Chers frères et sœurs dans la foi, aujourd’hui, nous sommes embarqués dans une chrétienté qui, soit limite à l’Eglise primitive la manifestation du « Parler en Langues », soit qui nous fait l’étalage d’une gamme étonnamment variée de manifestations du « Parler en Langues », avec des processus aussi différents pour y accéder. Alors quelle est l’origine du « Parler en Langues » et quelle définition peut-on y donner ?
1. Définition et origine du « Parler en Langues »
Chers frères et sœurs en Christ, la première chose que nous pouvons retenir lorsque nous abordons cette notion, c’est que le « parler en langues » est un langage Céleste.
Il peut tantôt s’exprimer sous forme d’une langue inconnue du commun des mortels : C’est le parler en langues, se traduisant généralement par une suite de mots mystérieux, incompris même par celui qui les prononce. Ou alors, il va s’exprimer en des langues certes existantes et bien connues, mais qui ne font pas partie de l’héritage linguistique ou des aptitudes intellectuelles de celui qui les parlent : il s’agit alors du parler en d’autres langues. Et à l’exemple d’autres dons spirituels comme le don de prophétie, d’enseignement, de guérison ou miracle, le don des langues est une libéralité de l’Esprit de Dieu, le Saint-Esprit.
Le Parler en Langues apparaît pour la première fois dans l’Ecriture après la mort et la résurrection du Seigneur Jésus-Christ. Dans l’Evangile de Luc, avant de Se séparer des Ses disciples, le Seigneur leur a demandé de ne pas quitter Jérusalem avant qu’ils aient reçu la Puissance venue d’En-Haut (Lc 24.48-49).
Fidèles à cette parole, les apôtres et autres disciples du Seigneur sont le jour de la Pentecôte ressemblés dans la Chambre Haute, lorsqu’ils reçoivent le Saint-Esprit Qui leur avait été promis.
Le second chapitre du Livre des Actes des Apôtres nous relate alors : « Quand le jour de la Pentecôte arriva, les croyants étaient réunis tous ensemble au même endroit. Tout à coup, un bruit vint du ciel, comme un violent coup de vent, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Ils virent apparaître des langues pareilles à des flammes de feu ; elles se séparèrent et se posèrent une à une sur chacun d’eux. Ils furent tous remplis de l’Esprit saint et ils se mirent à parler en d’autres langues, selon ce que l’Esprit leur donnait d’exprimer. À Jérusalem vivaient des Juifs qui honoraient Dieu, venus de tous les pays du monde. Quand ce bruit se fit entendre, ils s’assemblèrent en foule. Ils étaient tous profondément surpris, car chacun d’eux entendait les croyants parler dans sa propre langue.
Ils étaient remplis de stupeur et d’admiration, et disaient : « Ces gens qui parlent, ne sont-ils pas tous Galiléens ? Comment se fait-il que chacun de nous les entende parler dans sa langue maternelle ? Parmi nous, il y en a qui viennent du pays des Parthes, de Médie et d’Élam. Il y a des habitants de Mésopotamie, de Judée et de Cappadoce, du Pont et de la province d’Asie ; certains sont de Phrygie et de Pamphylie, d’Égypte et de la région de Cyrène, en Libye ; d’autres sont venus de Rome, de Crète et d’Arabie ; certains sont nés Juifs, et d’autres se sont convertis à la religion juive. Et pourtant nous les entendons parler dans nos diverses langues des grandes œuvres de Dieu ! » Ils étaient tous remplis de stupeur et ne savaient plus que penser ; ils se demandaient les uns aux autres : « Qu’est-ce que cela signifie ? » Mais d’autres se moquaient en disant : « Ils sont complètement ivres! »(Ac 2.1-13).
Le don des langues est bien ainsi, une grâce qui est donnée au croyant quand le Saint-Esprit descend sur lui. Pour nous le prouver, nous voyons plus tard, ce même don se manifester de nouveau lorsque Pierre, s’étant rendu chez Corneille à la demande du Seigneur, leur annonce l’Evangile, à lui et à toute sa famille.
L’Ecriture nous dit à ce propos : « Pendant que Pierre parlait encore, l’Esprit saint descendit sur tous ceux qui écoutaient son discours. Les croyants d’origine juive qui étaient venus avec Pierre furent stupéfaits de constater que l’Esprit saint donné par Dieu se répandait aussi sur ceux qui ne sont pas Juifs. En effet, ils les entendaient parler en langues inconnues et louer la grandeur de Dieu. Pierre dit alors : « Pourrait-on empêcher ces gens d’être baptisés d’eau, maintenant qu’ils ont reçu l’Esprit saint aussi bien que nous ? » Et il ordonna de les baptiser au nom de Jésus Christ. Ils lui demandèrent alors de rester quelques jours avec eux » (Ac 10. 44- 48).
Par la suite, ce don va nous revenir à l’arrivée de l’apôtre Paul à Ephèse, lorsque ce dernier, ayant constaté que les disciples présents sur place n’avaient pas encore reçu le baptême du Saint-Esprit, décide de le leur appliquer.
Le chapitre 19 du Livre des Actes des Apôtres rapporte en effet : « Pendant qu’Apollos était à Corinthe, Paul traversa la région montagneuse d’Asie Mineure et arriva à Éphèse. Il y trouva quelques disciples et leur demanda : « Avez-vous reçu l’Esprit saint quand vous avez cru ? » Ils lui répondirent : « Nous n’avons jamais entendu parler d’un Esprit saint. » Paul leur demanda alors : « Quel baptême avez-vous donc reçu ? » Ils répondirent : « Le baptême de Jean. » Paul leur dit : « Jean baptisait ceux qui acceptaient de changer de vie et il disait au peuple d’Israël de croire en celui qui allait venir après lui, c’est-à-dire en Jésus. » Après avoir entendu ces mots, ils se firent baptiser au nom du Seigneur Jésus. Paul posa les mains sur eux et l’Esprit saint leur fut accordé ; ils se mirent à parler en des langues inconnues et à donner des messages de la part de Dieu. Ces hommes étaient une douzaine en tout. » (Ac 19. 1-7).
Peuple de Dieu, par ces différents Textes, nous pouvons conclure que le don des langues, est non pas une arnaque, mais bel et bien l’une des principales manifestations marquant l’arrivée du Saint-Esprit dans le corps de l’homme.
Dans l’Evangile de Marc, le Seigneur Jésus-Christ Lui-même nous annonce d’ailleurs que le don des langues fait partie intégrante des signes devant accompagner ceux qui auront cru en Son Nom (Mc 16. 17-18).
2. Ce que le « Parler en langues » n’est pas
Chers frères et sœurs dans la foi, pour que nous puissions, vous et moi, avoir la même compréhension, je vais à ce niveau, essayer de vous parler de ma propre expérience. Je vous dirai d’emblée que lorsque je reçois le Saint-Esprit et notamment le don du « Parler en Langues », je suis fortement perturbée. N’eut été mon niveau d’instruction et le fait que j’avais la conviction d’être parfaitement normale, je me serais traitée de folle. Toutefois, cela ne m’empêcha pas de me poser de nombreuses questions.
En effet, c’était un matin et alors que je lisais la Bible pendant ma prière, je m’étais subitement retrouvée à parler des langues auxquelles je ne comprenais rien du tout et qui ne m’avaient été apprises par personne. Certes, mon bon sens et mon éducation m’y faisait détecter certaines connotations des langues latines, de l’arabe ou des sonorités linguistiques originaires d’Asie ou d’autres pays africains, mais je n’y comprenais rien du tout.
En outre, j’étais parfaitement consciente que ce n’était pas de mon propre gré que je m’exprimais ainsi, mais qu’il y avait en moi une force impérieuse qui m’y poussait. J’étais d’ailleurs secouée physiquement. Il y avait comme un tremblement à l’intérieur de mon corps et même lorsque je voulus interrompre le flot de paroles qui jaillissaient de mes lèvres, je n’y parvins pas. De telle sorte que je fus obligée de sortir m’occuper de mes tâches ménagères matinales accompagnée de cet étrange langage.
Je me souviens d’ailleurs que ma petite voisine de l’époque m’avait chaleureusement demandé : « Mais, la mère, quelle est cette nouvelle langue que tu nous parles là ? ». Et à moi de répliquer : « Je n’en sais rien moi-même, ma fille ».
Cette réponse avait suscité un franc éclat de rire de sa part. C’était une sorte de taquinerie pour elle, un échange amusant car devait-elle penser, j’usais d’humour envers elle. Pourtant pour moi, c’était la stricte vérité. J’étais perdue. Et à l’intérieur de moi, j’étais vraiment perturbée, angoissée.
Je ne fus rassurée que quelques jours plus tard, lorsque je me rendis à notre communauté de prières et que le Seigneur m’y utilisa de nouveau. Cette fois, c’était pour parler à mon père spirituel. J’étais une fois de plus saisie par cette force incroyable et alors que ces langues étrangères s’échappaient de mes lèvres, mon père spirituel me répondait comme si nous tenions une conversation en français, en anglais ou dans l’une de nos langues maternelles. Il était époustouflé, ébahi, admiratif. Il était si content qu’il me retint auprès de lui un bon bout de temps. Il me posa de nombreuses questions auxquelles notre Dieu semblait lui donner des réponses satisfaisantes par mon entremise. A la fin de notre échange, il m’avoua que le Seigneur m’avait dotée du don du « parler en d’autres langues » et que je m’exprimais en araméen, hébreu, arabe, etc. Il me dit que cela signifiait que le Seigneur voulait m’utiliser. Ce jour-là, il m’offrit de quoi me payer une course en taxi.
Chers frères et sœurs dans la foi, par ce récit que je viens de vous raconter les débuts de l’expression du don du « Parler en Langues » dans mon corps. Et ce vécu nous montre que comme toutes les libéralités de l’Esprit de Dieu, il ne s’obtient aucunement par nos propres efforts. Nous pouvons donc partant de ce constat, établir ce que le don du « Parler en Langues » n’est pas.
a. Le « Parler en Langues » n’est pas une langue apprise ou imitée
Aujourd’hui dans les milieux chrétiens, il y a de nombreuses personnes qui, pour montrer leur élévation spirituelle, enseignent à leurs fidèles comment « parler en langues ». D’autres personnes encore, toujours pour des questions d’orgueil spirituel, captent quelques mots ici et là, et les répètent par moment, arguant avoir obtenu le don des langues.
Peuple de Dieu, c’est une vraie folie ! On n’apprend pas à acquérir ce don et on n’imite personne pour ensuite affirmer qu’on le possède. Le « Parler en Langues » est induit par l’Esprit de notre Dieu vivant dans l’homme et c’est toujours le Saint-Esprit qui donne à chacun de s’exprimer selon Sa Sainte Volonté.
b) Le « parler en langues » ne se résume pas à quelques mots que tous les membres d’une communauté récitent comme un hymne national
Peuple de Dieu, comme je l’ai dit tantôt, on n’imite personne pour dire bénéficier de ce don. C’est un don du Saint-Esprit, et comme nous l’avons vu pour le jour de la Pentecôte, il a permis que toute la foule entende proclamer les merveilles du Seigneur. Nous savons d’ailleurs que cette foule était d’origine diverse, parlant de multiples langues. Il serait donc aberrant de croire que le « Parler en Langues » se résume en quelques mots unanimement répétés par tous les croyants.
Chers frères et sœurs dans la foi, souvenons-nous de ce que nous raconte le Livres des Actes des Apôtres lors de l’arrivée du Saint-Esprit sur les apôtres.
Il rapporte : « À Jérusalem vivaient des Juifs qui honoraient Dieu, venus de tous les pays du monde. Quand ce bruit se fit entendre, ils s’assemblèrent en foule. Ils étaient tous profondément surpris, car chacun d’eux entendait les croyants parler dans sa propre langue. Ils étaient remplis de stupeur et d’admiration, et disaient : « Ces gens qui parlent, ne sont-ils pas tous Galiléens ? Comment se fait-il que chacun de nous les entende parler dans sa langue maternelle ? Parmi nous, il y en a qui viennent du pays des Parthes, de Médie et d’Élam. Il y a des habitants de Mésopotamie, de Judée et de Cappadoce, du Pont et de la province d’Asie ; certains sont de Phrygie et de Pamphylie, d’Égypte et de la région de Cyrène, en Libye ; d’autres sont venus de Rome, de Crète et d’Arabie ; certains sont nés Juifs, et d’autres se sont convertis à la religion juive. Et pourtant nous les entendons parler dans nos diverses langues des grandes œuvres de Dieu ! » (Ac 2.5-11).
Les Textes nous disent bien que toutes les personnes qui étaient présentes dans cette assemblée, les entendaient s’exprimer dans leurs langues maternelles, glorifiant le Seigneur. Cela signifie que l’Esprit de notre Père peut multiplier à l’infini et à Sa convenance les langues susceptibles d’émaner de notre connexion avec Lui.
c. Le « Parler en Langues » n’est pas cette besogne qu’on peut commander au Saint-Esprit de faire
Chers frères et sœurs dans la foi, je suis souvent très attristée de voir des assemblées dans lesquelles on demande aux fidèles de prier en Langues. On leur donne alors comme un ordre qui doit être transmis au Saint-Esprit pour qu’Il se mette à l’œuvre.
Quelle indélicatesse, peuple de Dieu ! Pouvons-nous vraiment imposer à l’Esprit de notre Dieu, ce qu’Il doit faire et le moment qu’Il doit le faire en nous ?! Nous ne sommes que des instruments de notre Dieu, des canaux dont Il Se sert pour accomplir ce pour quoi Il nous a appelés et établis.
d. Le « Parler en Langues » n’est pas ce spectacle attrayant à présenter en assemblée pour montrer la maturité spirituelle
Chers frères et sœurs dans la foi, le « Parler en Langues » est devenu aujourd’hui pour beaucoup d’entre nous, un spectacle attrayant qu’on ne manque pas de présenter en assemblée pour montrer à tous que notre église est vraiment issue de Dieu. Mais qu’en est-il vraiment ?
Dans sa première épître aux Corinthiens, l’apôtre Paul nous dit ceci concernant le « Parler en Langues » : « Recherchez la charité. Aspirez aussi aux dons spirituels, mais surtout à celui de prophétie. En effet, celui qui parle en langue ne parle pas aux hommes, mais à Dieu, car personne ne le comprend, et c’est en esprit qu’il dit des mystères. Celui qui prophétise, au contraire, parle aux hommes, les édifie, les exhorte, les console. Celui qui parle en langue s’édifie lui-même ; celui qui prophétise édifie l’Eglise. Je désire que vous parliez tous en langues, mais encore plus que vous prophétisiez. Celui qui prophétise est plus grand que celui qui parle en langues, à moins que ce dernier n’interprète, pour que l’Eglise en reçoive de l’édification ». (1Co 14.1-5).
L’homme de Dieu continue en ces termes : « Et maintenant, frères, de quelle utilité vous serais-je, si je venais à vous parlant en langues, et si je ne vous parlais pas par révélation, ou par connaissance, ou par prophétie, ou par doctrine ? Si les objets inanimés qui rendent un son, comme une flûte ou une harpe, ne rendent pas des sons distincts, comment reconnaîtra-t-on ce qui est joué sur la flûte ou sur la harpe ?
Et si la trompette rend un son confus, qui se préparera au combat ? De même vous, si par la langue vous ne donnez pas une parole distincte, comment saura-t-on ce que vous dites ? Car vous parlerez en l’air. Quelque nombreuses que puissent être dans le monde les diverses langues, il n’en est aucune qui ne soit une langue intelligible ; si donc je ne connais pas le sens de la langue, je serai un barbare pour celui qui parle, et celui qui parle sera un barbare pour moi. De même vous, puisque vous aspirez aux dons spirituels, que ce soit pour l’édification de l’Eglise que vous cherchiez à en posséder abondamment ». (1Co 14.6-12).
Par ces extraits, nous comprenons simplement que le « Parler en Langues » n’est pas un objet de propagande que nous devons utiliser dans nos églises quand nous sommes rassemblés. Mais, que nous devons l’utiliser plus pour notre croissance spirituelle individuelle, demandant au Seigneur la capacité d’interpréter ces Langues, et le don de Prophétie.
Et pour nous donner un modèle d’ordre à appliquer dans nos assemblées, le serviteur du Seigneur nous dit un peu plus loin : « Lorsque vous vous assemblez, les uns ou les autres parmi vous ont-ils un cantique, une instruction, une révélation, une langue, une interprétation, que tout se fasse pour l’édification. En est-il qui parlent en langue, que deux ou trois au plus parlent, chacun à son tour, et que quelqu’un interprète ; s’il n’y a point d’interprète, qu’on se taise dans l’Eglise, et qu’on parle à soi-même et à Dieu. » (1 Co 14.26-28).
e. Le « Parler en Langues » n’est pas toute langue mystérieuse parlée dans une église
Peuple de Dieu, beaucoup de faux bergers se sont glissés aujourd’hui parmi les chrétiens et pour mieux piéger les âmes faibles, ils utilisent des pouvoirs des ténèbres. Nous avons appris que le « Parler en Langues » est un langue spirituelle issue de la connexion entre le Seigneur et le croyant. Ce qui signifie que cette langue émane de notre Dieu Qui est Esprit, tout comme il y a partout autour des nous, des forces spirituelles venant du monde des ténèbres. Alors, ne donnons pas du crédit à tout « Parler en Langues » que nous entendons. Les esprits impurs aussi ont des langages mystérieux.
Si nous nous souvenons bien, les trois Extraits des Actes des Apôtres que nous avons lus, nous ont formellement dit que les auditeurs entendaient les croyants louer la Gloire de Dieu et parler de Sa part (Ac 2.1-13 ; Ac 10. 44- 48 ; Ac 19. 1-7).
L’apôtre Jean dans sa première épître nous dit d’ailleurs : « Bien-aimés, n’ajoutez pas foi à tout esprit ; mais éprouvez les esprits, pour savoir s’ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde. Reconnaissez à ceci l’Esprit de Dieu : tout esprit qui confesse Jésus-Christ venu en chair est de Dieu ; et tout esprit qui ne confesse pas Jésus n’est pas de Dieu, c’est celui de l’antéchrist, dont vous avez appris la venue, et qui maintenant est déjà dans le monde ». (1Jn 4.1-3).
Alors, que ces quelques critères nous aident à crédibiliser tout « Parler en Langues » qui nous sera présenté.
