Chers frères et sœurs dans la foi, pendant bien des siècles, certaines religions chrétiennes nous ont fait croire que le Ciel est à jamais inaccessible pour une catégorie de personnes. Ce mensonge est encore d’actualité aujourd’hui dans des plusieurs milieux dits chrétiens.
Pourtant dans l’Evangile de Luc, le Seigneur Jésus-Christ répond clairement à ceux qui condamnaient Sa clémence vis-à-vis des pécheurs : « Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler à la repentance des justes, mais des pécheurs. » (Lc 5.31-32).
Toujours dans l’Evangile de Luc, le Seigneur fait preuve de miséricorde à l’endroit de la pécheresse repentante (Lc 7. 36-48) et S’invite chez Zachée, le collecteur d’impôts, à qui Il offre le Salut par la suite (Lc 19.1-10).
Dans les Evangiles de Mathieu, Marc et Luc, le Seigneur appelle à Son service, un autre collecteur d’impôts, Mathieu (Mt 9.9-13 ; Mc 2.18-22 ; Lc 5.33-39). Et dans l’Evangile de Jean, il va soustraire à la lapidation, la femme surprise en flagrant délit d’adultère (Jn 8. 3-11).
Il dira d’ailleurs aux grands prêtres : « Je vous le dis en vérité, les publicains et les prostituées vous devanceront dans le royaume de Dieu. » (Mt 21.31).
Alors, le Ciel est-il particulièrement réservé aux prostituées et aux pécheurs ?

1. Le Pécheur a toujours une place qui l’attend au Ciel
Peuple de Dieu, n’en déplaise à certains d’entre nous, notre Dieu a toujours eu en Lui, un ardent désir de sauver l’Homme perdu. C’est d’ailleurs ce désir qu’Il ressort quand Il promet au serpent de faire écraser sa descendance dans le futur par la descendance de la femme (Gn3. 15). Le Seigneur va ensuite cacher la nudité d’Adam et Eve avant de les chasser de devant Sa présence (Gn3.20-22). Quand ensuite, Caïn tue son frère Abel (Gn 4.8), le Seigneur ne va pas Se fermer à sa demande d’allègement de sentence (Gn 4.9-15).
Bien plus tard, après avoir établi Son alliance avec Abram (Gn 12.1-5), le Seigneur va attendre que la descendance de Son ami se soit multipliée en Egypte avant d’aller la délivrer de l’esclavage (Ex 1 ; Ex 3.1-10 ; Ex 7-Ex12.1-42) pour en faire un peuple Lui appartenant en propre (Ex 19.3-6).
Cependant, à cause de la nature déchue de l’Homme, Israël va multiplier de révoltes contre Dieu sur le chemin de Canaan (Ex 16.1-3 ; Ex 32.1-6 ; Ex 32.26-28 ; Nb 11.4-35 ; Nb 14.1-38 ; Nb 16.1-3 ; Nb 16.23-35 ; Nb 17.6-5 ; Nb 25). Le Seigneur va alors prévoir une porte de sortie pour ce peuple.
Nous sommes ainsi dans le Livre de Deutéronome et, après avoir présenté à Israël les promesses et menaces inhérentes au respect ou non des prescriptions de l’Eternel (Dt 28), Moïse déclare ceci : « Lorsque toutes ces choses t’arriveront, la bénédiction et la malédiction que je mets devant toi, si tu les prends à cœur au milieu de toutes les nations chez lesquelles l’Éternel, ton Dieu, t’aura chassé, si tu reviens à l’Éternel, ton Dieu, et si tu obéis à sa voix de tout ton cœur et de toute ton âme, toi et tes enfants, selon tout ce que je te prescris aujourd’hui, alors l’Éternel, ton Dieu, ramènera tes captifs et aura compassion de toi, il te rassemblera encore du milieu de tous les peuples chez lesquels l’Éternel, ton Dieu, t’aura dispersé.
Quand tu serais exilé à l’autre extrémité du ciel, l’Éternel, ton Dieu, te rassemblera de là, et c’est là qu’il t’ira chercher. L’Éternel, ton Dieu, te ramènera dans le pays que possédaient tes pères, et tu le posséderas ; il te fera du bien, et te rendra plus nombreux que tes pères. L’Éternel, ton Dieu, circoncira ton cœur et le cœur de ta postérité, et tu aimeras l’Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur et de toute ton âme, afin que tu vives. » (Dt 30.1-6).
