Les relations amoureuses que Dieu condamne

Introduction

Chers frères et sœurs dans la foi, aujourd’hui dans notre monde en pleine mutation, nous avons développé une large gamme de relations amoureuses. Et comme notre Dieu est le Dieu de tous, et que la règle d’or du Seigneur Jésus-Christ est de nous aimer les uns les autres, alors, nous sommes obligés de respecter le choix de chacun et sa perception de l’amour. Mais notre qualité de chrétiens nous autorise-t-elle vraiment à accepter toutes les relations amoureuses qui se présentent à nous ? Que nous en dit la Parole de Dieu ?

I. Les relations amoureuses dans l’Ancienne Alliance de Dieu

Chers frères et sœurs dans la foi, les relations amoureuses nous sont présentées dans l’Écriture Sainte pour la première fois dans le Livre de la Genèse. Nous nous trouvons alors au second chapitre de ce Livre, où nous est donné le récit détaillé de la création de la race humaine. Notre Dieu a créé l’homme, Adam, en premier. Et comme Il veut que ce dernier soit heureux, Il décide de lui procurer une aide qui soit son vis-à-vis (Gn 2.18). Aussi entreprend-Il de façonner toutes les bêtes des champs afin de voir si Adam peut trouver parmi elles une créature susceptible de lui apporter le bonheur souhaité. L’opération échoue malheureusement (Gn 2.19-20).

C’est à la suite de cet échec que notre Dieu plonge Adam dans un profond sommeil et crée la femme à partir de sa côte pour la lui présenter à son réveil. Le Texte nous rapporte le cri de joie d’Adam en ces termes : « Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair ! On l’appellera femme, parce qu’elle a été prise de l’homme. » (Gn 2.23).

Comme pour dire : « Voici enfin l’être que j’attendais et qui va parfaitement me satisfaire. » Et il s’avère qu’Adam dit effectivement la vérité, car le Texte poursuit en ces termes : « C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair. » (Gn 2.24).

Il s’agit donc là du fondement originel de la relation amoureuse telle que voulue par notre Dieu. Cette relation unit un homme et une femme et fait désormais des deux une seule chair. Nous voyons d’ailleurs cette union porter ensuite du fruit lorsque notre Dieu donne leurs premiers enfants à Adam et Ève, après la faute et l’expulsion du jardin d’Éden (Gn 4.1-2). Après l’assassinat d’Abel par son frère Caïn (Gn 4.3-8), lequel sera condamné par l’Éternel notre Dieu à une vie d’errance sur la terre (Gn 4.9-15), Adam et Ève auront un autre enfant du nom de Seth (Gn 4.25).

Le même Livre nous parle également de la descendance issue de Caïn (Gn 4.16-24), puis de celle issue de Seth jusqu’à Noé (Gn 5). Et dans tous ces cas, nous observons toujours une relation engageant un homme et une femme, ou, dans le cas de Caïn, un homme et deux femmes.

Peuple de Dieu, l’époque de Noé correspond au moment où le péché de la race humaine atteint son apogée, incitant l’Éternel Dieu à décider de son extermination, à l’exception de Noé et de sa famille (Gn 6). Et c’est à partir de Noé et de sa famille que l’Éternel va constituer une nouvelle génération d’êtres humains.

Concernant les membres de la famille de Noé qui furent sauvés avec lui, nous pouvons lire : « Et Noé entra dans l’arche avec ses fils, sa femme et les femmes de ses fils, pour échapper aux eaux du déluge » (Gn 7.7).

Plus loin, les Écritures reprennent : « Ce même jour entrèrent dans l’arche Noé, Sem, Cham et Japhet, fils de Noé, la femme de Noé et les trois femmes de ses fils avec eux : eux, et tous les animaux selon leur espèce, tout le bétail selon son espèce, tous les reptiles qui rampent sur la terre selon leur espèce, tous les oiseaux selon leur espèce, tous les petits oiseaux, tout ce qui a des ailes. » (Gn 7.13-14).