3. Importance du « Parler en Langues »
Peuple de Dieu, j’aimerais encore me servir de ma propre expérience pour essayer de vous expliquer l’importance du « Parler en Langues » dans une vie de foi.
Je peux déjà vous avouer que lorsqu’au tout début mon père spirituel traduisait mes paroles pour que l’ensemble des fidèles puissent bénéficier des messages qu’elles contenaient, l’explication était complètement différente de mes propres pensées. Et quand ces paroles s’adressaient à des personnes particulières, mes propos ne tenaient compte, ni de mes rapports avec les concernés, ni des sentiments qu’ils m’inspiraient. C’était comme si j’étais juste un instrument dont notre Dieu se servait pour passer un message. Il pouvait alors Se prononcer sur le caractère du concerné, sa vie ou une situation qu’il traversait. Et bien plus tard, notre Dieu m’a expliqué pourquoi cela se passait ainsi.
Peuple de Dieu, il m’arrive parfois d’avoir des messages prophétiques à délivrer à certaines personnes. Si quelques fois je le fais assez aisément, le plus souvent, c’est une vraie guerre qui se livre en moi, car je pense aux conséquences, aux ennuis que je pourrais m’attirer et aux réactions des uns et des autres. Alors, il me faut une bonne dose de courage et une forte pression du Saint-Esprit pour que je m’exécute. Nous comprenons alors que si nous disposons dans nos assemblées du don du « parler en langues » et d’une personne qui interprète pour nous, nous pourrons bénéficier des messages directement issus de notre Dieu sans qu’ils n’aient été, ni recalés par nos raisonnements humains, ni souillés par l’esprit de son hôte.
De même, lorsque nous prions, parfois, nous avons, soit honte des choses à avouer à notre Dieu, soit peur des choses apparemment osées que nous voulons Lui demander. En outre, nous ne savons même pas quoi Lui demander et comment le faire. Nous avons alors à la fin, des prières mal faites, sinon incomplètes.
Et c’est pour nous certifier ce genre de limitation de notre nature, que l’apôtre Paul va affirmer dans son épître aux Romains : « De même aussi l’Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu’il nous convient de demander dans nos prières. Mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables ; et celui qui sonde les cœurs connaît quelle est la pensée de l’Esprit, parce que c’est selon Dieu qu’il intercède en faveur des saints. » (Ro 8. 26-27).
Alors, lorsque le Saint-Esprit, par le canal du « Parler en Langues », prend le lead de notre prière, nous avons l’assurance que non seulement nos vies sont parfaitement présentées à notre Dieu, mais aussi, que la doléance Lui est adressée dans le meilleur format et par le canal par excellence.
4. Comment obtenir le don du « Parler en Langues » ?
Peuple de Dieu, en réalité, il n’y a pas de cheminement précis pour obtenir ce don. Comme toutes les libéralités du Saint-Esprit, il s’agit de quelque chose de gratuit. Et c’est le Seigneur Lui-même Qui l’accorde au croyant. Cependant, plus nous resterons fidèles à notre Dieu, plus nous serons sincères dans notre quête, plus nous connaîtrons sa Parole ; plus nous serons qualifiés pour obtenir ce don de l’Esprit.
Et surtout, n’oublions pas de présenter cela comme un sujet de prière. Car le Seigneur Lui-même nous dit dans l’Evangile de Mathieu : « Demandez, et l’on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l’on vous ouvrira. Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe. Lequel de vous donnera une pierre à son fils, s’il lui demande du pain ? Ou, s’il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent ? Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent. » (Mt 7.7-11).
Chers frères et sœurs dans la foi, demandons donc le don du « Parler en Langues » à notre Dieu, avec l’assurance qu’Il finira par nous le donner.
Chers frères et sœurs dans la foi, pendant bien des siècles, certaines religions chrétiennes nous ont fait croire que le Ciel est à jamais inaccessible pour une catégorie de personnes. Ce mensonge est encore d’actualité aujourd’hui dans des plusieurs milieux dits chrétiens.
Pourtant dans l’Evangile de Luc, le Seigneur Jésus-Christ répond clairement à ceux qui condamnaient Sa clémence vis-à-vis des pécheurs : « Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler à la repentance des justes, mais des pécheurs. » (Lc 5.31-32).
Toujours dans l’Evangile de Luc, le Seigneur fait preuve de miséricorde à l’endroit de la pécheresse repentante (Lc 7. 36-48) et S’invite chez Zachée, le collecteur d’impôts, à qui Il offre le Salut par la suite (Lc 19.1-10).
Dans les Evangiles de Mathieu, Marc et Luc, le Seigneur appelle à Son service, un autre collecteur d’impôts, Mathieu (Mt 9.9-13 ; Mc 2.18-22 ; Lc 5.33-39). Et dans l’Evangile de Jean, il va soustraire à la lapidation, la femme surprise en flagrant délit d’adultère (Jn 8. 3-11).
Il dira d’ailleurs aux grands prêtres : « Je vous le dis en vérité, les publicains et les prostituées vous devanceront dans le royaume de Dieu. » (Mt 21.31).
Alors, le Ciel est-il particulièrement réservé aux prostituées et aux pécheurs ?
1. Le Pécheur a toujours une place qui l’attend au Ciel
Peuple de Dieu, n’en déplaise à certains d’entre nous, notre Dieu a toujours eu en Lui, un ardent désir de sauver l’Homme perdu. C’est d’ailleurs ce désir qu’Il ressort quand Il promet au serpent de faire écraser sa descendance dans le futur par la descendance de la femme (Gn3. 15). Le Seigneur va ensuite cacher la nudité d’Adam et Eve avant de les chasser de devant Sa présence (Gn3.20-22). Quand ensuite, Caïn tue son frère Abel (Gn 4.8), le Seigneur ne va pas Se fermer à sa demande d’allègement de sentence (Gn 4.9-15).
Bien plus tard, après avoir établi Son alliance avec Abram (Gn 12.1-5), le Seigneur va attendre que la descendance de Son ami se soit multipliée en Egypte avant d’aller la délivrer de l’esclavage (Ex 1 ; Ex 3.1-10 ; Ex 7-Ex12.1-42) pour en faire un peuple Lui appartenant en propre (Ex 19.3-6).
Cependant, à cause de la nature déchue de l’Homme, Israël va multiplier de révoltes contre Dieu sur le chemin de Canaan (Ex 16.1-3 ; Ex 32.1-6 ; Ex 32.26-28 ; Nb 11.4-35 ; Nb 14.1-38 ; Nb 16.1-3 ; Nb 16.23-35 ; Nb 17.6-5 ; Nb 25). Le Seigneur va alors prévoir une porte de sortie pour ce peuple.
Nous sommes ainsi dans le Livre de Deutéronome et, après avoir présenté à Israël les promesses et menaces inhérentes au respect ou non des prescriptions de l’Eternel (Dt 28), Moïse déclare ceci : « Lorsque toutes ces choses t’arriveront, la bénédiction et la malédiction que je mets devant toi, si tu les prends à cœur au milieu de toutes les nations chez lesquelles l’Éternel, ton Dieu, t’aura chassé, si tu reviens à l’Éternel, ton Dieu, et si tu obéis à sa voix de tout ton cœur et de toute ton âme, toi et tes enfants, selon tout ce que je te prescris aujourd’hui, alors l’Éternel, ton Dieu, ramènera tes captifs et aura compassion de toi, il te rassemblera encore du milieu de tous les peuples chez lesquels l’Éternel, ton Dieu, t’aura dispersé.
Quand tu serais exilé à l’autre extrémité du ciel, l’Éternel, ton Dieu, te rassemblera de là, et c’est là qu’il t’ira chercher. L’Éternel, ton Dieu, te ramènera dans le pays que possédaient tes pères, et tu le posséderas ; il te fera du bien, et te rendra plus nombreux que tes pères. L’Éternel, ton Dieu, circoncira ton cœur et le cœur de ta postérité, et tu aimeras l’Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur et de toute ton âme, afin que tu vives. » (Dt 30.1-6).
Chers frères et sœurs dans la foi, ces quelques lignes ressortent l’amour incommensurable de notre Dieu pour ce peuple qu’Il savait d’avance corrompu et la planche de salut qu’Il lui offrait en prévision à ses infidélités futures.
En effet, les exactions du peuple d’Israël ne tardèrent pas et chaque fois que du fond de la détresse à cause de ses iniquités il implorait le Seigneur, notre Dieu lui pardonnait et le restaurait (Jg 2.10-18).
C’est toujours ce même élan d’amour de notre Dieu envers le pécheur, qui va pousser l’Eternel à envoyer le prophète Nathan auprès du roi David, après que ce dernier eût commis l’adultère avec l’épouse d’Urie le Hittite et eût fomenté la mort de ce dernier (2 S 12.1-12). Cette démarche du Seigneur va amener le roi à la repentance (2 S 12.13), avec comme l’un des merveilleux fruits, l’écriture des Psaumes 51 et 32.
Peuple de Dieu, en réalité, l’Eternel notre Dieu n’a eu de cesse dans Son alliance avec Israël, à vouloir le tirer du péché, afin de lui procurer le bonheur qu’Il lui avait promis. C’est pour cette raison qu’Il va incessamment lui envoyer des prophètes chargés de l’inciter à la conversion (Os 14.1-9 ; Am 5.4-6 ; Am 5.14-15 ; Es 55.6-7 ; Es 58.6-14 ; Jr 3.12-15 ; Jr 4.1-4, Za 1.2-5).
Cette même planche de salut sera offerte à Ninive, la grande ville du royaume d’Assyrie, pour l’appeler à la conversion par l’entremise du prophète Jonas (Jon 1.1-2). Et Ninive, pour s’être repentie de ses transgressions après avoir entendu l’avertissement de Jonas, est finalement sauvée (Jon 3.5-10).
Une façon pour notre Dieu de dire à l’humanité toute entière, qu’il suffit juste de regretter ses péchés et de s’en détourner, pour être pardonné et rentrer dans Ses bonnes grâces.
C’est d’ailleurs ce que l’Eternel notre Dieu Lui-même affirme dans le Livre du prophète Ezéchiel en ces termes : « Si le méchant revient de tous les péchés qu’il a commis, s’il observe toutes mes lois et pratique la droiture et la justice, il vivra, il ne mourra pas. Toutes les transgressions qu’il a commises seront oubliées ; il vivra, à cause de la justice qu’il a pratiquée. Ce que je désire, est-ce que le méchant meure ? dit le Seigneur, l’Éternel. N’est-ce pas qu’il change de conduite et qu’il vive ? » (Ez 18.21-23).
Pendant Son Ministère terrestre le Seigneur Jésus-Christ Lui-même, en écho à la volonté du Père, n’a jamais cessé de faire comprendre à Ses interlocuteurs qu’Il réservait un accueil particulier aux pécheurs.
Nous pouvons le voir dans Sa rencontre bouleversante avec la femme pécheresse (Lc 7.36-49), les paraboles de la brebis et de la dragme perdues (Lc 15.1-10), celle du fils prodigue (Lc 18.9-14). Un message similaire nous est servi avec l’histoire de la femme samaritaine (Jn 4.1-30) et celle de la femme surprise en plein délit d’adultère (Jn 8.1-11). Ou encore, dans l’appel perpétuel au repos que notre Seigneur lance à toute l’humanité (Mt 11. 28-30).
Et pour clairement nous faire apprécier cette dimension du Ministère terrestre de notre Maître, nous pouvons revenir à l’appel qu’Il adressa à Mathieu au bureau des taxes, pour en faire Son apôtre.
Nous lisons alors : « Jésus partit de là et vit, en passant, un homme appelé Matthieu assis au bureau des impôts. Il lui dit : « Suis-moi ! » Matthieu se leva et le suivit. Jésus prenait un repas dans la maison de Matthieu ; beaucoup de collecteurs d’impôts et autres gens de mauvaise réputation vinrent prendre place à table avec lui et ses disciples. Les Pharisiens virent cela et dirent à ses disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les collecteurs d’impôts et les gens de mauvaise réputation ? » Jésus les entendit et déclara : « Les personnes en bonne santé n’ont pas besoin de médecin, ce sont les malades qui en ont besoin. Allez apprendre ce que signifient ces mots prononcés par Dieu : “Je désire la bonté et non des sacrifices d’animaux.” Car je ne suis pas venu appeler ceux qui s’estiment justes, mais ceux qui se savent pécheurs. » (Mt 9.9-13).
Chers frères et sœurs dans la foi, le Seigneur Jésus-Christ se présente ainsi à nous comme le Dieu Sauveur Qui a permanemment œuvré à ce que l’Homme pécheur revienne rapidement et sans crainte aucune à son Créateur.
Après la mort et la résurrection du Seigneur, l’Esprit Saint est envoyé aux apôtres dans la Chambre Haute (Ac 2.1-13). Dès lors, si ce message d’amour infini est certes encore annoncé au peuple Juif (Ac 2.38-40 ; Ac 8.26-40), il est aussi annoncé en Samarie (Ac 8.4-25) et aux nations païennes (Ac 10.1- 43 ; Ac 13.48- 49 ; Ac 14.15-17 ; Ac 16.10- 15 ; 17.22- 31 ; etc).
Chers frères et sœurs dans la foi, oui, il y a toujours une place de choix pour l’Homme pécheur au Ciel !!! Parfois, les circonstances de notre naissance, notre environnement familial ou communautaire, nos actions passées, nos péchés ou les faiblesses que nous ressentons en nous, peuvent nous faire croire que le Ciel nous est fermé. Il n’en est rien !!!
Il n’y a personne sur terre qui est trop méchant ou trop pécheur pour être définitivement exclu de la Grâce infinie de notre Dieu.
Il s’agit d’un don gratuit de notre Dieu, mis à la disposition de tout le monde. Parce qu’il n’y a en réalité, aucun être parfait sur terre et que nous sommes tous redevables de la Grâce du Seigneur.
C’est d’ailleurs ce que l’apôtre Paul nous dit dans sa lettre aux Ephésiens : « C’est par grâce que vous êtes au sauvés, au moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie » (Ep2.8-9).
Alors, quels que soient nos péchés et nos souillures, courons à notre Dieu Qui nous attend, les bras grandement ouverts. Et pendant que nous le faisons, emportons avec assurance ces paroles du Seigneur Jésus-Christ : « Il y a plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentance. » (Lc 15.7).
2. Les pécheurs ayant reçu l’approbation du Ciel
Chers frères et sœurs dans la foi, c’est la vérité toute simple. Il n’y a personne sur terre qui a été exclu de la Grâce de Dieu, et le Seigneur attend avec un ardent désir, le retour vers Lui, de tous ceux qui se sont égarés loin de Lui.
Malheureusement, à cause de cela, nombreux parmi nous sont convaincus qu’ils peuvent se vautrer dans le péché, sans que cela ait une quelconque influence sur leur vie spirituelle, et qu’ils auront toujours la possibilité d’aller à Dieu au moment opportun.
Pire encore, d’autres sont plutôt convaincus que la mort sur la croix à Golgotha du Seigneur Jésus-Christ, leur a donné le ticket d’approbation d’une vie entière de péché. Mais, qu’en est-il vraiment ? Si notre Dieu a approuvé des pécheurs notoires dans le passé, comment cela s’est-il passé ?
Peuple de Dieu, lorsque nous rentrons dans l’histoire d’Israël avant l’avènement du Seigneur Jésus-Christ, nous avons deux histoires fantastiques de femmes apparemment écartées du plan de Dieu, qui y ont tout de même inscrit leurs noms en lettres d’or.
La première est la prostituée Rahab (Jos 2.1-21). Et pourquoi, son nom est-il honoré dans l’histoire d’Israël ? Parce que ayant entendu les échos de la puissance de notre Dieu et Sa présence au milieu d’Israël, elle a fait le choix à ses risques et périls, de sauver les espions envoyés à Canaan afin d’entrer dans les bonnes grâces du peuple élu. A cause de cela, elle et sa famille ont eu la vie sauve, et ont par la suite été intégrés dans la communauté d’Israël (; Jos 6.17 ; Jos 6.22-23).
La deuxième femme, c’est Ruth, la moabite (Rt 1.8-Rt 4). Et pourquoi cette femme d’origine païenne fut-elle honorée en Israël ? Parce qu’au lieu d’abandonner sa belle-mère Naomi comme le fit sa coépouse Orpa, elle décida de rester avec Naomi, s’engageant également à faire de l’Eternel, son Dieu (Rt1.15-18). Ce choix a fait que Ruth devienne l’épouse de Boaz et ancêtre du roi David (Rt 4.13-22).
Chers frères et sœurs dans la foi, comme nous l’avons vu à l’entame de ce partage, avec le Seigneur Jésus-Christ, il est parfaitement clair que notre Dieu éprouve un ardent désir de sauver ceux qui sont perdus. Alors, comment cela s’est-il passé ?
Lorsque nous allons au chapitre 7 de l’Evangile de Luc, nous nous retrouvons vite avec la pécheresse repentante. Les Textes nous disent alors : « Un pharisien pria Jésus de manger avec lui. Jésus entra dans la maison du pharisien, et se mit à table.Et voici, une femme pécheresse qui se trouvait dans la ville, ayant su qu’il était à table dans la maison du pharisien, apporta un vase d’albâtre plein de parfum,et se tint derrière, aux pieds de Jésus. Elle pleurait; et bientôt elle lui mouilla les pieds de ses larmes, puis les essuya avec ses cheveux, les baisa, et les oignit de parfum.Le pharisien qui l’avait invité, voyant cela, dit en lui-même: Si cet homme était prophète, il connaîtrait qui et de quelle espèce est la femme qui le touche, il connaîtrait que c’est une pécheresse.
Jésus prit la parole, et lui dit: Simon, j’ai quelque chose à te dire. -Maître, parle, répondit-il. -Un créancier avait deux débiteurs: l’un devait cinq cents deniers, et l’autre cinquante.Comme ils n’avaient pas de quoi payer, il leur remit à tous deux leur dette. Lequel l’aimera le plus?Simon répondit: Celui, je pense, auquel il a le plus remis. Jésus lui dit: Tu as bien jugé.
Puis, se tournant vers la femme, il dit à Simon: Vois-tu cette femme? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m’as point donné d’eau pour laver mes pieds; mais elle, elle les a mouillés de ses larmes, et les a essuyés avec ses cheveux.Tu ne m’as point donné de baiser; mais elle, depuis que je suis entré, elle n’a point cessé de me baiser les pieds. Tu n’as point versé d’huile sur ma tête; mais elle, elle a versé du parfum sur mes pieds.C’est pourquoi, je te le dis, ses nombreux péchés ont été pardonnés: car elle a beaucoup aimé. Mais celui à qui on pardonne peu aime peu.