Chers frères et sœurs dans la foi, ces quelques lignes ressortent l’amour incommensurable de notre Dieu pour ce peuple qu’Il savait d’avance corrompu et la planche de salut qu’Il lui offrait en prévision à ses infidélités futures.
En effet, les exactions du peuple d’Israël ne tardèrent pas et chaque fois que du fond de la détresse à cause de ses iniquités il implorait le Seigneur, notre Dieu lui pardonnait et le restaurait (Jg 2.10-18).
C’est toujours ce même élan d’amour de notre Dieu envers le pécheur, qui va pousser l’Eternel à envoyer le prophète Nathan auprès du roi David, après que ce dernier eût commis l’adultère avec l’épouse d’Urie le Hittite et eût fomenté la mort de ce dernier (2 S 12.1-12). Cette démarche du Seigneur va amener le roi à la repentance (2 S 12.13), avec comme l’un des merveilleux fruits, l’écriture des Psaumes 51 et 32.
Peuple de Dieu, en réalité, l’Eternel notre Dieu n’a eu de cesse dans Son alliance avec Israël, à vouloir le tirer du péché, afin de lui procurer le bonheur qu’Il lui avait promis. C’est pour cette raison qu’Il va incessamment lui envoyer des prophètes chargés de l’inciter à la conversion (Os 14.1-9 ; Am 5.4-6 ; Am 5.14-15 ; Es 55.6-7 ; Es 58.6-14 ; Jr 3.12-15 ; Jr 4.1-4, Za 1.2-5).
Cette même planche de salut sera offerte à Ninive, la grande ville du royaume d’Assyrie, pour l’appeler à la conversion par l’entremise du prophète Jonas (Jon 1.1-2). Et Ninive, pour s’être repentie de ses transgressions après avoir entendu l’avertissement de Jonas, est finalement sauvée (Jon 3.5-10).
Une façon pour notre Dieu de dire à l’humanité toute entière, qu’il suffit juste de regretter ses péchés et de s’en détourner, pour être pardonné et rentrer dans Ses bonnes grâces.
C’est d’ailleurs ce que l’Eternel notre Dieu Lui-même affirme dans le Livre du prophète Ezéchiel en ces termes : « Si le méchant revient de tous les péchés qu’il a commis, s’il observe toutes mes lois et pratique la droiture et la justice, il vivra, il ne mourra pas. Toutes les transgressions qu’il a commises seront oubliées ; il vivra, à cause de la justice qu’il a pratiquée. Ce que je désire, est-ce que le méchant meure ? dit le Seigneur, l’Éternel. N’est-ce pas qu’il change de conduite et qu’il vive ? » (Ez 18.21-23).
Pendant Son Ministère terrestre le Seigneur Jésus-Christ Lui-même, en écho à la volonté du Père, n’a jamais cessé de faire comprendre à Ses interlocuteurs qu’Il réservait un accueil particulier aux pécheurs.
Nous pouvons le voir dans Sa rencontre bouleversante avec la femme pécheresse (Lc 7.36-49), les paraboles de la brebis et de la dragme perdues (Lc 15.1-10), celle du fils prodigue (Lc 18.9-14). Un message similaire nous est servi avec l’histoire de la femme samaritaine (Jn 4.1-30) et celle de la femme surprise en plein délit d’adultère (Jn 8.1-11). Ou encore, dans l’appel perpétuel au repos que notre Seigneur lance à toute l’humanité (Mt 11. 28-30).
Et pour clairement nous faire apprécier cette dimension du Ministère terrestre de notre Maître, nous pouvons revenir à l’appel qu’Il adressa à Mathieu au bureau des taxes, pour en faire Son apôtre.
