Introduction
Chers frères et sœurs dans la foi, dans notre quête de Dieu, beaucoup d’idées ont surgi au cours des siècles pour nous faciliter l’accès aux grâces divines. Aussi, nous a-t-on appris de nombreuses façons de prier. La prière adressée aux saints et aux anges en fait partie. Et il s’agit d’une pratique si profondément enracinée dans la marche spirituelle de beaucoup d’entre nous, qu’ils n’envisagent aucunement leur marche de foi sans elle. Mais, qu’est-ce qu’un saint ? Qu’appelle-t-on un ange ?
1. Définition du Saint
a) D’après l’opinion courante

Chers frères et sœurs dans la foi, en dehors de notre Dieu dont l’un des noms est le Saint des saints, l’appellation de « saint » la plus courante connue aujourd’hui est celle du catholicisme.
Il s’agit d’une appellation qu’un candidat baptisé obtient après sa mort, au bout d’un processus de reconnaissance basé sur la biographie du candidat, ses œuvres et le témoignage de ceux qui l’ont connu. Elle est de ce fait accordée à des personnes décédées, ayant eu un certain rayonnement spirituel après leur mort. Ce rayonnement spirituel doit être confirmé par des témoins qui attestent le martyre ou la vertu héroïque des concernés. Ces personnes doivent en plus avoir accompli deux miracles. Une telle reconnaissance signifie que la personne défunte est désormais auprès du Seigneur et qu’elle baigne dans le bonheur parfait, né de sa rencontre directe avec Dieu.
Tous ces éléments en font non seulement un modèle de foi pour le croyant, mais aussi un ami capable d’intercéder pour lui auprès de Dieu. À côté de cette version très populaire du saint catholique, il arrive parfois que des personnes vivantes, mais méconnues, soient considérées comme saintes. Il peut aussi s’agir d’une appellation consacrée rattachée à un poste, comme celle du « très saint père » accordée au Pape ou encore de cet appel à être « saints », adressé à tous les fidèles.
b) D’après l’Écriture
Peuple de Dieu, la première fois que le mot « saint » est évoqué dans l’Écriture, c’est dans le Livre de Daniel. Nous sommes alors au chapitre 7 de ce Livre, et le serviteur du Seigneur, ayant eu une grande vision prophétique, a demandé l’explication à un ange qui lui répond en ces termes : « Ces quatre grands animaux, ce sont quatre rois qui s’élèveront de la terre ; mais les saints du Très-Haut recevront le royaume, et ils posséderont le royaume éternellement, d’éternité en éternité. » (Dn 7.17-18). D’après cet extrait, le mot « saints » renverrait alors à l’ensemble des croyants. Cette même appellation revient d’ailleurs au chapitre 8 du même Livre, toujours avec le même sens (Dn 8.24).
Après le Livre de Daniel, nous allons attendre le Livre des Actes des Apôtres pour entendre encore parler de « saints » comme désignant l’ensemble des croyants chrétiens. Et c’est notamment lorsque le Seigneur Jésus-Christ va demander à Ananias, Son serviteur, d’aller à la rencontre de Saul de Tarse après qu’il eut été rendu aveugle sur la route de Damas, lors de sa rencontre avec le Seigneur. Ananias dit ceci au Seigneur : « Seigneur, j’ai appris de plusieurs personnes tous les maux que cet homme a faits à tes saints à Jérusalem ». (Ac 9.13). Après cette réponse d’Ananias au Seigneur Jésus-Christ, le mot « saints » va revenir assez souvent dans le Livre des Actes des Apôtres et dans les différentes épîtres, comme représentant l’ensemble des chrétiens. Nous lirons ainsi, toujours dans le même chapitre 9 du Livre des Actes des Apôtres : « Comme Pierre visitait tous les saints, il descendit aussi vers ceux qui demeuraient à Lydde. » (Ac 9.32). Dans sa salutation adressée aux chrétiens de Rome, l’apôtre Paul dira également : « Tous ceux qui, à Rome, sont bien-aimés de Dieu, appelés à être saints : que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ ! » (Rm 1.7).
