Pourquoi prier sans cesse ? Parce que nous vivons dans un monde des ténèbres

  1. Le monde des ténèbres

Chers frères et sœurs dans la foi, bien des fois, nous entendons parler du « monde des ténèbres » autour de nous, ou alors, nous-mêmes en parlons simplement sans savoir exactement de quoi il en retourne. Cela signifie-t-il qu’il s’agit d’un monde dominé par la nuit la plus profonde ? Cela est impossible, puisque nous n’aurions alors aucun accès à la lumière durant toute notre vie. Et nous savons tous que tel n’est pas le cas, puisqu’en plus de la lumière des astres qui nous éclaire, nous avons aujourd’hui, de nombreuses sources d’énergie qui nous procurent la lumière.  Alors, quel est donc le sens à donner à ces mots dans le contexte de notre vie de foi ?

A l’entame de son Evangile, l’apôtre Jean déclare : « La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue. Il y eut un homme envoyé de Dieu : son nom était Jean. Il vint pour servir de témoin, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous crussent par lui. Il n’était pas la lumière, mais il parut pour rendre témoignage à la lumière.

Cette lumière était la véritable lumière, qui, en venant dans le monde, éclaire tout homme. Elle était dans le monde, et le monde a été fait par elle, et le monde ne l’a point connue. Elle est venue chez les siens, et les siens ne l’ont point reçue.  Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu » (Jn 1.5-13).

Peuple de Dieu, nous vivons en effet dans un espace terrestre essentiellement régi et dominé par les forces du mal. Et ceci, dès l’instant où au jardin d’Eden s’étant fermés à la voix du Seigneur, Adam et Eve ont consommé le fruit de la connaissance du bien et du mal (Gn 3.6-13). 

C’est pour cette raison qu’en énumérant à Adam les implications de sa désobéissance, le Seigneur lui dit : « Puisque tu as écouté la voix de ta femme, et que tu as mangé de l’arbre au sujet duquel je t’avais donné cet ordre : Tu n’en mangeras point ! le sol sera maudit à cause de toi. C’est à force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie, il te produira des épines et des ronces, et tu mangeras de l’herbe des champs. C’est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu’à ce que tu retournes dans la terre, d’où tu as été pris ; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière » (Gn 3. 17-19).

Au chapitre 4 de ce Livre, nous assistons au premier meurtre et fratricide de la race humaine, quand Caïn, par simple jalousie, fait périr son frère Abel (Gn 4.1-8). Par la suite, le chapitre 6 nous relate la généralisation du péché sur la terre, poussant notre Dieu à décider de l’extermination de la race humaine, à l’exception de Noé et de sa famille (Gn 6.5-21). Pourtant, même après la destruction de cette ancienne race humaine pervertie, les ténèbres vont bien vite s’inviter dans la famille de Noé. En effet, Cham, son plus jeune fils, va profiter de l’ivresse de son père, pour exposer sa nudité (Gn 9. 20-27). Cette nouvelle race humaine initiée à partir de Noé va bien vite prendre la décision de défier le Seigneur, en décidant de construire la tour de Babel (Gn 11.1-9).

Chers frères et sœurs dans la foi, même une nouvelle race humaine initiée avec la descendance d’un homme apprécié et justifié par notre Dieu, n’a pas pu se soustraire aux ténèbres du monde !

Pour mieux nous faire comprendre cette prédominance du mal sur terre, le Livre de l’Apocalypse nous dit : « Et il y eut guerre dans le ciel. Michel et ses anges combattirent contre le dragon. Et le dragon et ses anges combattirent, mais ils ne furent pas les plus forts, et leur place ne fut plus trouvée dans le ciel. Et il fut précipité, le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit toute la terre, il fut précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui. » (Ap 12.7-9).

Cette explication épouse parfaitement ce que de nombreux siècles avant, le prophète Esaïe avait relevé concernant le Malin (Es 14.12-14), nous disant juste que chassés du Ciel, Satan et ses anges ont fait de la terre, leur empire.

Nous voici donc vivant dans un monde exclusivement dominé par le mal, non seulement à cause de la chute de la race humaine au jardin d’Eden, mais aussi à cause de la cuisante défaite essuyée par le Malin et ses alliés, dans le Royaume des Cieux.

Avec tous éléments, nous pouvons mieux comprendre le Seigneur Jésus-Christ lorsqu’Il dit à Ses disciples dans l’Evangile de Jean : « Je ne parlerai plus guère avec vous ; car le prince du monde vient. Il n’a rien en moi » (Jn 14.30).