Nous lisons alors : « Jésus partit de là et vit, en passant, un homme appelé Matthieu assis au bureau des impôts. Il lui dit : « Suis-moi ! » Matthieu se leva et le suivit. Jésus prenait un repas dans la maison de Matthieu ; beaucoup de collecteurs d’impôts et autres gens de mauvaise réputation vinrent prendre place à table avec lui et ses disciples. Les Pharisiens virent cela et dirent à ses disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les collecteurs d’impôts et les gens de mauvaise réputation ? » Jésus les entendit et déclara : « Les personnes en bonne santé n’ont pas besoin de médecin, ce sont les malades qui en ont besoin. Allez apprendre ce que signifient ces mots prononcés par Dieu : “Je désire la bonté et non des sacrifices d’animaux.” Car je ne suis pas venu appeler ceux qui s’estiment justes, mais ceux qui se savent pécheurs. » (Mt 9.9-13).
Chers frères et sœurs dans la foi, le Seigneur Jésus-Christ se présente ainsi à nous comme le Dieu Sauveur Qui a permanemment œuvré à ce que l’Homme pécheur revienne rapidement et sans crainte aucune à son Créateur.
Après la mort et la résurrection du Seigneur, l’Esprit Saint est envoyé aux apôtres dans la Chambre Haute (Ac 2.1-13). Dès lors, si ce message d’amour infini est certes encore annoncé au peuple Juif (Ac 2.38-40 ; Ac 8.26-40), il est aussi annoncé en Samarie (Ac 8.4-25) et aux nations païennes (Ac 10.1- 43 ; Ac 13.48- 49 ; Ac 14.15-17 ; Ac 16.10- 15 ; 17.22- 31 ; etc).
Chers frères et sœurs dans la foi, oui, il y a toujours une place de choix pour l’Homme pécheur au Ciel !!! Parfois, les circonstances de notre naissance, notre environnement familial ou communautaire, nos actions passées, nos péchés ou les faiblesses que nous ressentons en nous, peuvent nous faire croire que le Ciel nous est fermé. Il n’en est rien !!!

Il n’y a personne sur terre qui est trop méchant ou trop pécheur pour être définitivement exclu de la Grâce infinie de notre Dieu.
Il s’agit d’un don gratuit de notre Dieu, mis à la disposition de tout le monde. Parce qu’il n’y a en réalité, aucun être parfait sur terre et que nous sommes tous redevables de la Grâce du Seigneur.
C’est d’ailleurs ce que l’apôtre Paul nous dit dans sa lettre aux Ephésiens : « C’est par grâce que vous êtes au sauvés, au moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie » (Ep2.8-9).
Alors, quels que soient nos péchés et nos souillures, courons à notre Dieu Qui nous attend, les bras grandement ouverts. Et pendant que nous le faisons, emportons avec assurance ces paroles du Seigneur Jésus-Christ : « Il y a plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentance. » (Lc 15.7).
2. Les pécheurs ayant reçu l’approbation du Ciel
Chers frères et sœurs dans la foi, c’est la vérité toute simple. Il n’y a personne sur terre qui a été exclu de la Grâce de Dieu, et le Seigneur attend avec un ardent désir, le retour vers Lui, de tous ceux qui se sont égarés loin de Lui.
Malheureusement, à cause de cela, nombreux parmi nous sont convaincus qu’ils peuvent se vautrer dans le péché, sans que cela ait une quelconque influence sur leur vie spirituelle, et qu’ils auront toujours la possibilité d’aller à Dieu au moment opportun.
Pire encore, d’autres sont plutôt convaincus que la mort sur la croix à Golgotha du Seigneur Jésus-Christ, leur a donné le ticket d’approbation d’une vie entière de péché. Mais, qu’en est-il vraiment ? Si notre Dieu a approuvé des pécheurs notoires dans le passé, comment cela s’est-il passé ?
Peuple de Dieu, lorsque nous rentrons dans l’histoire d’Israël avant l’avènement du Seigneur Jésus-Christ, nous avons deux histoires fantastiques de femmes apparemment écartées du plan de Dieu, qui y ont tout de même inscrit leurs noms en lettres d’or.
La première est la prostituée Rahab (Jos 2.1-21). Et pourquoi, son nom est-il honoré dans l’histoire d’Israël ? Parce que ayant entendu les échos de la puissance de notre Dieu et Sa présence au milieu d’Israël, elle a fait le choix à ses risques et périls, de sauver les espions envoyés à Canaan afin d’entrer dans les bonnes grâces du peuple élu. A cause de cela, elle et sa famille ont eu la vie sauve, et ont par la suite été intégrés dans la communauté d’Israël (; Jos 6.17 ; Jos 6.22-23).
La deuxième femme, c’est Ruth, la moabite (Rt 1.8-Rt 4). Et pourquoi cette femme d’origine païenne fut-elle honorée en Israël ? Parce qu’au lieu d’abandonner sa belle-mère Naomi comme le fit sa coépouse Orpa, elle décida de rester avec Naomi, s’engageant également à faire de l’Eternel, son Dieu (Rt1.15-18). Ce choix a que Ruth devienne l’épouse de Boaz et ancêtre du roi David (Rt 4.13-22).
Chers frères et sœurs dans la foi, comme nous l’avons vu à l’entame de ce partage, avec le Seigneur Jésus-Christ, il est parfaitement clair que notre Dieu éprouve un ardent désir de sauver ceux qui sont perdus. Alors, comment cela s’est-il passé ?
Lorsque nous allons au chapitre 7 de l’Evangile de Luc, nous nous retrouvons vite avec la pécheresse repentante. Les Textes nous disent alors : « Un pharisien pria Jésus de manger avec lui. Jésus entra dans la maison du pharisien, et se mit à table.Et voici, une femme pécheresse qui se trouvait dans la ville, ayant su qu’il était à table dans la maison du pharisien, apporta un vase d’albâtre plein de parfum,et se tint derrière, aux pieds de Jésus. Elle pleurait; et bientôt elle lui mouilla les pieds de ses larmes, puis les essuya avec ses cheveux, les baisa, et les oignit de parfum.Le pharisien qui l’avait invité, voyant cela, dit en lui-même: Si cet homme était prophète, il connaîtrait qui et de quelle espèce est la femme qui le touche, il connaîtrait que c’est une pécheresse.
Jésus prit la parole, et lui dit: Simon, j’ai quelque chose à te dire. -Maître, parle, répondit-il. -Un créancier avait deux débiteurs: l’un devait cinq cents deniers, et l’autre cinquante.Comme ils n’avaient pas de quoi payer, il leur remit à tous deux leur dette. Lequel l’aimera le plus?Simon répondit: Celui, je pense, auquel il a le plus remis. Jésus lui dit: Tu as bien jugé.
Puis, se tournant vers la femme, il dit à Simon: Vois-tu cette femme? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m’as point donné d’eau pour laver mes pieds; mais elle, elle les a mouillés de ses larmes, et les a essuyés avec ses cheveux.Tu ne m’as point donné de baiser; mais elle, depuis que je suis entré, elle n’a point cessé de me baiser les pieds. Tu n’as point versé d’huile sur ma tête; mais elle, elle a versé du parfum sur mes pieds.C’est pourquoi, je te le dis, ses nombreux péchés ont été pardonnés: car elle a beaucoup aimé. Mais celui à qui on pardonne peu aime peu.
Et il dit à la femme: Tes péchés sont pardonnés.Ceux qui étaient à table avec lui se mirent à dire en eux-mêmes: Qui est celui-ci, qui pardonne même les péchés? Mais Jésus dit à la femme: Ta foi t’a sauvée, va en paix. » (Lc 7.36-50)
Nous voyons là une femme qui, se sachant pécheresse, achète un parfum de grand prix, prend le risque de se rendre chez un docteur de la Loi, malgré le jugement et le rejet, se tient aux pieds du Seigneur, et non seulement elle les lui mouille avec ses larmes, les baise et les nettoie avec ses cheveux, elle y verse aussi ce parfum de grand prix.
Avec l’histoire de la femme samaritaine (Jn 4.1-30), nous voyons une femme d’origine païenne qui, plutôt que de nier son mensonge devant le Seigneur, le reconnaît et Lui attribue le titre de prophète (Jn 4.17-19). Elle est d’ailleurs celle qui par la suite, va introduire le Seigneur comme Messie auprès de ses concitoyens (Jn 4.39).
