Le Ciel pour les Prostituées et les Pécheurs ?
Chers frères et sœurs dans la foi, pendant de nombreux siècles, certaines confessions chrétiennes ont laissé croire que le Royaume des cieux demeurait définitivement inaccessible à certaines catégories de personnes. Malheureusement, cette conception erronée continue encore aujourd’hui d’être enseignée dans plusieurs milieux se réclamant du christianisme.
Pourtant, dans l’Évangile de Luc, le Seigneur Jésus-Christ répond clairement à ceux qui Lui reprochaient Sa compassion et Sa proximité avec les pécheurs : « Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler à la repentance des justes, mais des pécheurs. » (Lc 5.31-32).
Toujours dans l’Évangile de Luc, le Seigneur manifeste Sa miséricorde envers la femme pécheresse qui se repent (Lc 7.36-50). Plus loin, Il S’invite dans la maison de Zachée, le collecteur d’impôts, auquel Il accorde ensuite le salut (Lc 19.1-10).
Dans les Évangiles de Matthieu, de Marc et de Luc, le Seigneur appelle également à Son service un autre collecteur d’impôts, Matthieu, qu’Il choisit pour devenir l’un de Ses disciples (Mt 9.9-13 ; Mc 2.13-17 ; Lc 5.27-32).
Enfin, dans l’Évangile de Jean, Il sauve de la lapidation la femme surprise en flagrant délit d’adultère et lui ouvre un chemin de repentance plutôt que de condamnation (Jn 8.3-11).
Le Seigneur ira même jusqu’à déclarer aux principaux sacrificateurs et aux anciens du peuple : « Je vous le dis en vérité, les publicains et les prostituées vous devanceront dans le royaume de Dieu. » (Mt 21.31).
La question mérite donc d’être posée : Le Royaume des cieux est-il particulièrement réservé aux prostituées et aux pécheurs ?

1. Le Pécheur a toujours une place qui l’attend au Ciel
Peuple de Dieu, n’en déplaise à certains d’entre nous, notre Dieu a toujours porté en Lui le profond désir de sauver l’homme perdu.
C’est d’ailleurs ce dessein de salut qui transparaît dès le commencement, lorsque le Seigneur annonce au serpent que sa descendance sera un jour écrasée par la descendance de la femme (Gn 3.15). Immédiatement après la chute, le Seigneur couvre la nudité d’Adam et Ève avant de les chasser de Sa présence (Gn 3.21-24). Plus tard, lorsque Caïn tue son frère Abel (Gn 4.8), le Seigneur ne demeure pas insensible à sa détresse et accueille favorablement sa demande d’allègement de sentence (Gn 4.9-15).
Bien des siècles plus tard, après avoir établi Son alliance avec Abram (Gn 12.1-5), le Seigneur attend que la descendance de Son ami se soit multipliée en Égypte avant de la délivrer de l’esclavage (Ex 1 ; Ex 3.1-10 ; Ex 7 à Ex 12.42), afin d’en faire un peuple qui Lui appartienne en propre (Ex 19.3-6).
Cependant, à cause de la nature déchue de l’homme, Israël multiplie les révoltes contre son Dieu tout au long de sa marche vers Canaan (Ex 16.1-3 ; Ex 32.1-6 ; Ex 32.26-28 ; Nb 11.4-35 ; Nb 14.1-38 ; Nb 16.1-3 ; Nb 16.23-35 ; Nb 17.6-15 ; Nb 25). Pourtant, bien avant même que ces infidélités ne se manifestent pleinement, le Seigneur avait déjà prévu une porte de sortie pour Son peuple.
Nous arrivons ainsi au livre du Deutéronome. Après avoir exposé à Israël les bénédictions attachées à l’obéissance et les malédictions qui résulteraient de la désobéissance à Ses commandements (Dt 28), Moïse déclare : « Lorsque toutes ces choses t’arriveront, la bénédiction et la malédiction que je mets devant toi, si tu les prends à cœur au milieu de toutes les nations chez lesquelles l’Éternel, ton Dieu, t’aura chassé, si tu reviens à l’Éternel, ton Dieu, et si tu obéis à Sa voix de tout ton cœur et de toute ton âme, toi et tes enfants, selon tout ce que je te prescris aujourd’hui, alors l’Éternel, ton Dieu, ramènera tes captifs et aura compassion de toi ; Il te rassemblera encore du milieu de tous les peuples chez lesquels l’Éternel, ton Dieu, t’aura dispersé.
