discrète, mais bien réelle, du Seigneur dans la vie de Ses enfants. En effet, malgré ma pauvreté grandissante et les nombreuses difficultés auxquelles je faisais face, mon fils et moi ne manquions jamais de l’essentiel. Je ne pouvais souvent expliquer comment les choses se mettaient en place, mais le Seigneur pourvoyait fidèlement à nos besoins.

Ainsi, bien que réduite à solliciter l’aide des autres pour certaines dépenses, je réussissais toujours à nous nourrir. Mon fils était inscrit dans une école privée et l’intégralité de sa scolarité continuait d’être réglée, sans que je puisse véritablement expliquer comment cela était possible. Ma dette de loyer finit même par dépasser une année entière. Pourtant, loin de me menacer ou de chercher à me mettre à la porte, mon bailleur me répétait simplement d’avoir confiance en Dieu et de prendre bien soin de mon fils.

Avec le recul, je comprends aujourd’hui que le Seigneur était déjà à l’œuvre dans des cœurs que je ne voyais pas, préparant discrètement les solutions dont nous avions besoin. Cette période m’apprit également à dépendre davantage de Dieu pour ma santé. Incapable de consulter régulièrement un médecin, que ce soit pour moi-même ou pour mon fils lorsqu’il tombait malade, je pris l’habitude de nous confier dans la prière. À plusieurs reprises, le Seigneur nous accorda ainsi la guérison.  Plus les ressources humaines diminuaient autour de moi, plus j’apprenais à me tourner vers Lui. Et plus je me tournais vers Lui, plus je découvrais Sa fidélité.

Je réalise aujourd’hui que ma croissance spirituelle s’est considérablement accélérée pendant cette période. Le Seigneur étant devenu mon unique pourvoyeur, je m’efforçais de Lui obéir dans la mesure de mes forces. En retour, Il approfondissait mon intimité avec Lui et développait progressivement les dons spirituels qu’Il avait déposés en moi. C’est d’ailleurs au cours de cette période qu’au sortir d’une prière matinale, je me retrouvai soudainement à parler dans d’autres langues. Quelque temps plus tard, le Seigneur me fit également grâce du don de prophétie et de l’autorité nécessaire pour combattre les puissances des ténèbres. La croissance spirituelle que le Seigneur opérait en moi finit également par être reconnue au sein de la communauté de prière dans laquelle je persévérais. Les responsables commencèrent à me confier davantage de responsabilités dans le service, m’encourageant ainsi à poursuivre mon engagement auprès du Seigneur.

Sans que je m’en rende pleinement compte à l’époque, Dieu était en train de construire en moi des fondations spirituelles qui allaient me servir pour le reste de ma vie. Cette période difficile dura près de deux années. Pendant tout ce temps, le Seigneur m’apprit progressivement à marcher par la foi plutôt que par la vue. Jour après jour, Il m’enseigna la patience, la persévérance et la confiance en Sa fidélité. Puis, au moment qu’Il avait Lui-même fixé, le Seigneur décida d’intervenir.

Un jour, contre toute attente, Il fit surgir dans ma vie une importante opportunité financière. Cette grâce inattendue s’accompagna également d’une promotion dans mon milieu professionnel. Progressivement, ma situation commença à se transformer. Les dettes que j’avais accumulées pendant cette longue période purent être remboursées en quelques mois. Je retrouvai une meilleure santé, une plus grande stabilité et une certaine considération sociale que les épreuves avaient fortement ébranlée. Mais avec le recul, je comprends aujourd’hui que le plus grand miracle n’était pas cette amélioration matérielle. Le véritable trésor que le Seigneur m’avait accordé durant cette période était la croissance spirituelle qu’Il avait opérée en moi.

