Chers frères et sœurs dans la foi, aujourd’hui, nous sommes embarqués dans une chrétienté qui, soit limite à l’Eglise primitive la manifestation du « Parler en Langues », soit qui nous fait l’étalage d’une gamme étonnamment variée de manifestations du « Parler en Langues », avec des processus aussi différents pour y accéder. Alors quelle est l’origine du « Parler en Langues » et quelle définition peut-on y donner ?

1. Définition et origine du « Parler en Langues »
Chers frères et sœurs en Christ, la première chose que nous pouvons retenir lorsque nous abordons cette notion, c’est que le « parler en langues » est un langage Céleste.
Il peut tantôt s’exprimer sous forme d’une langue inconnue du commun des mortels : C’est le parler en langues, se traduisant généralement par une suite de mots mystérieux, incompris même par celui qui les prononce. Ou alors, il va s’exprimer en des langues certes existantes et bien connues, mais qui ne font pas partie de l’héritage linguistique ou des aptitudes intellectuelles de celui qui les parlent : il s’agit alors du parler en d’autres langues. Et à l’exemple d’autres dons spirituels comme le don de prophétie, d’enseignement, de guérison ou miracle, le don des langues est une libéralité de l’Esprit de Dieu, le Saint-Esprit.
Le Parler en Langues apparaît pour la première fois dans l’Ecriture après la mort et la résurrection du Seigneur Jésus-Christ. Dans l’Evangile de Luc, avant de Se séparer des Ses disciples, le Seigneur leur a demandé de ne pas quitter Jérusalem avant qu’ils aient reçu la Puissance venue d’En-Haut (Lc 24.48-49).
Fidèles à cette parole, les apôtres et autres disciples du Seigneur sont le jour de la Pentecôte ressemblés dans la Chambre Haute, lorsqu’ils reçoivent le Saint-Esprit Qui leur avait été promis.
Le second chapitre du Livre des Actes des Apôtres nous relate alors : « Quand le jour de la Pentecôte arriva, les croyants étaient réunis tous ensemble au même endroit. Tout à coup, un bruit vint du ciel, comme un violent coup de vent, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Ils virent apparaître des langues pareilles à des flammes de feu ; elles se séparèrent et se posèrent une à une sur chacun d’eux. Ils furent tous remplis de l’Esprit saint et ils se mirent à parler en d’autres langues, selon ce que l’Esprit leur donnait d’exprimer. À Jérusalem vivaient des Juifs qui honoraient Dieu, venus de tous les pays du monde. Quand ce bruit se fit entendre, ils s’assemblèrent en foule. Ils étaient tous profondément surpris, car chacun d’eux entendait les croyants parler dans sa propre langue.
Ils étaient remplis de stupeur et d’admiration, et disaient : « Ces gens qui parlent, ne sont-ils pas tous Galiléens ? Comment se fait-il que chacun de nous les entende parler dans sa langue maternelle ? Parmi nous, il y en a qui viennent du pays des Parthes, de Médie et d’Élam. Il y a des habitants de Mésopotamie, de Judée et de Cappadoce, du Pont et de la province d’Asie ; certains sont de Phrygie et de Pamphylie, d’Égypte et de la région de Cyrène, en Libye ; d’autres sont venus de Rome, de Crète et d’Arabie ; certains sont nés Juifs, et d’autres se sont convertis à la religion juive. Et pourtant nous les entendons parler dans nos diverses langues des grandes œuvres de Dieu ! » Ils étaient tous remplis de stupeur et ne savaient plus que penser ; ils se demandaient les uns aux autres : « Qu’est-ce que cela signifie ? » Mais d’autres se moquaient en disant : « Ils sont complètement ivres! »(Ac 2.1-13).

Le don des langues est bien ainsi, une grâce qui est donnée au croyant quand le Saint-Esprit descend sur lui. Pour nous le prouver, nous voyons plus tard, ce même don se manifester de nouveau lorsque Pierre, s’étant rendu chez Corneille à la demande du Seigneur, leur annonce l’Evangile, à lui et à toute sa famille.
L’Ecriture nous dit à ce propos : « Pendant que Pierre parlait encore, l’Esprit saint descendit sur tous ceux qui écoutaient son discours. Les croyants d’origine juive qui étaient venus avec Pierre furent stupéfaits de constater que l’Esprit saint donné par Dieu se répandait aussi sur ceux qui ne sont pas Juifs. En effet, ils les entendaient parler en langues inconnues et louer la grandeur de Dieu. Pierre dit alors : « Pourrait-on empêcher ces gens d’être baptisés d’eau, maintenant qu’ils ont reçu l’Esprit saint aussi bien que nous ? » Et il ordonna de les baptiser au nom de Jésus Christ. Ils lui demandèrent alors de rester quelques jours avec eux » (Ac 10. 44- 48).
