Chers frères et sœurs dans la foi, face aux nombreuses situations de nos vies, nous ne savons pas souvent comment nous adresser à notre Dieu dans nos prières. Dans les milieux chrétiens, nous sommes devenus des spécialistes qui présentent des modèles de prières infaillibles pour décanter toutes les situations compliquées. Les guides d’utilisation de ces prières imposent également des heures précises, des postures adaptées ou même, le jeûne et d’autres contraintes pour que ces prières soient efficaces.
Tout cela n’est pas mauvais. Mais nous sommes-nous seulement déjà attardés sur la prière que le Seigneur Jésus-Christ Lui-même nous a léguée ? Avons-nous essayé de comprendre le sens profond de chaque verset et son implication ?
1. Le sens du « Notre Père »
Chers frères et sœurs dans la foi, dans l’évangile de Mathieu, le Seigneur Jésus-Christ décide d’enseigner la prière à Ses disciples. Il leur dit alors : « Voici comment vous devez prier : « Notre Père qui es aux cieux ! Que ton nom soit sanctifié ; Que ton règne vienne ; Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien ; Pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ; Ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du malin. Car c’est à toi qu’appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire. Amen ! » (Mt 6.9-13).
Peuple de Dieu, dans plusieurs milieux chrétiens aujourd’hui, cette prière est devenue une litanie qu’on récite sans réellement y prêter attention. Ou alors, nous la présentons comme un canevas de prière à suivre étape par étape, alors que nous présentons à Dieu, notre propre doléance façonnée à notre convenance.
Mais que signifie même chaque verset de cette prière ?
- Notre Père qui es aux cieux ! Peuple de Dieu, le Père auquel nous faisons appel ici, c’est notre Dieu, le Créateur de toute chose, le Roi de l’Univers Visible et Invisible. Alors, quand nous Lui donnons du Notre Père, nous Lui reconnaissons tous les droits et les devoirs d’un père envers ses enfants, et réciproquement. Ainsi, autant nous reconnaissons qu’Il a envers nous le devoir de s’occuper totalement de nous, de même, nous acceptons de Lui être obéissants et soumis en toutes choses.
- Que ton nom soit sanctifié. Par ces mots, nous reconnaissons autant la Divinité de Dieu, que Sa particularité qui fait de Lui, un Être Unique et Digne de respect dont la nature s’assimile à la Perfection, l’Amour, la Lumière, la Bonté, la Magnificence, la Pureté, la Gloire, etc. Cette phrase est en réalité un signe de respect et un gage d’exaltation pour notre Père.
- Que ton règne vienne. Lorsque nous en appelons au règne de Dieu, c’est que nous reconnaissons et affirmons que Son Royaume est le meilleur milieu dans lequel nous pouvons nous épanouir. Et lorsque le règne de notre Dieu descend, Il chasse autour de nous toutes les ténèbres et leurs inévitables détresses, pour faire place à la félicité du Royaume Céleste, avec son contingent de paix, de douceur, d’amour, de justice, d’équité, de miséricorde, etc.
- Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Lorsque nous faisons appel à la Sainte Volonté de notre Dieu, nous savons déjà qu’Elle est Immuable et Inchangeable. Et puisque cette volonté est depuis les origines du monde exclusivement tournée vers notre bonheur, nous avons l’assurance que non seulement nous allons bénéficier de toutes les grâces évoquées dans le Royaume de notre Père, mais que nous serons aussi hors d’atteinte pour l’Ennemi de nos âmes.
- Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien. Cette phrase est l’expression de la confiance absolue que nous mettons en notre Dieu pour gérer tous nos problèmes (spirituels, physiques, matériels, financiers) de chaque jour. Elle prouve que nous avons réussi à nous déconnecter de toutes nos inquiétudes. De celles de la veille dont nous avons confié les charges supplémentaires au Seigneur. De celles du jour présent que nous savons déjà sans fondement. Et de celles du lendemain dont nous ne nous préoccupons pas encore, puisque nous savons d’avance que le Seigneur s’en chargera parfaitement.
- Pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. Ici, nous disons au Seigneur que nous avons réussi à comprendre notre prochain, à nous mettre à sa place, à l’aimer comme nous-mêmes, donc à lui pardonner. Et parce que ceci a libéré notre esprit de toute rancœur, de toute amertume et de tout ressentiment, nous sommes autant accessibles au Saint-Esprit, qu’éligibles pour Son pardon. Mais, si nous n’avons rien fait de tout cela, ou en avons juste fait un peu, soit nous ne méritons pas d’être pardonnés, soit notre pardon doit être infime.
- Ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du malin. Par ces mots, nous reconnaissons la propension de la nature humaine au péché et notre faiblesse face au Tentateur. Toutefois, nous savons que notre Dieu est notre Défenseur et que si nous demeurons en Sa présence, nous serons toujours vainqueurs du Malin et de nos penchants mauvais, grâce à Sa Parole et à Son prompt secours.
- Car c’est à toi qu’appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire. Sans faire d’autre commentaire, quelle conclusion plus véridique pourrait avoir une prière adressée à notre Dieu ?
Peuple de Dieu, il s’agit là d’une prière, complète, exceptionnelle, unique. Si nous la présentons à notre Père en pensant vraiment chaque mot et avec authenticité de cœur, elle est porteuse d’admirables fruits.
2. Quelques éléments d’explication
a. La Sainteté de l’Eternel Dieu
Chers frères et sœurs dans la foi, aujourd’hui le monde est dominé par tellement de courants de pensée, que nous avons une multitude de dieux façonnés selon nos propres envies et nous les changeons à notre convenance, d’après nos intérêts personnels. Alors, même lorsque nous entrons dans le domaine de la foi chrétienne, nous collons à notre Dieu, l’identité qui nous plaît. Et comme nous sommes aujourd’hui des pécheurs invétérés qui aiment caresser leurs iniquités dans le sens du poil, alors, nous nous disons que Dieu ne S’embarrasse aucunement de tous les écarts. Et qu’étant donné qu’Il est Amour, Il continuera de nous aimer, même si nous nageons dans le péché le plus abject. Mais, qu’en est-il vraiment ?
Peuple de Dieu, la sainteté fait en réalité partie intégrante de la nature de Dieu. C’est pourquoi une fois le péché commis dans le jardin d’Eden, l’Homme ne put plus se tenir en Sa présence (Gn 3.8-24). C’est aussi pour cette raison que l’Eternel prit des précautions pour préserver la vie de Moïse, quand ce dernier Le pria de lui montrer Sa Gloire. L’Ecriture nous rapporte en effet les avertissements du Seigneur en ces termes : « L’Eternel dit : Tu ne pourras pas voir ma face, car l’homme ne peut me voir et vivre. L’Eternel dit : Voici un lieu près de moi ; tu te tiendras sur le rocher. Quand ma gloire passera, je te mettrai dans un creux du rocher, et je te couvrirai de ma main jusqu’à ce que j’aie passé. Et lorsque je retournerai ma main, tu me verras par derrière, mais ma face ne pourra pas être vue. » (Ex 33.21-23).
Légèrement plus en amont, après la fabrication du veau d’or par Israël, le Seigneur avait d’ailleurs mis en garde toute la communauté d’Israël contre la menace que représentait Sa nature Sainte vis-à-vis de toute forme d’iniquité. Il donna alors cette recommandation à Moïse : « Dis aux enfants d’Israël : Vous êtes un peuple au cou roide ; si je montais un seul instant au milieu de toi, je te consumerais. Ote maintenant tes ornements de dessus toi, et je verrai ce que je te ferai. » (Ex 33.5).
Plus tard dans le Livre de Lévitique, deux fils du grand-prêtre Aaron durent périr pour avoir méprisé la sainteté du Père dans l’origine du feu à présenter devant Sa face. A cette occasion, l’Ecriture nous relate les faits en ces mots : « Les fils d’Aaron, Nadab et Abihu, prirent chacun un brasier, y mirent du feu, et posèrent du parfum dessus ; ils apportèrent devant l’Eternel du feu étranger, ce qu’il ne leur avait point ordonné. Alors le feu sortit de devant l’Eternel, et les consuma : ils moururent devant l’Eternel. Moïse dit à Aaron : C’est ce que l’Eternel a déclaré, lorsqu’il a dit : Je serai sanctifié par ceux qui s’approchent de moi, et je serai glorifié en présence de tout le peuple. Aaron garda le silence » (Lv 10.1-3).