Chers frères et sœurs dans la foi, comme je l’ai déjà annoncé, le mot « saints » va continuer à nous être présenté, toujours dans l’objectif de représenter l’ensemble des chrétiens (1 Co 1.2 ; 1 Co 6.1-2 ; 1 Co 14.33). Mais, à côté de cet aspect englobant l’ensemble des chrétiens, le mot « saints » va nous être présenté sous la forme de personnes consacrées au Seigneur et chargées d’une mission.
C’est dans cet esprit que l’apôtre Paul écrira aux chrétiens de Rome en ces termes : « Ayez du zèle, et non de la paresse. Soyez fervents d’esprit. Servez le Seigneur. Réjouissez-vous en espérance. Soyez patients dans l’affliction. Persévérez dans la prière. Pourvoyez aux besoins des saints. Exercez l’hospitalité » (Rm 12.11-13). Le serviteur du Seigneur va continuer à employer la même connotation dans d’autres textes (Rm 15.25 ; Col 1.12 ; He 6.10).
L’apôtre Pierre, quant à lui, dira dans sa première épître : « Mais, puisque celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans toute votre conduite, selon qu’il est écrit : Vous serez saints, car je suis saint ». (1 P 1.15-16). Au chapitre 2 de la même lettre, il va reprendre : « Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière, vous qui autrefois n’étiez pas un peuple, et qui maintenant êtes le peuple de Dieu, vous qui n’aviez pas obtenu miséricorde, et qui maintenant avez obtenu miséricorde ». (1 P 2.9-10).
Chers frères et sœurs dans la foi, en nous référant à tous ces textes, nous pouvons dire avec certitude que le mot « saints » désigne non seulement des personnes consacrées à notre Dieu et chargées d’une mission, mais aussi l’ensemble des croyants, étant donné que tous sont appelés à régler leur conduite sur celle du Seigneur. En outre, nous constatons ici que cet attribut leur est conféré de leur vivant, sur la base de leur relation avec le Seigneur et de leur vie de foi.
Chers frères et sœurs dans la foi, lorsque nous comparons ces deux définitions du mot « saints », nous constatons que la première est complètement biaisée et ne cadre pas du tout avec le message que l’Écriture cherche à nous transmettre.
Si nous nous concentrons sur les chrétiens de l’Église primitive, nous voyons que, dès l’arrivée du Saint-Esprit sur les apôtres et disciples du Seigneur Jésus-Christ, il y a une nouveauté de vie qui leur est acquise, ne pouvant être ignorée ni contestée par personne. Aussi, avons-nous une multitude de miracles (Ac 3.1-8 ; Ac 5.12-16 ; Ac 6.8 ; Ac 8.5-8, etc.), des conversions dans le peuple (Ac 2.37-47 ; Ac 5.14 ; Ac 6.1 ; etc.), des dons du Saint-Esprit déversés avec largesse sur les croyants par le Seigneur (Ac 2.1-40 ; Ac 11.44-46 ; 1 Co 12.7-11 ; etc.). Ce sont ces croyants-là, sanctifiés par l’Esprit du Christ et envoyés en mission pour le Royaume de Dieu, qui sont appelés « saints » dans le Livre des Actes des Apôtres, les différentes épîtres et le Livre de l’Apocalypse.
Dès lors, la sainteté à laquelle nous appelle notre Dieu et notre Père ne saurait être un titre que l’on nous attribuerait après notre mort, sur la base d’un processus établi par des hommes. Mais elle est plutôt une invite à une marche authentique et intime avec le Seigneur. Cette intimité nous fera recevoir Son Esprit en nous, avec tous les dons qu’Il met à la disposition de tous les croyants.
2. Définition de l’Ange

Chers frères et sœurs dans la foi, un ange désigne communément une créature surnaturelle et spirituelle, qui apparaît généralement aux hommes à la demande du Seigneur. Il est ainsi un envoyé de Dieu, servant d’intermédiaire entre Lui et les humains. L’ange est généralement chargé de transmettre un message divin ou agit lui-même à la demande du Seigneur et selon Sa Sainte Volonté. Étant un être totalement spirituel, l’ange est normalement invisible aux yeux naturels. Mais il peut être vu dans un rêve, ou directement, selon la mission qui lui est assignée par le Seigneur. Il peut prendre une forme humaine ou un aspect plus complexe, d’après son statut dans la hiérarchie céleste et le contexte.