Par la suite, ce don va nous revenir à l’arrivée de l’apôtre Paul à Ephèse, lorsque ce dernier, ayant constaté que les disciples présents sur place n’avaient pas encore reçu le baptême du Saint-Esprit, décide de le leur appliquer.
Le chapitre 19 du Livre des Actes des Apôtres rapporte en effet : « Pendant qu’Apollos était à Corinthe, Paul traversa la région montagneuse d’Asie Mineure et arriva à Éphèse. Il y trouva quelques disciples et leur demanda : « Avez-vous reçu l’Esprit saint quand vous avez cru ? » Ils lui répondirent : « Nous n’avons jamais entendu parler d’un Esprit saint. » Paul leur demanda alors : « Quel baptême avez-vous donc reçu ? » Ils répondirent : « Le baptême de Jean. » Paul leur dit : « Jean baptisait ceux qui acceptaient de changer de vie et il disait au peuple d’Israël de croire en celui qui allait venir après lui, c’est-à-dire en Jésus. » Après avoir entendu ces mots, ils se firent baptiser au nom du Seigneur Jésus. Paul posa les mains sur eux et l’Esprit saint leur fut accordé ; ils se mirent à parler en des langues inconnues et à donner des messages de la part de Dieu. Ces hommes étaient une douzaine en tout. » (Ac 19. 1-7).
Peuple de Dieu, par ces différents Textes, nous pouvons conclure que le don des langues, est non pas une arnaque, mais bel et bien l’une des principales manifestations marquant l’arrivée du Saint-Esprit dans le corps de l’homme.
Dans l’Evangile de Marc, le Seigneur Jésus-Christ Lui-même nous annonce d’ailleurs que le don des langues fait partie intégrante des signes devant accompagner ceux qui auront cru en Son Nom (Mc 16. 17-18).
2. Ce que le « Parler en langues » n’est pas
Chers frères et sœurs dans la foi, pour que nous puissions, vous et moi, avoir la même compréhension, je vais à ce niveau, essayer de vous parler de ma propre expérience. Je vous dirai d’emblée que lorsque je reçois le Saint-Esprit et notamment le don du « Parler en Langues », je suis fortement perturbée. N’eut été mon niveau d’instruction et le fait que j’avais la conviction d’être parfaitement normale, je me serais traitée de folle. Toutefois, cela ne m’empêcha pas de me poser de nombreuses questions.
En effet, c’était un matin et alors que je lisais la Bible pendant ma prière, je m’étais subitement retrouvée à parler des langues auxquelles je ne comprenais rien du tout et qui ne m’avaient été apprises par personne. Certes, mon bon sens et mon éducation m’y faisait détecter certaines connotations des langues latines, de l’arabe ou des sonorités linguistiques originaires d’Asie ou d’autres pays africains, mais je n’y comprenais rien du tout.
En outre, j’étais parfaitement consciente que ce n’était pas de mon propre gré que je m’exprimais ainsi, mais qu’il y avait en moi une force impérieuse qui m’y poussait. J’étais d’ailleurs secouée physiquement. Il y avait comme un tremblement à l’intérieur de mon corps et même lorsque je voulus interrompre le flot de paroles qui jaillissaient de mes lèvres, je n’y parvins pas. De telle sorte que je fus obligée de sortir m’occuper de mes tâches ménagères matinales accompagnée de cet étrange langage.
Je me souviens d’ailleurs que ma petite voisine de l’époque m’avait chaleureusement demandé : « Mais, la mère, quelle est cette nouvelle langue que tu nous parles là ? ». Et à moi de répliquer : « Je n’en sais rien moi-même, ma fille ».
Cette réponse avait suscité un franc éclat de rire de sa part. C’était une sorte de taquinerie pour elle, un échange amusant car devait-elle penser, j’usais d’humour envers elle. Pourtant pour moi, c’était la stricte vérité. J’étais perdue. Et à l’intérieur de moi, j’étais vraiment perturbée, angoissée.