Avec Zachée, nous avons un collecteur d’impôts tellement assoiffé de rencontrer le Seigneur, qu’il n’hésite pas à monter sur un sycomore pour Le voir passer. Et lorsque le Seigneur S’invite chez lui, il offre allègrement la moitié de ses biens aux pauvres et s’engage à restituer au quadruple, tout ce qu’il aurait volé (Lc 19.1-10).
Avec Mathieu, nous le voyons quitter immédiatement son poste au bureau des taxes pour suivre le Seigneur sur les chemins, aussitôt l’appel reçu (Mt 9.9). Plus tard, il va préparer un festin en l’honneur du Seigneur et grâce à ce festin, beaucoup de pécheurs seront enseignés et impactés (Mt 9.10).
Peuple de Dieu, lorsque nous regardons attentivement toutes ces personnes, nous pouvons constater qu’elles ont toutes en commun certaines choses que nous pouvons citer ensemble : i) la conscience d’être pécheur, ii) la soif de Dieu, iii) le désir de Lui appartenir, iv) la volonté de Le suivre et d’en payer le prix.
Chers frères et sœurs dans la foi, c’est un fait que nous ne pouvons pas contester. S’il est bien vrai que des hommes et femmes jugés de mauvaise vie ont été approuvés par notre Seigneur, ce ne sont en réalité, que ceux qui ont accepté de suivre un certain cheminement pour revenir à Lui.
Quel est donc ce cheminement ?
3. Le cheminement de retour de l’Homme pécheur à Dieu
Chers frères et sœurs dans la foi, comme nous venons de le voir, l’Homme pécheur a toujours une place privilégiée qui l’attend au Ciel, et notre Dieu l’a prouvé en honorant dans le passé, des hommes et des femmes dont la vie était jugée abominable par leurs semblables.
Pourtant, nous savons aussi que ce ne sont pas tous les pécheurs qui ont été honorés par le Seigneur. Et en regardant attentivement la vie de ces « pécheurs » honorés, nous avons vu que chacun d’eux a dû suivre un cheminement de retour à Dieu afin d’entrer dans son héritage.
Quel est donc ce cheminement ? Dans la section précédente, nous avons identifié quatre (04) éléments que nous pouvons revisiter chacun pour bien comprendre : i) la conscience d’être pécheur, ii) la soif de Dieu, iii) le désir de Lui appartenir, iv) la volonté de Le suivre et d’en payer le prix.
a. La conscience d’être pécheur
Peuple de Dieu, la conscience de son péché, de sa misère spirituelle et de son indignité, est la première étape dans le processus de retour à Dieu. En effet, comment pouvons-nous vouloir retourner à Dieu si nous ne reconnaissons même pas déjà que nous sommes dans le tort, que notre conduite est mauvaise et que nous sommes en rébellion contre notre Dieu ?
Lorsque nous allons dans le second Livre du prophète Samuel, notre retrouvons le roi David, serviteur bien-aimé de notre Dieu qui pourtant, n’a pas hésité à faire tuer Urie le hittite, pour prendre sa femme et en faire son épouse (2S11). C’est alors que l’Eternel lui envoie le prophète Nathan pour lui faire connaître Sa colère et la condamnation qu’Il lui réserve (2S12.1-12). A la suite de ce message, le roi David va reconnaître son péché et demander pardon à Dieu (2S12.13). Mais, bien plus que ces quelques mots, le roi David va écrire le Psaume 51 dans lequel, il reconnaît toute son iniquité et sa bassesse devant l’Eternel.
Lisons ensemble un extrait de ce Psaume : « O Dieu ! Aie pitié de moi dans ta bonté ; selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions ; lave-moi complètement de mon iniquité, et purifie-moi de mon péché. Car je reconnais mes transgressions, et mon péché est constamment devant moi. J’ai péché contre toi seul, et j’ai fait ce qui est mal à tes yeux, en sorte que tu seras juste dans ta sentence, sans reproche dans ton jugement.
Voici, je suis né dans l’iniquité, et ma mère m’a conçu dans le péché. Mais tu veux que la vérité soit au fond du cœur : Fais donc pénétrer la sagesse au dedans de moi ! Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur ; lave-moi, et je serai plus blanc que la neige. Annonce-moi l’allégresse et la joie, et les os que tu as brisés se réjouiront. Détourne ton regard de mes péchés, efface toutes mes iniquités.
