La prospérité en Dieu 

Introduction

Chers frères et sœurs dans la foi, la question de la prospérité est commune à tous les hommes, croyants ou non. Dans la chrétienté aujourd’hui, cette question suscite beaucoup de controverse. Pendant que d’aucuns prônent un Dieu qui aime la pauvreté, d’autres voient la foi assortie d’une providence illimitée. Alors, qu’en est-il ? Peut-on accroître ses finances dans sa marche de foi ?

I. Dieu, origine de la prospérité

a) Dans l’Ancienne Alliance

Chers frères et sœurs dans la foi, la prospérité n’est ni une invention des hommes, ni le fruit du hasard ou de la seule intelligence humaine. Elle trouve son origine en l’Éternel notre Dieu, Créateur du ciel et de la terre, Qui est également la Source de tout bien parfait. Bien avant la chute de l’homme dans le jardin d’Éden, notre Dieu avait déjà placé Adam et Ève dans un environnement où rien ne leur faisait défaut.

En effet, après avoir créé l’homme et la femme à Son image, l’Éternel les bénit et leur confia la domination sur toute la création. L’Écriture déclare : « Dieu les bénit, et Dieu leur dit : Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l’assujettissez ; dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre. Et Dieu dit : Voici, je vous donne toute herbe portant de la semence… et tout arbre ayant en lui du fruit d’arbre et portant de la semence : ce sera votre nourriture. » (Gn 1.28-29)

Dès l’origine, la prospérité apparaît donc comme une bénédiction accordée par Dieu. L’homme reçoit la vie, une épouse, un jardin, une mission, une autorité et une abondance de nourriture. Tout ce dont il a besoin lui est donné gratuitement par son Créateur.

Après la chute, malgré l’entrée du péché dans le monde, l’Éternel ne renonce pas à Son dessein de bénédiction envers ceux qui marchent avec Lui. Lorsqu’Il appelle Abram à quitter Harrân, Il lui fait cette promesse : « Je ferai de toi une grande nation, et je te bénirai ; je rendrai ton nom grand, et tu seras une source de bénédiction. Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront ; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi. » (Gn 12.1-3)

L’Écriture montre ensuite l’accomplissement fidèle de cette promesse en ces termes : « Abram était très riche en troupeaux, en argent et en or. » (Gn 13.2)

Plus tard, le serviteur d’Abraham témoignera lui-même : « L’Éternel a comblé de bénédictions mon maître, qui est devenu puissant ; Il lui a donné des brebis et des bœufs, de l’argent et de l’or, des serviteurs et des servantes, des chameaux et des ânes. » (Gn 24.34-35)

Ainsi, la prospérité d’Abraham n’est jamais présentée comme le résultat de son seul travail ou de son habileté. Elle est l’accomplissement d’une promesse de Dieu.

Le Seigneur agit de la même manière envers Isaac, le fils de la promesse selon qu’il est écrit : « Isaac sema dans ce pays, et il recueillit cette année le centuple ; car l’Éternel le bénit. Cet homme devint riche, il alla s’enrichissant de plus en plus, jusqu’à ce qu’il devînt fort riche. » (Gn 26.12-13)

Il en fut également ainsi pour Jacob, que Dieu enrichit malgré les nombreuses tromperies de Laban (Gn 30.36-43), puis pour Joseph, élevé de la prison jusqu’au gouvernement de l’Égypte (Gn 41.42-46), avant que Dieu ne lui permette d’établir toute sa famille dans les meilleures terres du pays (Gn 47.11-12).