Je ne fus rassurée que quelques jours plus tard, lorsque je me rendis à notre communauté de prières et que le Seigneur m’y utilisa de nouveau. Cette fois, c’était pour parler à mon père spirituel. J’étais une fois de plus saisie par cette force incroyable et alors que ces langues étrangères s’échappaient de mes lèvres, mon père spirituel me répondait comme si nous tenions une conversation en français, en anglais ou dans l’une de nos langues maternelles. Il était époustouflé, ébahi, admiratif. Il était si content qu’il me retint auprès de lui un bon bout de temps. Il me posa de nombreuses questions auxquelles notre Dieu semblait lui donner des réponses satisfaisantes par mon entremise. A la fin de notre échange, il m’avoua que le Seigneur m’avait dotée du don du « parler en d’autres langues » et que je m’exprimais en araméen, hébreu, arabe, etc. Il me dit que cela signifiait que le Seigneur voulait m’utiliser. Ce jour-là, il m’offrit de quoi me payer une course en taxi.
Chers frères et sœurs dans la foi, par ce récit que je viens de vous raconter les débuts de l’expression du don du « Parler en Langues » dans mon corps. Et ce vécu nous montre que comme toutes les libéralités de l’Esprit de Dieu, il ne s’obtient aucunement par nos propres efforts. Nous pouvons donc partant de ce constat, établir ce que le don du « Parler en Langues » n’est pas.
a. Le « Parler en Langues » n’est pas une langue apprise ou imitée
Aujourd’hui dans les milieux chrétiens, il y a de nombreuses personnes qui, pour montrer leur élévation spirituelle, enseignent à leurs fidèles comment « parler en langues ». D’autres personnes encore, toujours pour des questions d’orgueil spirituel, captent quelques mots ici et là, et les répètent par moment, arguant avoir obtenu le don des langues.
Peuple de Dieu, c’est une vraie folie ! On n’apprend pas à acquérir ce don et on n’imite personne pour ensuite affirmer qu’on le possède. Le « Parler en Langues » est induit par l’Esprit de notre Dieu vivant dans l’homme et c’est toujours le Saint-Esprit qui donne à chacun de s’exprimer selon Sa Sainte Volonté.

b) Le « parler en langues » ne se résume pas à quelques mots que tous les membres d’une communauté récitent comme un hymne national
Peuple de Dieu, comme je l’ai dit tantôt, on n’imite personne pour dire bénéficier de ce don. C’est un don du Saint-Esprit, et comme nous l’avons vu pour le jour de la Pentecôte, il a permis que toute la foule entende proclamer les merveilles du Seigneur. Nous savons d’ailleurs que cette foule était d’origine diverse, parlant de multiples langues. Il serait donc aberrant de croire que le « Parler en Langues » se résume en quelques mots unanimement répétés par tous les croyants.
Chers frères et sœurs dans la foi, souvenons-nous de ce que nous raconte le Livres des Actes des Apôtres lors de l’arrivée du Saint-Esprit sur les apôtres.
Il rapporte : « À Jérusalem vivaient des Juifs qui honoraient Dieu, venus de tous les pays du monde. Quand ce bruit se fit entendre, ils s’assemblèrent en foule. Ils étaient tous profondément surpris, car chacun d’eux entendait les croyants parler dans sa propre langue. Ils étaient remplis de stupeur et d’admiration, et disaient : « Ces gens qui parlent, ne sont-ils pas tous Galiléens ? Comment se fait-il que chacun de nous les entende parler dans sa langue maternelle ? Parmi nous, il y en a qui viennent du pays des Parthes, de Médie et d’Élam. Il y a des habitants de Mésopotamie, de Judée et de Cappadoce, du Pont et de la province d’Asie ; certains sont de Phrygie et de Pamphylie, d’Égypte et de la région de Cyrène, en Libye ; d’autres sont venus de Rome, de Crète et d’Arabie ; certains sont nés Juifs, et d’autres se sont convertis à la religion juive. Et pourtant nous les entendons parler dans nos diverses langues des grandes œuvres de Dieu ! » (Ac 2.5-11).
Les Textes nous disent bien que toutes les personnes qui étaient présentes dans cette assemblée, les entendaient s’exprimer dans leurs langues maternelles, glorifiant le Seigneur. Cela signifie que l’Esprit de notre Père peut multiplier à l’infini et à Sa convenance les langues susceptibles d’émaner de notre connexion avec Lui.
c. Le « Parler en Langues » n’est pas cette besogne qu’on peut commander au Saint-Esprit de faire
Chers frères et sœurs dans la foi, je suis souvent très attristée de voir des assemblées dans lesquelles on demande aux fidèles de prier en Langues. On leur donne alors comme un ordre qui doit être transmis au Saint-Esprit pour qu’Il se mette à l’œuvre.