Depuis lors, mes conditions de vie n’ont cessé de s’améliorer. Cependant, les dons spirituels que le Seigneur m’a confiés occupent une place bien plus importante à mes yeux que toutes les bénédictions matérielles que j’ai pu recevoir. Je veille avec reconnaissance sur ces grâces qu’Il m’a accordées, car elles me permettent aujourd’hui d’affronter avec davantage de maturité les nouvelles épreuves que la vie place parfois sur mon chemin. Il m’est d’ailleurs arrivé, à plusieurs reprises, de frôler la mort ou de traverser des situations particulièrement éprouvantes. Pourtant, grâce aux fondations spirituelles que le Seigneur avait construites en moi durant ces années difficiles, j’ai toujours trouvé la force de persévérer dans la foi et de conserver une paix intérieure que je n’aurais jamais cru possible auparavant.

Aujourd’hui, lorsque je repense à cette période sombre de ma vie ainsi qu’aux nombreuses épreuves qui ont suivi, je suis remplie d’admiration devant la sagesse avec laquelle notre Dieu conduit Ses enfants. Je ne souhaiterais jamais revivre certaines de ces souffrances. Pourtant, je ne voudrais pas non plus les effacer de mon histoire. Car c’est au cœur de ces vallées obscures que le Seigneur m’a appris à Lui faire confiance, à dépendre de Lui et à reconnaître Sa fidélité.

En effet, bien souvent, lorsque nous traversons des situations difficiles, nous avons l’impression que Dieu nous a abandonnés. Pourtant, derrière la scène, Il poursuit Son œuvre. Il se sert parfois des épreuves pour nous conduire vers des sommets que nous n’aurions jamais atteints autrement. Il s’en sert également pour nous purifier, corriger certaines attitudes, fortifier notre foi et nous préparer aux responsabilités qu’Il nous réserve.

Aujourd’hui encore, je demeure convaincue que la plupart des épreuves que le Seigneur permet dans la vie de Ses enfants ne sont pas destinées à les détruire, mais à les faire grandir.

Que ce témoignage véridique soit donc, pour tout croyant éprouvé en ce moment, une source d’encouragement à demeurer attaché au Seigneur, à persévérer dans la foi et à continuer d’espérer en Sa miséricorde. Car Celui qui nous conduit dans l’épreuve est également Celui qui nous donne la force de la traverser.

Marie Françoise

Passage à méditer

« Mon fils, si tu viens te mettre au service du Seigneur, prépare-toi à subir l’épreuve ;Fais-toi un cœur droit, et tiens bon ; ne t’agite pas à l’heure de l’adversité.  Attache-toi au Seigneur, ne l’abandonne pas, afin d’être comblé dans tes derniers jours. Toutes les adversités, accepte-les ; dans les revers de ta pauvre vie, sois patient ; Car l’or est vérifié par le feu, et les hommes agréables à Dieu, par le creuset de l’humiliation. Dans les maladies comme dans le dénuement, aie foi en lui.

Mets ta confiance en lui, et il te viendra en aide ; rends tes chemins droits, et mets en lui ton espérance. Vous qui craignez le Seigneur, comptez sur sa miséricorde, ne vous écartez pas du chemin, de peur de tomber. Vous qui craignez le Seigneur, ayez confiance en lui, et votre récompense ne saurait vous échapper. Vous qui craignez le Seigneur, espérez le bonheur, la joie éternelle et la miséricorde : ce qu’il donne en retour est un don éternel, pour la joie. 

Considérez les générations passées et voyez : Celui qui a mis sa confiance dans le Seigneur, a-t-il été déçu ? Celui qui a persévéré dans la crainte du Seigneur, a-t-il été abandonné ? Celui qui l’a invoqué, a-t-il été méprisé ? Car le Seigneur est tendre et miséricordieux, il pardonne les péchés, et il sauve au moment de la détresse» (Si 2. 1-11).

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Nul n’est disqualifié pour rencontrer Dieu

Introduction

Chers frères et sœurs dans la foi, dans notre monde, nombreuses sont les personnes qui vivent avec le sentiment d’être disqualifiées pour recevoir l’amour de Dieu. Certaines pensent que leur naissance les condamne, d’autres croient que leur famille, leur origine sociale, leur passé ou encore les fautes commises par leurs parents constituent des obstacles infranchissables à la grâce divine.