Et il dit à la femme: Tes péchés sont pardonnés.Ceux qui étaient à table avec lui se mirent à dire en eux-mêmes: Qui est celui-ci, qui pardonne même les péchés? Mais Jésus dit à la femme: Ta foi t’a sauvée, va en paix. » (Lc 7.36-50)
Nous voyons là une femme qui, se sachant pécheresse, achète un parfum de grand prix, prend le risque de se rendre chez un docteur de la Loi, malgré le jugement et le rejet, se tient aux pieds du Seigneur, et non seulement elle les lui mouille avec ses larmes, les baise et les nettoie avec ses cheveux, elle y verse aussi ce parfum de grand prix.
Avec l’histoire de la femme samaritaine (Jn 4.1-30), nous voyons une femme d’origine païenne qui, plutôt que de nier son mensonge devant le Seigneur, le reconnaît et Lui attribue le titre de prophète (Jn 4.17-19). Elle est d’ailleurs celle qui par la suite, va introduire le Seigneur comme Messie auprès de ses concitoyens (Jn 4.39).
Avec Zachée, nous avons un collecteur d’impôts tellement assoiffé de rencontrer le Seigneur, qu’il n’hésite pas à monter sur un sycomore pour Le voir passer. Et lorsque le Seigneur S’invite chez lui, il offre allègrement la moitié de ses biens aux pauvres et s’engage à restituer au quadruple, tout ce qu’il aurait volé (Lc 19.1-10).
Avec Mathieu, nous le voyons quitter immédiatement son poste au bureau des taxes pour suivre le Seigneur sur les chemins, aussitôt l’appel reçu (Mt 9.9). Plus tard, il va préparer un festin en l’honneur du Seigneur et grâce à ce festin, beaucoup de pécheurs seront enseignés et impactés (Mt 9.10).
Peuple de Dieu, lorsque nous regardons attentivement toutes ces personnes, nous pouvons constater qu’elles ont toutes en commun certaines choses que nous pouvons citer ensemble : i) la conscience d’être pécheur, ii) la soif de Dieu, iii) le désir de Lui appartenir, iv) la volonté de Le suivre et d’en payer le prix.
Chers frères et sœurs dans la foi, c’est un fait que nous ne pouvons pas contester. S’il est bien vrai que des hommes et femmes jugés de mauvaise vie ont été approuvés par notre Seigneur, ce ne sont en réalité, que ceux qui ont accepté de suivre un certain cheminement pour revenir à Lui.
Quel est donc ce cheminement ?
3. Le cheminement de retour de l’Homme pécheur à Dieu
Chers frères et sœurs dans la foi, comme nous venons de le voir, l’Homme pécheur a toujours une place privilégiée qui l’attend au Ciel, et notre Dieu l’a prouvé en honorant dans le passé, des hommes et des femmes dont la vie était jugée abominable par leurs semblables.
Pourtant, nous savons aussi que ce ne sont pas tous les pécheurs qui ont été honorés par le Seigneur. Et en regardant attentivement la vie de ces « pécheurs » honorés, nous avons vu que chacun d’eux a dû suivre un cheminement de retour à Dieu afin d’entrer dans son héritage.
Quel est donc ce cheminement ? Dans la section précédente, nous avons identifié quatre (04) éléments que nous pouvons revisiter chacun pour bien comprendre : i) la conscience d’être pécheur, ii) la soif de Dieu, iii) le désir de Lui appartenir, iv) la volonté de Le suivre et d’en payer le prix.
a. La conscience d’être pécheur
Peuple de Dieu, la conscience de son péché, de sa misère spirituelle et de son indignité, est la première étape dans le processus de retour à Dieu. En effet, comment pouvons-nous vouloir retourner à Dieu si nous ne reconnaissons même pas déjà que nous sommes dans le tort, que notre conduite est mauvaise et que nous sommes en rébellion contre notre Dieu ?
Lorsque nous allons dans le second Livre du prophète Samuel, nous retrouvons le roi David, serviteur bien-aimé de notre Dieu qui pourtant, n’a pas hésité à faire tuer Urie le hittite, pour prendre sa femme et en faire son épouse (2S11). C’est alors que l’Eternel lui envoie le prophète Nathan pour lui faire connaître Sa colère et la condamnation qu’Il lui réserve (2S12.1-12). A la suite de ce message, le roi David va reconnaître son péché et demander pardon à Dieu (2S12.13). Mais, bien plus que ces quelques mots, le roi David va écrire le Psaume 51 dans lequel, il reconnaît toute son iniquité et sa bassesse devant l’Eternel.
Lisons ensemble un extrait de ce Psaume : « O Dieu ! Aie pitié de moi dans ta bonté ; selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions ;lave-moi complètement de mon iniquité, et purifie-moi de mon péché.Car je reconnais mes transgressions, et mon péché est constamment devant moi.J’ai péché contre toi seul, et j’ai fait ce qui est mal à tes yeux, en sorte que tu seras juste dans ta sentence, sans reproche dans ton jugement.
Voici, je suis né dans l’iniquité, et ma mère m’a conçu dans le péché.Mais tu veux que la vérité soit au fond du cœur : Fais donc pénétrer la sagesse au dedans de moi ! Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur ; lave-moi, et je serai plus blanc que la neige.Annonce-moi l’allégresse et la joie, et les os que tu as brisés se réjouiront.Détourne ton regard de mes péchés, efface toutes mes iniquités.
O Dieu ! Crée en moi un cœur pur, renouvelle en moi un esprit bien disposé. » (P51.2-10).
Chers frères et sœurs dans la foi, voici un roi aimé de Dieu et établi par Lui, qui, suite à son péché, a dû reconnaître son indignité devant le Seigneur, indépendant de tous les honneurs que les hommes pouvaient lui accorder.
Avec la femme pécheresse, nous avons vu son humiliation et son abaissement dans une assemblée hostile, alors qu’elle recherchait, complètement brisée, la clémence du Seigneur Jésus-Christ (Lc 7.36-38).
Pour bien nous montrer que cette attitude est très honorable, le Seigneur Jésus-Christ Lui-même, toujours dans l’Evangile de Luc, va nous raconter cette parabole du collecteur d’impôts qui va être justifié dans sa prière, contrairement au pharisien, pour avoir reconnu son statut de pécheur et avoir imploré la miséricorde de Dieu (Lc 18. 9-14).
Peuple de Dieu, aujourd’hui, nous sommes nombreux qui, bien que vivant dans le péché le plus abominable, ne trouvons rien d’incorrect dans nos vies. Pire encore, nous érigeons en norme cette vie corrompue et pervertie, voulant y entraîner tout le monde autour de nous. Nous entamons alors des campagnes de défense de nos droits individuels, allant jusqu’à voter des lois complètement à l’opposé de la volonté de Dieu.
Chers frères et sœurs dans la foi, il est indéniable que le Ciel est grandement ouvert aux pécheurs et aux prostituées, mais notre Dieu n’a jamais fait la promotion du péché et ne la fera jamais.
Dans sa lettre aux Romains, l’apôtre Paul nous a démontré à quel point après le premier péché commis dans le jardin d’Eden, les hommes se sont livrés ensuite à une multitude de péchés, avant que ne survienne la Grâce de Dieu, mettant ainsi en exergue, la largesse infinie du don de notre Père (Rm 5.14-21). Pourtant, à la suite de ce développement, il fait vite de nous mettre en garde contre le danger de croire que la Grâce qui nous est offerte, vient offrir ses lettres de noblesse au péché.
L’homme de Dieu continue en effet en ces termes : « Que dirons-nous donc ? Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde ? Loin de là ! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché ? Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés ? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie.
En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection, sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché ; car celui qui est mort est libre du péché. » (Rm 6.1-7).
Dans son épître à l’église de Corinthe, pour statuer sur un acte d’immoralité dans cette église, l’homme de Dieu va dire:« Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront pas du royaume de Dieu? Ne vous y trompez pas: ni ceux qui vivent dans l’immoralité sexuelle, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les travestis, ni les homosexuels, ni les voleurs, ni les hommes toujours désireux de posséder plus, ni les ivrognes, ni les calomniateurs, ni les exploiteurs n’hériteront du royaume de Dieu. » (1 Co 6. 9-10).
Dans sa lettre aux Galates, en opposant les œuvres de la chair à celles de l’Esprit Saint, le serviteur du Seigneur va s’exprimer en ces termes: « Les œuvres de la nature humaine sont évidentes: ce sont [l’adultère,] l’immoralité sexuelle, l’impureté, la débauche, l’idolâtrie, la magie, les haines, les querelles, les jalousies, les colères, les rivalités, les divisions, les sectes, l’envie, [les meurtres,] l’ivrognerie, les excès de table et les choses semblables. Je vous préviens, comme je l’ai déjà fait: ceux qui ont un tel comportement n’hériteront pas du royaume de Dieu. (Ga 5.19-21)
L’apôtre Jean nous dira à son tour dans sa première lettre : « Or, vous le savez, Jésus a paru pour ôter les péchés, et il n’y a point en lui de péché. Quiconque demeure en lui ne pèche point ; quiconque pèche ne l’a pas vu, et ne l’a pas connu. » (1 Jn 3.5-6).
Il va continuer plus loin :« Nous savons que quiconque est né de Dieu ne pèche point ; mais celui qui est né de Dieu se garde lui-même, et le malin ne le touche pas. » (1 Jn 5.18).
Chers frères et sœurs dans la foi, oui, notre Dieu nous aime et Il tient largement ouvertes, les portes du Ciel aux pécheurs et prostituées. Mais, c’est uniquement aux pécheurs et prostituées repentants.
Reconnaissons donc aujourd’hui nos péchés, et retournons à Lui, avec la confiance d’obtenir Son pardon, comme Il nous le promet (Lc 15.7).
b. La soif de Dieu et le désir de Lui appartenir
Chers frères et sœurs dans la foi, la soif de Dieu et le désir de Lui appartenir sont souvent les éléments qui nous poussent le plus à vouloir nous déconnecter de notre ancienne façon de vivre. Ce sont ces éléments qui en réalité, nous poussent souvent à nous détacher du péché. En effet, c’est comme le besoin de manger ou de boire. Tant que nous ne les ressentons pas, nous n’éprouvons aucun besoin de nous déranger pour obtenir de la nourriture ou des boissons, sauf si nous sommes de véritables gloutons ou des buveurs invétérés.
Lorsque nous revenons à nos récits bibliques, nous voyons dans chacun des acteurs, une soif sincère du Seigneur, et le désir authentique de Lui appartenir. Rappelons-nous comment Rahab avait déclaré aux espions envoyés à Canaan, la grandeur de Dieu et sa volonté d’être associée à Israël avec toute sa famille (Jos 2.7-13). Souvenons-nous aussi de la déclaration d’allégeance à Dieu de Ruth (Rt1.15-18). Dans le Psaume 51, le roi David ne cacha pas cette volonté presque désespérée de rester à jamais attaché à Dieu (Ps 51. 12-17). La femme cananéenne près du puits demanda au Seigneur l’eau vive qu’Il lui proposait et plus que cela, elle montra un désir ardent d’en apprendre plus de Lui (Jn 4.13-26). Mathieu et Zachée organisèrent un festin en l’honneur du Seigneur, la femme pécheresse demeura aux pieds du Seigneur, baignant Ses pieds de ses larmes, les essuyant avec ses cheveux et les baisant, avant de les oindre de parfum.
c. La volonté de suivre le Seigneur et d’en payer le prix
Chers frères et sœurs dans la foi, la marche avec le Seigneur demande toujours un prix à payer. Si nous sortons des ténèbres comme c’est généralement le cas, nous aurons toujours soit des préjugés à dépasser, soit des personnes à braver, soit des croyances à renverser, ou même, nos propres craintes et faiblesses à surpasser.
On ne peut pas vouloir entrer dans une nouvelle vie, sans se débarrasser des liens qui nous retenaient dans notre ancienne existence. Un ivrogne par exemple, devra apprendre à s’éloigner des débits de boissons et certainement de ses amis de buvettes. Une prostituée devra apprendre à avoir un travail décent et à se contenter de ses revenus, même minimes. Un voleur devra apprendre à travailler et à respecter le bien d’autrui, etc. Parfois c’est la famille ou la communauté autour de nous qui ne voudra pas de cette nouvelle version de nous. Alors, il nous faudra tenir fermes dans notre engagement de foi. Il nous faudra même bien des fois, surpasser nos forces pour ne pas renoncer, tellement l’opposition sera grande!
A ce propos, nous pouvons voir comment Rahad avait dû cacher les espions et braver le roi de Jéricho pour atteindre son but (Jos2.2-7). Ruth quant à elle avait dû quitter son pays et toutes ses coutumes pour partir en Israël avec Naomi, sa belle-mère (Rt 1.22). La femme samaritaine avait dû quitter le puits en courant et aller rendre témoignage du Seigneur auprès des gens de sa contrée (Jn 4. 28-30). Avec la femme pécheresse, nous pouvons imaginer son agonie intérieure alors le pharisien et ses invités autour d’elle la traitaient avec mépris et dégoût (Lc 7.39). Mathieu avait dû quitter son poste de travail et s’engager à suivre le Seigneur (Mt 9.9). Et Zachée s’était engagé à partager ses biens avec les pauvres et à corriger ses injustices passées (Lc 19.8).
Pourtant, chacun d’eux avait finalement obtenu une récompense bien au-delà de ses attentes. Rahab avait été sauvée avec sa famille, avait été intégrée dans la communauté d’Israël et était finalement devenue l’ancêtre du roi David, donc du Seigneur Jésus-Christ Lui-même (Jos 6.22-25 ; Mt 1. 5). Ruth avait épousé Boaz et était devenue l’ancêtre du roi David et du Seigneur Jésus-Christ Lui-même (Rt 4.13-22 ; Mt 1. 6). Mathieu était devenu l’un des douze apôtres du Seigneur (Lc 5.12-16). Zachée (Lc 19.9) et la femme pécheresse (Lc 7.48), avaient obtenu le Salut du Seigneur.
Peuple de Dieu, oui, aller à la suite du Seigneur, va toujours nous demander un prix à payer. Et parfois, ce prix sera très élevé. Pourtant, plus que ces petits tracas des premières marches de foi, on découvre ensuite que cheminer avec Dieu est le meilleur choix qu’on puisse faire dans une vie.
Alors, quel que soit notre statut et notre péché, retournons à notre Dieu Qui nous attend, les bras largement ouverts et de nombreux cadeaux en réserve. Et pendant que nous y allons, emportons avec nous les paraboles de la brebis et de la dragme perdues (Lc 15.1-10), et celle du fils prodigue (Lc 18.9-14), que le Seigneur Jésus-Christ Lui-même nous a léguées.
Je te dis sincèrement merci pour le don de la vie et pour tout ce que tu fais chaque jour pour moi.
En effet Seigneur, c’est toi qui donnes la vie à tous (Gn 2.7 ; Jb 34.14-15 ; Sg 11.24-25) et en dehors de toi, il n’y a pas d’autre Dieu (Es 45.5).
Mais, parfois l’Homme s’égare et donne l’honneur qui t’est dû à d’autres dieux qui ne sont que des démons déguisés en idoles (1 Co 10.14-20). Cette attitude est une marque de haine envers toi, et une vraie abomination devant ta face.
C’est pourquoi mon Dieu, tu punis jusqu’à la troisième et quatrième génération de ceux qui agissent ainsi (Ex 34.7).
Seigneur, même si cette décision afflige beaucoup, elle est juste et pleine de ton amour. Cette justice et cet amour que tu nous démontres ensuite dans le Livre du prophète Ezéchiel quand tu nous dis : « Ce que je désire, est-ce que le méchant meure ? dit le Seigneur, l’Eternel. N’est-ce pas qu’il change de conduite et qu’il vive ? » (Ez 18.23).
Dans le Livre des Chroniques, tu promets de pardonner à Israël et de guérir toutes ses blessures, s’il s’humilie, prie, se repent et cherche ta face (2Ch 7.14).
Le Seigneur Jésus-Christ nous demande aussi de venir à lui avec nos charges pour avoir le repos (Mt 11.28- 30), nous affirmant être spécialement venu pour les pécheurs et les malades (Lc 5. 31-32).
Et l’apôtre Paul, ton serviteur affirme que tu as fait reposer sur le Seigneur Jésus-Christ toute la malédiction du péché, afin que nous puissions bénéficier de la bénédiction de ton ami Abraham (Ga 3.13).
Père Eternel, sur la base de toutes ces promesses, je viens à toi avec la lourde charge qui est la mienne.
Par ignorance et par rébellion, mes ancêtres et parents ont été chercher d’autres dieux que toi. Des faux dieux, des esprits impurs. Moi-même aussi, par ignorance ou par bêtise, me suis peut-être lié à certains d’eux.
Et aujourd’hui, tous ces actes de rébellion contre toi, ont attiré la malédiction générationnelle sur notre famille et nous ont liés aux démons.
Il s’agit d’une situation très déplorable et je te demande sincèrement pardon pour cela.
Père Eternel, je te prie que comme l’appel que tu as adressé à Gédéon lui a donné le courage de détruire la statue de Baal dressée dans la concession de son père et de t’ériger un autel à sa place (Jg 6.25-28) ;
Que ton arrivée dans ma vie me donne le courage et la force de détruire toutes les idoles et toutes les fondations de l’Ennemi construites dans ma famille, et de t’y construire un autel de choix.
Comme le roi Josias a purifié Juda et Jérusalem de toutes les idoles et impuretés laissées par son père et ses ancêtres (2 Ch 34.3-7), que ta présence dans ma vie fasse disparaître à jamais, toutes les idoles et toutes les impuretés laissées dans ma famille par mes parents et ancêtres.
Père, ta Parole dit aussi que notre appartenance au Seigneur Jésus-Christ nous renouvelle complètement (2 Co 5.17).
Que mon appartenance à ton Fils renouvelle complètement tout dans ma famille, ma maison, mes chemins.
Que toute alliance infernale ou satanique qui nous liait aux ténèbres et nous retenait prisonniers, soit à jamais rompue par le Sang Précieux et Saint de ton Fils, qui a coulé à Golgotha pour le pardon des péchés de tous les Hommes.
Que tout esprit impur qui se tenait à l’affût contre nous, soit à jamais vaincu et expulsé de nos vies.