Après le déluge, à la sortie de l’arche, les Textes nous disent : « Alors Dieu parla à Noé, en disant : Sors de l’arche, toi et ta femme, tes fils et les femmes de tes fils avec toi. Fais sortir avec toi tous les animaux de toute chair qui sont avec toi, tant les oiseaux que le bétail et tous les reptiles qui rampent sur la terre : qu’ils se répandent sur la terre, qu’ils soient féconds et se multiplient sur la terre » (Gn 8.15-16).

Notre Dieu bénit ensuite Noé et les siens en ces termes : « Soyez féconds, multipliez-vous et remplissez la terre. Vous serez un sujet de crainte et d’effroi pour tout animal de la terre, pour tout oiseau du ciel, pour tout ce qui se meut sur la terre, et pour tous les poissons de la mer : ils sont livrés entre vos mains. Tout ce qui se meut et qui a vie vous servira de nourriture : je vous donne tout cela comme l’herbe verte. Seulement, vous ne mangerez point de chair avec son âme, avec son sang. Sachez-le aussi, je redemanderai le sang de vos âmes, je le redemanderai à tout animal ; et je redemanderai l’âme de l’homme à l’homme, à l’homme qui est son frère. Si quelqu’un verse le sang de l’homme, par l’homme son sang sera versé ; car Dieu a fait l’homme à son image. Et vous, soyez féconds et multipliez-vous, répandez-vous sur la terre et multipliez-vous sur elle. » (Gn 9.1-7).

Par ces extraits, peuple de Dieu, nous comprenons que lorsque l’Éternel notre Dieu assigne à Noé et à sa famille la mission de repeupler la terre, Il applique encore le principe selon lequel chaque homme a sa femme et chaque femme son mari.

Chers frères et sœurs dans la foi, après Noé, de nombreux siècles vont s’écouler avant que l’Éternel notre Dieu ne décide d’appeler Abram à Charan (Gn 11.10-32 ; Gn 12.1-3). Abram, tout comme son frère Nachor, n’a alors qu’une seule femme, du nom de Saraï (Gn 11.29). Mais Saraï va donner à Abram sa servante égyptienne, du nom d’Agar, comme concubine, en raison de sa stérilité et du désir de son mari d’avoir une descendance (Gn 16.1-3). Agar donnera effectivement un fils, Ismaël, à Abram, mais dans un contexte de dissensions (Gn 16.4-15 ; Gn 21.8-10). Saraï, devenue Sara, donnera également à son mari le fils de la promesse, Isaac (Gn 21.1-3). Finalement, Agar et Ismaël seront chassés du foyer d’Abram, devenu Abraham (Gn 21.10-21).

Au moment de la mort d’Abraham, les Textes nous disent : « Abraham prit encore une femme, nommée Ketura. Elle lui enfanta Zimran, Jokschan, Medan, Madian, Jischbak et Schuach. Jokschan engendra Séba et Dedan. Les fils de Dedan furent les Aschurim, les Letuschim et les Leummim. Les fils de Madian furent Épha, Épher, Hénoc, Abida et Eldaa. Ce sont là tous les fils de Ketura. Abraham donna tous ses biens à Isaac. » (Gn 25.1-5).

Ils poursuivent en ces termes : « Il fit des dons aux fils de ses concubines ; et, tandis qu’il vivait encore, il les envoya loin de son fils Isaac, du côté de l’orient, dans le pays d’Orient. Voici les jours des années de la vie d’Abraham : il vécut cent soixante-quinze ans. Abraham expira et mourut après une heureuse vieillesse, âgé et rassasié de jours, et il fut recueilli auprès de son peuple. Isaac et Ismaël, ses fils, l’enterrèrent dans la caverne de Macpéla, dans le champ d’Éphron, fils de Tsochar, le Héthien, vis-à-vis de Mamré. » (Gn 25.6-9).