Cette bénédiction ne s’arrête pas aux patriarches. La descendance de Jacob connaît également une prospérité extraordinaire en Égypte. Les Textes nous disent en effet : « Les enfants d’Israël furent féconds, ils multiplièrent, ils s’accrurent et devinrent de plus en plus puissants. » (Ex 1.7)

Et lorsque l’Éternel fait sortir Son peuple de la servitude, Il ne le laisse pas partir les mains vides. Il est écrit à ce sujet : « Les enfants d’Israël firent ce que Moïse avait dit, et ils demandèrent aux Egyptiens des vases d’argent, des vases d’or et des vêtements.  L’Eternel fit trouver grâce au peuple aux yeux des Egyptiens, qui se rendirent à leur demande. Et ils dépouillèrent les Egyptiens. » (Ex 12.35-36).

Au moment où Moïse s’apprête à quitter Israël, il rappelle que cette prospérité demeurera attachée à l’obéissance à Dieu en prononçant les bénédictions du Livre du Deutéronome (Dt 28.1-14).

Plus tard, cette promesse atteindra son expression la plus éclatante sous le règne du roi Salomon, dont la sagesse, la paix et les immenses richesses attireront les nations vers Israël (1 R 10.26-29 ; 2 Ch 1.14-17 ; 2 Ch 9.13-28).

Ainsi, de la création jusqu’au règne de Salomon, les Saintes Écritures témoignent d’une même réalité : la prospérité véritable procède toujours de l’Éternel. C’est Lui qui bénit, qui multiplie, qui élève, qui protège et qui pourvoit aux besoins de ceux qui marchent selon Sa volonté.

b) Dans la Nouvelle Alliance

Chers frères et sœurs dans la foi, certains pourraient penser que la prospérité n’appartient qu’à l’Ancienne Alliance et qu’elle disparaît avec la venue du Seigneur Jésus-Christ. Pourtant, les Saintes Écritures nous montrent que si le Seigneur renouvelle profondément notre manière de considérer les richesses, Il n’abolit nullement la bénédiction de Dieu sur ceux qui Lui appartiennent.

Cependant, Il met fortement en garde contre les dangers des richesses lorsqu’elles prennent la place de Dieu dans le cœur de l’homme. Après le départ du jeune homme riche, Il dit en effet à Ses disciples : « Qu’il sera difficile à ceux qui ont des richesses d’entrer dans le royaume de Dieu ! … Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. » (Mc 10.23-25)

Le Seigneur ne condamne pas ici la prospérité en elle-même. Il condamne plutôt l’attachement aux richesses, qui peut conduire l’homme à placer sa confiance dans ses biens plutôt qu’en Dieu.

Prospérité et orgueil

 D’ailleurs, quand Pierre prend alors la parole et rappelle au Seigneur que les disciples ont tout quitté pour Le suivre (Mc 10.28), la réponse du Seigneur est remarquable. Il lui dit en effet : « Je vous le dis en vérité, il n’est personne qui, ayant quitté, à cause de moi et à cause de la bonne nouvelle, sa maison, ou ses frères, ou ses sœurs, ou sa mère, ou son père, ou ses enfants, ou ses terres, ne reçoive au centuple, présentement dans ce siècle-ci, des maisons, des frères, des sœurs, des mères, des enfants, et des terres, avec des persécutions, et, dans le siècle à venir, la vie éternelle. Plusieurs des premiers seront les derniers, et plusieurs des derniers seront les premiers. » (Mc 10.29-31)

Ces paroles révèlent une vérité fondamentale : le Seigneur ne demande jamais un sacrifice qu’Il ne soit Lui-même capable de compenser abondamment. Toutefois, cette prospérité n’est jamais présentée comme une vie sans difficultés. Le Seigneur précise lui-même qu’elle s’accompagnera également de persécutions, rappelant ainsi que la bénédiction de Dieu n’exempte pas le croyant des épreuves.

La prospérité dans la Nouvelle Alliance conserve donc son origine en Dieu, mais elle prend une dimension encore plus élevée. En plus des bénédictions matérielles que le Seigneur peut accorder selon Sa volonté, le croyant reçoit une famille spirituelle, la communion des saints, la paix de Dieu, la présence permanente du Saint-Esprit et, par-dessus tout, l’espérance de la vie éternelle.