Un peu plus en aval, alors qu’Il offre la prière sacerdotale au Père, Il Lui dit : « Je ne suis plus dans le monde, et ils sont dans le monde, et je vais à toi. Père saint, garde en ton nom ceux que tu m’as donnés, afin qu’ils soient un comme nous. Lorsque j’étais avec eux dans le monde, je les gardais en ton nom. J’ai gardé ceux que tu m’as donnés, et aucun d’eux ne s’est perdu, sinon le fils de perdition, afin que l’Écriture fût accomplie. Et maintenant je vais à toi, et je dis ces choses dans le monde, afin qu’ils aient en eux ma joie parfaite. Je leur ai donné ta parole ; et le monde les a haïs, parce qu’ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les préserver du mal. Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. » (Jn 17.11-15).

Et finalement, lorsque le Seigneur se trouve confronté à Pilate, Il va répondre à celui-ci : « Mon royaume n’est pas de ce monde. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour moi afin que je ne fusse pas livré aux Juifs ; mais maintenant mon royaume n’est point d’ici-bas. » (Jn 18.36).

Chers frères et sœurs dans la foi, la vérité toute simple est que nous vivons dans un monde des ténèbres complètement opposé aux valeurs du Ciel.

2. La place du croyant dans le monde

Peuple de Dieu, après la présentation détaillée du monde que nous venons de faire, nous comprenons qu’il serait insensé de nous croire en sécurité dans le monde. Le Livre de l’Apocalypse nous explique d’ailleurs qu’après cette grosse défaite, le Diable va particulièrement rediriger sa haine et sa rage vers les croyants (Ap 12. 13-17).

Ce combat permanent entre la lumière et les ténèbres se révèle d’ailleurs déjà à la naissance du Seigneur, lorsque le roi Hérode ordonne la mise à mort de tous les enfants de son royaume juste pour s’assurer d’avoir éliminé ce Roi nouveau-né (Mt 2.16-18). Plus tard, lorsqu’Il reçoit Son baptême, le Diable ne va pas hésiter à aller vers le Seigneur pour Le tenter (Mt 4.1-11 ; Mc 1.12-13 ; Lc 4.1-12). Et tout au long de Son Ministère terrestre, le Seigneur sera continuellement confronté à la haine, au mépris et rejet du monde.

Dans une énième confrontation avec les Juifs, le Seigneur leur dit parlant de la descendance d’Abraham : « Si Dieu était votre Père, vous m’aimeriez, car c’est de Dieu que je suis sorti et que je viens ; je ne suis pas venu de moi-même, mais c’est lui qui m’a envoyé. Pourquoi ne comprenez-vous pas mon langage ? Parce que vous ne pouvez écouter ma parole. Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il profère le mensonge, il parle de son propre fonds ; car il est menteur et le père du mensonge. Et moi, parce que je dis la vérité, vous ne me croyez pas. Qui de vous me convaincra de péché ? Si je dis la vérité, pourquoi ne me croyez-vous pas ? Celui qui est de Dieu, écoute les paroles de Dieu ; vous n’écoutez pas, parce que vous n’êtes pas de Dieu. » (Jn 8. 42-47).

Peuple de Dieu, ne nous y trompons pas. Si nous sommes vraiment des enfants de Dieu, donc des imitateurs du Seigneur Jésus-Christ, attendons-nous à être combattus avec la même énergie que celle qui a été utilisée contre Lui.

C’est d’ailleurs ce que le Seigneur nous certifie Lui-même, dans l’Evangile de Jean. Il y affirme alors S’adressant à Ses disciples : « Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous. Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui est à lui ; mais parce que vous n’êtes pas du monde, et que je vous ai choisis du milieu du monde, à cause de cela le monde vous hait. » (Jn 15.18-19).

Il va ajouter juste après : « Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite : Le serviteur n’est pas plus grand que son maître. S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi ; s’ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre. Mais ils vous feront toutes ces choses à cause de mon nom, parce qu’ils ne connaissent pas celui qui m’a envoyé. » (Jn 15.20-21).

Au chapitre 16 du même Evangile, le va S’exprimer en ces termes : « Je vous ai dit ces choses, afin qu’elles ne soient pas pour vous une occasion de chute. Ils vous excluront des synagogues ; et même l’heure vient où quiconque vous fera mourir croira rendre un culte à Dieu. Et ils agiront ainsi, parce qu’ils n’ont connu ni le Père ni moi. » (Jn 16.1-2).

 Il va reprendre plus loin : « Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde. » (Jn 16.33).

C’est ce même message de mise en garde et d’exhortation que l’apôtre Paul va nous délivrer aux croyants de d Thessalonique en disant : « C’est pourquoi, impatients que nous étions, et nous décidant à rester seuls à Athènes, nous envoyâmes Timothée, notre frère, ministre de Dieu dans l’Evangile de Christ, pour nous affermir et vous exhorter au sujet de votre foi, afin que personne ne fût ébranlé au milieu des tribulations présentes ; car vous savez vous-mêmes que nous sommes destinés à cela. Et lorsque nous étions auprès de vous, nous vous annoncions d’avance que nous serions exposés à des tribulations, comme cela est arrivé, et comme vous le savez. » (1Th 3.1-4).

L’homme de Dieu va également envoyer un message similaire à son fils spirituel Timothée, son missionnaire. Il lui dira alors : « Or, tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus Christ seront persécutés. Mais les hommes méchants et imposteurs avanceront toujours plus dans le mal, égarant les autres et égarés eux-mêmes. » (2Tm 3.12-13).

L’apôtre Pierre quant à lui, va s’adresser à nous dans sa première lettre en ces termes : « Bien-aimés, ne soyez pas surpris, comme d’une chose étrange qui vous arrive, de la fournaise qui est au milieu de vous pour vous éprouver. Réjouissez-vous, au contraire, de la part que vous avez aux souffrances de Christ, afin que vous soyez aussi dans la joie et dans l’allégresse lorsque sa gloire apparaîtra. Si vous êtes outragés pour le nom de Christ, vous êtes heureux, parce que l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu, repose sur vous. » (1P 14.12-14).

Et l’apôtre Jean nous donnera comme une sorte de conclusion : « Ne vous étonnez pas, frères, si le monde vous hait. » (1jn 3.13).

Chers frères et sœurs dans la foi, le croyant authentique sera toujours férocement combattu par les forces des ténèbres présentes dans le monde.

3. Les forces spirituelles qui régissent le monde

Chers frères et sœurs dans la foi, après notre précédent développement, nous avons compris qu’il existe bien partout dans le monde, des forces spirituelles des ténèbres dont la mission première est de combattre l’Homme et de le rendre esclave. Quelles sont donc ces forces spirituelles ?

Dans ses différents épîtres, l’apôtre Paul nous fait une liste des forces spirituelles qui contrôlent le monde (Rm 8.38-39 ; 1 Co 15.20-24 ; Ep 1.19-21 ; Col 2.10 ; Col 2. 15). Et lorsque nous faisons la synthèse de tous extraits, nous avons les entités suivantes : les dominations, les puissances, les autorités, les principautés, les pouvoirs, les souverainetés.

En regardant bien cette liste, nous constatons vite qu’elle correspond parfaitement à certaines personnes et institutions qui contrôlent nos vies dans ce monde visible. Nous avons en effet pour nous gouverner et conduire nos pays dans ce monde, des autorités, des principautés, des trônes, des dominations, des pouvoirs, etc. Et nous savons que même dépouillées de tout pouvoir maléfique, ces personnes et institutions ont une grande influence dans notre vie sociale, et parfois même spirituelle. Que dire donc des forces invisibles du monde des ténèbres précipitées sur la terre avec pour mission première de détruire l’Homme et de porter prioritairement préjudice aux enfants de Dieu ?

Chers frères et sœurs en Christ, dans le monde spirituel, il y a deux camps bien distincts que sont la Lumière et les Ténèbres qui sont continuellement en conflit.  C’est d’ailleurs cette image que veut nous faire saisir l’apôtre Pierre dans sa première épître (1P5.18). Et dans chaque continent, chaque pays, ville, village ou contrée ; il y a toujours en activité dans l’invisible, une ou plusieurs des puissances des ténèbres que nous venons de lister, selon la qualité de vie de ses habitants, leurs croyances et les alliances établies avec ces puissances. Leur pouvoir pourra ainsi s’exprimer soit de façon communautaire, soit de façon individuelle.

Peuple de Dieu, l’influence des puissances spirituelles négatives dans nos vies est bien réelle et nettement plus destructrice que nous ne le pensons. Elles nous attaquent, nous asservissent et nous rendent continuellement esclaves et captifs, si nous ne sommes pas placés sous la protection de notre Dieu. Tous, autant que nous sommes, reconnaissons d’ailleurs que dans nos continents, pays, villes, villages et contrées, il existe des cercles mystiques, des sectes pernicieuses, des associations de sorcellerie, et de maraboutage ou d’idolâtrie, qui contrôlent la vie de la multitude. Et certains d’entre nous leur sont tellement attachés, qu’ils leur présentent un culte continuel. Et ces choses fondées et véhiculées par le monde des ténèbres, installent à ces endroits, des pouvoirs démoniques qui les dirigent. Il en est ainsi des lieux, mais aussi des personnes.

Raison pour laquelle il suffit parfois de nous retrouver dans ces milieux malsains pour en payer le prix fort. Si nous nous souvenons bien, c’est ce qui se passa dans la vie de Loth lorsqu’il s’installa à Sodome et Gomorrhe. Au final, il ne laissa dernière lui qu’une descendance incestueuse (Gn 14.8-12 ; Gn 19). Ce fut aussi le cas de Noémie quand pour échapper à la faim sévissant en Israël, son mari les amena, elle et ses enfants au pays de Moab. Elle y perdit finalement son époux et ses deux fils (Rt 1.1-5).  

Outre l’installation dans des lieux contrôlés par les forces des ténèbres, la rencontre ou l’alliance avec une personne contrôlée par les forces du mal, peut aussi faire basculer  notre vie dans les ténèbres, comme ce fut le cas avec le roi Akhab dont l’alliance avec Jézabel lui attira le courroux de Dieu (1R16.29-34). Cependant, nettement plus subtiles que ces cas marquants, ce sont ces lieux banalisés que nous foulons au quotidien et ces personnes apparemment normales rencontrées continuellement, que les ténèbres utilisent le plus souvent pour faire le plus de ravages dans nos vies.

Mais, lorsque par la prière constante, nous restons connectés à notre Dieu, ces forces sont désarmées face à nous. C’est d’ailleurs cette assurance que le Seigneur Jésus-Christ Lui-même nous donne lorsqu’Il s’exprime en ces termes dans l’Evangile de Jean : « Mes brebis écoutent ma voix, je les connais et elles me suivent.  Je leur donne la vie éternelle. Elles ne périront jamais et personne ne pourra les arracher à ma main.  Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous et personne ne peut les arracher à la main de mon Père.  Le Père et moi, nous sommes Un » (Jn 10.27-30).

Dans sa lettre aux Ephésiens en parlant de la gloire aux croyants par le Seigneur, l’apôtre Paul nous dit : « Je prie que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation qui vous le fasse connaître.  Je prie qu’il illumine les yeux de votre cœur pour que vous sachiez quelle est l’espérance qui s’attache à son appel, quelle est la richesse de son glorieux héritage au milieu des saints et quelle est l’infinie grandeur de sa puissance, qui se manifeste avec efficacité par le pouvoir de sa force envers nous qui croyons.  Cette puissance, il l’a déployée en Christ quand il l’a ressuscité et l’a fait asseoir à sa droite dans les lieux célestes, au-dessus de toute domination, de toute autorité, de toute puissance, de toute souveraineté et de tout nom qui peut être nommé, non seulement dans le monde présent, mais encore dans le monde à venir. » (Ep 1.17- 22).

Et dans le Livre des Actes des Apôtres, alors que Jean et lui sont mis en accusation devant le Sanhédrin pour avoir restaurer le paralytique de la Belle Porte, l’apôtre Pierre dit : « Sachez-le bien, vous tous, et que tout le peuple d’Israël le sache : c’est par le nom de Jésus-Christ de Nazareth, celui que vous avez crucifié et que Dieu a ressuscité, oui, c’est par lui que cet homme se présente en pleine santé devant vous. Jésus est la pierre rejetée par vous qui construisez et qui est devenue la pierre angulaire.  Il n’y a de salut en aucun autre, car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. » (Ac 4.10-12).

Oui, peuple de Dieu ! Notre Dieu et Père nous a donné Son fils Unique pour être victorieux du monde des ténèbres par Lui ! Et si nous restons connectés à la Lui par la prière constante, le monde des ténèbres ne dominera plus sur nous.

Devenons donc des vainqueurs de ce monde des ténèbres par la prière constante.

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Pourquoi prier sans cesse ? Parce que l’Homme est Pécheur par Nature

Chers frères et sœurs dans la foi, depuis la chute dans le jardin d’Eden (Gn 3.6-19), l’être humain que nous sommes tous, est devenu esclave du péché. Et cet esclavage a fait que l’Homme porte continuellement l’empreinte du péché en lui.

Comment le péché se manifeste-t-il en l’Homme ?

C’est en répondant à cette épineuse question que nous pouvons bien comprendre le degré d’emprisonnement auquel l’être humain est soumis dans son propre corps.

Dans épître aux Romains en parlant de l’impact négatif de la nature charnelle sur l’Homme, l’apôtre Paul dit : « Nous savons, en effet, que la loi est spirituelle; mais moi, je suis charnel, vendu au péché.  Car je ne sais pas ce que je fais: je ne fais point ce que je veux, et je fais ce que je hais.  Or, si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais par-là que la loi est bonne.  Et maintenant ce n’est plus moi qui le fais, mais c’est le péché qui habite en moi.  Ce qui est bon, je le sais, n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair: j’ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien.  Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas.  Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite en moi.

Je trouve donc en moi cette loi: quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi.  Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur;  mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres.  Misérable que je suis! Qui me délivrera du corps de cette mort?… Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur!… Ainsi donc, moi-même, je suis par l’entendement esclave de la loi de Dieu, et je suis par la chair esclave de la loi du péché. » (Rm 7. 14-25).

Ce qui signifie simplement que l’Homme aura beau fournir des efforts, il aura toujours en lui, cette impulsion innée à rechercher le mal et à vouloir faire le mal, bien qu’il reconnaisse la nécessité du bien pour son propre bonheur. Ce phénomène se vérifie déjà chez nos tout jeunes enfants, dans la jalousie instinctivement manifestée les uns envers les autres, dans leur égoïsme tout naturel, leur convoitise non forcée,  leur brutalité innée, leurs paroles agressives, etc… Le péché en l’Homme a ainsi de nombreuses ramifications qui impliquent non seulement sa pensée, mais aussi ses paroles, ses actions et ses omissions ; et ceci indépendamment de sa volonté.

Chers frères et sœurs dans la foi, aucun être humain, quel que soit le titre religieux ou ecclésiastique qu’il se donne, ne pourrait sincèrement dire qu’il est sans péché. Ce serait d’ailleurs présenter notre Dieu comme un menteur tel que nous le dit si bien le Livre des Psaumes (Ps 53. 3-4 ; Ps 14.1-3).

Ou encore, l’apôtre Jean dans sa première épître où le serviteur du Seigneur s’exprime en ces termes : « Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous. Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité. Si nous disons que nous n’avons pas péché, nous faisons de Dieu un menteur, et sa parole n’est point en nous. » (1Jn 1.8-10).

Et dans cette présence constante du péché dans la nature humaine, son champ d’action de prédilection est la pensée. Aussi, sommes-nous souvent, bien qu’extérieurement drapés dans de fausses auréoles de sainteté, des faussaires de premier choix, des adultères patentés, des voleurs internationaux, des tueurs en série, des sorciers revanchards, etc…

Nous comprenons alors que l’être humain est, non seulement continuellement tenté de faire du mal, aussi également en guerre permanente contre le péché dans son être profond. Mais, où se trouve donc le lieu où est conçu tout le mal dont est capable l’être humain ?

Où est logé le mal en l’Homme ?

Peuple de Dieu, c’est le Seigneur Jésus-Christ Lui-même Qui nous fournit la réponse à cette question dans l’Évangile de Mathieu. Comme à leur habitude, les Juifs veuillent Le piéger et cette fois-ci avec les questions de pureté relative à la consommation des aliments (Mt 15.1-2). Mais contre toute attente, au lieu d’indexer l’impureté induite par la consommation des aliments souillés, notre Seigneur va répondre à Ses détracteurs que c’est la parole sortant de la bouche de l’homme qui le souille.

Il va en effet s’adresser à Ses disciples en ces termes : « Ne comprenez-vous pas que tout ce qui entre dans la bouche va dans le ventre, puis est jeté dans les lieux secrets?  Mais ce qui sort de la bouche vient du cœur, et c’est ce qui souille l’homme.  Car c’est du cœur que viennent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les impudicités, les vols, les faux témoignages, les calomnies.  Voilà les choses qui souillent l’homme; mais manger sans s’être lavé les mains, cela ne souille point l’homme. » (Mt 15. 18-20).

Oui, peuple de Dieu! Notre cœur est l’usine de fabrique de tout ce que nous pouvons dire, faire ou omettre de faire, que cela soit en bien, ou en mal. Etant déjà vendus au péché, rien de bien surprenant que de voir notre cœur constamment en activité pour faire le mal. Et plus nous laissons notre cœur livré à lui-même, plus ce péché atteint ses plus hauts sommets. Il n’est donc pas étonnant de voir des personnes passer leur vie, complètement emprisonnées par leur propre cœur.

Comment sortir le cœur de cette prison ?

Chers frères et sœurs dans la foi, un grand homme de Dieu, T.B. Joshua a dit un jour dans une de ses prédications, je cite : « A break in prayer is a break with God », c’est-à-dire : «  Un arrêt dans la prière est un arrêt avec Dieu ».

Oui, chers frères et sœurs dans la foi ! Seule une constante connexion de notre cœur à notre Dieu peut le garder des souillures du monde.

Si nous nous souvenons bien dans le Livre du Deutéronome, notre Dieu va solliciter du peuple Juif, la mise à Sa disposition de leurs cœurs afin que l’Alliance scellée avec Lui puisse tenir et que ce peuple puisse toujours rester sur la terre qui lui avait été confiée (Dt 10.16; Dt 30.6).

Les israélites n’ayant pas obéi à cet appel, le royaume du nord, la Samarie, va finir déporté en Assyrie (2R17.6-22). Ensuite, l’Eternel va de nouveau lancer cet appel à la circoncision du cœur en direction du royaume du sud, Juda, par le biais du prophète Jérémie (Jr 4.4 ; Jr 9. 24-25). Mais ce royaume aussi va finalement être déporté à Babylone, à cause du cœur de ses habitants livré au péché (2R 25).

Peuple de Dieu, ne nous y trompons pas! Le cœur de l’Homme ne saurait se tenir loin du péché, s’il n’est pas constamment rattaché au Seigneur par la prière. Et plus nous serons en prière, plus nous renforcerons notre intimité avec notre Dieu et croîtrons en sainteté.

Soyons donc des chrétiens qui chassent chaque jour le péché de leur coeur par la prière!!!

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Pourquoi prier sans cesse ? Introduction

Constat

Chers frères et sœurs dans le Seigneur, selon la pensée de populaire, nous devons avoir des heures de prière et le fait de prier n’est vraiment pas une obligation ou une nécessité. Pour beaucoup parmi nous, il s’agit en effet d’une fantaisie qu’on peut se permettre selon notre volonté ou nos humeurs. Et certaines personnes, tout en se déclarant enfants de Dieu, passent plusieurs semaines, de nombreux mois, voire des années, sans jamais prier, sinon contraintes et forcées, parce qu’elles se retrouvent dans certaines cérémonies religieuses et suivent le mouvement de la masse. De même, nous avons des moments bien indiqués pendant lesquels nous devons nous adonner à la louange et l’adoration.

Question

Mais, est-ce vraiment la meilleure attitude à adopter pour avoir une foi triomphante ?

La réponse sur la base des Écritures

Non, en effet ! Rappelons-nous de ce que  le Seigneur Jésus-Christ  a dit à Ses disciples alors qu’ils étaient au jardin de Gethsémané, avant qu’Il n’amorce Sa passion : « Veillez et priez, afin que vous ne tombiez pas dans la tentation ; l’esprit est bien disposé, mais la chair est faible » (Mt 26. 41). Et effectivement, parce qu’ils n’ont pas été en alerte, ils ont failli et ont tous abandonné le Seigneur, au moment le plus douloureux de Sa vie terrestre (Mt 26.56).

Légèrement en amont de cet appel à la prière incessante de dernière minute, le Seigneur Jésus-Christ  exhorte Ses disciples à la vigilance spirituelle constante  par le biais de la prière, pour ne pas être surpris par Son retour impromptu (Mt 25.13)

Et finalement, en accord parfait avec les exhortations du Seigneur, l’apôtre Pierre nous dit  dans sa première épître : « Soyez sobres, veillez. Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera » (1P 5.8).

Conclusion

Peuple de Dieu, la prière n’est pas un loisir que nous pouvons nous permettre ou pas, selon les caprices du moment ou les circonstances de la vie autour de nous. C’est un élément central dans une vie de foi. C’est notre garantie de sécurité, l’élément qui nous maintient en permanence en communion avec notre Dieu et notre Seigneur. Nous allons voir comment, dans cette série d’articles consacrées à cette thématique.

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