Dans le Livre de la Genèse, au chapitre 3, les chérubins sont présentés comme des anges chargés de garder le chemin de l’arbre de vie (Gn 3.24). Plus tard, après cet épisode, Abraham va recevoir la visite du Seigneur en compagnie de deux anges près des chênes de Mambré pour lui annoncer la naissance du fils de la Promesse, Isaac (Gn 18.1-15). Après l’intercession d’Abraham pour Sodome et Gomorrhe (Gn 18.22-33), deux anges seront envoyés vers Lot, le neveu d’Abraham, pour sauver lui et sa famille (Gn 19.1-22). L’ange du Seigneur va encore appeler Abraham lors de sa mise à l’épreuve pour l’empêcher de sacrifier son fils Isaac et établir son Alliance avec lui et sa descendance après lui (Gn 22.11-18). Suite à cela, c’est Jacob, le second fils d’Isaac, cohéritier de la promesse de Dieu, qui va faire un songe dans lequel il va voir des anges montant au Ciel et en descendant par le biais d’une échelle (Gn 28.13-15). Il va ensuite lutter contre un ange du Seigneur sur son chemin de retour vers les siens (Gn 32.24-30).
Après Jacob, l’ange va se manifester à Moïse dans l’épisode du buisson ardent (Ex 3.2-3). Par la suite, un ange va apparaître à Balaam pour l’empêcher d’accompagner Balak pour aller maudire le peuple d’Israël sur le chemin de Canaan (Nb 22.21-35). Dans le Livre de Josué, nous voyons Josué, le successeur de Moïse, rencontrer l’ange du Seigneur avant la conquête de Jéricho (Jos 5.13-15). Dans le Livre des Juges, le Seigneur va envoyer un ange à Gédéon pour l’amener à délivrer Israël de l’oppression de Madian (Jg 6.11-22), puis à Manoach et sa femme, pour leur annoncer la naissance de leur fils Samson destiné à devenir un juge en Israël (Jg 13.3-20). Peuple de Dieu, en réalité, les anges vont à plusieurs reprises se manifester dans les relations que le Seigneur entretient avec les humains, que ce soit dans l’ancienne Alliance ou dans la nouvelle.
Lors de l’avènement du Seigneur Jésus-Christ, nous voyons un ange envoyé à Zacharie pour lui annoncer la naissance du prophète Jean-Baptiste (Lc 1.1-20), et l’ange Gabriel sera envoyé à la vierge Marie pour lui annoncer la naissance du Seigneur Jésus-Christ (Lc 1.26-38). À la naissance du Seigneur, ce sont les anges qui vont en informer les bergers (Lc 2.9-14). Après la résurrection du Seigneur, ce sont les anges qui vont d’abord en informer les femmes qui Le suivaient (Mt 28.1-7 ; Mc 16.1-7 ; Lc 24.1-8 ; Jn 20.11-13). Dans le Livre des Actes des Apôtres, les anges seront envoyés pour délivrer les apôtres de prison (Ac 5.19-21). Le Seigneur va ensuite envoyer un ange chez Corneille pour lui offrir le Salut, à lui et à sa famille (Ac 10.1-6). C’est encore un ange qui va être envoyé à Pierre pour le faire sortir de prison (Ac 12.6-10).
Peuple de Dieu, nous n’avons pas fait le tour des apparitions des anges aux humains que nous sommes tous. Mais cela nous a permis d’en comprendre la définition et d’apprécier comment notre Dieu les utilise souvent pour notre bien. Alors, après ces deux définitions, devons-nous prier les Saints ou les Anges pour nous venir en aide ou nous rapprocher du Seigneur ?
3. La prière adressée aux Saints et aux Anges est-elle une recommandation biblique ?

a) Devons-nous prier les Saints ?
Chers frères et sœurs dans la foi, plutôt que de répondre directement à cette préoccupation, nous allons lire ensemble quelques textes de l’Écriture et nous allons en tirer les conclusions qui s’imposent.
Dans le Livre du Deutéronome, au chapitre 18, nous voyons l’Éternel notre Dieu donner certaines interdictions au peuple d’Israël. Il lui dit alors : « Lorsque tu seras entré dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne, tu n’apprendras pas à imiter les pratiques abominables de ces nations-là. Qu’on ne trouve chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui exerce le métier de devin, d’astrologue, d’augure, de sorcier, de magicien, personne qui consulte les esprits ou les spirites, personne qui interroge les morts. » (Dt 18.9-11).