Au chapitre 11 du même Livre Concernant les animaux impurs à la consommation, le Seigneur va dire au peuple d’Israël : « Vous considérerez comme abominable tout reptile qui rampe sur la terre. On n’en mangera pas. Parmi tous les reptiles qui rampent sur la terre, vous ne mangerez aucun de ceux qui se traînent sur le ventre, ni de ceux qui marchent sur quatre pattes ou sur un grand nombre de pattes, car vous les considérerez comme abominables.
Ne vous rendez pas vous-mêmes abominables par tous ces reptiles qui rampent ; ne vous rendez pas impurs par eux, ne vous souillez pas par eux. En effet, je suis l’Eternel, votre Dieu. Vous vous consacrerez et vous serez saints, car je suis saint ; vous ne vous rendrez pas impurs par tous ces reptiles qui rampent sur la terre. » (Lv 11.41-45).
Au chapitre 16 de ce même Livre, l’Eternel restreint à une seule visite annuelle, la présence du grand-père dans le Lieu Très-Saint, endroit consacré à Sa Sainte Présence et ceci, uniquement lors de l’expiation des péchés (Lv 16).
Au chapitre 19, le Seigneur va encore insister sur la nécessité pour le peuple qu’Il S’est choisi, à être saint comme Lui-même est Saint.
Il S’adresse alors à Moïse en ces termes : « Transmets ces instructions à toute l’assemblée des Israélites : Vous serez saints, car je suis saint, moi, l’Eternel, votre Dieu. » (Lv 19.1-2). Et les règles devant régir cette sainteté de vie sont transmises à la communauté d’Israël jusqu’à la fin du chapitre (Lv 19.3-37). Le Seigneur va revenir sur cette nécessaire sainteté de Son peuple aux chapitres 20 et 22 du même Livre (Lv 20. 24-26 ; Lv 22.32-33).
Le prophète Habacuc pour sa part va dire parlant de la sainteté du Père : « Tes yeux sont trop purs pour voir le mal, et tu ne peux pas regarder l’iniquité » (Ha 1.13).

Chers frères dans la foi, le Dieu que nous servons, notre Père est Saint. C’est pour cette raison que parlant du Père, le Seigneur Jésus-Christ Lui-même va insister sur l’indispensabilité de la sainteté pour tous ceux qui se réclament de Lui. Dans l’Evangile de Mathieu, après avoir longuement parlé de l’amour des ennemis (Mt 5.43-45), le Seigneur va en effet conclure Son propos en disant : « Soyez donc parfaits comme votre Père céleste est parfait. » (Mt 5.48).
A la suite du Seigneur, l’apôtre Paul va écrire aux croyants de Thessalonique en ces termes : « Ce que Dieu veut, c’est votre progression dans la sainteté : c’est que vous vous absteniez de l’immoralité sexuelle,c’est que chacun de vous sache garder son corps dans la consécration et la dignité, sans le livrer à la passion du désir comme les membres des autres peuples qui ne connaissent pas Dieu ; c’est que personne dans ce domaine ne fasse de tort à son frère ou ne porte atteinte à ses droits, parce que le Seigneur fait justice de tous ces actes, comme nous vous l’avons déjà dit et attesté. En effet, Dieu ne nous a pas appelés à l’impureté, mais à la consécration. » (1Th 4.3-7).
Et dans l’épître aux Hébreux, le serviteur du Seigneur va revenir sur l’indispensabilité de la sanctification en disant : « Recherchez la paix avec tous, et la sanctification sans laquelle personne ne verra Dieu. » (He 12.14).