O Dieu ! Crée en moi un cœur pur, renouvelle en moi un esprit bien disposé. » (P51.2-10).
Chers frères et sœurs dans la foi, voici un roi aimé de Dieu et établi par Lui, qui, suite à son péché, a dû reconnaître son indignité devant le Seigneur, indépendant de tous les honneurs que les hommes pouvaient lui accorder.
Avec la femme pécheresse, nous avons vu son humiliation et son abaissement dans une assemblée hostile, alors qu’elle recherchait, complètement brisée, la clémence du Seigneur Jésus-Christ (Lc 7.36-38).
Pour bien nous montrer que cette attitude est très honorable, le Seigneur Jésus-Christ Lui-même, toujours dans l’Evangile de Luc, va nous raconter cette parabole du collecteur d’impôts qui va être justifié contrairement au pharisien, pour avoir reconnu son statut de pécheur et avoir imploré la miséricorde de Dieu (Lc 18. 9-14).
Peuple de Dieu, aujourd’hui, nous sommes nombreux qui, bien que vivant dans le péché le plus abominable, ne trouvons rien d’incorrect dans nos vies. Pire encore, nous érigeons en norme cette vie corrompue et pervertie, voulant y entraîner tout le monde autour de nous. Nous entamons alors des campagnes de défense de nos droits individuels, allant jusqu’à voter des lois complètement à l’opposé de la volonté de Dieu.
Chers frères et sœurs dans la foi, il est indéniable que le Ciel est grandement ouvert aux pécheurs et aux prostituées, mais notre Dieu n’a jamais fait la promotion du péché et ne la fera jamais.
Dans sa lettre aux Romains, l’apôtre Paul nous a démontré à quel point après le premier péché commis dans le jardin d’Eden, les hommes se sont livrés ensuite à une multitude de péchés, avant que ne survienne la Grâce de Dieu, mettant ainsi en exergue, la largesse infinie du don de notre Père (Rm 5.14-21). Pourtant, à la suite de ce développement, il fait vite de nous mettre en garde contre le danger de croire que la Grâce qui nous est offerte, vient offrir ses lettres de noblesse au péché.
L’homme de Dieu continue en effet en ces termes : « Que dirons-nous donc ? Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde ? Loin de là ! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché ? Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés ? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie.
En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection, sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché ; car celui qui est mort est libre du péché. » (Rm 6.1-7).
L’apôtre Jean nous dira à son tour dans sa première lettre : « Or, vous le savez, Jésus a paru pour ôter les péchés, et il n’y a point en lui de péché. Quiconque demeure en lui ne pèche point ; quiconque pèche ne l’a pas vu, et ne l’a pas connu. » (1 Jn 3.5-6).
Il va continuer plus loin :« Nous savons que quiconque est né de Dieu ne pèche point ; mais celui qui est né de Dieu se garde lui-même, et le malin ne le touche pas. » (1 Jn 5.18).
Chers frères et sœurs dans la foi, oui, notre Dieu nous aime et Il tient largement ouvertes, les portes du Ciel aux pécheurs et prostituées. Mais, c’est uniquement aux pécheurs et prostituées repentants.

Reconnaissons donc aujourd’hui nous péchés, et retournons à Lui, avec la confiance d’obtenir Son pardon, comme Il nous le promet (Lc 15.7).
b. La soif de Dieu et le désir de Lui appartenir
Chers frères et sœurs dans la foi, la soif de Dieu et le désir de Lui appartenir sont souvent les éléments qui nous poussent le plus à vouloir nous déconnecter de notre ancienne façon de vivre. Ce sont ces éléments qui en réalité, nous poussent souvent à nous détacher du péché. En effet, c’est comme le besoin de manger ou de boire. Tant que nous ne les ressentons pas, nous n’éprouvons aucun besoin de nous déranger pour obtenir de la nourriture ou des boissons, sauf si nous sommes de véritables gloutons ou des buveurs invétérés.