Quand tu serais exilé à l’autre extrémité du ciel, l’Éternel, ton Dieu, te rassemblera de là, et c’est là qu’Il ira te chercher. L’Éternel, ton Dieu, te ramènera dans le pays que possédaient tes pères, et tu le posséderas ; Il te fera du bien et te rendra plus nombreux que tes pères. L’Éternel, ton Dieu, circoncira ton cœur et le cœur de ta postérité, et tu aimeras l’Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur et de toute ton âme, afin que tu vives. » (Dt 30.1-6).
Chers frères et sœurs dans la foi, ces quelques versets mettent admirablement en lumière l’amour incommensurable de notre Dieu pour un peuple dont Il connaissait pourtant d’avance les égarements. Ils révèlent également la merveilleuse porte de salut qu’Il avait déjà préparée en prévision de ses infidélités futures.
En effet, les rébellions d’Israël ne tardèrent pas à se manifester. Cependant, chaque fois que le peuple, accablé par les conséquences de ses fautes, criait vers le Seigneur du fond de sa détresse, notre Dieu lui accordait Son pardon et le rétablissait dans Sa faveur (Jg 2.10-18).
C’est ce même élan d’amour de notre Dieu envers le pécheur qui poussa ensuite l’Éternel à envoyer le prophète Nathan auprès du roi David, après que celui-ci eut commis l’adultère avec Bath-Shéba, l’épouse d’Urie le Hittite, et organisé la mort de ce dernier (2 S 12.1-12). Cette intervention du Seigneur conduisit David à une profonde repentance (2 S 12.13), dont les Psaumes 32 et 51 constituent deux magnifiques témoignages.
Peuple de Dieu, en réalité, l’Éternel notre Dieu n’a jamais cessé, tout au long de Son alliance avec Israël, de vouloir arracher Son peuple au péché afin de lui accorder le bonheur qu’Il lui avait promis. C’est pour cette raison qu’Il lui envoya continuellement des prophètes chargés de l’appeler à la conversion et au retour vers Lui (Os 14.1-9 ; Am 5.4-6 ; Am 5.14-15 ; Es 55.6-7 ; Es 58.6-14 ; Jr 3.12-15 ; Jr 4.1-4 ; Za 1.2-5).
Cette même grâce fut également offerte à Ninive, la grande cité du royaume d’Assyrie. Le Seigneur y envoya le prophète Jonas afin d’appeler ses habitants à la repentance (Jon 1.1-2). Et parce que Ninive se repentit après avoir entendu l’avertissement de Dieu, elle fut finalement épargnée (Jon 3.5-10). Par cet événement, notre Dieu adresse un message à toute l’humanité : il suffit au pécheur de reconnaître ses fautes, de s’en détourner et de revenir à Lui pour recevoir Son pardon et retrouver Sa faveur.
C’est d’ailleurs ce que l’Éternel Lui-même déclare par la bouche du prophète Ézéchiel : « Si le méchant revient de tous les péchés qu’il a commis, s’il observe toutes mes lois et pratique la droiture et la justice, il vivra, il ne mourra pas. Toutes les transgressions qu’il a commises seront oubliées ; il vivra, à cause de la justice qu’il a pratiquée. Ce que je désire, est-ce que le méchant meure ? dit le Seigneur, l’Éternel. N’est-ce pas qu’il change de conduite et qu’il vive ? » (Ez 18.21-23).
Pendant Son ministère terrestre, le Seigneur Jésus-Christ, en parfaite harmonie avec la volonté du Père, n’a jamais cessé de faire comprendre à Ses interlocuteurs qu’Il réservait un accueil particulier aux pécheurs repentants.
Nous le constatons notamment dans Sa rencontre bouleversante avec la femme pécheresse (Lc 7.36-50), dans les paraboles de la brebis perdue et de la drachme perdue (Lc 15.1-10), ainsi que dans celle du fils prodigue (Lc 15.11-32). Le même message transparaît également dans l’entretien avec la femme samaritaine (Jn 4.1-30), dans le récit de la femme surprise en flagrant délit d’adultère (Jn 8.1-11), ou encore dans l’appel plein de tendresse que le Seigneur adresse à toute l’humanité : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. » (Mt 11.28-30).
Pour mieux nous faire apprécier cette dimension essentielle de Son ministère terrestre, revenons à l’appel qu’Il adressa à Matthieu alors que celui-ci était assis à son bureau de péage, afin d’en faire l’un de Ses apôtres.
Nous lisons en effet : « Jésus partit de là et vit, en passant, un homme appelé Matthieu assis au bureau des impôts. Il lui dit : « Suis-moi ! » Matthieu se leva et le suivit. Jésus prenait un repas dans la maison de Matthieu ; beaucoup de collecteurs d’impôts et d’autres gens de mauvaise réputation vinrent prendre place à table avec Lui et Ses disciples. Les Pharisiens virent cela et dirent à Ses disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-Il avec les collecteurs d’impôts et les gens de mauvaise réputation ? » Jésus les entendit et déclara : « Les personnes en bonne santé n’ont pas besoin de médecin ; ce sont les malades qui en ont besoin. Allez apprendre ce que signifient ces paroles : ‘Je désire la miséricorde et non les sacrifices.’ Car Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. » » (Mt 9.9-13).