Et qu’à la place, ma vie et celle de toute ma famille, soient à jamais remplies de ta Précieuse Présence.
Au Nom précieux et Saint du Seigneur Jésus-Christ. Amen.
Je te dis grandement merci pour le don de la vie et pour tout ce que tu as fait jusqu’ici pour moi.
Et effet, c’est par Grâce que je vis et c’est par amour que tu prends soin de moi et des miens chaque jour.
Seigneur Eternel Dieu, depuis le commencement, c’est Toi-même qui as donné du travail à l’Homme dans le jardin d’Eden (Gn 2.15).
C’est toujours toi qui lui as dit que c’est par la sueur de son front qu’il se procurera à manger, quand il a chuté devant toi (Gn 3.17-19).
Ainsi, tu as donné du travail à Caïn et à Abel, les deux premiers fils d’Adam (Gn 4.1-2)
Même à la descendance maudite de Caïn après qu’il eût tué Abel son frère, tu as donné du travail (Gn 4. 19-22).
Après la destruction du premier monde, tu as fait de Noé, le premier agriculteur de l’humanité (Gn10.20).
En réalité Père, tu n’as créé personne pour qu’il soit sans occupation pour l’aider à subvenir à ses besoins.
C’est pour cela que tu as promis la bénédiction du travail au peuple d’Israël, s’il se conformait à ta Parole, dans le Livre du Deutéronome (Dt 28.8).
Même au Seigneur Jésus-Christ, tu as donné un métier avant le début de son Ministère terrestre, c’est pour cela que les gens de sa ville natale l’appelaient le charpentier (Mc 6.1-3).
Ton serviteur, l’apôtre Paul, a également dû travailler de ses mains pour survenir à ses besoins, plutôt que de dépendre de ceux dont il avait la charge devant ton trône de Grâce (Ac 18.1-3 ; Ac 20.33-35).
Et pour nous montrer que tout le monde doit travailler pour subvenir à ses propres besoins, il nous dit dans sa lettre aux Thessaloniciens : « Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus ». (Th 3. 10).
Aujourd’hui mon Dieu, me voici devant toi dans l’humiliation de n’avoir pas de travail fixe. Je me bats et m’épuise, mais c’est à peine si je mange à ma faim. Je suis l’objet des moqueries de beaucoup, et parfois, ceux pour qui je travaille m’exploitent.
Père Eternel, toi qui ne te détournes pas des peines du misérable mais qui l’écoutes quand il crie à toi (Ps 22.24), porte ton regard plein d’amour et de compassion sur moi.
Tu m’as donné beaucoup d’aptitudes et ta grâce m’a permis d’avoir une instruction, qui sont largement suffisantes pour que j’aie un travail décent.
Père, je te fais cette prière, non pas sur la base de la propre justice, mais sur la base de cette Justice Eternelle accomplie pour moi sur la croix à Golgotha, par ton Fils Unique, notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ.
Mais, comme je sais aussi que seule ta Sainte Volonté doit primer dans ma vie, que tout se passe comme tu veux.
Au Nom Précieux et Saint du Seigneur Jésus-Christ. Amen.
Nous te disons merci pour le don de la vie que tu nous as fait aujourd’hui (Jb 34.14-15 ; Sg 11.24-25.
C’est par grâce que nous sommes là, et c’est par grâce que ce repas nous a été offert.
Bénis les mains qui l’ont apprêté et préparé, ainsi que tous ceux qui de près ou de loin, ont contribué à sa préparation.
Père, tu sais que ce repas nous a été offert pour combler notre faim physique. Mais, nous voulons qu’il devienne une source de guérison pour ceux qui sont malades parmi nous et qu’il nous fasse aussi accéder au Pain Spirituel que toi Seul peux donner.
Et comme tu nourris chaque jour les oiseaux du ciel (Mt 6.26), daigne aussi porter ton regard d’amour vers ceux qui n’ont rien à manger et qui soupirent désespérément après toi.
Au Nom Précieux et Saint du Seigneur Jésus-Christ, Amen.
Merci pour le don de la vie et pour tout ce que tu fais pour moi chaque jour.
Père, dans les Livres de l’Exode et du Deutéronome, tu as promis à Israël d’éloigner de lui, la malédiction de la stérilité, s’il marchait dans tes voies (Ex 23.26 ; Dt 28.11).
En effet, je sais que c’est toi qui es Source de toute vie, et c’est toi qui donnes la descendance à l’Homme (Jb 34.14-15 ; Sg 11.24-25 ; Gn 30.1-2).
Tu l’as d’ailleurs prouvé en donnant Isaac à Sarah dans sa vieillesse (Gn 21.1-7), Esaü et Jacob à Rebecca après plusieurs années de stérilité (Gn 25.19-21, Joseph à Rachel après qu’elle eût crié à toi (Gn 30.22-24), le prophète Samuel à Anne pour laver sa honte (1S1.1-20), et le prophète Jean Baptiste à Elisabeth dans sa vieillesse (Lc 1.5-66).
Père, me voici devant toi, dans l’humiliation de la stérilité, et baignant dans mes larmes. Toi qui donnes toute vie Seigneur, pense à moi dans ta miséricorde. Non pas sur la base de ma propre justice, mais sur cette Justice Éternelle accomplie sur la croix à Golgotha par ton Fils Unique, notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ.
Cependant, comme je sais aussi que Seule ta Sainte Volonté doit primer dans ma vie, que tout soit fait comme tu veux.
Chers frères et sœurs dans la foi, face aux nombreuses situations de nos vies, nous ne savons pas souvent comment nous adresser à notre Dieu dans nos prières. Dans les milieux chrétiens, nous sommes devenus des spécialistes qui présentent des modèles de prières infaillibles pour décanter toutes les situations compliquées. Les guides d’utilisation de ces prières imposent également des heures précises, des postures adaptées ou même, le jeûne et d’autres contraintes pour que ces prières soient efficaces.
Tout cela n’est pas mauvais. Mais nous sommes-nous seulement déjà attardés sur la prière que le Seigneur Jésus-Christ Lui-même nous a léguée ? Avons-nous essayé de comprendre le sens profond de chaque verset et son implication ?
1. Le sens du « Notre Père »
Chers frères et sœurs dans la foi, dans l’évangile de Mathieu, le Seigneur Jésus-Christ décide d’enseigner la prière à Ses disciples. Il leur dit alors : « Voici comment vous devez prier :« Notre Père qui es aux cieux ! Que ton nom soit sanctifié ; Que ton règne vienne ;Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien ;Pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ;Ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du malin.Car c’est à toi qu’appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire. Amen ! » (Mt 6.9-13).
Peuple de Dieu, dans plusieurs milieux chrétiens aujourd’hui, cette prière est devenue une litanie qu’on récite sans réellement y prêter attention. Ou alors, nous la présentons comme un canevas de prière à suivre étape par étape, alors que nous présentons à Dieu, notre propre doléance façonnée à notre convenance.
Mais que signifie même chaque verset de cette prière ?
Notre Père qui es aux cieux ! Peuple de Dieu, le Père auquel nous faisons appel ici, c’est notre Dieu, le Créateur de toute chose, le Roi de l’Univers Visible et Invisible. Alors, quand nous Lui donnons du Notre Père, nous Lui reconnaissons tous les droits et les devoirs d’un père envers ses enfants, et réciproquement. Ainsi, autant nous reconnaissons qu’Il a envers nous le devoir de s’occuper totalement de nous, de même, nous acceptons de Lui être obéissants et soumis en toutes choses.
Que ton nom soit sanctifié. Par ces mots, nous reconnaissons autant la Divinité de Dieu, que Sa particularité qui fait de Lui, un Être Unique et Digne de respect dont la nature s’assimile à la Perfection, l’Amour, la Lumière, la Bonté, la Magnificence, la Pureté, la Gloire, etc. Cette phrase est en réalité un signe de respect et un gage d’exaltation pour notre Père.
Que ton règne vienne. Lorsque nous en appelons au règne de Dieu, c’est que nous reconnaissons et affirmons que Son Royaume est le meilleur milieu dans lequel nous pouvons nous épanouir. Et lorsque le règne de notre Dieu descend, Il chasse autour de nous toutes les ténèbres et leurs inévitables détresses, pour faire place à la félicité du Royaume Céleste, avec son contingent de paix, de douceur, d’amour, de justice, d’équité, de miséricorde, etc.
Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Lorsque nous faisons appel à la Sainte Volonté de notre Dieu, nous savons déjà qu’Elle est Immuable et Inchangeable. Et puisque cette volonté est depuis les origines du monde exclusivement tournée vers notre bonheur, nous avons l’assurance que non seulement nous allons bénéficier de toutes les grâces évoquées dans le Royaume de notre Père, mais que nous serons aussi hors d’atteinte pour l’Ennemi de nos âmes.
Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien. Cette phrase est l’expression de la confiance absolue que nous mettons en notre Dieu pour gérer tous nos problèmes (spirituels, physiques, matériels, financiers) de chaque jour. Elle prouve que nous avons réussi à nous déconnecter de toutes nos inquiétudes. De celles de la veille dont nous avons confié les charges supplémentaires au Seigneur. De celles du jour présent que nous savons déjà sans fondement. Et de celles du lendemain dont nous ne nous préoccupons pas encore, puisque nous savons d’avance que le Seigneur s’en chargera parfaitement.
Pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. Ici, nous disons au Seigneur que nous avons réussi à comprendre notre prochain, à nous mettre à sa place, à l’aimer comme nous-mêmes, donc à lui pardonner. Et parce que ceci a libéré notre esprit de toute rancœur, de toute amertume et de tout ressentiment, nous sommes autant accessibles au Saint-Esprit, qu’éligibles pour Son pardon. Mais, si nous n’avons rien fait de tout cela, ou en avons juste fait un peu, soit nous ne méritons pas d’être pardonnés, soit notre pardon doit être infime.
Ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du malin. Par ces mots, nous reconnaissons la propension de la nature humaine au péché et notre faiblesse face au Tentateur. Toutefois, nous savons que notre Dieu est notre Défenseur et que si nous demeurons en Sa présence, nous serons toujours vainqueurs du Malin et de nos penchants mauvais, grâce à Sa Parole et à Son prompt secours.
Car c’est à toi qu’appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire. Sans faire d’autre commentaire, quelle conclusion plus véridique pourrait avoir une prière adressée à notre Dieu ?
Peuple de Dieu, il s’agit là d’une prière, complète, exceptionnelle, unique. Si nous la présentons à notre Père en pensant vraiment chaque mot et avec authenticité de cœur, elle est porteuse d’admirables fruits.
2. Quelques éléments d’explication
a. La Sainteté de l’Eternel Dieu
Chers frères et sœurs dans la foi, aujourd’hui le monde est dominé par tellement de courants de pensée, que nous avons une multitude de dieux façonnés selon nos propres envies et nous les changeons à notre convenance, d’après nos intérêts personnels. Alors, même lorsque nous entrons dans le domaine de la foi chrétienne, nous collons à notre Dieu, l’identité qui nous plaît. Et comme nous sommes aujourd’hui des pécheurs invétérés qui aiment caresser leurs iniquités dans le sens du poil, alors, nous nous disons que Dieu ne S’embarrasse aucunement de tous les écarts. Et qu’étant donné qu’Il est Amour, Il continuera de nous aimer, même si nous nageons dans le péché le plus abject. Mais, qu’en est-il vraiment ?
Peuple de Dieu, la sainteté fait en réalité partie intégrante de la nature de Dieu. C’est pourquoi une fois le péché commis dans le jardin d’Eden, l’Homme ne put plus se tenir en Sa présence (Gn 3.8-24). C’est aussi pour cette raison que l’Eternel prit des précautions pour préserver la vie de Moïse, quand ce dernier Le pria de lui montrer Sa Gloire. L’Ecriture nous rapporte en effet les avertissements du Seigneur en ces termes : « L’Eternel dit : Tu ne pourras pas voir ma face, car l’homme ne peut me voir et vivre. L’Eternel dit : Voici un lieu près de moi ; tu te tiendras sur le rocher. Quand ma gloire passera, je te mettrai dans un creux du rocher, et je te couvrirai de ma main jusqu’à ce que j’aie passé. Et lorsque je retournerai ma main, tu me verras par derrière, mais ma face ne pourra pas être vue. » (Ex 33.21-23).
Légèrement plus en amont, après la fabrication du veau d’or par Israël, le Seigneur avait d’ailleurs mis en garde toute la communauté d’Israël contre la menace que représentait Sa nature Sainte vis-à-vis de toute forme d’iniquité. Il donna alors cette recommandation à Moïse : « Dis aux enfants d’Israël : Vous êtes un peuple au cou roide ; si je montais un seul instant au milieu de toi, je te consumerais. Ote maintenant tes ornements de dessus toi, et je verrai ce que je te ferai. » (Ex 33.5).
Plus tard dans le Livre de Lévitique, deux fils du grand-prêtre Aaron durent périr pour avoir méprisé la sainteté du Père dans l’origine du feu à présenter devant Sa face. A cette occasion, l’Ecriture nous relate les faits en ces mots : « Les fils d’Aaron, Nadab et Abihu, prirent chacun un brasier, y mirent du feu, et posèrent du parfum dessus ; ils apportèrent devant l’Eternel du feu étranger, ce qu’il ne leur avait point ordonné. Alors le feu sortit de devant l’Eternel, et les consuma : ils moururent devant l’Eternel. Moïse dit à Aaron : C’est ce que l’Eternel a déclaré, lorsqu’il a dit : Je serai sanctifié par ceux qui s’approchent de moi, et je serai glorifié en présence de tout le peuple. Aaron garda le silence » (Lv 10.1-3).
Au chapitre 11 du même Livre Concernant les animaux impurs à la consommation, le Seigneur va dire au peuple d’Israël : « Vous considérerez comme abominable tout reptile qui rampe sur la terre. On n’en mangera pas. Parmi tous les reptiles qui rampent sur la terre, vous ne mangerez aucun de ceux qui se traînent sur le ventre, ni de ceux qui marchent sur quatre pattes ou sur un grand nombre de pattes, car vous les considérerez comme abominables.
Ne vous rendez pas vous-mêmes abominables par tous ces reptiles qui rampent ; ne vous rendez pas impurs par eux, ne vous souillez pas par eux. En effet, je suis l’Eternel, votre Dieu. Vous vous consacrerez et vous serez saints, car je suis saint ; vous ne vous rendrez pas impurs par tous ces reptiles qui rampent sur la terre. » (Lv 11.41-45).
Au chapitre 16 de ce même Livre, l’Eternel restreint à une seule visite annuelle, la présence du grand-père dans le Lieu Très-Saint, endroit consacré à Sa Sainte Présence et ceci, uniquement lors de l’expiation des péchés (Lv 16).
Au chapitre 19, le Seigneur va encore insister sur la nécessité pour le peuple qu’Il S’est choisi, à être saint comme Lui-même est Saint.
Il S’adresse alors à Moïse en ces termes : « Transmets ces instructions à toute l’assemblée des Israélites : Vous serez saints, car je suis saint, moi, l’Eternel, votre Dieu. » (Lv 19.1-2). Et les règles devant régir cette sainteté de vie sont transmises à la communauté d’Israël jusqu’à la fin du chapitre (Lv 19.3-37). Le Seigneur va revenir sur cette nécessaire sainteté de Son peuple aux chapitres 20 et 22 du même Livre (Lv 20. 24-26 ; Lv 22.32-33).
Le prophète Habacuc pour sa part va dire parlant de la sainteté du Père : « Tes yeux sont trop purs pour voir le mal, et tu ne peux pas regarder l’iniquité » (Ha 1.13).
Chers frères dans la foi, le Dieu que nous servons, notre Père est Saint. C’est pour cette raison que parlant du Père, le Seigneur Jésus-Christ Lui-même va insister sur l’indispensabilité de la sainteté pour tous ceux qui se réclament de Lui. Dans l’Evangile de Mathieu, après avoir longuement parlé de l’amour des ennemis (Mt 5.43-45), le Seigneur va en effet conclure Son propos en disant : « Soyez donc parfaits comme votre Père céleste est parfait. » (Mt 5.48).
A la suite du Seigneur, l’apôtre Paul va écrire aux croyants de Thessalonique en ces termes : « Ce que Dieu veut, c’est votre progression dans la sainteté : c’est que vous vous absteniez de l’immoralité sexuelle,c’est que chacun de vous sache garder son corps dans la consécration et la dignité, sans le livrer à la passion du désir comme les membres des autres peuples qui ne connaissent pas Dieu ; c’est que personne dans ce domaine ne fasse de tort à son frère ou ne porte atteinte à ses droits, parce que le Seigneur fait justice de tous ces actes, comme nous vous l’avons déjà dit et attesté. En effet, Dieu ne nous a pas appelés à l’impureté, mais à la consécration. » (1Th 4.3-7).
Et dans l’épître aux Hébreux, le serviteur du Seigneur va revenir sur l’indispensabilité de la sanctification en disant : « Recherchez la paix avec tous, et la sanctification sans laquelle personne ne verra Dieu. » (He 12.14).
A la suite de Paul, l’apôtre Pierre va s’appesantir sur cette obligation du croyant en ces termes : « En enfants obéissants, ne vous conformez pas aux désirs que vous aviez autrefois, quand vous étiez dans l’ignorance. Au contraire, puisque celui qui vous a appelés est Saint, vous aussi soyez saints dans toute votre conduite. En effet, il est écrit : Vous serez saints car moi, je suis Saint. » (1 P1.14-16).
Chers frères et sœurs dans la foi, notre Dieu est Saint et le restera à jamais. Et n’eût été le sacrifice de Son Fils Unique, le Seigneur Jésus-Christ, sur la croix à Golgotha, aucun être humain ne pourrait tenir devant Sa Sainteté. Alors, dans notre vie au quotidien, il est important de nous représenter cette Pureté face à nos iniquités, et l’immense privilège qu’Il nous fait de nous rapprocher de Lui. Et cette vision va à coup sûr changer notre façon de voir le Seigneur, de parler de Lui et plus encore, elle va nous pousser à recherche la sainteté. Elle va aussi impacter la façon dont nous faisons monter vers Lui, la prière que Lui-même nous a léguée par l’intermédiaire de Son Fils.
b. Le Règne de Dieu
Chers frères et sœur dans la foi, lorsque nous parlons généralement du Règne de Dieu, nous ne parvenons pas vraiment à nous Le représenter. Parce que nous vivons dans un monde voué au mal, et que nous ne L’avons jamais connu. Mais, s’il y avait une possibilité que l’Homme vive dans un pareil royaume, à quoi cela ressemblerait-il ?