Pourtant, lorsque nous parcourons les Saintes Écritures, nous découvrons un Dieu Qui ne juge pas selon les apparences, mais Qui regarde au cœur de l’homme. Tout au long de l’histoire du salut, Il a en effet choisi des personnes que le monde méprisait, rejetait ou considérait comme indignes, afin de manifester à travers elles Sa puissance, Sa miséricorde et Son amour.

Ce fut le cas avec Moïse (Ex 2.11-14), de Rahab la prostituée (Jos 2 ; Jos 6.22-24 ; Mt 1.5), du juge Jephté (Jg 11), de Ruth la moabite (Rt1-Rt4 ; Mt 1.5). Et ce fut également le cas de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ (53.2-3).

C’est d’ailleurs ce que certifie l’apôtre Paul dans sa lettre première aux Corinthiens quand il déclare : « Considérez, frères, que parmi vous qui avez été appelés il n’y a ni beaucoup de sages selon la chair, ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de nobles.  Mais Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre les sages ; Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes ; et Dieu a choisi les choses viles du monde et celles qu’on méprise, celles qui ne sont point, pour réduire à néant celles qui sont, afin que nulle chair ne se glorifie devant Dieu » (1Co 1.26-29).

Le témoignage qui suit est celui d’une enfant née dans des circonstances qui, aux yeux de beaucoup, semblaient la disqualifier pour rencontrer Dieu. Mais le Seigneur en avait décidé autrement. Dans Sa grande compassion, Il est venu à sa rencontre, l’a relevée de sa misère, l’a délivrée de ses chaînes et lui a accordé la grâce inestimable de Son Esprit.

À travers ce récit vrai et personnel, mon souhait est d’encourager tous ceux qui se sentent rejetés, oubliés ou éloignés de Dieu. Car la grâce du Seigneur ne dépend ni de notre naissance, ni de notre rang social, ni de notre histoire familiale.

Si nous Le cherchons sincèrement, Lui aussi vient à notre rencontre. Car en vérité, nul n’est disqualifié pour rencontrer Dieu.

Corps du témoignage

Peuple de Dieu, je suis née d’un père inconnu et d’une mère célibataire.

Je suis en réalité issue d’une fratrie de cinq enfants. Mes frères et sœurs et moi provenons chacun d’un père différent, parfois identifié, parfois non. Et bien avant ma mère, ma grand-mère avait elle aussi eu son unique enfant — ma mère — d’un homme qui ne l’avait pas épousée, avant de se marier par la suite. Comme ma grand-mère n’a pas pu donner d’enfant à son mari, qui en désirait pourtant ardemment, son couple, déjà fragile, finit par se briser alors que j’étais encore toute petite.

Avec le soutien de sa fille, ma grand-mère acheta alors un lopin de terre dans une petite ville et y construisit une modeste maison en terre battue dans laquelle mes frères, mes sœurs et moi avons grandi. Nous avons ainsi été élevés par deux femmes seules, sous le regard critique des familles convenablement constituées. Notre famille étant également très pauvre, certaines personnes allaient jusqu’à nous traiter, mes frères et moi, de petits animaux, persuadées que rien de bon ne sortirait jamais de nous.

Moi-même, à cause de ce passé si lourd, j’étais convaincue d’être déjà disqualifiée pour avoir une véritable intimité avec le Seigneur. Certes, nous avions été baptisés et avions reçu notre première communion, mais au fond de moi, je me sentais sale, indigne de Dieu. J’enviais beaucoup les enfants qui, autour de moi, étaient issus de couples légitimement mariés. Plus encore, je regardais toutes ces personnes dont la vie semblait consacrée au Seigneur et qui présentaient des critères qui me paraissaient inaccessibles pour appartenir à Dieu.