Peuple de Dieu, à la lumière de ces textes, nous pouvons penser qu’Abraham, dans les dernières années de sa vie, fut lié à plusieurs femmes. Après lui, nous voyons cependant clairement Jacob, son petit-fils, lié à quatre femmes, alors même qu’il est choisi par le Seigneur. Et cette fois encore, cette situation est liée à la recherche d’une descendance (Gn 29.27-30 ; Gn 35.22-26). Aussi pouvons-nous déduire qu’outre le couple monogamique établi par notre Dieu au commencement, apparaît dans les relations amoureuses acceptées par le Seigneur la polygamie, qui lie certains de Ses élus à plusieurs femmes en qualité d’épouses ou de concubines.

Ces deux formes de relations amoureuses réapparaîtront d’ailleurs bien plus tard lorsque, conformément à la promesse faite à Abraham (Gn 17.1-8 ; Ex 19.3-6), le Seigneur fera sortir sa descendance d’Égypte pour en faire un peuple qui Lui appartienne en propre.

Bien des siècles se sont alors écoulés et, loin des soixante-dix personnes avec lesquelles Jacob était allé s’établir en Égypte à la demande de son fils Joseph (Ex 1.1-5), les descendants de Jacob sont devenus une multitude qui, malgré les mauvais traitements et les privations, n’a fait que s’accroître pour former une grande communauté (Ex 1.6-20 ; Ex 12.37). Aussi l’Éternel notre Dieu va-t-Il entreprendre l’éducation spirituelle et morale de ce peuple afin de mener à bien le dessein qu’Il a formé pour lui. Le début de cette éducation est marqué par les Dix Commandements que notre Dieu va Lui-même transmettre à Son peuple sur le mont Sinaï, au milieu des coups de tonnerre, des éclairs, d’une épaisse nuée sur la montagne et d’un son de trompette si retentissant qu’il épouvantait tout le peuple (Ex 19.16 ; Ex 20.1-17).

Parmi ces Dix Commandements, le septième concerne directement les relations amoureuses, puisqu’il est dit : « Tu ne commettras point d’adultère » (Ex 20.14). La polygamie faisant déjà partie intégrante de la société juive, cette prescription interdisait à toute femme ou jeune fille, liée à un homme par les fiançailles ou le mariage, d’appartenir à quelqu’un d’autre que lui. Notre Dieu va d’ailleurs nous le démontrer dans le second Livre du prophète Samuel, lorsque le roi David commet l’adultère avec Bethsabée.

Lisons ensemble le reproche, ainsi qu’une partie de la condamnation que notre Dieu adresse à Son serviteur : « Tu es cet homme-là ! Ainsi parle l’Éternel, le Dieu d’Israël : je t’ai oint pour roi sur Israël, et je t’ai délivré de la main de Saül ; je t’ai mis en possession de la maison de ton maître, j’ai placé dans ton sein les femmes de ton maître, et je t’ai donné la maison d’Israël et de Juda. Et si cela eût été peu, j’y aurais encore ajouté. Pourquoi donc as-tu méprisé la parole de l’Éternel, en faisant ce qui est mal à ses yeux ? Tu as frappé de l’épée Urie, le Héthien ; tu as pris sa femme pour en faire ta femme, et lui, tu l’as tué par l’épée des fils d’Ammon. Maintenant, l’épée ne s’éloignera jamais de ta maison, parce que tu m’as méprisé, et parce que tu as pris la femme d’Urie, le Héthien, pour en faire ta femme. » (2 S 12.7-10).

Peuple de Dieu, exprimé simplement, notre Dieu dit au roi David que ce qui est mauvais devant Sa Face, ce n’est pas le fait d’avoir plusieurs femmes, mais d’avoir pris la femme d’Urie et de l’avoir fait mourir. En effet, notre Dieu Lui-même l’avait déjà rendu polygame en lui donnant les femmes de Saül, et Il lui aurait même accordé d’autres femmes si le roi David les Lui avait demandées.