Quelle indélicatesse, peuple de Dieu ! Pouvons-nous vraiment imposer à l’Esprit de notre Dieu, ce qu’Il doit faire et le moment qu’Il doit le faire en nous ?! Nous ne sommes que des instruments de notre Dieu, des canaux dont Il Se sert pour accomplir ce pour quoi Il nous a appelés et établis.
d. Le « Parler en Langues » n’est pas ce spectacle attrayant à présenter en assemblée pour montrer la maturité spirituelle

Chers frères et sœurs dans la foi, le « Parler en Langues » est devenu aujourd’hui pour beaucoup d’entre nous, un spectacle attrayant qu’on ne manque pas de présenter en assemblée pour montrer à tous que notre église est vraiment issue de Dieu. Mais qu’en est-il vraiment ?
Dans sa première épître aux Corinthiens, l’apôtre Paul nous dit ceci concernant le « Parler en Langues » : « Recherchez la charité. Aspirez aussi aux dons spirituels, mais surtout à celui de prophétie. En effet, celui qui parle en langue ne parle pas aux hommes, mais à Dieu, car personne ne le comprend, et c’est en esprit qu’il dit des mystères. Celui qui prophétise, au contraire, parle aux hommes, les édifie, les exhorte, les console. Celui qui parle en langue s’édifie lui-même ; celui qui prophétise édifie l’Eglise. Je désire que vous parliez tous en langues, mais encore plus que vous prophétisiez. Celui qui prophétise est plus grand que celui qui parle en langues, à moins que ce dernier n’interprète, pour que l’Eglise en reçoive de l’édification ». (1Co 14.1-5).
L’homme de Dieu continue en ces termes : « Et maintenant, frères, de quelle utilité vous serais-je, si je venais à vous parlant en langues, et si je ne vous parlais pas par révélation, ou par connaissance, ou par prophétie, ou par doctrine ? Si les objets inanimés qui rendent un son, comme une flûte ou une harpe, ne rendent pas des sons distincts, comment reconnaîtra-t-on ce qui est joué sur la flûte ou sur la harpe ?
Et si la trompette rend un son confus, qui se préparera au combat ? De même vous, si par la langue vous ne donnez pas une parole distincte, comment saura-t-on ce que vous dites ? Car vous parlerez en l’air. Quelque nombreuses que puissent être dans le monde les diverses langues, il n’en est aucune qui ne soit une langue intelligible ; si donc je ne connais pas le sens de la langue, je serai un barbare pour celui qui parle, et celui qui parle sera un barbare pour moi. De même vous, puisque vous aspirez aux dons spirituels, que ce soit pour l’édification de l’Eglise que vous cherchiez à en posséder abondamment ». (1Co 14.6-12).
Par ces extraits, nous comprenons simplement que le « Parler en Langues » n’est pas un objet de propagande que nous devons utiliser dans nos églises quand nous sommes rassemblés. Mais, que nous devons l’utiliser plus pour notre croissance spirituelle individuelle, demandant au Seigneur la capacité d’interpréter ces Langues, et le don de Prophétie.
Et pour nous donner un modèle d’ordre à appliquer dans nos assemblées, le serviteur du Seigneur nous dit un peu plus loin : « Lorsque vous vous assemblez, les uns ou les autres parmi vous ont-ils un cantique, une instruction, une révélation, une langue, une interprétation, que tout se fasse pour l’édification. En est-il qui parlent en langue, que deux ou trois au plus parlent, chacun à son tour, et que quelqu’un interprète ; s’il n’y a point d’interprète, qu’on se taise dans l’Eglise, et qu’on parle à soi-même et à Dieu. » (1 Co 14.26-28).
e. Le « Parler en Langues » n’est pas toute langue mystérieuse parlée dans une église
Peuple de Dieu, beaucoup de faux bergers se sont glissés aujourd’hui parmi les chrétiens et pour mieux piéger les âmes faibles, ils utilisent des pouvoirs des ténèbres. Nous avons appris que le « Parler en Langues » est un langue spirituelle issue de la connexion entre le Seigneur et le croyant. Ce qui signifie que cette langue émane de notre Dieu Qui est Esprit, tout comme il y a partout autour des nous, des forces spirituelles venant du monde des ténèbres. Alors, ne donnons pas du crédit à tout « Parler en Langues » que nous entendons. Les esprits impurs aussi ont des langages mystérieux.