Ainsi, de l’Ancienne à la Nouvelle Alliance, une même vérité demeure inchangée : l’Éternel reste la Source de toute véritable prospérité. Mais le Seigneur Jésus-Christ nous enseigne que cette prospérité ne doit jamais devenir une fin en elle-même. Elle est avant tout un moyen par lequel Dieu manifeste Sa fidélité envers ceux qui Le suivent, tout en préparant leurs cœurs à rechercher les biens éternels plus que les richesses passagères.

II. Les barrières à la prospérité

Chers frères et sœurs dans la foi, si les Saintes Écritures nous révèlent que toute véritable prospérité trouve son origine en l’Éternel notre Dieu, elles nous enseignent également que certaines attitudes peuvent faire obstacle à cette bénédiction. En effet, notre Dieu ne retire jamais arbitrairement Sa faveur. Bien souvent, c’est l’homme lui-même qui, par sa conduite, se prive des bénédictions que le Seigneur désirait répandre sur sa vie. Voici quatre éléments que nous pouvons retenir pour améliorer notre marche de foi : i) la désobéissance à la Parole de Dieu ; ii) la tromperie envers Dieu ; iii) l’avarice ; iv) la paresse.

a) La désobéissance à la Parole de Dieu

La première et la plus grande barrière à la prospérité est la désobéissance aux commandements de Dieu. Après avoir annoncé les bénédictions attachées à l’obéissance (Dt 28.1-14), Moïse avertit Israël des conséquences que son infidélité pourra induire dans sa vie. Il lui dit alors : « Mais si tu n’obéis point à la voix de l’Éternel, ton Dieu, si tu n’observes pas et ne mets pas en pratique tous ses commandements et toutes ses lois que je te prescris aujourd’hui, voici toutes les malédictions qui viendront sur toi et qui seront ton partage. Tu seras maudit dans la ville, et tu seras maudit dans les champs. Ta corbeille et ta huche seront maudites. Le fruit de tes entrailles, le fruit de ton sol, les portées de ton gros et de ton menu bétail, toutes ces choses seront maudites. Tu seras maudit à ton arrivée, et tu seras maudit à ton départ. » (Dt 28. 1-19)

À partir de ce niveau jusqu’à la fin du chapitre (Dt 28.20-68), Moïse décrit les conséquences de la désobéissance : la maladie, les défaites, la stérilité, les pertes matérielles, les famines, l’exil et toutes sortes de détresses.

Ainsi, peuple de Dieu, ce n’est pas l’absence de volonté de Dieu qui est souvent à l’origine de la misère de l’homme, mais son refus d’obéir à la Parole du Seigneur.

b) La tromperie envers Dieu

Peuple de Dieu, l’Écriture nous enseigne également que nul ne peut espérer recevoir la bénédiction de Dieu tout en cherchant à Le tromper. Déjà dans le Livre de l’Exode, l’Éternel donne cet ordre à Israël:« On ne se présentera point à vide devant ma face. » (Ex 23.15).

Dans le Livre des Nombres, du chapitre 28 au chapitre 30, l’Eternel énumère à Israël quels sont les dîmes, offrandes, prémices et holocaustes qui doivent Lui être apportées. Mais plus tard par la bouche du prophète Malachie, le Seigneur adresse un sévère reproche à Son peuple. Celui-ci est fait en ces termes : « Un homme trompe-t-il Dieu ? Car vous me trompez, et vous dites : En quoi t’avons-nous trompé ? Dans les dîmes et les offrandes. Vous êtes frappés par la malédiction, et vous me trompez, la nation tout entière ! » (Ml 3.8-9).