Lorsque nous revenons à nos récits bibliques, nous voyons dans chacun des acteurs, une soif sincère du Seigneur, et le désir authentique de Lui appartenir. Rappelons-nous comment Rahab avait déclaré aux espions envoyés à Canaan, la grandeur de Dieu et sa volonté d’être associée à Israël avec toute sa famille (Jos 2.7-13). Souvenons-nous aussi de la déclaration d’allégeance à Dieu de Ruth (Rt1.15-18). Dans le Psaume 51, le roi David ne cacha pas cette volonté presque désespérée de rester à jamais attaché à Dieu (Ps 51. 12-17). La femme cananéenne près du puits demanda au Seigneur l’eau vive qu’Il lui proposait et plus que cela, elle montra un désir ardent d’en apprendre plus de Lui (Jn 4.13-26). Mathieu et Zachée organisèrent un festin en l’honneur du Seigneur, la femme pécheresse demeura aux pieds du Seigneur, baignant Ses pieds de ses larmes, les essuyant avec ses cheveux et les baisant, avant de les oindre de parfum.
c. La volonté de suivre le Seigneur et d’en payer le prix
Chers frères et sœurs dans la foi, la marche avec le Seigneur demande toujours un prix à payer. Si nous sortons des ténèbres comme c’est généralement le cas, nous aurons toujours soit des préjugés à dépasser, soit des personnes à braver, soit des croyances à renverser, ou même, nos propres craintes et faiblesses à surpasser.
On ne peut pas vouloir entrer dans une nouvelle vie, sans se débarrasser des liens qui nous retenaient dans notre ancienne existence. Un ivrogne par exemple, devra apprendre à s’éloigner des débits de boissons et certainement de ses amis de buvettes. Une prostituée devra apprendre à avoir un travail décent et à se contenter de ses revenus, même minimes. Un voleur devra apprendre à travailler et à respecter le bien d’autrui, etc. Parfois c’est la famille ou la communauté autour de nous qui ne voudra pas de cette nouvelle version de nous. Alors, il nous faudra tenir fermes dans notre engagement de foi.

A ce propos, nous pouvons voir comment Rahad avait dû cacher les espions et braver le roi de Jéricho pour atteindre son but (Jos2.2-7). Ruth quant à elle avait dû quitter son pays et toutes ses coutumes pour partir en Israël avec Naomi, sa belle-mère (Rt 1.22). La femme samaritaine avait dû quitter le puits en courant et aller rendre témoignage du Seigneur auprès des gens de sa contrée (Jn 4. 28-30). Avec la femme pécheresse, nous pouvons imaginer son agonie intérieure alors le pharisien et ses invités autour d’elle la traitaient avec mépris et dégoût (Lc 7.39). Mathieu avait dû quitter son poste de travail et s’engager à suivre le Seigneur (Mt 9.9). Et Zachée s’était engagé à partager ses biens avec les pauvres et à corriger ses injustices passées (Lc 19.8).
Pourtant, chacun d’eux avait finalement obtenu une récompense bien au-delà de ses attentes. Rahab avait été sauvée avec sa famille, avait été intégrée dans la communauté d’Israël et était finalement devenue l’ancêtre du roi David, donc du Seigneur Jésus-Christ (Jos 6.22-25 ; Mt 1. 5). Ruth avait épousé Boaz et était devenue l’ancêtre du roi David et du Seigneur Jésus-Christ (Rt 4.13-22 ; Mt 1. 6). Mathieu était devenu l’un des douze apôtres du Seigneur (Lc 5.12-16). Zachée (Lc 19.9) et la femme pécheresse (Lc 7.48), avaient obtenu le Salut du Seigneur.
Peuple de Dieu, oui, aller à la suite du Seigneur, va toujours nous demander un prix à payer. Et parfois, ce prix sera très élevé. Pourtant, plus que ces petits tracas des premières marches de foi, on découvre ensuite que cheminer avec Dieu est le meilleur choix qu’on puisse faire dans une vie.
Alors, quel que soit notre statut et notre péché, retournons à notre Dieu Qui nous attend, les bras largement ouverts et de nombreux cadeaux en réserve. Et pendant que nous y allons, emportons avec nous les paraboles de la brebis et de la dragme perdues (Lc 15.1-10), et celle du fils prodigue (Lc 18.9-14), que le Seigneur Jésus-Christ Lui-même nous a léguées.