Dans le Livre de la Genèse, l’Ecriture nous décrit le jardin d’Eden avant que l’Homme de tombe dans le péché. Elle dit alors : « Voici les origines des cieux et de la terre, quand ils furent créés. Lorsque l’Eternel Dieu fit une terre et des cieux, aucun arbuste des champs n’était encore sur la terre, et aucune herbe des champs ne germait encore : car l’Eternel Dieu n’avait pas fait pleuvoir sur la terre, et il n’y avait point d’homme pour cultiver le sol. Mais une vapeur s’éleva de la terre, et arrosa toute la surface du sol. L’Eternel Dieu forma l’homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l’homme devint un être vivant.
Puis l’Eternel Dieu planta un jardin en Eden, du côté de l’orient, et il y mit l’homme qu’il avait formé. L’Eternel Dieu fit pousser du sol des arbres de toute espèce, agréables à voir et bons à manger, et l’arbre de la vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal.Un fleuve sortait d’Eden pour arroser le jardin, et de là il se divisait en quatre bras. Le nom du premier est Pischon; c’est celui qui entoure tout le pays de Havila, où se trouve l’or. L’or de ce pays est pur ; on y trouve aussi le bdellium et la pierre d’onyx. Le nom du second fleuve est Guihon; c’est celui qui entoure tout le pays de Cusch. Le nom du troisième est Hiddékel ; c’est celui qui coule à l’orient de l’Assyrie. Le quatrième fleuve, c’est l’Euphrate.
L’Eternel Dieu prit l’homme, et le plaça dans le jardin d’Eden pour le cultiver et pour le garder. L’Eternel Dieu donna cet ordre à l’homme : Tu pourras manger de tous les arbres du jardin ; mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras. » (Gn 2.4-17)
Chers frères et sœur dans la foi, voilà à quoi pouvait ressembler le territoire dans lequel le Seigneur avait installé l’homme qu’Il venait de créer. Et en plus de cela, Il lui donna l’autorité sur toute la création, créant même spécialement la femme pour assurer son bonheur (Gn 2. 18- 26).
Après le déluge et la destruction du premier monde, le Seigneur va de nouveau S’assurer de bénir Noé et toute sa famille pour qu’ils soient dans le bonheur (Gn 8.20-Gn9.1-17).
Lorsque nettement plus tard, l’Eternel décida d’établir Son alliance avec Abram et sa descendance après lui, Il lui parla en ces termes : « Va-t-en de ton pays, de ta patrie, et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation, et je te bénirai ; je rendrai ton nom grand, et tu seras une source de bénédiction. Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront ; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi. » (Gn12.1-3).
L’Eternel notre Dieu n’avait certes pas dans cette alliance, donné un territoire précis à Abram, mais Il lui avait garanti la bénédiction et la sécurité partout où il serait.
Après Abraham, lorsque le Seigneur Se décida d’envoyer Moïse délivrer Israël de la captivité en Egypte, Il le charga du message suivant :« J’ai vu la souffrance de mon peuple qui est en Egypte, et j’ai entendu les cris que lui font pousser ses oppresseurs, car je connais ses douleurs. Je suis descendu pour le délivrer de la main des Egyptiens, et pour le faire monter de ce pays dans un bon et vaste pays, dans un pays où coulent le lait et le miel, dans les lieux qu’habitent les Cananéens, les Héthiens, les Amoréens, les Phéréziens, les Héviens et les Jébusiens. Voici, les cris d’Israël sont venus jusqu’à moi, et j’ai vu l’oppression que leur font souffrir les Egyptiens » (Ex 3.7-9).
Dans le Livre de Deutéronome, avant sa mort, Moïse lut au Peuple d’Israël, les bénédictions qui lui étaient réservées de la part du Seigneur, s’il marchait dans Ses voies.
Lisons ensemble ces paroles de Moïse :« Si tu obéis à la voix de l’Eternel, ton Dieu, en observant et en mettant en pratique tous ses commandements que je te prescris aujourd’hui, l’Eternel, ton Dieu, te donnera la supériorité sur toutes les nations de la terre. Voici toutes les bénédictions qui se répandront sur toi et qui seront ton partage, lorsque tu obéiras à la voix de l’Eternel, ton Dieu : Tu seras béni dans la ville, et tu seras béni dans les champs.Le fruit de tes entrailles, le fruit de ton sol, le fruit de tes troupeaux, les portées de ton gros et de ton menu bétail, toutes ces choses seront bénies.Ta corbeille et ta huche seront bénies.Tu seras béni à ton arrivée, et tu seras béni à ton départ.
L’Eternel te donnera la victoire sur tes ennemis qui s’élèveront contre toi ; ils sortiront contre toi par un seul chemin, et ils s’enfuiront devant toi par sept chemins. L’Eternel ordonnera à la bénédiction d’être avec toi dans tes greniers et dans toutes tes entreprises. Il te bénira dans le pays que l’Eternel, ton Dieu, te donne. Tu seras pour l’Eternel un peuple saint, comme il te l’a juré, lorsque tu observeras les commandements de l’Eternel, ton Dieu, et que tu marcheras dans ses voies. Tous les peuples verront que tu es appelé du nom de l’Eternel, et ils te craindront. L’Eternel te comblera de biens, en multipliant le fruit de tes entrailles, le fruit de tes troupeaux et le fruit de ton sol, dans le pays que l’Eternel a juré à tes pères de te donner.
L’Eternel t’ouvrira son bon trésor, le ciel, pour envoyer à ton pays la pluie en son temps et pour bénir tout le travail de tes mains ; tu prêteras à beaucoup de nations, et tu n’emprunteras point. L’Eternel fera de toi la tête et non la queue, tu seras toujours en haut et tu ne seras jamais en bas, lorsque tu obéiras aux commandements de l’Eternel, ton Dieu, que je te prescris aujourd’hui, lorsque tu les observeras et les mettras en pratique, et que tu ne te détourneras ni à droite ni à gauche de tous les commandements que je vous donne aujourd’hui, pour aller après d’autres dieux et pour les servir ». (Dt 28.1-14).
Peuple de Dieu, peut-on rêver d’une meilleure bénédiction ? L’être humain peut-il avoir une meilleure vie que celle promise dans cette Parole du Seigneur ? Non !!! Nous le savons tous.
Pourtant, c’est la même Gloire Divine que l’Eternel promit de redonner à Israël dans le Livre du prophète Esaïe, après les années sombres de la déportation et de l’abandon (Es 60).
Depuis l’avènement du Seigneur Jésus-Christ, cette splendeur n’est plus seulement promise au peuple Juif, mais à toutes les personnes qui se laissent emmener dans le Règne de Dieu. C’est pour cette raison que dans l’évangile de Mathieu, le Seigneur Jésus-Christ lance Lui-même un appel solennel à toute la race humaine.
Il dit alors : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et courbés sous un fardeau, et je vous donnerai du repos. Acceptez mes exigences et laissez-vous instruire par moi, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. En effet, mes exigences sont bonnes et mon fardeau léger. » (Mt 11.28-30).
Dans l’Evangile de Jean, le Seigneur va rassurer Ses disciples avant d’entrer dans Sa passion.
Il leur dira alors : « Que votre cœur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en moi. Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place. Et, lorsque je m’en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi. » (Jn 14.1-3).
Chers frères et sœurs dans la foi, nous voyons ensuite comment au chapitre 2 du Livre des Actes des Apôtres, le Seigneur fait reposer la Puissance Divine sur Ses disciples, afin de leur faire partager les prémisses de Son Règne (Ac 2.1-13). Et parmi les ultimes révélations faites par le Seigneur Jésus-Christ à l’apôtre Jean, Il lui faire entrevoir la splendeur incomparable de la Nouvelle Jérusalem (Ap 21.10-Ap 22.1-5).
Peuple de Dieu, le Royaume de Dieu est le meilleur endroit où nous pouvons nous retrouver et nous pouvons en installer la composante spirituelle partout où nous sommes.
Soyons donc sincères alors dans la prière du « Notre Père », nous faisons monter nos doléances vers notre Père et Dieu.
c. La volonté de Dieu pour l’Homme
Chers frères et sœurs en Christ, la volonté de notre Père pour nous, recherche toujours notre bonheur. C’est d’ailleurs le premier message qui ressort à la création, après qu’Il eût créé l’Homme.
Le premier chapitre du Livre de la Genèse nous dit en effet : « Puis Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre.
Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme. Dieu les bénit, et Dieu leur dit : Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l’assujettissez ; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre. Et Dieu dit : Voici, je vous donne toute herbe portant de la semence et qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre ayant en lui du fruit d’arbre et portant de la semence : ce sera votre nourriture. » (Gn 1.26-28).
Rappelons-nous également de la façon dont le Seigneur créa spécialement Eve, sa femme, pour rendre Adam heureux (Gn 2.7-24), de la bénédiction accordée à Noé et à toute sa famille après le déluge (Gn 8.20-Gn9.1-17), ou encore, de l’Alliance que le Seigneur établit avec Abram et sa descendance après lui (Gn12.1-3).
Peuple de Dieu, c’est cette même volonté de Dieu de rendre l’homme heureux, qui ressort lorsque l’Eternel retrouve Moïse à Horeb pour l’envoyer délivrer Israël de la captivité en Egypte (Ex3.7-11).
Pendant l’avènement du Seigneur Jésus-Christ, rappelons-nous aussi de l’appel solennel qu’Il adressa à toute la race humaine dans l’évangile de Mathieu (Mt 11.28-30), de Sa présentation comme Bon Berger (Jn 10.11-18), et de Son engagement à préparer des places à Ses disciples dans la maison du Père (Jn 14.1-3).
Oui, peuple de Dieu ! La Volonté de notre Dieu, Père et Seigneur, est que nous soyons non seulement dans le bonheur, mais que nous partagions aussi Sa Gloire.
L’apôtre Paul à ce sujet nous dit dans son épître aux Ephésiens :« Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ ! En lui Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irrépréhensibles devant lui, nous ayant prédestinés dans son amour à être ses enfants d’adoption par Jésus-Christ, selon le bon plaisir de sa volonté, la louange de la gloire de sa grâce qu’il nous a accordée en son bien-aimé.
En lui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés, selon la richesse de sa grâce, que Dieu a répandue abondamment sur nous par toute espèce de sagesse et d’intelligence, nous faisant connaître le mystère de sa volonté, selon le bienveillant dessein qu’il avait formé en lui-même, pour le mettre à exécution lorsque les temps seraient accomplis, de réunir toutes choses en Christ, celles qui sont dans les cieux et celles qui sont sur la terre. » (Ep 1. 3-10).
Aussi, soyons sincères lorsque dans nos prières, nous demandons que la volonté de notre Père soit faite dans nos vies. Elle est la meilleure portion que nous puissions avoir.
d. La ration quotidienne de pain
Chers frères et sœurs dans la foi, le désir effréné de l’Homme d’amasser des ressources par crainte du lendemain, est l’une des plus grandes causes de péché et de destruction sur terre. Parce qu’on a peur de manquer de ressources dans le futur, on cherche à amasser continuellement, même si pour cela, nous devons détruire des vies autour de nous. De la même façon, nous nous fermons à la souffrance des autres, convaincus que nous n’en avons pas suffisamment pour nous-mêmes.
Pourtant, dans l’évangile de Mathieu, le Seigneur Jésus-Christ nous dit clairement :« C’est pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps, de quoi vous serez vêtus. La vie n’est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ? Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n’amassent rien dans des greniers ; et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter une coudée à la durée de sa vie ? Et pourquoi vous inquiéter au sujet du vêtement ? Considérez comment croissent les lis des champs : ils ne travaillent ni ne filent ; cependant je vous dis que Salomon même, dans toute sa gloire, n’a pas été vêtu comme l’un d’eux.
Si Dieu revêt ainsi l’herbe des champs, qui existe aujourd’hui et qui demain sera jetée au four, ne vous vêtira-t-il pas à plus forte raison, gens de peu de foi ? Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas : Que mangerons-nous ? Que boirons-nous ? De quoi serons-nous vêtus ? Car toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin.
Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. Ne vous inquiétez donc pas du lendemain ; car le lendemain aura soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine. » (Mt 25-34).
Peuple de Dieu, par ces propos, le Seigneur nous certifie que nos craintes par rapport au lendemain sont infondées. Pourtant notre manque de confiance en Sa capacité à pourvoir à nos besoins au quotidien, nous rend mauvais, méchants et finalement, nous prive de Sa grâce merveilleuse mise à notre disposition.
Mais, que pouvons-nous dire de ceux qui ont essentiellement bénéficié de Sa prodigieuse providence ? Ont-ils jamais manqué de ressources ?
Dans le Livre de la Genèse, nous voyons comment le Seigneur comble de richesses Son ami Abraham (Gn 24.1) et plus tard, ses descendants Isaac (Gn 26.12-15) et Jacob (Gn 30.25-43).
Notre Dieu va de même faire prospérer Son peuple en Egypte (Ex 1.3-7) et lui donner le pays de Canaan (Jos 15-19). C’est toujours le Seigneur Qui, après avoir pourvu le roi David en biens (2S 7.1), va bien plus tard, doter le roi Salomon d’une richesse incommensurable (1 R 10.14-29).
Pendant le ministère terrestre du Seigneur Jésus-Christ, nous voyons comment à deux reprises, Il nourrit la foule (Mt 14.13-21 ; Mc 6.30-44 ; Lc 9.10-17 ; Jn 6.1-15). Et dans l’Eglise primitive, nous voyons comment les croyants sont constamment pourvus dans leurs besoins existentiels (1Co 16.1-4 ; 2Co 8.1-5).
Peuple de Dieu, le Seigneur est l’Unique et Généreux Pourvoyeur dont les ressources ne sont jamais limitées. Il est ainsi, le Seul dont nous avons besoin pour nous combler au-delà de nos attentes.
Que pendant que nous faisons monter vers le Seigneur les mots que Lui-même nous a légués, nous ayons chaque jour, la grâce de voir nos besoins existentiels comblés.
e. Le pardon des péchés
Peuple de Dieu, personne parmi nous ne peut se déclarer sans péché. C’est d’ailleurs ce que le Seigneur Lui-même nous dit (Ps 14.2-3 ; Ps 53.3-4), et plus tard Son serviteur (1Jn1.8-10). Et étant donné la sainteté du Seigneur que nous venons de prouver dans ce partage, nous pouvons admettre avec l’apôtre Paul que seule la Grâce infinie du Seigneur nous fait nous approcher aujourd’hui de Son trône (Rm 3.9-27).
Chers frères et sœurs en Christ, ceci signifie simplement que notre Dieu, si Pur et si Saint, a décidé dans Sa Souveraine Majesté, de nous accorder un pardon infini et éternel par la crucifixion de Son Fils, afin que nous puissions nous approcher de Lui. C’est d’ailleurs ce que nous dit le prophète Esaïe (Es 53.1-11) et l’apôtre Jean (Jn 1. 29-31 ; Jn 1. 35-36 ; 1 Jn 2.1-2).
Et si Lui, notre Créateur et Dieu, Qui est si Pur et Saint, a sacrifié Son Unique Fils pour nous pardonner nos péchés, pourquoi ne ferions-nous pas des efforts entre nous pour nous pardonner les uns les autres, nous qui sommes tous esclaves de péché ?
Chers frères et sœurs dans la foi, dans l’évangile de Mathieu, l’apôtre Pierre vient au Seigneur Jésus-Christ pour lui demander combien de fois il doit pardonner à son prochain.
Lisons ensemble la réponse du Seigneur : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois (Mt 18.21).
Notre Maître va enchaîner aussitôt :« C’est pourquoi, le royaume des cieux est semblable à un roi qui voulut faire rendre compte à ses serviteurs. Quand il se mit à compter, on lui en amena un qui devait dix mille talents. Comme il n’avait pas de quoi payer, son maître ordonna qu’il fût vendu, lui, sa femme, ses enfants, et tout ce qu’il avait, et que la dette fût acquittée. Le serviteur, se jetant à terre, se prosterna devant lui, et dit : Seigneur, aie patience envers moi, et je te paierai tout. Ému de compassion, le maître de ce serviteur le laissa aller, et lui remit la dette.
Après qu’il fut sorti, ce serviteur rencontra un de ses compagnons qui lui devait cent deniers. Il le saisit et l’étranglait, en disant : Paie ce que tu me dois. Son compagnon, se jetant à terre, le suppliait, disant : Aie patience envers moi, et je te paierai. Mais l’autre ne voulut pas, et il alla le jeter en prison, jusqu’à ce qu’il eût payé ce qu’il devait. Ses compagnons, ayant vu ce qui était arrivé, furent profondément attristés, et ils allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé.
Alors le maître fit appeler ce serviteur, et lui dit : Méchant serviteur, je t’avais remis en entier ta dette, parce que tu m’en avais supplié ; ne devais-tu pas aussi avoir pitié de ton compagnon, comme j’ai eu pitié de toi ? Et son maître, irrité, le livra aux bourreaux, jusqu’à ce qu’il eût payé tout ce qu’il devait ». (Mt 18.22-33).
Le Seigneur va conclure Sa réponse en ces termes : « C’est ainsi que mon Père céleste vous traitera, si chacun de vous ne pardonne à son frère de tout son cœur ». (Mt 18.34).
Peuple de Dieu, que cela nous plaise ou pas, nous devons nous pardonner les uns les autres, car c’est à cette seule condition que nous verrons nos propres iniquités pardonnées devant notre Dieu. Le pardon n’est donc pas une faveur que nous pouvons accorder à notre convenance comme nous le pensons souvent, mais une obligation du croyant.
Si nous nous rappelons bien, dans l’évangile de Mathieu, après l’enseignement sur le « Notre Père », le Seigneur va clôturer Son propos en déclarant : « Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi ; mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos offenses ». (Mt 6.14-15).
Dans son épître aux Éphésiens, l’apôtre Paul dira :« Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ » (Ep 4.32).
Et dans son dans lettre aux Colossiens, Il va reprendre : « Supportez-vous les uns les autres, et, si l’un a sujet de se plaindre de l’autre, pardonnez-vous réciproquement. De même que Christ vous a pardonné, pardonnez-vous aussi. » (Col 3.13).
Peuple de Dieu, nous devons apprendre à pardonner. C’est une obligation, un devoir pour nous, mais surtout notre unique garantie d’être pardonnés à notre tour par notre Dieu.