Étant donné la première définition des « saints » précédemment présentée et actuellement la plus répandue, devons-nous vraiment les invoquer ou les prier ? Nous savons en effet que toutes ces personnes qui nous sont présentées comme des « saints » par le catholicisme ne le deviennent qu’une fois décédées. Alors, quand nous nous adressons à elles dans nos prières, n’entretenons-nous pas à cette occasion un culte des morts ? N’est-ce pas une démarche animiste, païenne et idolâtrique ? Sommes-nous si différents de ceux qui invoquent leurs ancêtres ou font appel à quelques esprits impurs pour réclamer leur soutien ? En agissant ainsi, n’allons-nous pas à l’encontre de la Volonté de notre Dieu et Père ?
Si nous nous basons sur la seconde définition des « saints » tirée des Écritures, devrions-nous faire des saints des objets d’adoration comme si nous nous adressions au Seigneur Jésus-Christ ou à l’Éternel notre Père Lui-même ? Peuple de Dieu, au chapitre 10 du Livre des Actes des Apôtres, Corneille, un non-Juif croyant, envoie chercher l’apôtre Pierre, à la demande du Seigneur. Lorsque l’apôtre Pierre arrive finalement chez lui, les textes relatent : « Lorsque Pierre entra, Corneille, qui était allé au-devant de lui, tomba à ses pieds et se prosterna » (Ac 10.25). Regardons la suite du texte : « Mais Pierre le releva, en disant : Lève-toi ; moi aussi, je suis un homme. » (Ac 10.26). Au chapitre 14 du même Livre des Actes, Paul et Barnabas sont à Lystre où l’apôtre Paul fait marcher un impotent sous l’action du Saint-Esprit (Ac 14.8-10).
Les textes nous disent par la suite : « À la vue de ce que Paul avait fait, la foule éleva la voix, et dit en langue lycaonienne : Les dieux sous une forme humaine sont descendus vers nous. Ils appelaient Barnabas Jupiter, et Paul Mercure, parce que c’était lui qui portait la parole. Le prêtre de Jupiter, dont le temple était à l’entrée de la ville, amena des taureaux avec des bandelettes vers les portes, et voulait, de même que la foule, offrir un sacrifice. » (Ac 14.11-13). Lisons ensemble la réaction des apôtres face à cet acte d’adoration : « Les apôtres Barnabas et Paul, ayant appris cela, déchirèrent leurs vêtements et se précipitèrent au milieu de la foule, en s’écriant : Ô hommes, pourquoi agissez-vous de la sorte ? Nous aussi, nous sommes des hommes de la même nature que vous ; et, vous apportant une bonne nouvelle, nous vous exhortons à renoncer à ces choses vaines, pour vous tourner vers le Dieu vivant, qui a fait le ciel, la terre, la mer, et tout ce qui s’y trouve. » (Ac 14.14-15). Après que les apôtres eurent refusé l’adoration qui leur était destinée, Paul va être lapidé et laissé pour mort par la foule, excitée par des Juifs arrivés d’Antioche et d’Iconium (Ac 14.19).
Chers frères et sœurs dans la foi, en toute bonne conscience, si les apôtres du Seigneur Jésus-Christ eux-mêmes ont refusé d’être considérés comme des divinités de leur vivant, devons-nous faire d’eux aujourd’hui des « saints » à qui nous adressons des prières afin qu’ils nous conduisent au Seigneur ? Ou encore, devons-nous avoir des chrétiens morts que nous appelons aujourd’hui « saints » et à qui nous rendons un culte ? N’est-ce pas une aberration, une folie ou un aveuglement spirituel ?
Peuple de Dieu, s’adresser à un « saint », quelle que soit la définition que nous lui donnons, comme si nous nous adressions au Seigneur Jésus-Christ ou à notre Dieu Lui-même, n’a vraiment pas de fondement biblique. Par contre, en notre qualité d’enfants de Dieu et de personnes qui Lui sont consacrées, nous devons prier incessamment, non seulement pour nous-mêmes, mais aussi les uns pour les autres, ou pour ceux qui sont élevés en dignité parmi nous. Un frère ou une sœur dans la foi peut de même nous solliciter pour l’accompagner dans la prière afin de réaliser un projet ou résoudre une situation quelconque.