A la suite de Paul, l’apôtre Pierre va s’appesantir sur cette obligation du croyant en ces termes : « En enfants obéissants, ne vous conformez pas aux désirs que vous aviez autrefois, quand vous étiez dans l’ignorance. Au contraire, puisque celui qui vous a appelés est Saint, vous aussi soyez saints dans toute votre conduite. En effet, il est écrit : Vous serez saints car moi, je suis Saint. » (1 P1.14-16).
Chers frères et sœurs dans la foi, notre Dieu est Saint et le restera à jamais. Et n’eût été le sacrifice de Son Fils Unique, le Seigneur Jésus-Christ, sur la croix à Golgotha, aucun être humain ne pourrait tenir devant Sa Sainteté. Alors, dans notre vie au quotidien, il est important de nous représenter cette Pureté face à nos iniquités, et l’immense privilège qu’Il nous fait de nous rapprocher de Lui. Et cette vision va à coup sûr changer notre façon de voir le Seigneur, de parler de Lui et plus encore, elle va nous pousser à recherche la sainteté. Elle va aussi impacter la façon dont nous faisons monter vers Lui, la prière que Lui-même nous a léguée par l’intermédiaire de Son Fils.
b. Le Règne de Dieu
Chers frères et sœur dans la foi, lorsque nous parlons généralement du Règne de Dieu, nous ne parvenons pas vraiment à nous Le représenter. Parce que nous vivons dans un monde voué au mal, et que nous ne L’avons jamais connu. Mais, s’il y avait une possibilité que l’Homme vive dans un pareil royaume, à quoi cela ressemblerait-il ?
Dans le Livre de la Genèse, l’Ecriture nous décrit le jardin d’Eden avant que l’Homme de tombe dans le péché. Elle dit alors : « Voici les origines des cieux et de la terre, quand ils furent créés. Lorsque l’Eternel Dieu fit une terre et des cieux, aucun arbuste des champs n’était encore sur la terre, et aucune herbe des champs ne germait encore : car l’Eternel Dieu n’avait pas fait pleuvoir sur la terre, et il n’y avait point d’homme pour cultiver le sol. Mais une vapeur s’éleva de la terre, et arrosa toute la surface du sol. L’Eternel Dieu forma l’homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l’homme devint un être vivant.
Puis l’Eternel Dieu planta un jardin en Eden, du côté de l’orient, et il y mit l’homme qu’il avait formé. L’Eternel Dieu fit pousser du sol des arbres de toute espèce, agréables à voir et bons à manger, et l’arbre de la vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Un fleuve sortait d’Eden pour arroser le jardin, et de là il se divisait en quatre bras. Le nom du premier est Pischon; c’est celui qui entoure tout le pays de Havila, où se trouve l’or. L’or de ce pays est pur ; on y trouve aussi le bdellium et la pierre d’onyx. Le nom du second fleuve est Guihon; c’est celui qui entoure tout le pays de Cusch. Le nom du troisième est Hiddékel ; c’est celui qui coule à l’orient de l’Assyrie. Le quatrième fleuve, c’est l’Euphrate.
L’Eternel Dieu prit l’homme, et le plaça dans le jardin d’Eden pour le cultiver et pour le garder. L’Eternel Dieu donna cet ordre à l’homme : Tu pourras manger de tous les arbres du jardin ; mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras. » (Gn 2.4-17)

Chers frères et sœur dans la foi, voilà à quoi pouvait ressembler le territoire dans lequel le Seigneur avait installé l’homme qu’Il venait de créer. Et en plus de cela, Il lui donna l’autorité sur toute la création, créant même spécialement la femme pour assurer son bonheur (Gn 2. 18- 26).
Après le déluge et la destruction du premier monde, le Seigneur va de nouveau S’assurer de bénir Noé et toute sa famille pour qu’ils soient dans le bonheur (Gn 8.20-Gn9.1-17).
Lorsque nettement plus tard, l’Eternel décida d’établir Son alliance avec Abram et sa descendance après lui, Il lui parla en ces termes : « Va-t-en de ton pays, de ta patrie, et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation, et je te bénirai ; je rendrai ton nom grand, et tu seras une source de bénédiction. Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront ; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi. » (Gn12.1-3).