Chers frères et sœurs en Christ, avec les Dix Commandements, nous avons là la première règle relative aux relations amoureuses. Elle sera rapidement suivie par d’autres prescriptions. Aussi, notre Dieu dira-t-Il concernant l’esclavage : « Si un homme vend sa fille pour être esclave, elle ne sortira point comme sortent les esclaves. Si elle déplaît à son maître, qui s’était proposé de la prendre pour femme, il facilitera son rachat ; mais il n’aura pas le pouvoir de la vendre à des étrangers, après lui avoir été infidèle. S’il la destine à son fils, il agira envers elle selon le droit des filles. S’il prend une autre femme, il ne retranchera rien pour la première à la nourriture, au vêtement et au droit conjugal. Et s’il ne fait pas pour elle ces trois choses, elle pourra sortir sans rien payer, sans donner de l’argent. » (Ex 21.7-11).

Le Seigneur ajoute plus loin, concernant l’atteinte à la virginité des jeunes filles : « Si un homme séduit une vierge qui n’est point fiancée, et qu’il couche avec elle, il paiera sa dot et la prendra pour femme. » (Ex 22.16). Il interdit également les unions sexuelles avec les nations païennes au chapitre 34 de ce Livre (Ex 34.14-17). Mais c’est plus particulièrement au chapitre 18 du Livre du Lévitique que notre Dieu présente à Israël les relations amoureuses interdites, parce qu’elles sont sources d’impureté et, par conséquent, nuisibles à la vie spirituelle.

Les Textes nous disent : « Le Seigneur dit à Moïse : “Communique ceci aux Israélites : Je suis le Seigneur votre Dieu ! N’imitez pas les pratiques observées en Égypte, où vous avez habité, ni celles du pays de Canaan, où je vais vous faire entrer ; n’observez pas les lois de ces peuples. Mettez en pratique les règles qui viennent de moi et prenez soin d’observer mes lois, car c’est moi qui suis le Seigneur votre Dieu. Observez mes lois et mes règles ; celui qui les met en pratique vivra par elles. Je suis le Seigneur. » (Lv 18.1-5).

Ils poursuivent en ces termes : « Aucun Israélite n’aura de relations sexuelles avec une femme de sa proche parenté. Je suis le Seigneur. Tu ne dois pas avoir de relations sexuelles avec ton père ni ta mère ; c’est ta mère, tu ne la déshonoreras pas en couchant avec elle. Tu ne dois pas avoir de relations sexuelles avec une autre femme de ton père ; c’est ton père, tu ne le déshonoreras pas. Tu ne dois pas avoir de relations sexuelles avec ta demi-sœur, fille de ton père ou de ta mère, même si elle n’a pas été élevée dans le même foyer que toi.

Tu ne dois pas avoir de relations sexuelles avec ta petite-fille, fille de ton fils ou de ta fille ; ce serait une atteinte à ton propre honneur. Tu ne dois pas avoir de relations sexuelles avec la fille d’une femme de ton père ; elle est apparentée à ton père, elle est donc ta sœur. Tu ne dois pas avoir de relations sexuelles avec une sœur de ton père, car elle est sa proche parente. Tu ne dois pas avoir de relations sexuelles avec une sœur de ta mère, car elle est sa proche parente.

Tu ne dois pas avoir de relations sexuelles avec la femme d’un frère de ton père, car elle est ta tante. Tu ne dois pas avoir de relations sexuelles avec ta belle-fille, femme de ton fils. Tu ne dois pas avoir de relations sexuelles avec la femme de ton frère ; c’est ton frère, tu ne le déshonoreras pas. Tu ne dois pas avoir de relations sexuelles avec une femme et avec sa fille ou sa petite-fille, fille de son fils ou de sa fille, car elles sont proches parentes et ce serait une pratique immorale.