Son reproche trouve d’ailleurs son explication au chapitre 1 du même Livre quand le Seigneur dit : « Un fils honore son père, et un serviteur son maître. Si je suis père, où est l’honneur qui m’est dû ? Si je suis maître, où est la crainte qu’on a de moi ? Dit l’Eternel des armées à vous, sacrificateurs, qui méprisez mon nom, et qui dites : En quoi avons-nous méprisé ton nom ?  Vous offrez sur mon autel des aliments impurs, Et vous dites : En quoi t’avons-nous profané ? C’est en disant : La table de l’Eternel est méprisable !  Quand vous offrez en sacrifice une bête aveugle, n’est-ce pas mal ? Quand vous en offrez une boiteuse ou infirme, n’est-ce pas mal ? Offre-la donc à ton gouverneur ! Te recevra-t-il bien, te fera-t-il bon accueil ? Dit l’Eternel des armées. » (Ml 1. 6-8)

Cette exigence concerne ainsi non seulement la qualité de l’offrande, mais aussi la sincérité et la crainte de l’Eternel qui doivent l’accompagner. Ces exigences se retrouvent dans la Nouvelle Alliance avec Ananias et Saphira. Désireux de paraître généreux devant les hommes tout en conservant secrètement une partie du prix de leur propriété, ils mentent au Saint-Esprit. Leur jugement immédiat qui est la mort, révèle que bien plus que la qualité de l’offrande, Dieu regarde avant tout à l’intégrité du cœur et la crainte qui Lui sont dus, quand on se présente devant Sa Face (Ac 5.1-11). Le Seigneur ne recherche donc pas des dons faits sous l’apparence de la piété, mais des cœurs sincères qui L’honorent avec fidélité.

c) L’avarice

Chers frères et sœur dans la foi, une autre barrière à la prospérité est l’avarice. Contrairement à ce que pensent beaucoup d’hommes, celui qui retient égoïstement ses biens ne s’enrichit pas véritablement.

Le Livre des Proverbes déclare en effet : « Tel, qui donne libéralement, devient plus riche ; et tel, qui épargne à l’excès, ne fait que s’appauvrir. » (Pr 11.24).

Sous la nouvelle dans sa seconde épître aux Corinthiens, l’apôtre Paul reprend le même principe lorsqu’il écrit : « Sachez-le, celui qui sème peu moissonnera peu, et celui qui sème abondamment moissonnera abondamment. » (2 Co 9.6)

La prospérité selon Dieu ne repose donc pas sur l’accumulation égoïste, mais sur un cœur capable de donner avec joie et confiance, sachant que Dieu demeure le véritable pourvoyeur de toutes choses.

d) La paresse

Enfin, l’Écriture présente la paresse comme un obstacle majeur à la prospérité.

En effet, le Sage présente la paresse comme le facteur inévitable de la pauvreté. Aussi, invite-t-il le paresseux à observer la fourmi pour s’inspirer de lui. Il lui dit en effet : « Va vers la fourmi, paresseux ; considère ses voies, et deviens sage… Un peu de sommeil, un peu d’assoupissement, un peu croiser les mains pour dormir… et la pauvreté te surprendra comme un rôdeur, et la disette comme un homme en armes. » (Pr 6.6-11)

Aussi, comprenons-nous que Dieu bénit le travail fidèle. Il n’encourage jamais l’oisiveté. Celui qui refuse d’accomplir les responsabilités qui lui incombent ne peut raisonnablement espérer récolter les fruits d’un travail qu’il n’a jamais fourni.  Le travail est d’ailleurs le moyen que l’Eternel Dieu a décidé de nourrir l’homme après la chute (Gn 3.19)

Ainsi, chers frères et sœurs dans la foi, la prospérité en Dieu ne dépend ni du hasard, ni des circonstances, ni de prétendues formules miraculeuses. L’Écriture nous montre qu’elle est étroitement liée à notre communion avec le Seigneur et à notre manière de marcher devant Lui. La désobéissance, la tromperie, l’avarice et la paresse ferment souvent les portes des bénédictions que Dieu désirait pourtant accorder à Ses enfants.

III. Comment être prospère en Dieu ?

Chers frères et sœurs dans la foi, puisque toute véritable prospérité trouve son origine en Dieu, elle ne peut être obtenue durablement par les seuls efforts humains. La Parole de Dieu nous révèle au contraire qu’elle est le fruit d’une vie qui demeure en communion avec l’Éternel et qui se conforme à Ses voies. Aussi, notre Dieu nous donne-t-Il Lui-même les principes qui ouvrent le chemin de Sa bénédiction. Ce sont : i) l’obéissance à Dieu ; ii) la fidélité envers Dieu et Ses serviteurs ; iii) la générosité envers le prochain ; iv) le travail.

a) L’obéissance à Dieu

Chers frères et sœurs dans la foi, le premier fondement de toute prospérité demeure l’obéissance à la Parole de Dieu.

Après avoir rappelé à Israël les commandements de l’Alliance, Moïse lui adresse cette promesse : « Si tu obéis à la voix de l’Éternel, ton Dieu, en observant et en mettant en pratique tous ses commandements que je te prescris aujourd’hui, l’Éternel, ton Dieu, te donnera la supériorité sur toutes les nations de la terre. Voici toutes les bénédictions qui se répandront sur toi et qui seront ton partage, lorsque tu obéiras à la voix de l’Éternel, ton Dieu. Tu seras béni dans la ville, et tu seras béni dans les champs. Le fruit de tes entrailles, le fruit de ton sol, le fruit de tes troupeaux, les portées de ton gros et de ton menu bétail, toutes ces choses seront bénies. Ta corbeille et ta huche seront bénies. Tu seras béni à ton arrivée, et tu seras béni à ton départ. L’Eternel te donnera la victoire sur tes ennemis qui s’élèveront contre toi; ils sortiront contre toi par un seul chemin, et ils s’enfuiront devant toi par sept chemins » (Dt 28.1-7).

Les bénédictions que cite le Serviteur de Dieu vont arriver jusqu’au 14 verset de ce chapitre. Et celles-ci embrassent tous les domaines de la vie : la famille, le travail, les récoltes, les troupeaux, les entreprises, les déplacements et la sécurité du peuple. Ainsi, l’obéissance n’est pas seulement une exigence morale ; elle est également le chemin que Dieu a établi pour conduire Ses enfants dans Sa bénédiction.

b) La fidélité envers Dieu et Ses serviteurs.

Peuple de Dieu, l’Écriture nous enseigne ensuite que la prospérité est étroitement liée à notre fidélité envers Dieu. En effet, le Seigneur apparaît en songe au jeune roi Salomon, après qu’il eut offert mille holocaustes sur l’autel de l’Éternel à Gabaon. Notre Dieu lui donne alors l’occasion de Lui faire part de son plus profond désir, afin de l’exaucer (1 R 3.4-5). Non seulement le Seigneur exauce la prière du roi Salomon, mais Il le bénit également au-delà de tout entendement (1 R 3.6-14).

Le Seigneur montre ainsi qu’Il demeure fidèle envers ceux qui L’honorent avec sincérité et que Sa générosité ne connaît aucune limite. Cette même vérité apparaît dans la vie de la veuve de Sarepta qui, alors qu’il ne lui restait qu’une poignée de farine et un peu d’huile pour préparer son dernier repas, choisit d’obéir à la parole du prophète Élie (1 R 17.8-15).

L’Écriture témoigne alors : « La farine qui était dans le pot ne manqua point, et l’huile qui était dans la cruche ne diminua point, selon la parole que l’Éternel avait prononcée par Élie. » (1 R 17.16).

Ces deux exemples nous montrent combien l’Éternel, notre Dieu, attache de l’importance à la générosité que nous manifestons à Son égard et à l’égard de Ses serviteurs.

D’ailleurs, après avoir adressé ce reproche à Son peuple (Ml 3.8-9), l’Éternel, notre Dieu, lui lance cette invitation par la bouche du prophète Malachie : « Apportez à la maison du trésor toutes les dîmes, afin qu’il y ait de la nourriture dans ma maison ; mettez-moi de la sorte à l’épreuve, dit l’Éternel des armées. Et vous verrez si je n’ouvre pas pour vous les écluses des cieux, si je ne répands pas sur vous la bénédiction en abondance. » (Ml 3.10-12).

Dans la Nouvelle Alliance, le Seigneur Jésus-Christ attire également l’attention de Ses disciples sur la pauvre veuve qui dépose deux petites pièces dans le tronc des offrandes. Il leur déclare : « Cette pauvre veuve a donné plus que tous les autres ; car tous ont mis dans les offrandes de leur superflu, mais elle a mis de son nécessaire, tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. » (Lc 21.1-4 ; Mc 12.41-44).

Les premiers chrétiens manifestaient eux aussi cette même générosité les uns envers les autres, de sorte qu’il n’y avait aucun indigent parmi eux (Ac 4.34-37). Joseph, appelé Barnabas par les apôtres, vendit un champ et déposa la totalité du produit de cette vente aux pieds des apôtres pour les besoins de l’Église (Ac 4.36-37). Plus tard, il fut spécialement choisi par le Saint-Esprit pour être mis à part au service du Seigneur Jésus-Christ (Ac 13.1-3).

À travers tous ces exemples, le Seigneur nous enseigne que la véritable prospérité commence par un cœur qui Lui fait pleinement confiance, qui L’honore fidèlement dans Son œuvre, dans Sa maison et au travers de Ses serviteurs.

c) La générosité envers le prochain

La prospérité selon Dieu ne s’exprime pas seulement dans notre relation avec Lui ; elle se manifeste également dans notre manière de traiter notre prochain, quel qu’il soit. En effet, le Livre des Proverbes enseigne que celui qui vient généreusement en aide aux autres ne manque jamais de recevoir lui-même la bénédiction du Seigneur (Pr 11 ; Pr 19.17).

Le Livre de Tobie souligne également la valeur de l’aumône quand il déclare : « L’aumône délivre de la mort, et elle purifie de tout péché. Ceux qui font l’aumône seront rassasiés de vie. » (Tb 12.8-10)

Et l’aumône prouve parfaitement toute sa valeur divine lorsque le Seigneur Jésus-Christ nourrit les foules venues L’écouter. Malgré le peu de ressources disponibles, Il bénit les pains et les poissons, nourrit des milliers de personnes et il reste encore des paniers pleins de morceaux (Mt 14.15-20 ; Mt 15.32-37 ; Lc 9.10-17 ; Jn 6.1-12). Ces miracles nous rappellent que la générosité n’appauvrit jamais avec Dieu. Au contraire, entre Ses mains, le peu devient abondant pour bénir une multitude.

d) Le travail

 Le travail est le dernier élément que notre Dieu associe constamment à la prospérité. Le Livre des Proverbes déclare en effet : « La main des diligents dominera, mais la main paresseuse sera tributaire. » (Pr 12.24)

Il ajoute au chapitre suivant : « L’âme du paresseux a des désirs qu’il ne peut satisfaire, mais l’âme des hommes diligents sera rassasiée. » (Pr 13.4)

Avant de donner comme une sorte de conclusion, le chapitre d’après : « Tout travail procure l’abondance, mais les paroles en l’air ne mènent qu’à la disette. » (Pr 14.23)

L’apôtre Paul rappellera ce même principe à l’Église de Thessalonique en ces termes : « Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus. » (2 Th 3.10)

Le travail n’est donc pas une conséquence de la malédiction. Dès la création, Dieu avait déjà confié à l’homme la mission de cultiver et de gouverner la terre (Gn 1.28 ; Gn 2.15). Après la chute, le travail demeure, mais il devient pénible à cause du péché (Gn 3.17-19). Mais, lorsqu’il est accompli avec fidélité, honnêteté et persévérance, il devient lui aussi un instrument par lequel le Seigneur pourvoit aux besoins de Ses enfants.