Chers frères et sœurs dans la foi, le Seigneur Jésus-Christ Se révèle ainsi comme le Dieu Sauveur, Qui n’a cessé d’œuvrer afin que l’homme pécheur puisse revenir, sans crainte et sans délai, auprès de Son Créateur.
Après la mort et la résurrection du Seigneur Jésus-Christ, le Saint-Esprit est envoyé sur les apôtres réunis dans la chambre haute (Ac 2.1-13). Dès lors, ce message d’amour infini continue certes d’être annoncé au peuple juif (Ac 2.38-40 ; Ac 8.26-40), mais il est également proclamé aux Samaritains (Ac 8.4-25) ainsi qu’aux nations païennes (Ac 10.1-43 ; Ac 13.48-49 ; Ac 14.15-17 ; Ac 16.10-15 ; Ac 17.22-31 ; etc.).
Cette ouverture du salut aux nations manifeste avec éclat que le projet de Dieu n’a jamais été limité à un seul peuple. Depuis le commencement, Son désir est que tous les hommes parviennent à la repentance et reçoivent la vie éternelle.
Chers frères et sœurs dans la foi, oui, il y aura toujours une place de choix au Ciel pour l’homme pécheur qui revient sincèrement vers son Dieu.
Parfois, les circonstances de notre naissance, notre environnement familial ou communautaire, notre passé, nos péchés ou encore les faiblesses que nous portons en nous peuvent nous faire croire que le Royaume des cieux nous est définitivement fermé.
Il n’en est rien. Notre Dieu n’a jamais rejeté le pécheur qui vient à Lui avec un cœur repentant. Ce qu’Il rejette, c’est le péché ; mais Il accueille avec joie le pécheur qui reconnaît sa faute, s’en détourne et revient à Lui avec foi. Voilà pourquoi personne ne devrait jamais désespérer de la grâce de Dieu. Tant que dure le temps de la grâce, la porte du salut demeure ouverte à tous ceux qui acceptent de répondre à l’appel du Seigneur Jésus-Christ. C’est précisément pour cette raison que le Seigneur est venu dans le monde : chercher et sauver ceux qui étaient perdus.
Peuple de Dieu, quelles que soient les fautes que nous avons pu commettre, quelles que soient les blessures que nous portons ou les erreurs qui jalonnent notre passé, ne laissons jamais le découragement ou la culpabilité nous éloigner de notre Créateur. Revenons à Lui avec confiance. Car notre Dieu est riche en miséricorde, abondant en grâce et toujours disposé à accueillir celui qui se repent sincèrement. Voilà la Bonne Nouvelle que le Seigneur Jésus-Christ est venu annoncer au monde.

Il n’y a personne sur terre qui est trop méchant ou trop pécheur pour être définitivement exclu de la Grâce infinie de notre Dieu. Il s’agit d’un don gratuit de notre Dieu, offert à tous sans distinction. En effet, il n’existe en réalité aucun être humain parfait sur cette terre, et nous sommes tous redevables de la grâce du Seigneur.
C’est d’ailleurs ce que l’apôtre Paul nous enseigne dans son épître aux Éphésiens lorsqu’il dit : « C’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. » (Ep 2.8-9).
Alors, quels que soient nos péchés, nos souillures ou notre passé, accourons vers notre Dieu, Qui nous attend les bras grand ouverts. Et, tandis que nous revenons à Lui avec foi, gardons précieusement dans notre cœur cette merveilleuse parole du Seigneur Jésus-Christ : « Il y a plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentance. » (Lc 15.7).
Peuple de Dieu, ne laissons donc jamais le poids de nos fautes nous persuader que nous sommes irrémédiablement perdus. Tant que dure le temps de la grâce, la porte du salut demeure ouverte à tous ceux qui répondent à l’appel du Seigneur avec un cœur sincère et repentant.
Revenons donc à notre Dieu avec une entière confiance, car Sa miséricorde est plus grande que notre péché, Son pardon est plus puissant que notre culpabilité, et Son amour dépasse infiniment nos faiblesses.
Voilà l’espérance que le Seigneur Jésus-Christ est venu offrir à toute l’humanité.
2. Pourquoi certains pécheurs ont-ils reçu l’approbation de Dieu ?
Chers frères et sœurs dans la foi, c’est une vérité toute simple : il n’existe sur cette terre aucun être humain exclu de la grâce de Dieu. Bien au contraire, le Seigneur attend avec un ardent désir le retour vers Lui de tous ceux qui se sont éloignés de Sa présence.