Que pendant que nous allons faire du « Notre Père » notre prière quotidienne, nous nous rappelions toujours cette obligation qui est la nôtre.
f. Le Mal
Chers frères et sœurs dans la foi, lorsque nous parlons du mal généralement, nous ne voyons que les écarts que nous pouvons avoir, les uns envers les autres. Nous l’assimilons alors à l’Homme, à ce qu’il peut penser, dire ou faire, qui est cause de malheur.
Peuple de Dieu, en réalité, le mal est plus que cela. C’est un esprit, un esprit impur très redoutable : le Diable, Satan.
Lorsque nous rentrons au chapitre 3 du Livre de la Genèse, nous voyons comment cet esprit, présenté sous la forme du serpent, induit Eve à l’erreur par la ruse et le mensonge.
Relisons l’Ecriture ensemble : « Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs, que l’Eternel Dieu avait faits. Il dit à la femme : Dieu a-t-il réellement dit : Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ? La femme répondit au serpent : Nous mangeons du fruit des arbres du jardin. Mais quant au fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n’en mangerez point et vous n’y toucherez point, de peur que vous ne mouriez. Alors le serpent dit à la femme : Vous ne mourrez point ; mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. » (Gn 3.1-5).
Peuple de Dieu, nous savons bien qu’Eve et Adam ont effectivement acquis l’intelligence pour la connaissance du bien et du mal en mangeant le fruit de l’arbre. Mais plutôt que de devenir comme Dieu, ils ont connu une déchéance totale dont nous continuer à essuyer les effets aujourd’hui (Gn 3.6-19).
En réalité, le Diable, Satan, est un être spirituel que le Seigneur créa exceptionnel et d’une grande splendeur du nom de Lucifer, déchu par la suite à cause de sa rébellion contre Dieu. Pour cette raison, il fut précipité sur terre avec les autres anges s’étant ralliés à sa cause (Es 14.12-14). Ce séjour sur terre n’est qu’un sursis, avant sa destruction totale à la fin des temps (Ap 20.7-10). Et parce que l’Homme a été créé à l’Image et à la Ressemblance de Dieu, le diable en a également fait son ennemi, particulièrement, les croyants, pour les entraîner dans sa perte (Ap 12.7-17).
Si nous nous souvenons bien, le Seigneur le qualifie d’ennemi juré de l’Homme dans l’Evangile de Jean (8.44). Et cette haine que le diable nous voue, le pousse incessamment à nous tenter et à nous pousser vers le péché pour notre destruction. La preuve, c’est la tentation qu’il n’a pas hésité à présenter au Seigneur Jésus-Christ Lui-même à l’entame de Son Ministère terrestre (Mt 4.1-11 ; Mc 1.12-13 ; Lc 4.1-12).
Malheureusement, étant un être spirituel, ce n’est pas un ennemi que nous pouvons combattre par nos propres moyens humains. De plus, le Livre de l’Apocalypse nous offre un bref aperçu du pourvoir de cet esprit et de ses alliés (Ap 12.3-4 ; Ap 13). Ce sont d’ailleurs quelques effets de ces pouvoirs spirituels impurs que nous voyons se manifester chez les magiciens d’Egypte (Ex 7.11-12 ; Ex 7.22 ; Ex 8.3), chez le démoniaque du pays des Gadaréniens (Mt 8.28-34 ; Mc 5.1-20 ; Lc 8.26-39), chez le possédé muet (Mt 9.32-34 ; Lc 11.14-15), chez la fille de la femme cananéenne (Mt 15.20-28 ; Mc7.24-30), chez le lunatique (Mt 17.14-21 ; Mc 9.14-29 ; Lc 9.37-43), etc. Et si nous nous souvenons bien, il s’agit des personnes dont la vie était si emprisonnée qu’elles étaient parfois réduites en état de loque humaine.
Chers frères et sœurs dans la foi, c’est la vérité toute simple. Nous avons dans le monde spirituel, un ennemi redoutable et doté de pouvoirs surnaturels, qui ne cherche que notre perte. Et comme nous l’apprend l’apôtre Pierre dans sa première lettre, il rode partout pour trouver une personne qu’il peut détruire (1P 5. 8).
Alors, en appeler chaque jour à Dieu notre Père Qui est le Seul, capable de l’anéantir, est la meilleure attitude que nous pouvons avoir.
Que pendant que nous faisons de « Notre Père » notre prière quotidienne, nous appelons notre Dieu à notre secours pour détruire le Mal et ses œuvres dans nos vies.
g. La Toute-Puissance de Dieu
Peuple de Dieu, l’une des raisons qui paralysent souvent notre marche de foi aujourd’hui, c’est notre incapacité à reconnaître à notre Dieu, toute la Puissance qui est la Sienne. Aussi, n’hésitons-nous pas souvent à rechercher instinctivement, d’autres sources de puissance. Et dès lors que nous sommes confrontés à certaines situations compliquées, nous partons des cases de marabouts à celles des sorciers, pour finir dans les sectes pernicieuses. Mais, qu’en est-il vraiment de notre Dieu ? Est-Il aussi Puissant que certains nous le disent ?
Chers frères et sœurs dans la foi, dès le Livre de la Genèse déjà, l’Eternel notre Dieu fait montre de Sa Puissance Inégalable en mettant en place, toute la création (Gn 1-Gn 2). Par la suite, Il va détruire le premier monde corrompu avec les eaux du déluge (Gn 7.7-24).
Dans le Livre de l’Exode, le Seigneur va particulièrement manifester Sa puissance au milieu de l’Egypte en y accomplissant des signes extraordinaires (Ex7.8-Ex12.7). Au chapitre 14, Il Seigneur va permettre à Son peuple de traverser la mer des roseaux à pieds secs.
Au chapitre 19, l’Eternel va inviter Son peuple à Le rencontrer sur le mont Sinaï afin de lui transmettre les instructions de Sa loi dans un déferlement de manifestations de Sa puissance(Ex 19. 16-24). Après leur consécration comme prêtres de l’Eternel, les fils d’Aaron périssent devant l’Eternel pour avoir enfreint les règles de présentation devant Sa face (Lv 10.1-3).
Dans le Livre des Nombres, Mariam est frappée de léproserie par Dieu pour avoir médit de Moïse(Nb 12.5-10). Par la suite, Koré, Dathan, Abiran et de tous leurs partisans sont exterminés à cause de leur révolte contre Moïse (Nb 16).
Dans le Livre du Prophète Esaïe, le serviteur du Seigneur nous fait un bref aperçu de la Gloire de Dieu. Nous lisons à cet effet : « L’année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur assis sur un trône très élevé, et les pans de sa robe remplissaient le temple. Des séraphins se tenaient au-dessus de lui ; ils avaient chacun six ailes ; deux dont ils se couvraient la face, deux dont ils se couvraient les pieds, et deux dont ils se servaient pour voler. Ils criaient l’un à l’autre, et disaient : Saint, saint, saint est l’Eternel des armées ! toute la terre est pleine de sa gloire ! Les portes furent ébranlées dans leurs fondements par la voix qui retentissait, et la maison se remplit de fumée ». (Es 6.1-4).
Une autre présentation de la Gloire du Seigneur nous est faite lors del’appel en mission du Prophète Ezéchiel. L’Ecriture nous dit alors : « Le cinquième jour du mois, c’était la cinquième année de la captivité du roi Jojakin, – la parole de l’Eternel fut adressée à Ezéchiel, fils de Buzi, le sacrificateur, dans le pays des Chaldéens, près du fleuve du Kebar; et c’est là que la main de l’Eternel fut sur lui. Je regardai, et voici, il vint du septentrion un vent impétueux, une grosse nuée, et une gerbe de feu, qui répandait de tous côtés une lumière éclatante, au centre de laquelle brillait comme de l’airain poli, sortant du milieu du feu. Au centre encore, apparaissaient quatre animaux, dont l’aspect avait une ressemblance humaine
Chacun d’eux avait quatre faces, et chacun avait quatre ailes. Leurs pieds étaient droits, et la plante de leurs pieds était comme celle du pied d’un veau, ils étincelaient comme de l’airain poli. Ils avaient des mains d’homme sous les ailes à leurs quatre côtés ; et tous les quatre avaient leurs faces et leurs ailes. Leurs ailes étaient jointes l’une à l’autre ; ils ne se tournaient point en marchant, mais chacun marchait droit devant soi. Quant à la figure de leurs faces, ils avaient tous une face d’homme, tous quatre une face de lion à droite, tous quatre une face de bœuf à gauche, et tous quatre une face d’aigle.
Leurs faces et leurs ailes étaient séparées par le haut ; deux de leurs ailes étaient jointes l’une à l’autre, et deux couvraient leurs corps. Chacun marchait droit devant soi ; ils allaient où l’esprit les poussait à aller, et ils ne se tournaient point dans leur marche. L’aspect de ces animaux ressemblait à des charbons de feu ardents, c’était comme l’aspect des flambeaux, et ce feu circulait entre les animaux ; il jetait une lumière éclatante, et il en sortait des éclairs. Je regardais ces animaux ; et voici, il y avait une roue sur la terre, près des animaux, devant leurs quatre faces. A leur aspect et à leur structure, ces roues semblaient être en chrysolithe, et toutes les quatre avaient la même forme ; leur aspect et leur structure étaient tels que chaque roue paraissait être au milieu d’une autre roue.
En cheminant, elles allaient de leurs quatre côtés, et elles ne se tournaient point dans leur marche. Elles avaient une circonférence et une hauteur effrayantes, et à leur circonférence les quatre roues étaient remplies d’yeux tout autour. Quand les animaux marchaient, les roues cheminaient à côté d’eux ; et quand les animaux s’élevaient de terre, les roues s’élevaient aussi. Ils allaient où l’esprit les poussait à aller ; et les roues s’élevaient avec eux, car l’esprit des animaux était dans les roues. Quand ils marchaient, elles marchaient ; quand ils s’arrêtaient, elles s’arrêtaient ; quand ils s’élevaient de terre, les roues s’élevaient avec eux, car l’esprit des animaux était dans les roues.
Au-dessus des têtes des animaux, il y avait comme un ciel de cristal resplendissant, qui s’étendait sur leurs têtes dans le haut. Sous ce ciel, leurs ailes étaient droites l’une contre l’autre, et ils en avaient chacun deux qui les couvraient, chacun deux qui couvraient leurs corps. J’entendis le bruit de leurs ailes, quand ils marchaient, pareil au bruit de grosses eaux, ou à la voix du Tout-Puissant ; c’était un bruit tumultueux, comme celui d’une armée ; quand ils s’arrêtaient, ils laissaient tomber leurs ailes. Et il se faisait un bruit qui partait du ciel étendu sur leurs têtes, lorsqu’ils s’arrêtaient et laissaient tomber leurs ailes. Au-dessus du ciel qui était sur leurs têtes, il y avait quelque chose de semblable à une pierre de saphir, en forme de trône ; et sur cette forme de trône apparaissait comme une figure d’homme placé dessus en haut.
Je vis encore comme de l’airain poli, comme du feu, au dedans duquel était cet homme, et qui rayonnait tout autour ; depuis la forme de ses reins jusqu’en haut, et depuis la forme de ses reins jusqu’en bas, je vis comme du feu, et comme une lumière éclatante, dont il était environné. Tel l’aspect de l’arc qui est dans la nue en un jour de pluie, ainsi était l’aspect de cette lumière éclatante, qui l’entourait : c’était une image de la gloire de l’Eternel. A cette vue, je tombai sur ma face, et j’entendis la voix de quelqu’un qui parlait. » (Ez 1.2-28).
Pour rendre gloire à la puissance du Seigneur, le Psalmiste, au chapitre 29, nous fait une description impressionnante de notre Dieu. Il nous dit : « Rendez à l’Éternel gloire pour son nom ! Prosternez-vous devant l’Éternel avec des ornements sacrés ! La voix de l’Éternel retentit sur les eaux, le Dieu de gloire fait gronder le tonnerre ; l’Éternel est sur les grandes eaux.La voix de l’Éternel est puissante, la voix de l’Éternel est majestueuse. La voix de l’Éternel brise les cèdres ; l’Éternel brise les cèdres du Liban, il les fait bondir comme des veaux, et le Liban et le Sirion comme de jeunes buffles.La voix de l’Éternel fait jaillir des flammes de feu. La voix de l’Éternel fait trembler le désert ; l’Éternel fait trembler le désert de Kadès. La voix de l’Éternel fait enfanter les biches, elle dépouille les forêts. Dans son palais tout s’écrie : Gloire !L’Éternel était sur son trône lors du déluge ; l’Éternel sur son trône règne éternellement.L’Éternel donne la force à son peuple ; l’Éternel bénit son peuple et le rend heureux. » (Ps 29.2-11).
Lors du Ministère terrestre du Seigneur Jésus-Christ, quelques facettes de la puissance de notre Dieu vont particulièrement s’exprimer lors de Sa transfiguration (Mt 17.1-8 ; Mc 9.2-13 ; Lc 9.28-36), dans la résurrection de Lazare (Jn 11.1-52) et lorsqu’Il rendit l’âme sur la croix. Les Ecrits de Mathieu au chapitre 27 relatent en effet la mort du Seigneur Jésus-Christ en ces termes : « Depuis la sixième heure jusqu’à la neuvième, il y eut des ténèbres sur toute la terre. Et vers la neuvième heure, Jésus s’écria d’une voix forte : Éli, Éli, lama sabachthani ? C’est-à-dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? Quelques-uns de ceux qui étaient là, l’ayant entendu, dirent : Il appelle Élie. Et aussitôt l’un d’eux courut prendre une éponge, qu’il remplit de vinaigre, et, l’ayant fixée à un roseau, il lui donna à boire. Mais les autres disaient : Laisse, voyons si Élie viendra le sauver. Jésus poussa de nouveau un grand cri, et rendit l’esprit. Et voici, le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas, la terre trembla, les rochers se fendirent, les sépulcres s’ouvrirent, et plusieurs corps des saints qui étaient morts ressuscitèrent. Étant sortis des sépulcres, après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans la ville sainte, et apparurent à un grand nombre de personnes. Le centenier et ceux qui étaient avec lui pour garder Jésus, ayant vu le tremblement de terre et ce qui venait d’arriver, furent saisis d’une grande frayeur, et dirent : Assurément, cet homme était Fils de Dieu. » (Mt 27.45-55).
Par la suite, les quatre Evangiles, révèlent de nouveau cette puissance de notre Dieu par la résurrection du Seigneur (Mt 28, Mc 16.1-8 ; Lc 24.1-12 ; Jn 20.1-18). Plus loin dans le Livre des Actes des apôtres, il est relaté comment Ananias et sa femme Saphira périssent pour avoir menti au Saint-Esprit (Ac 5.1-11). Au chapitre 9, le Seigneur appelle l’apôtre Paul à Son service sur la route de Damas. Suite à cette rencontre, Paul perd la vue (Ac 9.1-9). Au chapitre 12 du même Livre, les Ecritures nous rapportent comment Paul, par la puissance du Saint-Esprit, rend aveugle, le magicien Bar-Jésus (Ac 12. 6-11).
Enfin dans le Livre de l’apocalypse, l’apôtre Jean fait la description de notre Seigneur Jésus-Christ dans toute Sa majesté. L’homme de Dieu raconte : « Moi Jean, votre frère, et qui ai part avec vous à la tribulation et au royaume et à la persévérance en Jésus, j’étais dans l’île appelée Patmos, à cause de la parole de Dieu et du témoignage de Jésus. Je fus ravi en esprit au jour du Seigneur, et j’entendis derrière moi une voix forte, comme le son d’une trompette, qui disait : Ce que tu vois, écris-le dans un livre, et envoie-le aux sept Églises, à Éphèse, à Smyrne, à Pergame, à Thyatire, à Sardes, à Philadelphie, et à Laodicée. Je me retournai pour connaître quelle était la voix qui me parlait. Et, après m’être retourné, je vis sept chandeliers d’or, et, au milieu des sept chandeliers, quelqu’un qui ressemblait à un fils d’homme, vêtu d’une longue robe, et ayant une ceinture d’or sur la poitrine. Sa tête et ses cheveux étaient blancs comme de la laine blanche, comme de la neige ; ses yeux étaient comme une flamme de feu ; ses pieds étaient semblables à de l’airain ardent, comme s’il eût été embrasé dans une fournaise ; et sa voix était comme le bruit de grandes eaux. Il avait dans sa main droite sept étoiles. De sa bouche sortait une épée aiguë, à deux tranchants ; et son visage était comme le soleil lorsqu’il brille dans sa force.
Quand je le vis, je tombai à ses pieds comme mort. Il posa sur moi sa main droite en disant : Ne crains point ! Je suis le premier et le dernier, et le vivant. J’étais mort ; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clefs de la mort et du séjour des morts. Écris donc les choses que tu as vues, et celles qui sont, et celles qui doivent arriver après elles, le mystère des sept étoiles que tu as vues dans ma main droite, et des sept chandeliers d’or. Les sept étoiles sont les anges des sept Églises, et les sept chandeliers sont les sept Églises. » (Ap 1.9-20).
Peuple de Dieu, notre Père est Tout-Puissant. Et dans toute la création, il n’y a aucune puissance qui puisse L’égaler.
Alors, pendant que nous faisons monter vers Lui notre prière, rappelons-nous toujours qu’Il est le Dieu TOUT-PUISSANT à Qui rien n’est impossible!
3. Le devoir donné au croyant par le « Notre Père »
Chers frères et sœurs dans la foi, le Seigneur Jésus-Christ nous a légué la meilleure prière qui puisse exister. Cependant, c’est également un appel officiel à nous mettre au travail et à nous rapprocher au maximum de notre Dieu. Parce qu’après cette relecture mot à mot de notre prière, nous nous rendons compte que nous sommes en train d’avouer à notre Père que nous Le plaçons au-dessus de tout dans nos vies et que nous aimons notre prochain comme nous-mêmes. Ce qui est en réalité notre déclaration formelle de respecter l’intégralité de la Loi ; chose qui est très loin de la vérité pour la grande majorité d’entre nous, si ce n’est pas pour nous tous ! D’où la nécessité pour nous de nous appliquer désormais au respect des commandements qui nous ont été légués. Et plus nous nous y appliquerons, plus nous serons sanctifiés, plus nous élèverons notre prière avec sincérité de cœur et plus elle sera porteuse de fruits.
4. Comment rendre la prière du « Notre Père » fructueuse dans la vie de foi ?
Chers frères et sœurs dans la foi, l’unique façon de rendre le « Notre Père » fructueux dans notre vie de foi, est de faire cette prière avec authenticité de cœur. C’est-à-dire en penser sincèrement chaque verset et chaque mot.
Cette prière étant, comme nous venons de le voir, une déclaration solennelle d’adhésion aux ordonnances de notre Dieu et à Son plan parfait pour nous, il y a un grand travail de fond à faire.
Il est question en réalité, de faire des efforts quotidiens pour nous conformer à la volonté de notre Dieu, dans le respect et l’amour qui Lui sont dus, et dans l’amour que nous nous devons les uns les autres.
En effet, comment pouvons-nous sincèrement appeler Dieu notre Père, si nous ne respectons ni Son Nom, ni Sa volonté, ni Son règne ? Comment pouvons-nous espérer être pardonné par Lui, si nous-mêmes, refusons de pardonner autres ? Comment voulons-nous marcher avec Lui, si nous ne Lui faisons pas suffisamment confiance pour prendre soin de nous au quotidien ? Et si nous savons qu’Il a pouvoir sur tout, pourquoi être apeuré partout et pour tout ?
Chers frères et sœurs dans la foi, la prière que nous a léguée le Seigneur Jésus-Christ est une prière très puissante et très forte qui, non seulement nous rappelle la nature de notre Dieu, mais aussi nos droits et nos devoirs envers Lui. Mais pour qu’elle entre en action, elle a besoin de notre sincérité qui ne peut naître que de notre marche de foi authentique.
Peuple de Dieu, c’est un témoignage personnel que je vous fais ici. Depuis que le Seigneur m’a permis d’entrer plus en profondeur dans la vérité de cette prière que Lui-même nous a léguée, c’est devenu un instrument de délivrance dans ma vie.
Et plus je me suis efforcée à mener ma vie en la conformant aux attentes de cette prière, elle est chaque fois devenue plus agissante et plus puissante pour moi. Parfois, il me suffit juste de l’entamer pour que l’Esprit de Dieu, le Saint-Esprit se mette en mouvement en moi et autour de moi.
Oui, peuple de Dieu ! Le Seigneur Jésus-Christ nous a légué la meilleure prière qui soit. Mais, pour en faire ressortir la puissance, il faut en penser chaque mot et le mettre en pratique dans notre vie quotidienne.
Soyons donc des croyants authentiques, qui plutôt que de réciter cette prière exceptionnelle et complète, s’attribuent chacun de ses versets pour les amener à la vie !
Chers frères et sœurs dans la foi, chaque jour de notre vie, nous sommes confrontés aux besoins existentiels ou à des situations inextricables qui nous paralysent. Sous sommes alors obligés de solliciter une aide, humaine certes, mais bien des fois, surnaturelle, Divine. Alors, nous nous mettons à désespérer et à courir dans tous les sens. Certains d’entre nous dont la foi n’est pas encore suffisamment affermie, se retrouvent à rechercher de l’aide chez les marabouts, les magiciens ou les cercles exotériques, convaincus que c’est dans ces endroits qu’ils trouveront la solution à leurs problèmes.
Peuple de Dieu, le Seigneur est l’Unique Pourvoyeur de tout croyant !
Dans évangile de Mathieu, en parlant de l’impatience de notre Dieu à nous combler, le Seigneur Jésus-Christ nous donne cette instruction forte : « Demandez, et l’on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l’on vous ouvrira.Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe. Lequel de vous donnera une pierre à son fils, s’il lui demande du pain? Ou, s’il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent? Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent. » (Mt 7.7-11).
Et dans évangile de Luc, le Seigneur nous présente la parabole de la pauvre veuve et du juge injuste, pour nous montrer que notre Dieu ne se ferme à aucune de nos plaintes. Il s’exprime alors dans ces termes : « Il y avait dans une ville un certain juge qui ne craignait pas Dieu et qui ne respectait pas les hommes; et dans cette ville-là il y avait une veuve, et elle alla vers lui, disant: Venge-moi de mon adversaire. Et il ne le voulut pas pour un temps. Mais après cela, il dit en lui-même: Quoique je ne craigne pas Dieu et que je ne respecte pas les hommes, néanmoins, parce que cette veuve m’ennuie, je lui ferai justice, de peur que, revenant sans cesse, elle ne me rompe la tête » (Lc 18.2-5).
Le Seigneur va continuer en ces termes : « Ecoutez ce que dit le juge inique. Et Dieu ne ferait-il point justice à ses élus, qui crient à lui jour et nuit, et il use de patience avant d’intervenir pour eux? Je vous dis que bientôt il leur fera justice. Mais quand le fils de l’homme viendra, trouvera-t-il de la foi sur la terre? » (Lc 18.6-8).
Chers frères et sœurs dans la foi, en notre qualité de croyants, le Seigneur nous a recommandé de faire de la recherche du Royaume des Cieux, notre priorité (Mt 6.33-34). Pourtant, Il sait parfaitement que nous avons de multiples besoins que nous souhaitons voir satisfaits. Aussi, nous a-t-Il laissé la latitude de nous adresser à Lui en toute quiétude, sachant d’avance que si nous demandons quelque chose conforme à Sa volonté pour nous, Il nous exauce.
Un grand homme de Dieu disait un jour dans une de ses prédications, je cite: « La prière de la foi peut être répétée un millier de fois »
Pour nous enseigner de ne jamais abandonner à notre premier essai, parce que nous ne voyons pas encore la manifestation de notre exaucement. Mais, que comme l’impact répété des gouttes d’eau sur les roches, finit toujours par les fissurer, ainsi sera-t-il de notre persévérance dans notre prière. Etant donné que notre Dieu est déjà impatient de nous combler au-delà de toute mesure.
Dans son épître aux Philippiens, l’apôtre Paul nous dit fort à propos : « Ne vous inquiétez de rien; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ ».
L’apôtre Jean quant à lui nous dit : « Nous avons auprès de lui cette assurance, que si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute »
Chers frères et sœurs dans la foi, puisque nous aurons toujours des besoins d’ordre spirituel, physique ou matériel ; et que nous savons que notre Dieu attend juste que nous les Lui soumettions pour qu’Il les comble, présentons les Lui chaque par la prière incessante.
Chers frères et sœurs dans la foi, la connaissance du Seigneur est fondamentale pour toute vraie marche de foi. Parce que si l’on ne connaît pas vraiment quelqu’un, on ne saurait réellement, ni comment s’adapter à lui, ni comment marcher avec lui. Cela est déjà vrai et valable pour nos relations humaines. Combien de fois plus ce sera vrai dans nos rapports avec notre Dieu et Créateur ?
Dans le Livre du prophète Esaïe, le Seigneur nous dit clairement : « Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, Dit l’Éternel. Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées ». (Es 55.8-9).
Ce qui signifie qu’il existe un réel fossé entre Qui est notre Dieu et ce que nous sommes, que ce soit en termes de pensées, d’interventions, d’actions, ou de cheminements. Dans la même logique du Père, le Seigneur Jésus-Christ Lui-même nous dit dans l’Evangile de Jean : « Si vous ne croyez pas quand je vous ai parlé des choses terrestres, comment croirez-vous quand je vous parlerai des choses célestes ? Personne n’est monté au ciel, si ce n’est celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme qui est dans le ciel » (Jn 3.12-13).
Ces Paroles, pour nous rappeler en fait que toutes les informations que nous pouvons avoir sur notre Dieu et Père, ne sont que des brides minables de l’Immensité complexe et indescriptible qu’Il est. Et que, si Dieu Lui-même ne Se révèle pas à nous, nous ne saurions jamais savoir Qui Il est en réalité. Cette vérité essentielle nous est d’ailleurs redite par l’apôtre Paul dans son épître aux Corinthiens, quand il dit : « Car nous connaissons en partie, et nous prophétisons en partie, mais quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel disparaîtra. Lorsque j’étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant ; lorsque je suis devenu homme, j’ai fait disparaître ce qui était de l’enfant. Aujourd’hui nous voyons au moyen d’un miroir, d’une manière obscure, mais alors nous verrons face à face ; aujourd’hui je connais en partie, mais alors je connaîtrai comme j’ai été connu ». (1Co 13.9-12).
Pourtant, l’homme de Dieu nous parle là d’un croyant né-de-nouveau, donc habité par le Saint-Esprit !
Peuple de Dieu, c’est la stricte et absolue vérité !!! Personne sur cette terre ne connaît vraiment notre Seigneur. C’est pour cette raison qu’il est fondamental pour tout croyant de se mettre à Sa recherche et de s’atteler continuellement à Sa connaissance. Pour nous encourager dans cette quête, nous avons la parfaite certitude obtenue de notre Dieu Lui-même, qu’Il sera toujours disposé à Se laisser trouver, même par ceux qui ne le cherchent pas (Es 65.1-3 ; Jr 29.13-14).
2. La connaissance de Dieu dans la vie de foi
Chers frères et sœurs en Christ, après avoir admis notre piètre connaissance de notre Créateur et Dieu, nous allons voir ensemble, le bénéfice immense que cette connaissance apporte dans la vie du croyant. Dans le Livre de l’Exode, après que le peuple d’Israël se fût fabriqué un veau d’or et attiré la colère du Seigneur (Ex 32.1-29), notre Dieu ordonna à Moïse de partir de ce lieu de campement pour Canaan (Ex 33.1-4). Mais, plutôt que d’obéir simplement au Seigneur, Moïse Lui soumit courageusement une requête très osée.
Il Lui dit en effet : « Voici, tu me dis: Fais monter ce peuple! Et tu ne me fais pas connaître qui tu enverras avec moi. Cependant, tu as dit: Je te connais par ton nom, et tu as trouvé grâce à mes yeux. Maintenant, si j’ai trouvé grâce à tes yeux, fais-moi connaître tes voies; alors je te connaîtrai, et je trouverai encore grâce à tes yeux. Considère que cette nation est ton peuple. » (Ex 33.12-13).
Le Seigneur répondit à la requête de Son serviteur en ces termes : « Je marcherai moi-même avec toi, et je te donnerai du repos » (Ex 33.14).
Moïse répliqua aussitôt : « Si tu ne marches pas toi-même avec nous, ne nous fais point partir d’ici. Comment sera-t-il donc certain que j’ai trouvé grâce à tes yeux, moi et ton peuple? Ne sera-ce pas quand tu marcheras avec nous, et quand nous serons distingués, moi et ton peuple, de tous les peuples qui sont sur la face de la terre? » (Ex 33.15-16).
Ecoutons ensemble la deuxième réponse de notre Dieu. Le Seigneur répondit en effet à Moïse en ces termes : « Je ferai ce que tu me demandes, car tu as trouvé grâce à mes yeux, et je te connais par ton nom. »(Ex 33.17). Pour ajouter aussitôt: « Je ferai passer devant toi toute ma bonté, et je proclamerai devant toi le nom de l’Éternel; je fais grâce à qui je fais grâce, et miséricorde à qui je fais miséricorde ». (Ex 33.19).
Et au Seigneur préciser ensuite à Son serviteur, les conditions dans lesquelles cette rencontre va se faire, pour protéger la vie de Son élu (Ex 33.20-23). Et parce que Moïse avait premièrement tenu à mieux connaître son Créateur pour bien marcher avec Lui, notre Dieu non seulement, marcha avec lui tout au long de sa mission, mais aussi, Il lui donna six cents (600) termes de Sa Loi devant régir la vie du peuple d’Israël. Et ces enseignements furent pendant de nombreux siècles, la pièce maîtresse sur laquelle reposa la structure sociale et spirituelle de la communauté Juive.
Lisons ensemble, la recommandation que Moïse laissa à Israël avant sa mort : « Prenez à cœur toutes les paroles que je vous conjure aujourd’hui de recommander à vos enfants, afin qu’ils observent et mettent en pratique toutes les paroles de cette loi. Car ce n’est pas une chose sans importance pour vous; c’est votre vie, et c’est par là que vous prolongerez vos jours dans le pays dont vous aurez la possession, après avoir passé le Jourdain. » (Dt 32.46-47).
Après Moïse, ce fût au tour de Josué de monter à la tête de ce peuple. Et en guise de Paroles d’intronisation, le Seigneur lui dit alors : « Moïse, mon serviteur, est mort; maintenant, lève-toi, passe ce Jourdain, toi et tout ce peuple, pour entrer dans le pays que je donne aux enfants d’Israël. Tout lieu que foulera la plante de votre pied, je vous le donne, comme je l’ai dit à Moïse. Vous aurez pour territoire depuis le désert et le Liban jusqu’au grand fleuve, le fleuve de l’Euphrate, tout le pays des Héthiens, et jusqu’à la grande mer vers le soleil couchant. Nul ne tiendra devant toi, tant que tu vivras. Je serai avec toi, comme j’ai été avec Moïse; je ne te délaisserai point, je ne t’abandonnerai point.
Fortifie-toi et prends courage, car c’est toi qui mettras ce peuple en possession du pays que j’ai juré à leurs pères de leur donner. Fortifie-toi seulement et aie bon courage, en agissant fidèlement selon toute la loi que Moïse, mon serviteur, t’a prescrite; ne t’en détourne ni à droite ni à gauche, afin de réussir dans tout ce que tu entreprendras. Que ce livre de la loi ne s’éloigne point de ta bouche; médite-le jour et nuit, pour agir fidèlement selon tout ce qui y est écrit; car c’est alors que tu auras du succès dans tes entreprises, c’est alors que tu réussiras. Ne t’ai-je pas donné cet ordre: Fortifie-toi et prends courage? Ne t’effraie point et ne t’épouvante point, car l’Éternel, ton Dieu, est avec toi dans tout ce que tu entreprendras. » (Jos 1.2-9).
Et lorsque vint également pour Josué le temps des adieux, il fit une recommandation similaire au peuple Juif (Jos 23.1-6).
Peuple de Dieu, la connaissance de notre Créateur est fondamentale pour bien marcher dans Ses voies. C’est pour cette raison que David (Ps 25.4-5), Salomon (1R3.5-10) et Job (Jb 42.1-6), ont reconnu que sans cette connaissance, il serait trompeur de penser marcher dans la présence du Seigneur. C’est d’ailleurs pour cette raison que plus que les miracles, les guérisons et résurrections, le Seigneur Jésus-Christ a passé l’essentiel de Son Ministère terrestre à enseigner sur la véritable nature du Père. Aujourd’hui, comme nous en avons reçu la promesse du Seigneur Lui-même, Il nous a été envoyé un Instructeur permanent en la Personne du Saint-Esprit. Cet Enseignant a pour mission, de mieux nous faire connaitre, non seulement le Père, mais aussi le Seigneur Jésus-Christ Lui-même (Jn 16.12-15).
3. Connaître Dieu par la prière
Chers frères sœurs dans la foi, nous sommes nombreux à prier, et nous prions beaucoup. Pourtant, bien des fois, nos prières restent stériles. Tout simplement par manque d’utilisation de moyens de prière convenables. Dans ce partage, nous allons voir trois éléments essentiels qui nous seront d’une très grande aide pour la prière : la Parole de Dieu, la méditation et le Saint-Esprit.
La Parole de Dieu
Chers frères et sœurs dans la foi, lorsque nous prions, nous devons nous rappeler que le premier élément qui nous connecte au Seigneur, est Sa Parole. Comme nous l’avons vu plus tôt, nous ne pouvons pas marcher avec notre Dieu, si nous ne Le connaissons pas. En effet, « Deux hommes marchent-ils ensemble, Sans en être convenus? » (Am3.3).
L’apôtre Jean au début de son Evangile nous dit également: « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu. Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle » (Jn 1.1-3).
S’il est donc définitivement vrai que Dieu ne marche pas avec quelqu’un sans qu’Il ne Se soit fait connaître à lui et que Sa Parole c’est Lui-même, par quel autre canal pouvons-nous le plus facilement et le plus simplement avoir accès au Seigneur, si ce n’est pas par les Saintes Écritures ?
Peuple de Dieu, du Livre de la Genèse au Livre de l’Apocalypse, notre Dieu Se révèle à nous dans chaque Livre, chaque chapitre, chaque verset. Il peut ainsi parler de Lui-même, de Ses rapports avec la race humaine, de Sa Loi, des implications de l’obéissance ou de la désobéissance à Ses commandements, de comment Le chercher, des rapports à entretenir entre frères, en société, etc.
Aussi, la lecture de la Parole de Dieu ne doit pas être pour nous une besogne que nous abandonnons à certaines personnes spécifiques (apôtres, prophètes, enseignants, etc.). Ou encore, une tâche ennuyeuse et fastidieuse que l’on ne s’impose que par obligation. Nous devons plutôt, chacun à sa manière, développer une lecture quotidienne et continuelle de la Parole de Dieu. Et plus nous allons nous y efforcer, plus nous allons nous y habituer et cela nous deviendra facile. Ce contact permanent avec les Ecritures, les marquera progressivement dans notre esprit, et nous permettra de savoir comment parler à notre Dieu dans nos prières. Il nous permettra aussi d’avoir la Parole à intégrer dans nos échanges quotidiens et même dans nos songes, lorsque nous serons attaqués par l’Ennemi.
La méditation
Peuple de Dieu, quel que soit le titre que nous donnons, ou le degré d’intimité que nous avons atteint avec le Seigneur, il y aura toujours des mystères cachés des Saintes Ecritures que seule la méditation pourra nous révéler. Qu’est-ce d’ailleurs la méditation ? C’est simplement le fait de repasser dans notre esprit, une Parole que nous avons lue, et que nous voulons, soit comprendre, soit approfondir le sens.
Chers frères et sœurs dans la foi, c’est une expérience personnelle de plus de dix ans que je partage avec vous, et dont les bienfaits se sont multipliés ces dernières années. Si chaque fois que nous lisons les Ecritures, nous nous évertuons à en demander le sens au Seigneur, nous allons recevoir de Lui, des révélations qui dépasseront notre entendement et notre imagination. Nous aurons certes, des explications reçues des uns et des autres, mais, le Seigneur Lui-même, voyant notre désir sincère de Le connaître mieux, Se chargera de notre instruction.
La méditation est en réalité, ce temps que nous donnons à la Parole de Dieu d’entrer dans notre cœur et d’y demeurer, en prenant Son sens réel et en s’adaptant le mieux à notre propre contexte. Et parce que nous sommes tous différents les uns des autres et avons tous des appels différents, le Seigneur Se chargera Lui-même de bien nous enseigner, selon notre niveau de compréhension.
Le Saint-Esprit
Peuple de Dieu, dans l’Evangile de Jean, le Seigneur Jésus-Christ nous dit clairement : « C’est l’esprit qui vivifie; la chair ne sert de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie ». (Jn 6.63).
En réalité, en dehors de cet aspect visible des Saintes Ecritures que nous côtoyons souvent, se trouve toujours en arrière-plan, l’Esprit de Dieu, le Saint-Esprit.
Aussi, chaque fois que nous lisons les Ecritures, sommes-nous toujours en présence du Saint-Esprit, bien que sa présence nous soit camouflée. En effet, c’est le Saint-Esprit Qui, depuis toujours, a inspiré des hommes et femmes pour les faire parler de la part de Dieu. Et comme nous l’avons déjà souligné, le travail du Saint-Esprit est, parmi tant d’autres, d’instruire les croyants (Jn16.12-15).
Dès lors donc que nous serons continuellement au contact des Ecritures, nous aurons également la latitude d’être au contact du Saint-Esprit, Qui, voyant notre soif de Dieu, nous comblera. Le Saint-Esprit est d’ailleurs Celui Qui nous répond dans nos méditations et Qui prie le mieux pour nous, comme nous le certifie si bien l’apôtre Paul dans son épître aux Romains (Rm 8.26). Il nous rappelle également l’objet de nos lectures et de nos méditations.
Peuple de Dieu, engageons-nous donc à la prière constante pour faire de ces moments, des espaces privilégiés consacrés à une meilleure connaissance de notre Dieu. Et pendant que nous le ferons, constamment maintenus en présence du Seigneur, nous serons à l’abri des forces du mal.
Chers frères et sœurs dans la foi, bien des fois, nous entendons parler du « monde des ténèbres » autour de nous, ou alors, nous-mêmes en parlons simplement sans savoir exactement de quoi il en retourne. Cela signifie-t-il qu’il s’agit d’un monde dominé par la nuit la plus profonde ? Cela est impossible, puisque nous n’aurions alors aucun accès à la lumière durant toute notre vie. Et nous savons tous que tel n’est pas le cas, puisqu’en plus de la lumière des astres qui nous éclaire, nous avons aujourd’hui, de nombreuses sources d’énergie qui nous procurent la lumière. Alors, quel est donc le sens à donner à ces mots dans le contexte de notre vie de foi ?
A l’entame de son Evangile, l’apôtre Jean déclare : « La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue. Il y eut un homme envoyé de Dieu : son nom était Jean. Il vint pour servir de témoin, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous crussent par lui. Il n’était pas la lumière, mais il parut pour rendre témoignage à la lumière.
Cette lumière était la véritable lumière, qui, en venant dans le monde, éclaire tout homme. Elle était dans le monde, et le monde a été fait par elle, et le monde ne l’a point connue. Elle est venue chez les siens, et les siens ne l’ont point reçue. Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu » (Jn 1.5-13).
Peuple de Dieu, nous vivons en effet dans un espace terrestre essentiellement régi et dominé par les forces du mal. Et ceci, dès l’instant où au jardin d’Eden s’étant fermés à la voix du Seigneur, Adam et Eve ont consommé le fruit de la connaissance du bien et du mal (Gn 3.6-13).
C’est pour cette raison qu’en énumérant à Adam les implications de sa désobéissance, le Seigneur lui dit : « Puisque tu as écouté la voix de ta femme, et que tu as mangé de l’arbre au sujet duquel je t’avais donné cet ordre : Tu n’en mangeras point ! le sol sera maudit à cause de toi. C’est à force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie, il te produira des épines et des ronces, et tu mangeras de l’herbe des champs. C’est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu’à ce que tu retournes dans la terre, d’où tu as été pris ; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière » (Gn 3. 17-19).
Au chapitre 4 de ce Livre, nous assistons au premier meurtre et fratricide de la race humaine, quand Caïn, par simple jalousie, fait périr son frère Abel (Gn 4.1-8). Par la suite, le chapitre 6 nous relate la généralisation du péché sur la terre, poussant notre Dieu à décider de l’extermination de la race humaine, à l’exception de Noé et de sa famille (Gn 6.5-21). Pourtant, même après la destruction de cette ancienne race humaine pervertie, les ténèbres vont bien vite s’inviter dans la famille de Noé. En effet, Cham, son plus jeune fils, va profiter de l’ivresse de son père, pour exposer sa nudité (Gn 9. 20-27). Cette nouvelle race humaine initiée à partir de Noé va bien vite prendre la décision de défier le Seigneur, en décidant de construire la tour de Babel (Gn 11.1-9).
Chers frères et sœurs dans la foi, même une nouvelle race humaine initiée avec la descendance d’un homme apprécié et justifié par notre Dieu, n’a pas pu se soustraire aux ténèbres du monde !
Pour mieux nous faire comprendre cette prédominance du mal sur terre, le Livre de l’Apocalypse nous dit : « Et il y eut guerre dans le ciel. Michel et ses anges combattirent contre le dragon. Et le dragon et ses anges combattirent, mais ils ne furent pas les plus forts, et leur place ne fut plus trouvée dans le ciel. Et il fut précipité, le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit toute la terre, il fut précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui. » (Ap 12.7-9).
Cette explication épouse parfaitement ce que de nombreux siècles avant, le prophète Esaïe avait relevé concernant le Malin (Es 14.12-14), nous disant juste que chassés du Ciel, Satan et ses anges ont fait de la terre, leur empire.
Nous voici donc vivant dans un monde exclusivement dominé par le mal, non seulement à cause de la chute de la race humaine au jardin d’Eden, mais aussi à cause de la cuisante défaite essuyée par le Malin et ses alliés, dans le Royaume des Cieux.
Avec tous éléments, nous pouvons mieux comprendre le Seigneur Jésus-Christ lorsqu’Il dit à Ses disciples dans l’Evangile de Jean : « Je ne parlerai plus guère avec vous ; car le prince du monde vient. Il n’a rien en moi » (Jn 14.30).
Un peu plus en aval, alors qu’Il offre la prière sacerdotale au Père, Il Lui dit : « Je ne suis plus dans le monde, et ils sont dans le monde, et je vais à toi. Père saint, garde en ton nom ceux que tu m’as donnés, afin qu’ils soient un comme nous. Lorsque j’étais avec eux dans le monde, je les gardais en ton nom. J’ai gardé ceux que tu m’as donnés, et aucun d’eux ne s’est perdu, sinon le fils de perdition, afin que l’Écriture fût accomplie. Et maintenant je vais à toi, et je dis ces choses dans le monde, afin qu’ils aient en eux ma joie parfaite. Je leur ai donné ta parole ; et le monde les a haïs, parce qu’ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les préserver du mal. Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. » (Jn 17.11-15).
Et finalement, lorsque le Seigneur se trouve confronté à Pilate, Il va répondre à celui-ci : « Mon royaume n’est pas de ce monde. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour moi afin que je ne fusse pas livré aux Juifs ; mais maintenant mon royaume n’est point d’ici-bas. » (Jn 18.36).
Chers frères et sœurs dans la foi, la vérité toute simple est que nous vivons dans un monde des ténèbres complètement opposé aux valeurs du Ciel.
2. La place du croyant dans le monde
Peuple de Dieu, après la présentation détaillée du monde que nous venons de faire, nous comprenons qu’il serait insensé de nous croire en sécurité dans le monde. Le Livre de l’Apocalypse nous explique d’ailleurs qu’après cette grosse défaite, le Diable va particulièrement rediriger sa haine et sa rage vers les croyants (Ap 12. 13-17).
Ce combat permanent entre la lumière et les ténèbres se révèle d’ailleurs déjà à la naissance du Seigneur, lorsque le roi Hérode ordonne la mise à mort de tous les enfants de son royaume juste pour s’assurer d’avoir éliminé ce Roi nouveau-né (Mt 2.16-18). Plus tard, lorsqu’Il reçoit Son baptême, le Diable ne va pas hésiter à aller vers le Seigneur pour Le tenter (Mt 4.1-11 ; Mc 1.12-13 ; Lc 4.1-12). Et tout au long de Son Ministère terrestre, le Seigneur sera continuellement confronté à la haine, au mépris et rejet du monde.
Dans une énième confrontation avec les Juifs, le Seigneur leur dit parlant de la descendance d’Abraham : « Si Dieu était votre Père, vous m’aimeriez, car c’est de Dieu que je suis sorti et que je viens ; je ne suis pas venu de moi-même, mais c’est lui qui m’a envoyé. Pourquoi ne comprenez-vous pas mon langage ? Parce que vous ne pouvez écouter ma parole. Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il profère le mensonge, il parle de son propre fonds ; car il est menteur et le père du mensonge. Et moi, parce que je dis la vérité, vous ne me croyez pas. Qui de vous me convaincra de péché ? Si je dis la vérité, pourquoi ne me croyez-vous pas ? Celui qui est de Dieu, écoute les paroles de Dieu ; vous n’écoutez pas, parce que vous n’êtes pas de Dieu. » (Jn 8. 42-47).
Peuple de Dieu, ne nous y trompons pas. Si nous sommes vraiment des enfants de Dieu, donc des imitateurs du Seigneur Jésus-Christ, attendons-nous à être combattus avec la même énergie que celle qui a été utilisée contre Lui.
C’est d’ailleurs ce que le Seigneur nous certifie Lui-même, dans l’Evangile de Jean. Il y affirme alors S’adressant à Ses disciples : « Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous. Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui est à lui ; mais parce que vous n’êtes pas du monde, et que je vous ai choisis du milieu du monde, à cause de cela le monde vous hait. » (Jn 15.18-19).
Il va ajouter juste après : « Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite : Le serviteur n’est pas plus grand que son maître. S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi ; s’ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre. Mais ils vous feront toutes ces choses à cause de mon nom, parce qu’ils ne connaissent pas celui qui m’a envoyé. » (Jn 15.20-21).
Au chapitre 16 du même Evangile, le va S’exprimer en ces termes : « Je vous ai dit ces choses, afin qu’elles ne soient pas pour vous une occasion de chute. Ils vous excluront des synagogues ; et même l’heure vient où quiconque vous fera mourir croira rendre un culte à Dieu. Et ils agiront ainsi, parce qu’ils n’ont connu ni le Père ni moi. » (Jn 16.1-2).
Il va reprendre plus loin : « Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde. » (Jn 16.33).
C’est ce même message de mise en garde et d’exhortation que l’apôtre Paul va nous délivrer aux croyants de d Thessalonique en disant : « C’est pourquoi, impatients que nous étions, et nous décidant à rester seuls à Athènes, nous envoyâmes Timothée, notre frère, ministre de Dieu dans l’Evangile de Christ, pour nous affermir et vous exhorter au sujet de votre foi, afin que personne ne fût ébranlé au milieu des tribulations présentes ; car vous savez vous-mêmes que nous sommes destinés à cela. Et lorsque nous étions auprès de vous, nous vous annoncions d’avance que nous serions exposés à des tribulations, comme cela est arrivé, et comme vous le savez. » (1Th 3.1-4).
L’homme de Dieu va également envoyer un message similaire à son fils spirituel Timothée, son missionnaire. Il lui dira alors : « Or, tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus Christ seront persécutés. Mais les hommes méchants et imposteurs avanceront toujours plus dans le mal, égarant les autres et égarés eux-mêmes. » (2Tm 3.12-13).
L’apôtre Pierre quant à lui, va s’adresser à nous dans sa première lettre en ces termes : « Bien-aimés, ne soyez pas surpris, comme d’une chose étrange qui vous arrive, de la fournaise qui est au milieu de vous pour vous éprouver. Réjouissez-vous, au contraire, de la part que vous avez aux souffrances de Christ, afin que vous soyez aussi dans la joie et dans l’allégresse lorsque sa gloire apparaîtra. Si vous êtes outragés pour le nom de Christ, vous êtes heureux, parce que l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu, repose sur vous. » (1P 14.12-14).
Et l’apôtre Jean nous donnera comme une sorte de conclusion : « Ne vous étonnez pas, frères, si le monde vous hait. » (1jn 3.13).
Chers frères et sœurs dans la foi, le croyant authentique sera toujours férocement combattu par les forces des ténèbres présentes dans le monde.
3. Les forces spirituelles qui régissent le monde
Chers frères et sœurs dans la foi, après notre précédent développement, nous avons compris qu’il existe bien partout dans le monde, des forces spirituelles des ténèbres dont la mission première est de combattre l’Homme et de le rendre esclave. Quelles sont donc ces forces spirituelles ?
Dans ses différents épîtres, l’apôtre Paul nous fait une liste des forces spirituelles qui contrôlent le monde (Rm 8.38-39 ; 1 Co 15.20-24 ; Ep 1.19-21 ; Col 2.10 ; Col 2. 15). Et lorsque nous faisons la synthèse de tous extraits, nous avons les entités suivantes : les dominations, les puissances, les autorités, les principautés, les pouvoirs, les souverainetés.
En regardant bien cette liste, nous constatons vite qu’elle correspond parfaitement à certaines personnes et institutions qui contrôlent nos vies dans ce monde visible. Nous avons en effet pour nous gouverner et conduire nos pays dans ce monde, des autorités, des principautés, des trônes, des dominations, des pouvoirs, etc. Et nous savons que même dépouillées de tout pouvoir maléfique, ces personnes et institutions ont une grande influence dans notre vie sociale, et parfois même spirituelle. Que dire donc des forces invisibles du monde des ténèbres précipitées sur la terre avec pour mission première de détruire l’Homme et de porter prioritairement préjudice aux enfants de Dieu ?
Chers frères et sœurs en Christ, dans le monde spirituel, il y a deux camps bien distincts que sont la Lumière et les Ténèbres qui sont continuellement en conflit. C’est d’ailleurs cette image que veut nous faire saisir l’apôtre Pierre dans sa première épître (1P5.18). Et dans chaque continent, chaque pays, ville, village ou contrée ; il y a toujours en activité dans l’invisible, une ou plusieurs des puissances des ténèbres que nous venons de lister, selon la qualité de vie de ses habitants, leurs croyances et les alliances établies avec ces puissances. Leur pouvoir pourra ainsi s’exprimer soit de façon communautaire, soit de façon individuelle.
Peuple de Dieu, l’influence des puissances spirituelles négatives dans nos vies est bien réelle et nettement plus destructrice que nous ne le pensons. Elles nous attaquent, nous asservissent et nous rendent continuellement esclaves et captifs, si nous ne sommes pas placés sous la protection de notre Dieu. Tous, autant que nous sommes, reconnaissons d’ailleurs que dans nos continents, pays, villes, villages et contrées, il existe des cercles mystiques, des sectes pernicieuses, des associations de sorcellerie, et de maraboutage ou d’idolâtrie, qui contrôlent la vie de la multitude. Et certains d’entre nous leur sont tellement attachés, qu’ils leur présentent un culte continuel. Et ces choses fondées et véhiculées par le monde des ténèbres, installent à ces endroits, des pouvoirs démoniques qui les dirigent. Il en est ainsi des lieux, mais aussi des personnes.
Raison pour laquelle il suffit parfois de nous retrouver dans ces milieux malsains pour en payer le prix fort. Si nous nous souvenons bien, c’est ce qui se passa dans la vie de Loth lorsqu’il s’installa à Sodome et Gomorrhe. Au final, il ne laissa dernière lui qu’une descendance incestueuse (Gn 14.8-12 ; Gn 19). Ce fut aussi le cas de Noémie quand pour échapper à la faim sévissant en Israël, son mari les amena, elle et ses enfants au pays de Moab. Elle y perdit finalement son époux et ses deux fils (Rt 1.1-5).
Outre l’installation dans des lieux contrôlés par les forces des ténèbres, la rencontre ou l’alliance avec une personne contrôlée par les forces du mal, peut aussi faire basculer notre vie dans les ténèbres, comme ce fut le cas avec le roi Akhab dont l’alliance avec Jézabel lui attira le courroux de Dieu (1R16.29-34). Cependant, nettement plus subtiles que ces cas marquants, ce sont ces lieux banalisés que nous foulons au quotidien et ces personnes apparemment normales rencontrées continuellement, que les ténèbres utilisent le plus souvent pour faire le plus de ravages dans nos vies.
Mais, lorsque par la prière constante, nous restons connectés à notre Dieu, ces forces sont désarmées face à nous. C’est d’ailleurs cette assurance que le Seigneur Jésus-Christ Lui-même nous donne lorsqu’Il s’exprime en ces termes dans l’Evangile de Jean : « Mes brebis écoutent ma voix, je les connais et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle. Elles ne périront jamais et personne ne pourra les arracher à ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous et personne ne peut les arracher à la main de mon Père. Le Père et moi, nous sommes Un » (Jn 10.27-30).
Dans sa lettre aux Ephésiens en parlant de la gloire aux croyants par le Seigneur, l’apôtre Paul nous dit : « Je prie que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation qui vous le fasse connaître. Je prie qu’il illumine les yeux de votre cœur pour que vous sachiez quelle est l’espérance qui s’attache à son appel, quelle est la richesse de son glorieux héritage au milieu des saints et quelle est l’infinie grandeur de sa puissance, qui se manifeste avec efficacité par le pouvoir de sa force envers nous qui croyons. Cette puissance, il l’a déployée en Christ quand il l’a ressuscité et l’a fait asseoir à sa droite dans les lieux célestes, au-dessus de toute domination, de toute autorité, de toute puissance, de toute souveraineté et de tout nom qui peut être nommé, non seulement dans le monde présent, mais encore dans le monde à venir. » (Ep 1.17- 22).
Et dans le Livre des Actes des Apôtres, alors que Jean et lui sont mis en accusation devant le Sanhédrin pour avoir restaurer le paralytique de la Belle Porte, l’apôtre Pierre dit : « Sachez-le bien, vous tous, et que tout le peuple d’Israël le sache : c’est par le nom de Jésus-Christ de Nazareth, celui que vous avez crucifié et que Dieu a ressuscité, oui, c’est par lui que cet homme se présente en pleine santé devant vous. Jésus est la pierre rejetée par vous qui construisez et qui est devenue la pierre angulaire. Il n’y a de salut en aucun autre, car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. » (Ac 4.10-12).
Oui, peuple de Dieu ! Notre Dieu et Père nous a donné Son fils Unique pour être victorieux du monde des ténèbres par Lui ! Et si nous restons connectés à la Lui par la prière constante, le monde des ténèbres ne dominera plus sur nous.
Devenons donc des vainqueurs de ce monde des ténèbres par la prière constante.