Tu ne dois pas épouser une sœur de ta femme tant que celle-ci est en vie. Cela risquerait de provoquer des rivalités. Tu ne dois pas avoir de relations sexuelles avec une femme au moment de ses règles, car elle est impure. Tu ne dois pas avoir de relations sexuelles avec la femme d’un autre Israélite, car cela te rendrait impur. » (Lv 18.6-20).

Avant de conclure : « Tu ne dois pas coucher avec un homme comme on couche avec une femme ; c’est une pratique abominable. Tu ne dois pas avoir de relations sexuelles avec une bête, car cela te rendrait impur ; de même, aucune femme ne doit s’accoupler à un animal ; c’est de la perversion. » (Lv 18.22-23).

Chers frères et sœurs dans le Seigneur, je pense que ces éléments sont suffisants pour nous permettre, chacun à son niveau, d’identifier, dans l’Ancienne Alliance, les relations amoureuses proscrites par notre Dieu.

Si nous en faisons la synthèse, nous pouvons retenir comme relations interdites : l’adultère, les relations incestueuses avec les membres de la parenté, les relations sexuelles en dehors du mariage, la prostitution, l’homosexualité et la zoophilie.

Peuple de Dieu, comme nous l’avons effectivement vu à la lumière des Écritures, ces relations amoureuses ont clairement été dénoncées et interdites par notre Dieu dans l’Ancienne Alliance. Mais aujourd’hui, avec la crucifixion et la résurrection du Seigneur Jésus-Christ, nous ne sommes plus sous l’emprise de la lettre périmée de la Loi remise à Moïse, mais sous celle de la Grâce obtenue en Son Nom, comme nous le rappelle l’apôtre Paul dans son épître aux Romains (Rm 6.14). Dès lors, que nous enseigne la Grâce reçue à travers le Seigneur Jésus-Christ au sujet des relations amoureuses qui déplaisent à notre Dieu ?

II. Les relations amoureuses dans la Nouvelle Alliance de Dieu

Peuple de Dieu, lorsque nous entrons dans l’ère de l’avènement du Seigneur Jésus-Christ, nous trouvons très peu d’enseignements portant directement sur les relations amoureuses. Pourtant, le Seigneur Jésus-Christ Lui-même, que ce soit dans Ses enseignements ou dans Ses réponses à Ses contradicteurs, fait ressortir plusieurs éléments importants relatifs à cette question. Alors qu’Il prononce le Sermon sur la montagne, Il déclare : « Vous avez entendu qu’il a été dit : “Tu ne commettras pas d’adultère.” Eh bien, moi Je vous dis : tout homme qui regarde une femme pour la désirer a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur. » (Mt 5.27-28).

À ce niveau, loin de limiter le péché de l’adultère à l’acte lui-même, le Seigneur l’envisage sous un angle plus large, celui de la pensée et du désir humains. Plus loin, au chapitre 19 du même Livre, nous voyons le Seigneur apporter un nouvel éclairage sur la question du mariage.

Les Textes nous disent à ce sujet : « Des pharisiens s’approchèrent de Lui pour Lui tendre un piège. Ils Lui demanda : “Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme pour n’importe quelle raison ?” Jésus répondit : “N’avez-vous pas lu ce que déclare l’Écriture ? ‘Au commencement, le Créateur les fit homme et femme’, puis Il dit : ‘C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère pour s’attacher à sa femme, et les deux deviendront une seule chair.’ Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Donc, que personne ne sépare ce que Dieu a uni.” » (Mt 19.2-6).

Les pharisiens Lui demandèrent : « Pourquoi donc Moïse a-t-il commandé à l’homme de donner une attestation de rupture à sa femme quand il la renvoie ? » Jésus répondit : « Moïse vous a permis de renvoyer vos femmes parce que vous avez le cœur dur. Mais, au commencement, il n’en était pas ainsi. Je vous le déclare : celui qui renvoie sa femme, sauf en cas de débauche, et en épouse une autre, commet un adultère. » (Mt 19.7-9).