Malheureusement, certains parmi nous en tirent une mauvaise conclusion. Ils sont convaincus qu’ils peuvent vivre volontairement dans le péché sans que cela n’ait la moindre conséquence sur leur vie spirituelle, pensant qu’ils auront toujours la possibilité de revenir à Dieu au moment qu’ils jugeront opportun.
Pire encore, d’autres s’imaginent que la mort du Seigneur Jésus-Christ sur la croix de Golgotha leur a acquis le droit de mener toute leur vie dans le péché, sous prétexte que tout leur aurait déjà été pardonné. Mais qu’en est-il réellement ?
Si notre Dieu a effectivement approuvé, dans le passé, des hommes et des femmes dont la vie était profondément marquée par le péché, comment cette approbation s’est-elle manifestée ? Quelles en ont été les conditions ?
Peuple de Dieu, lorsque nous parcourons l’histoire d’Israël avant la venue du Seigneur Jésus-Christ, nous découvrons deux remarquables exemples de femmes qui semblaient, humainement parlant, exclues du plan de Dieu, mais qui y ont pourtant inscrit leur nom en lettres d’or.
La première est Rahab, la prostituée (Jos 2.1-21). Pourquoi son nom est-il honoré dans l’histoire d’Israël ? Parce qu’après avoir entendu parler de la puissance de notre Dieu et de Sa présence au milieu de Son peuple, elle choisit, au péril de sa propre vie, de protéger les espions envoyés à Jéricho, manifestant ainsi sa foi dans le Dieu d’Israël et son désir de s’attacher à Son peuple.
En récompense de cette foi, Rahab et toute sa famille eurent la vie sauve. Elles furent ensuite intégrées au peuple d’Israël (Jos 6.17 ; Jos 6.22-25).
La seconde est Ruth, la Moabite (Rt 1–4). Pourquoi cette femme issue d’un peuple païen fut-elle, elle aussi, honorée en Israël ? Parce qu’au lieu d’abandonner sa belle-mère Naomi, comme le fit Orpa, elle décida de demeurer auprès d’elle, en faisant également le choix de prendre l’Éternel pour Dieu. Ses paroles demeurent parmi les plus belles déclarations de fidélité de toute l’Écriture : « Ton peuple sera mon peuple, et ton Dieu sera mon Dieu. » (Rt 1.16-17).
À cause de cette décision, Ruth devint l’épouse de Boaz et fut intégrée à la lignée du roi David, entrant ainsi dans la généalogie du Seigneur Jésus-Christ (Rt 4.13-22).
Chers frères et sœurs dans la foi, comme nous l’avons vu au début de ce partage, le Seigneur Jésus-Christ nous révèle avec une parfaite clarté que notre Dieu nourrit un ardent désir de sauver ceux qui sont perdus. Mais comment cette volonté de salut s’est-elle concrètement manifestée dans la vie de ceux qui ont reçu Son approbation ?
Lorsque nous ouvrons le chapitre 7 de l’Évangile de Luc, nous faisons la rencontre de la femme pécheresse repentante. Les Écritures nous rapportent alors : « Un pharisien pria Jésus de manger avec lui. Jésus entra dans la maison du pharisien et se mit à table. Et voici, une femme pécheresse qui se trouvait dans la ville, ayant su qu’Il était à table dans la maison du pharisien, apporta un vase d’albâtre plein de parfum. Elle se tint derrière, aux pieds de Jésus. Elle pleurait ; bientôt, elle Lui mouilla les pieds de ses larmes, puis les essuya avec ses cheveux, les baisa et les oignit de parfum. Le pharisien qui L’avait invité, voyant cela, dit en lui-même : « Si cet homme était prophète, Il connaîtrait qui est cette femme qui Le touche et de quelle espèce elle est ; Il saurait que c’est une pécheresse. »
Jésus prit alors la parole et lui dit : « Simon, j’ai quelque chose à te dire. » — « Maître, parle », répondit-il. — « Un créancier avait deux débiteurs : l’un devait cinq cents deniers, et l’autre cinquante. Comme ils n’avaient pas de quoi payer, il remit leur dette à tous deux. Lequel L’aimera le plus ? » Simon répondit : « Celui, je pense, auquel il a le plus remis. » Jésus lui dit : « Tu as bien jugé. »
Puis, Se tournant vers la femme, Il dit à Simon : « Vois-tu cette femme ? Je suis entré dans ta maison ; tu ne M’as point donné d’eau pour laver Mes pieds ; mais elle, elle les a mouillés de ses larmes et les a essuyés avec ses cheveux. Tu ne M’as point donné de baiser ; mais elle, depuis que Je suis entré, elle n’a point cessé de Me baiser les pieds. Tu n’as point versé d’huile sur Ma tête ; mais elle, elle a versé du parfum sur Mes pieds. C’est pourquoi, Je te le dis, ses nombreux péchés ont été pardonnés, parce qu’elle a beaucoup aimé. Mais celui à qui l’on pardonne peu aime peu. »
Et Il dit à la femme : « Tes péchés sont pardonnés. » Ceux qui étaient à table avec Lui se mirent à dire en eux-mêmes : « Qui est celui-ci, qui pardonne même les péchés ? » Mais Jésus dit à la femme : « Ta foi t’a sauvée ; va en paix. »(Lc 7.36-50).