C’est d’ailleurs ce que demande l’apôtre Paul aux chrétiens de l’Église de Rome, quand il leur écrit en ces termes : « Je vous le demande, frères et sœurs, par notre Seigneur Jésus-Christ et par l’amour que donne l’Esprit : combattez avec moi, en priant Dieu pour moi. Qu’il me fasse échapper aux incrédules de la Judée et permette que l’aide que j’apporte à Jérusalem puisse être reçue favorablement par les membres du peuple saint. Ainsi je pourrai venir chez vous le cœur plein de joie, si Dieu le veut, et trouver quelque repos parmi vous. » (Rm 15.30-32).
Dans sa lettre à l’Église d’Éphèse, le serviteur du Seigneur va donner cette exhortation : « En toutes circonstances, faites toutes sortes de prières et de requêtes sous la conduite de l’Esprit. Faites-le avec vigilance et constance, et intercédez pour tous les membres du peuple saint, en particulier pour moi. Demandez à Dieu de me donner, quand je parle, les mots que je dois dire pour annoncer avec assurance le secret que révèle l’Évangile. C’est de cet Évangile que je suis l’ambassadeur, un ambassadeur enchaîné. Priez donc pour que je l’annonce avec assurance comme je dois en parler. » (Ep 6.18-20).
Il va continuer avec des messages similaires dans d’autres épîtres. Dans sa première lettre aux Thessaloniciens, il dira par exemple : « Frères, priez pour nous. Saluez tous les frères par un saint baiser. » (1 Th 5.25-26)
Dans sa seconde lettre à la même Église, l’Homme de Dieu reviendra sur la question en ces termes : « Finalement, frères, priez pour nous afin que la Parole du Seigneur se répande rapidement et qu’elle soit honorée ailleurs comme elle l’est chez vous. Priez aussi pour que nous soyons délivrés des hommes insensés et méchants. Car tous n’ont pas la foi. Mais le Seigneur, lui, est fidèle : il vous rendra forts et vous gardera du diable. » (2 Th 3.1-3).
Et dans l’épître aux Hébreux, nous pourrons lire : « Priez pour nous ; car nous croyons avoir une bonne conscience, voulant en toutes choses bien nous conduire. C’est avec instance que je vous demande de le faire, afin que je vous sois rendu plus tôt. Que le Dieu de paix, qui a ramené d’entre les morts le grand pasteur des brebis, par le sang d’une alliance éternelle, notre Seigneur Jésus, vous rende capables de toute bonne œuvre pour l’accomplissement de sa volonté, et fasse en vous ce qui lui est agréable, par Jésus-Christ, auquel soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen ! » (He 13.18-21).
En agissant ainsi, nous sommes alors considérés non pas comme des divinités les uns devant les autres, mais comme des cohéritiers et co-ouvriers avec notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ.
b) Devons-nous prier les Anges ?
Peuple de Dieu, dans la définition de l’ange que nous avons partagée plus en amont, nous avons vu que c’est le Seigneur, notre Dieu Lui-même, qui, chaque fois, en envoie un, soit pour délivrer un message à l’un de Ses élus, soit pour lui faire partager quelque chose d’extraordinaire. Si nous regardons bien les différents extraits que nous avons partagés, nous n’allons pas voir qu’une seule des personnes concernées ait préalablement fait appel à un ange avant que celui-ci ne lui soit envoyé en réponse. La décision venait toujours de la Sainte Volonté du Seigneur, avant que l’ange ne soit envoyé comme commissionnaire à la personne considérée. Ce qui veut simplement dire que, s’il est vrai que les anges sont mis à la disposition des hommes pour les servir, ils sont d’abord des serviteurs spirituels de notre Dieu, Qui, Lui Seul, a la capacité de leur donner les ordres ou de les envoyer en mission.
Bien insensé donc, celui qui s’évertue à prier un ange pour qu’il lui vienne au secours !
Chers frères et sœurs dans la foi, en réalité, tout comme nous venons de le voir avec les saints, les anges de Dieu ne doivent pas être les objets de notre adoration comme si nous nous adressions à notre Dieu Lui-même. Et pour que nous puissions avoir la même compréhension de cette vérité, rentrons ensemble dans les Écritures pour voir les anges ayant refusé de recevoir des hommages qui leur étaient adressés de la part des croyants.
Nous sommes alors dans le Livre de Tobie au chapitre 12. Tobias, le fils unique de Tobie, vient de rentrer d’un long voyage où il a récupéré l’argent emprunté plusieurs années plus tôt à son père. Outre le fait qu’il soit rentré indemne avec l’argent de son père, il est également revenu déjà marié à Sara, une très belle jeune fille juive de bonne famille, finalement délivrée de l’emprise du démon Asmodée qui avait tué tous ses précédents maris. Et à son retour, Tobias a aussi rendu la vue à son père jusqu’alors atteint de cécité. Tout cela n’a été rendu possible que grâce à son compagnon de voyage, qui n’est autre que l’ange Raphaël (Tb 5 à Tb 11).
Peuple de Dieu, lisons ensemble ce qui va se passer lorsque l’ange Raphaël révèle finalement son identité à Tobie et à Tobias :« Je suis l’ange Raphaël, un des sept qui nous tenons en présence du Seigneur. » En entendant ces paroles, ils furent saisis d’effroi et, tout tremblants, ils tombèrent la face contre terre. Et l’ange leur dit : « Que la paix soit avec vous ! Ne craignez point. Car, lorsque j’étais avec vous, j’y étais par la volonté de Dieu ; bénissez-le donc et chantez ses louanges. » Après avoir ainsi parlé, il fut dérobé à leurs regards, et ils ne purent plus le voir. Alors, s’étant prosternés pendant trois heures, le visage contre terre, ils bénirent Dieu et, s’étant levés, ils racontèrent toutes ses merveilles. (Tb 12.15-22).
Nous notons un refus d’adoration similaire de la part des anges envoyés délivrer des messages prophétiques à l’apôtre Jean dans le Livre de l’Apocalypse. Nous sommes alors au chapitre 19 de ce Livre, et l’apôtre Jean vient de recevoir la révélation du festin de l’Agneau, à la suite de laquelle l’ange du Seigneur lui ordonne d’écrire la prophétie (Ap 19.1-9). Lisons ensemble l’échange entre l’apôtre Jean et l’ange du Seigneur : « Et je tombai à ses pieds pour l’adorer ; mais il me dit : Garde-toi de le faire ! Je suis ton compagnon de service, et celui de tes frères qui ont le témoignage de Jésus. Adore Dieu. » (Ap 19.10).
L’apôtre Jean va encore vouloir adorer un autre ange à la fin du message. Mais là encore, le messager du Seigneur l’en empêchera. Nous lisons en effet au chapitre 22 du même Livre : « C’est moi Jean, qui ai entendu et vu ces choses. Et quand j’eus entendu et vu, je tombai aux pieds de l’ange qui me les montrait, pour l’adorer. Mais il me dit : Garde-toi de le faire ! Je suis ton compagnon de service, et celui de tes frères les prophètes, et de ceux qui gardent les paroles de ce livre. Adore Dieu. » (Ap 22.8-9).
Conclusion
Chers frères et sœurs dans la foi, la vérité toute simple est que nous ne devons l’adoration qu’à notre Dieu Seul. Et l’unique moyen de parvenir à Lui est de passer par Son Fils unique, notre Seigneur Jésus-Christ.

Si nous nous souvenons bien, le Seigneur Jésus-Christ Lui-même nous dit au chapitre 10 de l’Évangile de Jean : « Je suis la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera et il sortira, et il trouvera des pâturages. » (Jn 10.9). Ce qui signifie que si nous voulons réellement atteindre le Père, notre unique porte d’entrée n’est que le Seigneur Jésus-Christ Lui-même. Et cette porte ne nous est pas difficile d’accès, car le Seigneur Lui-même nous a promis de Se faire connaître à celui qui garde Sa Parole (Jn 14.21). De même, Il a promis que le Père et Lui viendront demeurer avec celui qui L’aime, c’est-à-dire celui qui écoute Sa Parole et la met en pratique.
Alors, plutôt que d’être des chrétiens qui cherchent à contacter notre Dieu en utilisant une multitude de « saints » et d’anges comme intercesseurs, soyons des chrétiens authentiques qui, par la connaissance de Sa Parole et sa mise en pratique, vont naturellement inviter le Père et Lui à demeurer dans leurs vies.