En effet, dans la société juive de l’époque, un homme avait la possibilité de répudier son épouse si celle-ci venait à lui déplaire, en vertu de la prescription donnée à Moïse (Dt 24.1). Par ces réponses, le Seigneur mettait en évidence non seulement le caractère inviolable du mariage, mais aussi la gravité du divorce institutionnalisé, que l’Éternel avait déjà condamné dans les Écrits du prophète Malachie (Ml 2.16).

Peuple de Dieu, après ces premiers éléments, il nous faut attendre les épîtres de l’apôtre Paul pour trouver d’autres Écrits apportant des précisions sur la qualité des relations amoureuses attendues du chrétien. Nous sommes au chapitre 5 de la première épître aux Corinthiens, et cette Église fait face à de nombreuses difficultés, parmi lesquelles figurent les désordres moraux et sexuels. Lorsque l’apôtre Paul écrit cette lettre, son objectif est de mettre un terme à ces dérives et d’instaurer un climat de sainteté parmi les fidèles.

Il leur dit alors : « On entend dire partout qu’il y a de la débauche parmi vous, une débauche si grave que même les païens ne s’en rendraient pas coupables ! On raconte, en effet, que l’un de vous vit avec la femme de son père ! Et vous faites encore les prétentieux ! Vous devriez au contraire en être affligés, et l’auteur d’une telle action devrait être chassé du milieu de vous. Quant à moi, même si je suis absent de corps, je suis près de vous en esprit ; et j’ai déjà jugé au nom de notre Seigneur Jésus celui qui a si mal agi, comme si j’étais présent parmi vous. Lorsque vous serez assemblés, je serai avec vous en esprit et la puissance de notre Seigneur Jésus se manifestera ; vous devrez alors livrer cet homme à Satan pour que ce qu’il y a de pécheur en lui soit détruit, mais que lui soit sauvé au jour du Seigneur. » (1 Co 5.1-5).

Il ajoute un peu plus loin : « Dans ma précédente lettre, je vous ai écrit de ne pas avoir de contact avec ceux qui vivent dans la débauche. Je ne visais pas, d’une façon générale, tous ceux qui, dans ce monde, vivent dans la débauche, sont envieux, voleurs ou adorateurs d’idoles. Sinon, vous devriez sortir du monde ! Je voulais vous dire de ne pas avoir de contact avec quelqu’un qui, tout en se donnant le nom de chrétien, vivrait dans la débauche, serait envieux, adorateur d’idoles, calomniateur, ivrogne ou voleur. Vous ne devez pas même partager un repas avec une telle personne. » (1 Co 5.9-11).

Chers frères et sœurs dans la foi, l’apôtre Paul nous enseigne ici qu’on ne saurait se dire chrétien et mener une vie sexuelle désordonnée ou immorale. Au chapitre 6 de la même épître, l’homme de Dieu revient avec davantage d’insistance sur cette question de l’immoralité sexuelle, en mettant cette fois en exergue l’impact négatif d’une telle attitude sur la vie de foi des croyants.

Il s’exprime en effet en ces termes : « Ne vous y trompez pas : ni ceux qui vivent dans l’immoralité sexuelle, ni les idolâtres, ni les travestis, ni les homosexuels, ni les infâmes, ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les outrageux, ni les ravisseurs n’hériteront du royaume de Dieu. » (1 Co 6.9-10).

Il ajoute encore : « Ne savez-vous pas que celui qui s’unit à la prostituée fait un seul corps avec elle ? Mais celui qui s’unit au Seigneur fait un seul Esprit avec Lui. » (1 Co 6.16-17).

Avant de conclure : « Fuyez l’immoralité sexuelle. Tout autre péché qu’un homme commet est extérieur à son corps ; mais celui qui se livre à l’immoralité sexuelle pèche contre son propre corps. » (1 Co 6.18).