Nous découvrons ici une femme pleinement consciente de son état de pécheresse. Elle achète un parfum de grand prix, prend le risque de se rendre dans la maison d’un pharisien malgré les regards de mépris et les jugements dont elle sait qu’elle sera l’objet, puis vient se tenir humblement aux pieds du Seigneur. Là, elle les mouille de ses larmes, les essuie avec ses cheveux, les couvre de baisers et les oint d’un parfum précieux.
Avec le récit de la femme samaritaine (Jn 4.1-30), nous rencontrons une femme d’origine païenne qui, loin de persister dans son mensonge devant le Seigneur, reconnaît humblement sa situation et finit par reconnaître en Lui un prophète (Jn 4.17-19). Plus encore, elle devient ensuite l’instrument par lequel une grande partie de ses concitoyens découvre que Jésus est véritablement le Messie (Jn 4.39-42).
Avec Zachée, nous voyons un collecteur d’impôts tellement désireux de rencontrer le Seigneur qu’il n’hésite pas à monter sur un sycomore afin de pouvoir Le voir passer. Lorsque le Seigneur S’invite dans sa maison, Zachée offre spontanément la moitié de ses biens aux pauvres et s’engage à restituer au quadruple tout ce qu’il aurait obtenu injustement (Lc 19.1-10).
Avec Matthieu, nous voyons un homme qui abandonne immédiatement son poste au bureau des taxes dès qu’il reçoit l’appel du Seigneur (Mt 9.9). Plus tard, il organise un grand festin en Son honneur, offrant ainsi à de nombreux pécheurs l’occasion d’entendre l’enseignement du Maître (Mt 9.10-13).
Peuple de Dieu, lorsque nous examinons attentivement toutes ces personnes, nous constatons qu’elles présentent plusieurs caractéristiques communes. Elles avaient, premièrement, conscience de leur état de pécheresses. Deuxièmement, elles éprouvaient une véritable soif de Dieu. Troisièmement, elles désiraient sincèrement Lui appartenir. Enfin, elles étaient prêtes à Le suivre, quelles qu’en soient les conséquences et quel qu’en soit le prix.
Chers frères et sœurs dans la foi, voilà une vérité que nous ne pouvons ignorer. S’il est bien vrai que des hommes et des femmes, considérés comme des pécheurs notoires, ont reçu l’approbation de notre Seigneur, ce privilège n’a jamais été accordé au hasard. Tous ont accepté d’emprunter un même chemin de retour vers Dieu.
Aucun d’eux n’est demeuré volontairement dans son ancienne manière de vivre. Aucun n’a considéré la grâce de Dieu comme une permission de continuer à pécher. Tous ont répondu à l’appel du Seigneur par une foi sincère, une profonde repentance et une volonté réelle de changer de vie.
Leur histoire nous enseigne ainsi que Dieu ne rejette jamais le pécheur qui revient à Lui avec un cœur humble et repentant. En revanche, Il n’approuve jamais le péché lui-même.
Voilà pourquoi la grâce de Dieu ne constitue jamais une autorisation de vivre dans le désordre. Elle est, au contraire, une invitation à quitter le péché afin de marcher dans une vie nouvelle avec le Seigneur.
Peuple de Dieu, cette distinction est fondamentale. Beaucoup désirent recevoir les bénédictions attachées au salut, sans accepter le changement de vie que le Seigneur attend de ceux qui Lui appartiennent. Pourtant, les exemples que nous venons d’étudier démontrent tous que la grâce précède la transformation, mais qu’elle conduit toujours à une vie transformée.
Une question demeure alors : Quel est donc ce cheminement que tout pécheur doit emprunter pour revenir véritablement à son Dieu et recevoir Son approbation ?
3. Le cheminement du pécheur vers Dieu
Chers frères et sœurs dans la foi, comme nous venons de le voir, le pécheur a toujours une place qui l’attend dans le Royaume des cieux. Notre Dieu l’a démontré tout au long de l’histoire biblique en honorant des hommes et des femmes dont la vie était pourtant jugée scandaleuse par leurs contemporains.
Cependant, nous savons également que tous les pécheurs n’ont pas reçu l’approbation du Seigneur. En examinant attentivement la vie de ceux qui ont été accueillis par Dieu, nous avons constaté qu’ils avaient tous emprunté un même cheminement pour revenir vers Lui et entrer dans leur héritage. Quel est donc ce cheminement ?
Dans le chapitre précédent, nous avons identifié quatre éléments essentiels qu’il convient maintenant d’approfondir : i) la conscience d’être pécheur ; ii) la soif de Dieu ; iii) le désir de Lui appartenir ; iv) la volonté de Le suivre et d’en payer le prix.
a. La conscience d’être pécheur.
Peuple de Dieu, la conscience de son péché, de sa misère spirituelle et de son indignité constitue la première étape du retour vers Dieu. En effet, comment pourrions-nous désirer revenir vers le Seigneur si nous refusons de reconnaître que nous sommes dans l’erreur, que notre conduite est mauvaise et que nous vivons en rébellion contre Lui ?
Lorsque nous ouvrons le deuxième livre de Samuel, nous retrouvons le roi David, ce serviteur tant aimé de Dieu qui, pourtant, n’hésita pas à faire mourir Urie le Hittite afin de prendre son épouse pour femme (2 S 11). Le Seigneur lui envoya alors le prophète Nathan afin de lui révéler Son indignation et le jugement qu’Il prononçait contre lui (2 S 12.1-12). À la suite de cette confrontation, David reconnut son péché et implora le pardon du Seigneur (2 S 12.13).
Mais il ne se contenta pas de quelques paroles de regret. Sous l’inspiration du Saint-Esprit, il rédigea le Psaume 51, dans lequel il reconnaît avec une profonde humilité toute son iniquité et toute son indignité devant Dieu.
Lisons ensemble un extrait de ce psaume : « Ô Dieu ! Aie pitié de moi dans ta bonté ; selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions ; lave-moi complètement de mon iniquité, et purifie-moi de mon péché. Car je reconnais mes transgressions, et mon péché est constamment devant moi. J’ai péché contre Toi seul, et j’ai fait ce qui est mal à Tes yeux, en sorte que Tu seras juste dans Ta sentence, sans reproche dans Ton jugement.
Voici, je suis né dans l’iniquité, et ma mère m’a conçu dans le péché. Mais Tu veux que la vérité soit au fond du cœur ; fais donc pénétrer la sagesse au dedans de moi. Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur ; lave-moi, et je serai plus blanc que la neige. Annonce-moi l’allégresse et la joie, et les os que Tu as brisés se réjouiront. Détourne Ton regard de mes péchés ; efface toutes mes iniquités. Ô Dieu ! Crée en moi un cœur pur, renouvelle en moi un esprit bien disposé. » (Ps 51.3-12).
Chers frères et sœurs dans la foi, voici un roi choisi, aimé et établi par Dieu qui, après avoir péché, reconnaît son indignité devant le Seigneur, sans chercher à se cacher derrière les honneurs ou l’autorité que les hommes lui avaient conférés.
Avec la femme pécheresse, nous avons déjà contemplé son profond abaissement et son humiliation au milieu d’une assemblée qui lui était hostile, alors qu’elle venait, le cœur entièrement brisé, implorer la miséricorde du Seigneur Jésus-Christ (Lc 7.36-38).
Afin de nous montrer combien cette attitude est précieuse aux yeux de Dieu, le Seigneur Jésus-Christ raconte, toujours dans l’Évangile de Luc, la parabole du pharisien et du collecteur d’impôts. Contrairement au pharisien, ce dernier est déclaré juste devant Dieu, parce qu’il reconnaît son état de pécheur et implore humblement Sa miséricorde (Lc 18.9-14).
Peuple de Dieu, aujourd’hui encore, nombreux sont ceux qui vivent dans les péchés les plus graves sans plus éprouver le moindre sentiment de culpabilité. Plus grave encore, certains en viennent à considérer leur manière de vivre comme une norme et cherchent à l’imposer à toute la société. Ils revendiquent alors comme des droits ce que la Parole de Dieu qualifie pourtant de péché, allant parfois jusqu’à faire adopter des lois qui s’opposent ouvertement à la volonté de notre Créateur.
Chers frères et sœurs dans la foi, il est incontestable que le Royaume des cieux demeure largement ouvert aux pécheurs et aux prostituées. Toutefois, notre Dieu n’a jamais fait la promotion du péché, et Il ne la fera jamais.
Dans son épître aux Romains, l’apôtre Paul démontre avec force comment, depuis la chute d’Adam, le péché s’est répandu parmi les hommes jusqu’à ce que la grâce de Dieu se manifeste avec une abondance infinie (Rm 5.14-21). Mais, aussitôt après avoir exalté cette grâce, il met ses lecteurs en garde contre une interprétation totalement erronée de son enseignement.
Il écrit en effet : « Que dirons-nous donc ? Demeurerions-nous dans le péché afin que la grâce abonde ? Loin de là ! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché ? Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c’est en Sa mort que nous avons été baptisés ? Nous avons donc été ensevelis avec Lui par le baptême en Sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie.
En effet, si nous sommes devenus une même plante avec Lui par la conformité à Sa mort, nous le serons aussi par la conformité à Sa résurrection, sachant que notre vieil homme a été crucifié avec Lui, afin que le corps du péché fût réduit à l’impuissance, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché ; car celui qui est mort est libre du péché. » (Rm 6.1-7).
Dans sa première épître aux Corinthiens, alors qu’il traite d’un grave cas d’immoralité au sein de l’Église, le même apôtre déclare : « Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront pas du Royaume de Dieu ? Ne vous y trompez pas : ni les impudiques, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les débauchés, ni les homosexuels, ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les outrageux, ni les ravisseurs n’hériteront du Royaume de Dieu. » (1 Co 6.9-10).
De même, dans son épître aux Galates, en opposant les œuvres de la chair au fruit de l’Esprit, il écrit : « Les œuvres de la chair sont manifestes ; ce sont l’impudicité, l’impureté, la dissolution, l’idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l’envie, l’ivrognerie, les excès de table et les choses semblables. Je vous dis d’avance, comme je l’ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront point du Royaume de Dieu. » (Ga 5.19-21).
L’apôtre Jean, quant à lui, écrit dans sa première épître : « Or, vous le savez, Jésus a paru pour ôter les péchés, et il n’y a point en Lui de péché. Quiconque demeure en Lui ne pèche point ; quiconque pèche ne L’a pas vu et ne L’a pas connu. » (1 Jn 3.5-6).
Il ajoute un peu plus loin : « Nous savons que quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché ; mais celui qui est né de Dieu se garde lui-même, et le malin ne le touche pas. » (1 Jn 5.18).
Chers frères et sœurs dans la foi, oui, notre Dieu nous aime profondément et les portes du Royaume des cieux demeurent largement ouvertes aux pécheurs comme aux prostituées.
Mais elles ne sont ouvertes qu’à ceux qui se repentent véritablement.
C’est la repentance, et non la persistance dans le péché, qui ouvre au croyant le chemin du salut et de la communion retrouvée avec son Dieu.

Reconnaissons donc aujourd’hui nos péchés, et retournons à Lui, avec la confiance d’obtenir Son pardon, comme Il nous le promet (Lc 15.7).
b. La soif de Dieu et le désir de Lui appartenir
Chers frères et sœurs dans la foi, la soif de Dieu et le désir de Lui appartenir sont généralement les forces qui nous poussent à renoncer à notre ancienne manière de vivre. Ce sont elles qui nous conduisent progressivement à nous détourner du péché.
Il en est de même dans notre vie quotidienne. Tant que nous ne ressentons ni la faim ni la soif, nous n’éprouvons pas le besoin de rechercher de la nourriture ou de l’eau. De même, tant que notre âme ne ressent pas le besoin de Dieu, elle demeure indifférente à Son appel.
Lorsque nous revenons aux différents récits bibliques que nous avons étudiés, nous constatons que chacun de ces hommes et de ces femmes éprouvait une véritable soif de Dieu et un désir sincère de Lui appartenir.
Rahab avait déclaré aux espions envoyés à Jéricho combien elle reconnaissait la puissance de l’Éternel et combien elle désirait être associée, avec toute sa famille, au peuple de Dieu (Jos 2.8-13).
Ruth avait exprimé, quant à elle, une magnifique déclaration de fidélité envers l’Éternel : « Ton peuple sera mon peuple, et ton Dieu sera mon Dieu. » (Rt 1.16).
Dans le Psaume 51, David manifeste également son profond désir de ne jamais être séparé de son Dieu : « Ne me rejette pas loin de Ta face, ne me retire pas Ton Saint-Esprit. Rends-moi la joie de Ton salut, et qu’un esprit de bonne volonté me soutienne. » (Ps 51.13-14).
La femme samaritaine, après avoir entendu le Seigneur parler de l’eau vive, Lui demanda aussitôt de la lui donner. Plus encore, elle manifesta un ardent désir d’en apprendre davantage sur Celui qui Se tenait devant elle (Jn 4.13-26).
Matthieu et Zachée ouvrirent leur maison au Seigneur en organisant chacun un repas en Son honneur.
