Nul n’est disqualifié pour rencontrer Dieu

Introduction

Chers frères et sœurs dans la foi, dans notre monde, nombreuses sont les personnes qui vivent avec le sentiment d’être disqualifiées pour recevoir l’amour de Dieu. Certaines pensent que leur naissance les condamne, d’autres croient que leur famille, leur origine sociale, leur passé ou encore les fautes commises par leurs parents constituent des obstacles infranchissables à la grâce divine.

Pourtant, lorsque nous parcourons les Saintes Écritures, nous découvrons un Dieu Qui ne juge pas selon les apparences, mais Qui regarde au cœur de l’homme. Tout au long de l’histoire du salut, Il a en effet choisi des personnes que le monde méprisait, rejetait ou considérait comme indignes, afin de manifester à travers elles Sa puissance, Sa miséricorde et Son amour.

Ce fut le cas avec Moïse (Ex 2.11-14), de Rahab la prostituée (Jos 2 ; Jos 6.22-24 ; Mt 1.5), du juge Jephté (Jg 11), de Ruth la moabite (Rt1-Rt4 ; Mt 1.5). Et ce fut également le cas de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ (53.2-3).

C’est d’ailleurs ce que certifie l’apôtre Paul dans sa lettre première aux Corinthiens quand il déclare : « Considérez, frères, que parmi vous qui avez été appelés il n’y a ni beaucoup de sages selon la chair, ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de nobles.  Mais Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre les sages ; Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes ; et Dieu a choisi les choses viles du monde et celles qu’on méprise, celles qui ne sont point, pour réduire à néant celles qui sont, afin que nulle chair ne se glorifie devant Dieu » (1Co 1.26-29).

Le témoignage qui suit est celui d’une enfant née dans des circonstances qui, aux yeux de beaucoup, semblaient la disqualifier pour rencontrer Dieu. Mais le Seigneur en avait décidé autrement. Dans Sa grande compassion, Il est venu à sa rencontre, l’a relevée de sa misère, l’a délivrée de ses chaînes et lui a accordé la grâce inestimable de Son Esprit.

À travers ce récit vrai et personnel, mon souhait est d’encourager tous ceux qui se sentent rejetés, oubliés ou éloignés de Dieu. Car la grâce du Seigneur ne dépend ni de notre naissance, ni de notre rang social, ni de notre histoire familiale.

Si nous Le cherchons sincèrement, Lui aussi vient à notre rencontre. Car en vérité, nul n’est disqualifié pour rencontrer Dieu.

Corps du témoignage

Peuple de Dieu, je suis née d’un père inconnu et d’une mère célibataire.

Je suis en réalité issue d’une fratrie de cinq enfants. Mes frères et sœurs et moi provenons chacun d’un père différent, parfois identifié, parfois non. Et bien avant ma mère, ma grand-mère avait elle aussi eu son unique enfant — ma mère — d’un homme qui ne l’avait pas épousée, avant de se marier par la suite. Comme ma grand-mère n’a pas pu donner d’enfant à son mari, qui en désirait pourtant ardemment, son couple, déjà fragile, finit par se briser alors que j’étais encore toute petite.

Avec le soutien de sa fille, ma grand-mère acheta alors un lopin de terre dans une petite ville et y construisit une modeste maison en terre battue dans laquelle mes frères, mes sœurs et moi avons grandi. Nous avons ainsi été élevés par deux femmes seules, sous le regard critique des familles convenablement constituées. Notre famille étant également très pauvre, certaines personnes allaient jusqu’à nous traiter, mes frères et moi, de petits animaux, persuadées que rien de bon ne sortirait jamais de nous.

Moi-même, à cause de ce passé si lourd, j’étais convaincue d’être déjà disqualifiée pour avoir une véritable intimité avec le Seigneur. Certes, nous avions été baptisés et avions reçu notre première communion, mais au fond de moi, je me sentais sale, indigne de Dieu. J’enviais beaucoup les enfants qui, autour de moi, étaient issus de couples légitimement mariés. Plus encore, je regardais toutes ces personnes dont la vie semblait consacrée au Seigneur et qui présentaient des critères qui me paraissaient inaccessibles pour appartenir à Dieu.

