Chers frères et sœurs dans la foi, depuis la chute dans le jardin d’Eden (Gn 3.6-19), l’être humain que nous sommes tous, est devenu esclave du péché. Et cet esclavage a fait que l’Homme porte continuellement l’empreinte du péché en lui.
Comment le péché se manifeste-t-il en l’Homme ?
C’est en répondant à cette épineuse question que nous pouvons bien comprendre le degré d’emprisonnement auquel l’être humain est soumis dans son propre corps.
Dans épître aux Romains en parlant de l’impact négatif de la nature charnelle sur l’Homme, l’apôtre Paul dit : « Nous savons, en effet, que la loi est spirituelle; mais moi, je suis charnel, vendu au péché. Car je ne sais pas ce que je fais: je ne fais point ce que je veux, et je fais ce que je hais. Or, si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais par-là que la loi est bonne. Et maintenant ce n’est plus moi qui le fais, mais c’est le péché qui habite en moi. Ce qui est bon, je le sais, n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair: j’ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien. Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas. Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite en moi.
Je trouve donc en moi cette loi: quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi. Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur; mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres. Misérable que je suis! Qui me délivrera du corps de cette mort?… Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur!… Ainsi donc, moi-même, je suis par l’entendement esclave de la loi de Dieu, et je suis par la chair esclave de la loi du péché. » (Rm 7. 14-25).
Ce qui signifie simplement que l’Homme aura beau fournir des efforts, il aura toujours en lui, cette impulsion innée à rechercher le mal et à vouloir faire le mal, bien qu’il reconnaisse la nécessité du bien pour son propre bonheur. Ce phénomène se vérifie déjà chez nos tout jeunes enfants, dans la jalousie instinctivement manifestée les uns envers les autres, dans leur égoïsme tout naturel, leur convoitise non forcée, leur brutalité innée, leurs paroles agressives, etc… Le péché en l’Homme a ainsi de nombreuses ramifications qui impliquent non seulement sa pensée, mais aussi ses paroles, ses actions et ses omissions ; et ceci indépendamment de sa volonté.
Chers frères et sœurs dans la foi, aucun être humain, quel que soit le titre religieux ou ecclésiastique qu’il se donne, ne pourrait sincèrement dire qu’il est sans péché. Ce serait d’ailleurs présenter notre Dieu comme un menteur tel que nous le dit si bien le Livre des Psaumes (Ps 53. 3-4 ; Ps 14.1-3).
Ou encore, l’apôtre Jean dans sa première épître où le serviteur du Seigneur s’exprime en ces termes : « Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous. Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité. Si nous disons que nous n’avons pas péché, nous faisons de Dieu un menteur, et sa parole n’est point en nous. » (1Jn 1.8-10).
Et dans cette présence constante du péché dans la nature humaine, son champ d’action de prédilection est la pensée. Aussi, sommes-nous souvent, bien qu’extérieurement drapés dans de fausses auréoles de sainteté, des faussaires de premier choix, des adultères patentés, des voleurs internationaux, des tueurs en série, des sorciers revanchards, etc…
Nous comprenons alors que l’être humain est, non seulement continuellement tenté de faire du mal, aussi également en guerre permanente contre le péché dans son être profond. Mais, où se trouve donc le lieu où est conçu tout le mal dont est capable l’être humain ?
Où est logé le mal en l’Homme ?
Peuple de Dieu, c’est le Seigneur Jésus-Christ Lui-même Qui nous fournit la réponse à cette question dans l’Évangile de Mathieu. Comme à leur habitude, les Juifs veuillent Le piéger et cette fois-ci avec les questions de pureté relative à la consommation des aliments (Mt 15.1-2). Mais contre toute attente, au lieu d’indexer l’impureté induite par la consommation des aliments souillés, notre Seigneur va répondre à Ses détracteurs que c’est la parole sortant de la bouche de l’homme qui le souille.
Il va en effet s’adresser à Ses disciples en ces termes : « Ne comprenez-vous pas que tout ce qui entre dans la bouche va dans le ventre, puis est jeté dans les lieux secrets? Mais ce qui sort de la bouche vient du cœur, et c’est ce qui souille l’homme. Car c’est du cœur que viennent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les impudicités, les vols, les faux témoignages, les calomnies. Voilà les choses qui souillent l’homme; mais manger sans s’être lavé les mains, cela ne souille point l’homme. » (Mt 15. 18-20).
Oui, peuple de Dieu! Notre cœur est l’usine de fabrique de tout ce que nous pouvons dire, faire ou omettre de faire, que cela soit en bien, ou en mal. Etant déjà vendus au péché, rien de bien surprenant que de voir notre cœur constamment en activité pour faire le mal. Et plus nous laissons notre cœur livré à lui-même, plus ce péché atteint ses plus hauts sommets. Il n’est donc pas étonnant de voir des personnes passer leur vie, complètement emprisonnées par leur propre cœur.

Comment sortir le cœur de cette prison ?
Chers frères et sœurs dans la foi, un grand homme de Dieu, T.B. Joshua a dit un jour dans une de ses prédications, je cite : « A break in prayer is a break with God », c’est-à-dire : « Un arrêt dans la prière est un arrêt avec Dieu ».
Oui, chers frères et sœurs dans la foi ! Seule une constante connexion de notre cœur à notre Dieu peut le garder des souillures du monde.
Si nous nous souvenons bien dans le Livre du Deutéronome, notre Dieu va solliciter du peuple Juif, la mise à Sa disposition de leurs cœurs afin que l’Alliance scellée avec Lui puisse tenir et que ce peuple puisse toujours rester sur la terre qui lui avait été confiée (Dt 10.16; Dt 30.6).
Les israélites n’ayant pas obéi à cet appel, le royaume du nord, la Samarie, va finir déporté en Assyrie (2R17.6-22). Ensuite, l’Eternel va de nouveau lancer cet appel à la circoncision du cœur en direction du royaume du sud, Juda, par le biais du prophète Jérémie (Jr 4.4 ; Jr 9. 24-25). Mais ce royaume aussi va finalement être déporté à Babylone, à cause du cœur de ses habitants livré au péché (2R 25).
Peuple de Dieu, ne nous y trompons pas! Le cœur de l’Homme ne saurait se tenir loin du péché, s’il n’est pas constamment rattaché au Seigneur par la prière. Et plus nous serons en prière, plus nous renforcerons notre intimité avec notre Dieu et croîtrons en sainteté.
Soyons donc des chrétiens qui chassent chaque jour le péché de leur coeur par la prière!!!