Quant à la femme pécheresse, elle demeura longuement aux pieds du Seigneur, les baignant de ses larmes, les essuyant avec ses cheveux, les couvrant de baisers et les oignant d’un parfum de grand prix.
Tous avaient compris qu’il n’existait aucune richesse plus précieuse que la présence de Dieu dans leur vie.
c. La volonté de suivre le Seigneur et d’en payer le prix.
Chers frères et sœurs dans la foi, marcher avec le Seigneur exige toujours un renoncement. Toute vie nouvelle implique un prix à payer.
Lorsque nous sortons des ténèbres, nous devons souvent affronter les préjugés des hommes, résister aux pressions de notre entourage, abandonner certaines habitudes, renoncer à de fausses croyances ou encore vaincre nos propres peurs et nos anciennes faiblesses.
En effet, il est impossible d’entrer pleinement dans une vie nouvelle sans rompre avec ce qui nous retenait captifs dans notre ancienne existence. Ainsi, l’ivrogne devra apprendre à s’éloigner des débits de boissons et, parfois même, de ses anciens compagnons de beuverie.
La prostituée devra renoncer à son ancienne activité, accepter un travail honnête et apprendre à vivre du fruit de son labeur, même si ses revenus sont modestes. Le voleur devra apprendre à travailler de ses propres mains et à respecter les biens d’autrui.

Il arrive également que notre famille ou notre entourage refuse cette nouvelle vie que le Seigneur fait naître en nous. Dans ces moments-là, nous devrons demeurer fermes dans notre engagement envers Dieu. Bien souvent, il nous faudra même dépasser nos propres limites pour ne pas renoncer, tant les oppositions pourront être fortes.
Les exemples bibliques illustrent parfaitement cette réalité.
Rahab dut cacher les espions d’Israël et affronter le roi de Jéricho afin de demeurer fidèle à son choix (Jos 2.2-7). Ruth abandonna son pays, sa famille et ses traditions pour suivre Naomi jusqu’en Israël (Rt 1.22).
La femme samaritaine laissa sa cruche, courut annoncer le Seigneur à toute sa ville et devint ainsi le premier témoin de Christ auprès des siens (Jn 4.28-30). La femme pécheresse supporta les regards méprisants du pharisien et de tous ses invités, sans pour autant se détourner du Seigneur (Lc 7.39). Matthieu quitta immédiatement son bureau des taxes afin de suivre Jésus (Mt 9.9). Quant à Zachée, il s’engagea à partager ses biens avec les pauvres et à réparer les injustices qu’il avait commises (Lc 19.8).
Pourtant, chacun d’eux reçut de Dieu une récompense infiniment supérieure aux sacrifices qu’il avait consentis.
Rahab fut sauvée avec toute sa famille, intégrée au peuple d’Israël et entra même dans la généalogie du roi David, puis dans celle du Seigneur Jésus-Christ Lui-même (Jos 6.22-25 ; Mt 1.5). Ruth devint l’épouse de Boaz et fut, elle aussi, intégrée à la lignée du roi David et de notre Seigneur Jésus-Christ (Rt 4.13-22 ; Mt 1.5-6).
Matthieu fut choisi pour devenir l’un des douze apôtres du Seigneur (Mt 10.2-4). Zachée entendit de la bouche même du Seigneur cette merveilleuse déclaration : « Aujourd’hui, le salut est entré dans cette maison. » (Lc 19.9).
La femme pécheresse reçut, quant à elle, cette parole incomparable : « Tes péchés sont pardonnés… Ta foi t’a sauvée ; va en paix. » (Lc 7.48, 50).
Peuple de Dieu, suivre le Seigneur nous demandera toujours de renoncer à quelque chose. Parfois même, le prix à payer nous paraîtra très élevé. Pourtant, lorsque nous persévérons dans cette marche avec Lui, nous découvrons rapidement qu’il n’existe aucun choix plus heureux, plus sûr et plus glorieux que celui de vivre avec notre Dieu.
Alors, quels que soient notre passé, notre condition ou les fautes qui nous accablent encore, revenons vers notre Père céleste. Il nous attend les bras largement ouverts, prêt à nous accueillir, à nous pardonner et à nous combler de Ses bénédictions.
Et, tandis que nous faisons ce pas vers Lui, gardons toujours dans notre cœur les paraboles de la brebis perdue, de la drachme perdue (Lc 15.1-10) et du fils prodigue (Lc 15.11-32) que le Seigneur Jésus-Christ Lui-même nous a léguées.
Elles nous rappellent avec force qu’il n’est aucune joie plus grande, pour notre Dieu, que celle d’accueillir un pécheur qui revient à Lui avec un cœur sincèrement repentant.