Si nous nous souvenons bien, les trois Extraits des Actes des Apôtres que nous avons lus, nous ont formellement dit que les auditeurs entendaient les croyants louer la Gloire de Dieu et parler de Sa part (Ac 2.1-13 ; Ac 10. 44- 48 ; Ac 19. 1-7).
L’apôtre Jean dans sa première épître nous dit d’ailleurs : « Bien-aimés, n’ajoutez pas foi à tout esprit ; mais éprouvez les esprits, pour savoir s’ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde. Reconnaissez à ceci l’Esprit de Dieu : tout esprit qui confesse Jésus-Christ venu en chair est de Dieu ; et tout esprit qui ne confesse pas Jésus n’est pas de Dieu, c’est celui de l’antéchrist, dont vous avez appris la venue, et qui maintenant est déjà dans le monde ». (1Jn 4.1-3).
Alors, que ces quelques critères nous aident à crédibiliser tout « Parler en Langues » qui nous sera présenté.
3. Importance du « Parler en Langues »
Peuple de Dieu, j’aimerais encore me servir de ma propre expérience pour essayer de vous expliquer l’importance du « Parler en Langues » dans une vie de foi.
Je peux déjà vous avouer que lorsqu’au tout début mon père spirituel traduisait mes paroles pour que l’ensemble des fidèles puissent bénéficier des messages qu’elles contenaient, l’explication était complètement différente de mes propres pensées. Et quand ces paroles s’adressaient à des personnes particulières, mes propos ne tenaient compte, ni de mes rapports avec les concernés, ni des sentiments qu’ils m’inspiraient. C’était comme si j’étais juste un instrument dont notre Dieu se servait pour passer un message. Il pouvait alors Se prononcer sur le caractère du concerné, sa vie ou une situation qu’il traversait. Et bien plus tard, notre Dieu m’a expliqué pourquoi cela se passait ainsi.
Peuple de Dieu, il m’arrive parfois d’avoir des messages prophétiques à délivrer à certaines personnes. Si quelques fois je le fais assez aisément, le plus souvent, c’est une vraie guerre qui se livre en moi, car je pense aux conséquences, aux ennuis que je pourrais m’attirer et aux réactions des uns et des autres. Alors, il me faut une bonne dose de courage et une forte pression du Saint-Esprit pour que je m’exécute. Nous comprenons alors que si nous disposons dans nos assemblées du don du « parler en langues » et d’une personne qui interprète pour nous, nous pourrons bénéficier des messages directement issus de notre Dieu sans qu’ils n’aient été, ni recalés par nos raisonnements humains, ni souillés par l’esprit de son hôte.
De même, lorsque nous prions, parfois, nous avons, soit honte des choses à avouer à notre Dieu, soit peur des choses apparemment osées que nous voulons Lui demander. En outre, nous ne savons même pas quoi Lui demander et comment le faire. Nous avons alors à la fin, des prières mal faites, sinon incomplètes.
Et c’est pour nous certifier ce genre de limitation de notre nature, que l’apôtre Paul va affirmer dans son épître aux Romains : « De même aussi l’Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu’il nous convient de demander dans nos prières. Mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables ; et celui qui sonde les cœurs connaît quelle est la pensée de l’Esprit, parce que c’est selon Dieu qu’il intercède en faveur des saints. » (Ro 8. 26-27).
Alors, lorsque le Saint-Esprit, par le canal du « Parler en Langues », prend le lead de notre prière, nous avons l’assurance que non seulement nos vies sont parfaitement présentées à notre Dieu, mais aussi, que la doléance Lui est adressée dans le meilleur format et par le canal par excellence.
4. Comment obtenir le don du « Parler en Langues » ?
Peuple de Dieu, en réalité, il n’y a pas de cheminement précis pour obtenir ce don. Comme toutes les libéralités du Saint-Esprit, il s’agit de quelque chose de gratuit. Et c’est le Seigneur Lui-même Qui l’accorde au croyant. Cependant, plus nous resterons fidèles à notre Dieu, plus nous serons sincères dans notre quête, plus nous connaîtrons sa Parole ; plus nous serons qualifiés pour obtenir ce don de l’Esprit.
Et surtout, n’oublions pas de présenter cela comme un sujet de prière. Car le Seigneur Lui-même nous dit dans l’Evangile de Mathieu : « Demandez, et l’on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l’on vous ouvrira. Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe. Lequel de vous donnera une pierre à son fils, s’il lui demande du pain ? Ou, s’il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent ? Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent. » (Mt 7.7-11).
Chers frères et sœurs dans la foi, demandons donc le don du « Parler en Langues » à notre Dieu, avec l’assurance qu’Il finira par nous le donner.