Le serviteur du Seigneur aborde également ces questions dans ses épîtres aux Éphésiens et aux Thessaloniciens (Ep 5.3-5 ; 1 Th 4.3-8). Au chapitre 7 de la même lettre, l’homme de Dieu traite de la question du célibat et du mariage. Il nous enseigne qu’il vaut mieux se marier que de se consumer de désir (1 Co 7.8-9), ainsi que l’interdiction de divorcer, même d’un conjoint non croyant désireux de poursuivre la vie commune (1 Co 7.10-11 ; 1 Co 7.12-16). Il recommande également de conserver le statut matrimonial dans lequel nous nous trouvions lorsque nous avons rencontré le Seigneur, sans pour autant interdire le mariage à ceux qui souhaitent s’y engager (1 Co 7.25-28 ; 1 Co 7.36-40).

Dans sa première lettre à son fils spirituel Timothée, l’apôtre Paul déclare au sujet des responsabilités dans l’Église : « Cette parole est certaine : Si quelqu’un aspire à la charge d’évêque, il désire une œuvre excellente. Il faut donc que l’évêque soit irréprochable, mari d’une seule femme, sobre, modéré, réglé dans sa conduite, hospitalier, propre à l’enseignement. Il faut qu’il ne soit ni adonné au vin, ni violent, mais indulgent, pacifique, désintéressé. Il faut qu’il dirige bien sa propre maison, et qu’il tienne ses enfants dans la soumission et dans une parfaite honnêteté ; car si quelqu’un ne sait pas diriger sa propre maison, comment prendra-t-il soin de l’Église de Dieu ? » (1 Tm 3.1-5).

L’homme de Dieu donne des instructions à peu près similaires pour les diacres (1 Tm 3.12-13). Ces deux passages des lettres du serviteur du Seigneur nous apprennent indirectement que certains des premiers chrétiens étaient effectivement polygames. Toutefois, ce statut ne leur permettait pas d’être qualifiés pour exercer une fonction dirigeante au sein de l’Église.

Chers frères et sœurs dans la foi, lorsque nous faisons la synthèse de tous les extraits examinés dans cette section, nous constatons que notre Dieu, Qui est Invariable et Incorruptible, demeure le même dans Son appréciation des relations amoureuses que nous pouvons entretenir. Qu’il s’agisse de l’Ancienne Alliance ou de la Grâce offerte par le Seigneur Jésus-Christ, Sa position reste inchangée. Autant Il condamne les relations amoureuses désordonnées, immorales et contre nature, autant Il désapprouve le divorce, sauf dans quelques rares situations. La relation amoureuse idéale, selon Lui, demeure l’union d’un homme et d’une femme. Toutefois, Il tolère la polygamie, à condition qu’elle soit gérée avec équité par le chef de famille. La polygamie constitue également un obstacle à l’exercice de certaines responsabilités honorifiques au sein de l’Église.

Conclusion

Chers frères et sœurs dans la foi, selon de nombreuses études, les relations amoureuses apportent des bienfaits indéniables au moral et à l’équilibre psychologique de l’être humain. En notre qualité d’enfants de Dieu, nous savons également qu’elles contribuent à notre épanouissement spirituel. Toutefois, nous ne saurions mener notre vie sentimentale en dehors des voies que notre Dieu nous a laissées en héritage. Si nous sommes Ses enfants et désirons jouir de la félicité qu’Il met à notre disposition, notre conduite doit être conforme à Ses prescriptions, comme Il l’a Lui-même recommandé à Josué (Jos 1.7-8) et comme le Seigneur Jésus-Christ nous l’enseigne dans l’Évangile de Jean (Jn 14.21).

Soyons donc de véritables enfants de Dieu, entretenant des relations amoureuses saines et approuvées par Lui.

You may also like

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *