- Personne ne connaît vraiment Dieu
Chers frères et sœurs dans la foi, la connaissance du Seigneur est fondamentale pour toute vraie marche de foi. Parce que si l’on ne connaît pas vraiment quelqu’un, on ne saurait réellement, ni comment s’adapter à lui, ni comment marcher avec lui. Cela est déjà vrai et valable pour nos relations humaines. Combien de fois plus ce sera vrai dans nos rapports avec notre Dieu et Créateur ?
Dans le Livre du prophète Esaïe, le Seigneur nous dit clairement : « Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, Dit l’Éternel. Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées ». (Es 55.8-9).
Ce qui signifie qu’il existe un réel fossé entre Qui est notre Dieu et ce que nous sommes, que ce soit en termes de pensées, d’interventions, d’actions, ou de cheminements. Dans la même logique du Père, le Seigneur Jésus-Christ Lui-même nous dit dans l’Evangile de Jean : « Si vous ne croyez pas quand je vous ai parlé des choses terrestres, comment croirez-vous quand je vous parlerai des choses célestes ? Personne n’est monté au ciel, si ce n’est celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme qui est dans le ciel » (Jn 3.12-13).
Ces Paroles, pour nous rappeler en fait que toutes les informations que nous pouvons avoir sur notre Dieu et Père, ne sont que des brides minables de l’Immensité complexe et indescriptible qu’Il est. Et que, si Dieu Lui-même ne Se révèle pas à nous, nous ne saurions jamais savoir Qui Il est en réalité. Cette vérité essentielle nous est d’ailleurs redite par l’apôtre Paul dans son épître aux Corinthiens, quand il dit : « Car nous connaissons en partie, et nous prophétisons en partie, mais quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel disparaîtra. Lorsque j’étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant ; lorsque je suis devenu homme, j’ai fait disparaître ce qui était de l’enfant. Aujourd’hui nous voyons au moyen d’un miroir, d’une manière obscure, mais alors nous verrons face à face ; aujourd’hui je connais en partie, mais alors je connaîtrai comme j’ai été connu ». (1Co 13.9-12).
Pourtant, l’homme de Dieu nous parle là d’un croyant né-de-nouveau, donc habité par le Saint-Esprit !
Peuple de Dieu, c’est la stricte et absolue vérité !!! Personne sur cette terre ne connaît vraiment notre Seigneur. C’est pour cette raison qu’il est fondamental pour tout croyant de se mettre à Sa recherche et de s’atteler continuellement à Sa connaissance. Pour nous encourager dans cette quête, nous avons la parfaite certitude obtenue de notre Dieu Lui-même, qu’Il sera toujours disposé à Se laisser trouver, même par ceux qui ne le cherchent pas (Es 65.1-3 ; Jr 29.13-14).
2. La connaissance de Dieu dans la vie de foi

Chers frères et sœurs en Christ, après avoir admis notre piètre connaissance de notre Créateur et Dieu, nous allons voir ensemble, le bénéfice immense que cette connaissance apporte dans la vie du croyant. Dans le Livre de l’Exode, après que le peuple d’Israël se fût fabriqué un veau d’or et attiré la colère du Seigneur (Ex 32.1-29), notre Dieu ordonna à Moïse de partir de ce lieu de campement pour Canaan (Ex 33.1-4). Mais, plutôt que d’obéir simplement au Seigneur, Moïse Lui soumit courageusement une requête très osée.
Il Lui dit en effet : « Voici, tu me dis: Fais monter ce peuple! Et tu ne me fais pas connaître qui tu enverras avec moi. Cependant, tu as dit: Je te connais par ton nom, et tu as trouvé grâce à mes yeux. Maintenant, si j’ai trouvé grâce à tes yeux, fais-moi connaître tes voies; alors je te connaîtrai, et je trouverai encore grâce à tes yeux. Considère que cette nation est ton peuple. » (Ex 33.12-13).
Le Seigneur répondit à la requête de Son serviteur en ces termes : « Je marcherai moi-même avec toi, et je te donnerai du repos » (Ex 33.14).
Moïse répliqua aussitôt : « Si tu ne marches pas toi-même avec nous, ne nous fais point partir d’ici. Comment sera-t-il donc certain que j’ai trouvé grâce à tes yeux, moi et ton peuple? Ne sera-ce pas quand tu marcheras avec nous, et quand nous serons distingués, moi et ton peuple, de tous les peuples qui sont sur la face de la terre? » (Ex 33.15-16).
Ecoutons ensemble la deuxième réponse de notre Dieu. Le Seigneur répondit en effet à Moïse en ces termes : « Je ferai ce que tu me demandes, car tu as trouvé grâce à mes yeux, et je te connais par ton nom. » (Ex 33.17). Pour ajouter aussitôt: « Je ferai passer devant toi toute ma bonté, et je proclamerai devant toi le nom de l’Éternel; je fais grâce à qui je fais grâce, et miséricorde à qui je fais miséricorde ». (Ex 33.19).
Et au Seigneur préciser ensuite à Son serviteur, les conditions dans lesquelles cette rencontre va se faire, pour protéger la vie de Son élu (Ex 33.20-23). Et parce que Moïse avait premièrement tenu à mieux connaître son Créateur pour bien marcher avec Lui, notre Dieu non seulement, marcha avec lui tout au long de sa mission, mais aussi, Il lui donna six cents (600) termes de Sa Loi devant régir la vie du peuple d’Israël. Et ces enseignements furent pendant de nombreux siècles, la pièce maîtresse sur laquelle reposa la structure sociale et spirituelle de la communauté Juive.
Lisons ensemble, la recommandation que Moïse laissa à Israël avant sa mort : « Prenez à cœur toutes les paroles que je vous conjure aujourd’hui de recommander à vos enfants, afin qu’ils observent et mettent en pratique toutes les paroles de cette loi. Car ce n’est pas une chose sans importance pour vous; c’est votre vie, et c’est par là que vous prolongerez vos jours dans le pays dont vous aurez la possession, après avoir passé le Jourdain. » (Dt 32.46-47).
Après Moïse, ce fût au tour de Josué de monter à la tête de ce peuple. Et en guise de Paroles d’intronisation, le Seigneur lui dit alors : « Moïse, mon serviteur, est mort; maintenant, lève-toi, passe ce Jourdain, toi et tout ce peuple, pour entrer dans le pays que je donne aux enfants d’Israël. Tout lieu que foulera la plante de votre pied, je vous le donne, comme je l’ai dit à Moïse. Vous aurez pour territoire depuis le désert et le Liban jusqu’au grand fleuve, le fleuve de l’Euphrate, tout le pays des Héthiens, et jusqu’à la grande mer vers le soleil couchant. Nul ne tiendra devant toi, tant que tu vivras. Je serai avec toi, comme j’ai été avec Moïse; je ne te délaisserai point, je ne t’abandonnerai point.
Fortifie-toi et prends courage, car c’est toi qui mettras ce peuple en possession du pays que j’ai juré à leurs pères de leur donner. Fortifie-toi seulement et aie bon courage, en agissant fidèlement selon toute la loi que Moïse, mon serviteur, t’a prescrite; ne t’en détourne ni à droite ni à gauche, afin de réussir dans tout ce que tu entreprendras. Que ce livre de la loi ne s’éloigne point de ta bouche; médite-le jour et nuit, pour agir fidèlement selon tout ce qui y est écrit; car c’est alors que tu auras du succès dans tes entreprises, c’est alors que tu réussiras. Ne t’ai-je pas donné cet ordre: Fortifie-toi et prends courage? Ne t’effraie point et ne t’épouvante point, car l’Éternel, ton Dieu, est avec toi dans tout ce que tu entreprendras. » (Jos 1.2-9).
Et lorsque vint également pour Josué le temps des adieux, il fit une recommandation similaire au peuple Juif (Jos 23.1-6).
Peuple de Dieu, la connaissance de notre Créateur est fondamentale pour bien marcher dans Ses voies. C’est pour cette raison que David (Ps 25.4-5), Salomon (1R3.5-10) et Job (Jb 42.1-6), ont reconnu que sans cette connaissance, il serait trompeur de penser marcher dans la présence du Seigneur. C’est d’ailleurs pour cette raison que plus que les miracles, les guérisons et résurrections, le Seigneur Jésus-Christ a passé l’essentiel de Son Ministère terrestre à enseigner sur la véritable nature du Père. Aujourd’hui, comme nous en avons reçu la promesse du Seigneur Lui-même, Il nous a été envoyé un Instructeur permanent en la Personne du Saint-Esprit. Cet Enseignant a pour mission, de mieux nous faire connaitre, non seulement le Père, mais aussi le Seigneur Jésus-Christ Lui-même (Jn 16.12-15).
3. Connaître Dieu par la prière
Chers frères sœurs dans la foi, nous sommes nombreux à prier, et nous prions beaucoup. Pourtant, bien des fois, nos prières restent stériles. Tout simplement par manque d’utilisation de moyens de prière convenables. Dans ce partage, nous allons voir trois éléments essentiels qui nous seront d’une très grande aide pour la prière : la Parole de Dieu, la méditation et le Saint-Esprit.
- La Parole de Dieu
Chers frères et sœurs dans la foi, lorsque nous prions, nous devons nous rappeler que le premier élément qui nous connecte au Seigneur, est Sa Parole. Comme nous l’avons vu plus tôt, nous ne pouvons pas marcher avec notre Dieu, si nous ne Le connaissons pas. En effet, « Deux hommes marchent-ils ensemble, Sans en être convenus? » (Am3.3).
L’apôtre Jean au début de son Evangile nous dit également: « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu. Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle » (Jn 1.1-3).
S’il est donc définitivement vrai que Dieu ne marche pas avec quelqu’un sans qu’Il ne Se soit fait connaître à lui et que Sa Parole c’est Lui-même, par quel autre canal pouvons-nous le plus facilement et le plus simplement avoir accès au Seigneur, si ce n’est pas par les Saintes Écritures ?
Peuple de Dieu, du Livre de la Genèse au Livre de l’Apocalypse, notre Dieu Se révèle à nous dans chaque Livre, chaque chapitre, chaque verset. Il peut ainsi parler de Lui-même, de Ses rapports avec la race humaine, de Sa Loi, des implications de l’obéissance ou de la désobéissance à Ses commandements, de comment Le chercher, des rapports à entretenir entre frères, en société, etc.

Aussi, la lecture de la Parole de Dieu ne doit pas être pour nous une besogne que nous abandonnons à certaines personnes spécifiques (apôtres, prophètes, enseignants, etc.). Ou encore, une tâche ennuyeuse et fastidieuse que l’on ne s’impose que par obligation. Nous devons plutôt, chacun à sa manière, développer une lecture quotidienne et continuelle de la Parole de Dieu. Et plus nous allons nous y efforcer, plus nous allons nous y habituer et cela nous deviendra facile. Ce contact permanent avec les Ecritures, les marquera progressivement dans notre esprit, et nous permettra de savoir comment parler à notre Dieu dans nos prières. Il nous permettra aussi d’avoir la Parole à intégrer dans nos échanges quotidiens et même dans nos songes, lorsque nous serons attaqués par l’Ennemi.
- La méditation
Peuple de Dieu, quel que soit le titre que nous donnons, ou le degré d’intimité que nous avons atteint avec le Seigneur, il y aura toujours des mystères cachés des Saintes Ecritures que seule la méditation pourra nous révéler. Qu’est-ce d’ailleurs la méditation ? C’est simplement le fait de repasser dans notre esprit, une Parole que nous avons lue, et que nous voulons, soit comprendre, soit approfondir le sens.
Chers frères et sœurs dans la foi, c’est une expérience personnelle de plus de dix ans que je partage avec vous, et dont les bienfaits se sont multipliés ces dernières années. Si chaque fois que nous lisons les Ecritures, nous nous évertuons à en demander le sens au Seigneur, nous allons recevoir de Lui, des révélations qui dépasseront notre entendement et notre imagination. Nous aurons certes, des explications reçues des uns et des autres, mais, le Seigneur Lui-même, voyant notre désir sincère de Le connaître mieux, Se chargera de notre instruction.
La méditation est en réalité, ce temps que nous donnons à la Parole de Dieu d’entrer dans notre cœur et d’y demeurer, en prenant Son sens réel et en s’adaptant le mieux à notre propre contexte. Et parce que nous sommes tous différents les uns des autres et avons tous des appels différents, le Seigneur Se chargera Lui-même de bien nous enseigner, selon notre niveau de compréhension.
- Le Saint-Esprit
Peuple de Dieu, dans l’Evangile de Jean, le Seigneur Jésus-Christ nous dit clairement : « C’est l’esprit qui vivifie; la chair ne sert de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie ». (Jn 6.63).
En réalité, en dehors de cet aspect visible des Saintes Ecritures que nous côtoyons souvent, se trouve toujours en arrière-plan, l’Esprit de Dieu, le Saint-Esprit.

Aussi, chaque fois que nous lisons les Ecritures, sommes-nous toujours en présence du Saint-Esprit, bien que sa présence nous soit camouflée. En effet, c’est le Saint-Esprit Qui, depuis toujours, a inspiré des hommes et femmes pour les faire parler de la part de Dieu. Et comme nous l’avons déjà souligné, le travail du Saint-Esprit est, parmi tant d’autres, d’instruire les croyants (Jn16.12-15).
Dès lors donc que nous serons continuellement au contact des Ecritures, nous aurons également la latitude d’être au contact du Saint-Esprit, Qui, voyant notre soif de Dieu, nous comblera. Le Saint-Esprit est d’ailleurs Celui Qui nous répond dans nos méditations et Qui prie le mieux pour nous, comme nous le certifie si bien l’apôtre Paul dans son épître aux Romains (Rm 8.26). Il nous rappelle également l’objet de nos lectures et de nos méditations.
Peuple de Dieu, engageons-nous donc à la prière constante pour faire de ces moments, des espaces privilégiés consacrés à une meilleure connaissance de notre Dieu. Et pendant que nous le ferons, constamment maintenus en présence du Seigneur, nous serons à l’abri des forces du mal.