Comble de malheur, avec le temps, je suis moi-même devenue mère célibataire, malgré toutes les précautions que j’avais prises pour éviter à mes futurs enfants le statut d’enfant illégitime que j’avais connu. En effet, après m’avoir promis une relation stable, l’homme que j’aimais ne tarda pas à m’abandonner dès le premier mois de ma grossesse. Je m’enfonçai alors dans un puits de haine, d’amertume et de colère.

Peuple de Dieu, le déclic dans ma vie survint au cours de cette période particulièrement difficile.

La haine, l’amertume et la colère que je ressentais à l’égard du père de mon enfant avaient fait de moi une personne qui naviguait continuellement dans les ténèbres. En réalité, j’entendais en moi une voix négative qui me poussait parfois au suicide. J’étais également assaillie par des pensées sombres qui me montraient sans cesse des personnes blessées, tuées ou victimes de diverses tragédies. Effrayée par tout cela, je ressentis un besoin impérieux de rechercher la Face du Seigneur. J’entrepris alors des recherches qui me conduisirent vers un jeune homme de deux ans mon aîné. Ce jeune prêtre orthodoxe avait reçu du Seigneur les dons du Saint-Esprit. Il priait pour les malades, chassait les démons, prophétisait et enseignait la Parole avec vérité.

Chers frères et sœurs dans la foi, c’était la première fois que je voyais les merveilles que le Nom du Seigneur Jésus-Christ pouvait accomplir à Lui seul.

Je voyais des possédés se manifester, des malades guérir et des personnes témoigner du changement radical que le Seigneur avait opéré dans leur vie. Malheureusement, il devint également évident que j’étais moi-même sous l’emprise de plusieurs démons. Mon état correspondait d’ailleurs à ce que j’avais entendu concernant mon histoire familiale, certains esprits impurs semblant liés à celle-ci. Cependant, mon nouvel environnement spirituel et les enseignements que je recevais me convainquaient chaque jour davantage de l’amour du Seigneur pour moi et de Son désir de me voir heureuse.

Peuple de Dieu, j’étais tellement pauvre à cette époque que je n’avais rien à offrir au Seigneur en échange de ma délivrance ou d’une quelconque bénédiction.

Je n’avais que ma saleté, ma misère, ma souffrance et mes larmes. Mais j’étais également convaincue que Sa miséricorde ne se détournerait pas de moi. Et j’avais raison. Le Seigneur entendit mes cris et Se tourna vers moi.

Non seulement Il me délivra des démons qui me tourmentaient, comme je Le suppliais de le faire, mais Il me fit également la grâce de recevoir Son Esprit, le Saint-Esprit. Je fus d’ailleurs la première personne, après notre père spirituel, à parler en langues dans cette communauté de prière. Notre Dieu me fit également grâce du don de prophétie, du don d’enseignement, du don de guérison et de l’autorité nécessaire pour chasser les démons. Le Seigneur transforma aussi ma situation sociale et financière.

Aujourd’hui, j’ai écrit plusieurs ouvrages au Nom du Seigneur, accompli diverses œuvres pour Sa gloire et accompagné de nombreux enfants spirituels dans leur marche de foi. Je peux également tendre une main secourable à ceux qui sont dans le besoin.

Peuple de Dieu, ce témoignage est vrai et véridique : ni notre naissance, ni notre ascendance familiale, ni la communauté dans laquelle nous vivons, ni la religion dont nous sortons, ni nos coutumes, ni notre pays, ni notre race ne peuvent nous priver de la Grâce Merveilleuse de notre Dieu.

Tout ce que le Seigneur attend de nous, c’est un désir sincère de Le rencontrer et un cœur authentiquement disposé à Le chercher.

Alors, Il vient à nous avec beaucoup plus de grâces que nous ne pourrions jamais l’imaginer.

Peuple de Dieu, c’est un encouragement que j’adresse à tous ceux qui, comme moi il y a plusieurs années, se sentent disqualifiés de la Grâce du Seigneur : « Courage ! Avancez vers notre Dieu, et Il vous donnera la Vie, la Vie en abondance. »

Marie Françoise

Versets à méditer

« Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi. » (Jn 12.32).

« Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes » (Mt 11.28-29).

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