Comble de malheur, avec le temps, je suis moi-même devenue mère célibataire, malgré toutes les précautions que j’avais prises pour éviter à mes futurs enfants le statut d’enfant illégitime que j’avais connu. En effet, après m’avoir promis une relation stable, l’homme que j’aimais ne tarda pas à m’abandonner dès le premier mois de ma grossesse. Je m’enfonçai alors dans un puits de haine, d’amertume et de colère.

Peuple de Dieu, le déclic dans ma vie survint au cours de cette période particulièrement difficile.

La haine, l’amertume et la colère que je ressentais à l’égard du père de mon enfant avaient fait de moi une personne qui naviguait continuellement dans les ténèbres. En réalité, j’entendais en moi une voix négative qui me poussait parfois au suicide. J’étais également assaillie par des pensées sombres qui me montraient sans cesse des personnes blessées, tuées ou victimes de diverses tragédies. Effrayée par tout cela, je ressentis un besoin impérieux de rechercher la Face du Seigneur. J’entrepris alors des recherches qui me conduisirent vers un jeune homme de deux ans mon aîné. Ce jeune prêtre orthodoxe avait reçu du Seigneur les dons du Saint-Esprit. Il priait pour les malades, chassait les démons, prophétisait et enseignait la Parole avec vérité.

Chers frères et sœurs dans la foi, c’était la première fois que je voyais les merveilles que le Nom du Seigneur Jésus-Christ pouvait accomplir à Lui seul.

Je voyais des possédés se manifester, des malades guérir et des personnes témoigner du changement radical que le Seigneur avait opéré dans leur vie. Malheureusement, il devint également évident que j’étais moi-même sous l’emprise de plusieurs démons. Mon état correspondait d’ailleurs à ce que j’avais entendu concernant mon histoire familiale, certains esprits impurs semblant liés à celle-ci. Cependant, mon nouvel environnement spirituel et les enseignements que je recevais me convainquaient chaque jour davantage de l’amour du Seigneur pour moi et de Son désir de me voir heureuse.

Peuple de Dieu, j’étais tellement pauvre à cette époque que je n’avais rien à offrir au Seigneur en échange de ma délivrance ou d’une quelconque bénédiction.

Je n’avais que ma saleté, ma misère, ma souffrance et mes larmes. Mais j’étais également convaincue que Sa miséricorde ne se détournerait pas de moi. Et j’avais raison. Le Seigneur entendit mes cris et Se tourna vers moi.

Non seulement Il me délivra des démons qui me tourmentaient, comme je Le suppliais de le faire, mais Il me fit également la grâce de recevoir Son Esprit, le Saint-Esprit. Je fus d’ailleurs la première personne, après notre père spirituel, à parler en langues dans cette communauté de prière. Notre Dieu me fit également grâce du don de prophétie, du don d’enseignement, du don de guérison et de l’autorité nécessaire pour chasser les démons. Le Seigneur transforma aussi ma situation sociale et financière.

Aujourd’hui, j’ai écrit plusieurs ouvrages au Nom du Seigneur, accompli diverses œuvres pour Sa gloire et accompagné de nombreux enfants spirituels dans leur marche de foi. Je peux également tendre une main secourable à ceux qui sont dans le besoin.

Peuple de Dieu, ce témoignage est vrai et véridique : ni notre naissance, ni notre ascendance familiale, ni la communauté dans laquelle nous vivons, ni la religion dont nous sortons, ni nos coutumes, ni notre pays, ni notre race ne peuvent nous priver de la Grâce Merveilleuse de notre Dieu.

Tout ce que le Seigneur attend de nous, c’est un désir sincère de Le rencontrer et un cœur authentiquement disposé à Le chercher.

Alors, Il vient à nous avec beaucoup plus de grâces que nous ne pourrions jamais l’imaginer.

Peuple de Dieu, c’est un encouragement que j’adresse à tous ceux qui, comme moi il y a plusieurs années, se sentent disqualifiés de la Grâce du Seigneur : « Courage ! Avancez vers notre Dieu, et Il vous donnera la Vie, la Vie en abondance. »

Marie Françoise

Versets à méditer

« Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi. » (Jn 12.32).

« Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes » (Mt 11.28-29).

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