L’Eternel notre Dieu n’avait certes pas dans cette alliance, donné un territoire précis à Abram, mais Il lui avait garanti la bénédiction et la sécurité partout où il serait.
Après Abraham, lorsque le Seigneur Se décida d’envoyer Moïse délivrer Israël de la captivité en Egypte, Il le charga du message suivant :« J’ai vu la souffrance de mon peuple qui est en Egypte, et j’ai entendu les cris que lui font pousser ses oppresseurs, car je connais ses douleurs. Je suis descendu pour le délivrer de la main des Egyptiens, et pour le faire monter de ce pays dans un bon et vaste pays, dans un pays où coulent le lait et le miel, dans les lieux qu’habitent les Cananéens, les Héthiens, les Amoréens, les Phéréziens, les Héviens et les Jébusiens. Voici, les cris d’Israël sont venus jusqu’à moi, et j’ai vu l’oppression que leur font souffrir les Egyptiens » (Ex 3.7-9).
Dans le Livre de Deutéronome, avant sa mort, Moïse lut au Peuple d’Israël, les bénédictions qui lui étaient réservées de la part du Seigneur, s’il marchait dans Ses voies.
Lisons ensemble ces paroles de Moïse :« Si tu obéis à la voix de l’Eternel, ton Dieu, en observant et en mettant en pratique tous ses commandements que je te prescris aujourd’hui, l’Eternel, ton Dieu, te donnera la supériorité sur toutes les nations de la terre. Voici toutes les bénédictions qui se répandront sur toi et qui seront ton partage, lorsque tu obéiras à la voix de l’Eternel, ton Dieu : Tu seras béni dans la ville, et tu seras béni dans les champs. Le fruit de tes entrailles, le fruit de ton sol, le fruit de tes troupeaux, les portées de ton gros et de ton menu bétail, toutes ces choses seront bénies. Ta corbeille et ta huche seront bénies. Tu seras béni à ton arrivée, et tu seras béni à ton départ.
L’Eternel te donnera la victoire sur tes ennemis qui s’élèveront contre toi ; ils sortiront contre toi par un seul chemin, et ils s’enfuiront devant toi par sept chemins. L’Eternel ordonnera à la bénédiction d’être avec toi dans tes greniers et dans toutes tes entreprises. Il te bénira dans le pays que l’Eternel, ton Dieu, te donne. Tu seras pour l’Eternel un peuple saint, comme il te l’a juré, lorsque tu observeras les commandements de l’Eternel, ton Dieu, et que tu marcheras dans ses voies. Tous les peuples verront que tu es appelé du nom de l’Eternel, et ils te craindront. L’Eternel te comblera de biens, en multipliant le fruit de tes entrailles, le fruit de tes troupeaux et le fruit de ton sol, dans le pays que l’Eternel a juré à tes pères de te donner.
L’Eternel t’ouvrira son bon trésor, le ciel, pour envoyer à ton pays la pluie en son temps et pour bénir tout le travail de tes mains ; tu prêteras à beaucoup de nations, et tu n’emprunteras point. L’Eternel fera de toi la tête et non la queue, tu seras toujours en haut et tu ne seras jamais en bas, lorsque tu obéiras aux commandements de l’Eternel, ton Dieu, que je te prescris aujourd’hui, lorsque tu les observeras et les mettras en pratique, et que tu ne te détourneras ni à droite ni à gauche de tous les commandements que je vous donne aujourd’hui, pour aller après d’autres dieux et pour les servir ». (Dt 28.1-14).
Peuple de Dieu, peut-on rêver d’une meilleure bénédiction ? L’être humain peut-il avoir une meilleure vie que celle promise dans cette Parole du Seigneur ? Non !!! Nous le savons tous.
Pourtant, c’est la même Gloire Divine que l’Eternel promit de redonner à Israël dans le Livre du prophète Esaïe, après les années sombres de la déportation et de l’abandon (Es 60).