Ainsi, peuple de Dieu, l’Écriture nous révèle que la prospérité véritable ne résulte ni de recettes humaines, ni de pratiques mystérieuses. Elle découle d’une vie qui marche dans l’obéissance, la fidélité, la générosité et le travail. Là où ces principes sont vécus avec un cœur sincère, Dieu manifeste Sa bénédiction selon Sa sagesse et en Son temps.

Conclusion

Chers frères et sœurs dans la foi, au terme de cet enseignement, l’Écriture nous révèle que la prospérité ne trouve son origine dans les richesses, ni dans les capacités de l’homme, ni dans les circonstances favorables de la vie. Elle procède avant tout de l’Éternel notre Dieu, Qui est le Créateur, le Propriétaire et le Dispensateur de toute véritable richesse (Ag2.8).

Depuis le jardin d’Éden jusqu’à la Nouvelle Alliance, notre Dieu n’a cessé de manifester Sa bonté envers ceux qui marchent avec Lui. Il a béni Adam et Ève, enrichi Abraham, multiplié les biens d’Isaac, de Jacob et de Joseph, fait prospérer Israël, élevé Salomon au-dessus de tous les rois de son époque et, en Jésus-Christ, Il continue encore aujourd’hui de pourvoir fidèlement aux besoins de ceux qui Lui appartiennent.

Toutefois, cette prospérité ne doit jamais être recherchée pour elle-même. La Parole de Dieu nous enseigne qu’elle accompagne une vie soumise à Dieu, caractérisée par l’obéissance, la fidélité, la générosité et le travail. À l’inverse, la désobéissance, la tromperie, l’avarice et la paresse privent souvent l’homme des bénédictions que le Seigneur désirait pourtant répandre sur lui.

Le Seigneur Jésus-Christ nous rappelle enfin que les richesses terrestres ne constituent jamais la plus grande prospérité. La véritable bénédiction consiste avant tout à vivre dans la communion avec Dieu, à marcher selon Sa volonté et à recevoir, dès cette vie, les grâces qu’Il accorde à Ses enfants, avec l’assurance incomparable de la vie éternelle.

Prospérité en Dieu

Ainsi, peuple de Dieu, ne cherchons pas d’abord la prospérité ; cherchons le Seigneur. Car lorsque notre vie Lui est entièrement consacrée, Il sait Lui-même nous accorder, en Son temps et selon Sa parfaite sagesse, tout ce qui est nécessaire à l’accomplissement de Sa volonté pour nos vies.

Verset à méditer

« Garde-toi de dire en ton cœur : Ma force et la puissance de ma main m’ont acquis ces richesses.  Souviens-toi de l’Eternel, ton Dieu, car c’est lui qui te donnera de la force pour les acquérir, afin de confirmer, comme il le fait aujourd’hui, son alliance qu’il a jurée à tes pères. » (Deutéronome 8.17-18)

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2 commentaires

  1. bonsoir !!!! 😊
    ce texte parlant sur la prospérité es rempli de sagesse et de direction divine car ce que j’ai eu a retenir es : la prospérité apparaît comme une bénédiction accordé par Dieu

    1. Bonjour, Loana.
      En effet la prospérité vient de Dieu, parce que le Seigneur depuis la création, a toujours voulu que l’homme soit prospère et l’obéissance à Sa Parole est ce qui rend l’homme prospère. Alors, si tu veux être prospère, obéis à Dieu, respecte tes engagements dans Sa maison, sois généreuse envers les autres, travaille et tu seras propère.

      Que le Seigneur d’accorde un coeur bien disposé pour y arriver.

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