Depuis l’avènement du Seigneur Jésus-Christ, cette splendeur n’est plus seulement promise au peuple Juif, mais à toutes les personnes qui se laissent emmener dans le Règne de Dieu. C’est pour cette raison que dans l’évangile de Mathieu, le Seigneur Jésus-Christ lance Lui-même un appel solennel à toute la race humaine.
Il dit alors : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et courbés sous un fardeau, et je vous donnerai du repos. Acceptez mes exigences et laissez-vous instruire par moi, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. En effet, mes exigences sont bonnes et mon fardeau léger. » (Mt 11.28-30).
Dans l’Evangile de Jean, le Seigneur va rassurer Ses disciples avant d’entrer dans Sa passion.
Il leur dira alors : « Que votre cœur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en moi. Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place. Et, lorsque je m’en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi. » (Jn 14.1-3).
Chers frères et sœurs dans la foi, nous voyons ensuite comment au chapitre 2 du Livre des Actes des Apôtres, le Seigneur fait reposer la Puissance Divine sur Ses disciples, afin de leur faire partager les prémisses de Son Règne (Ac 2.1-13). Et parmi les ultimes révélations faites par le Seigneur Jésus-Christ à l’apôtre Jean, Il lui faire entrevoir la splendeur incomparable de la Nouvelle Jérusalem (Ap 21.10-Ap 22.1-5).
Peuple de Dieu, le Royaume de Dieu est le meilleur endroit où nous pouvons nous retrouver et nous pouvons en installer la composante spirituelle partout où nous sommes.
Soyons donc sincères alors dans la prière du « Notre Père », nous faisons monter nos doléances vers notre Père et Dieu.
c. La volonté de Dieu pour l’Homme
Chers frères et sœurs en Christ, la volonté de notre Père pour nous, recherche toujours notre bonheur. C’est d’ailleurs le premier message qui ressort à la création, après qu’Il eût créé l’Homme.
Le premier chapitre du Livre de la Genèse nous dit en effet : « Puis Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre.
Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme. Dieu les bénit, et Dieu leur dit : Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l’assujettissez ; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre. Et Dieu dit : Voici, je vous donne toute herbe portant de la semence et qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre ayant en lui du fruit d’arbre et portant de la semence : ce sera votre nourriture. » (Gn 1.26-28).

Rappelons-nous également de la façon dont le Seigneur créa spécialement Eve, sa femme, pour rendre Adam heureux (Gn 2.7-24), de la bénédiction accordée à Noé et à toute sa famille après le déluge (Gn 8.20-Gn9.1-17), ou encore, de l’Alliance que le Seigneur établit avec Abram et sa descendance après lui (Gn12.1-3).
Peuple de Dieu, c’est cette même volonté de Dieu de rendre l’homme heureux, qui ressort lorsque l’Eternel retrouve Moïse à Horeb pour l’envoyer délivrer Israël de la captivité en Egypte (Ex3.7-11).
Pendant l’avènement du Seigneur Jésus-Christ, rappelons-nous aussi de l’appel solennel qu’Il adressa à toute la race humaine dans l’évangile de Mathieu (Mt 11.28-30), de Sa présentation comme Bon Berger (Jn 10.11-18), et de Son engagement à préparer des places à Ses disciples dans la maison du Père (Jn 14.1-3).
Oui, peuple de Dieu ! La Volonté de notre Dieu, Père et Seigneur, est que nous soyons non seulement dans le bonheur, mais que nous partagions aussi Sa Gloire.
L’apôtre Paul à ce sujet nous dit dans son épître aux Ephésiens :« Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ ! En lui Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irrépréhensibles devant lui, nous ayant prédestinés dans son amour à être ses enfants d’adoption par Jésus-Christ, selon le bon plaisir de sa volonté, la louange de la gloire de sa grâce qu’il nous a accordée en son bien-aimé.
En lui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés, selon la richesse de sa grâce, que Dieu a répandue abondamment sur nous par toute espèce de sagesse et d’intelligence, nous faisant connaître le mystère de sa volonté, selon le bienveillant dessein qu’il avait formé en lui-même, pour le mettre à exécution lorsque les temps seraient accomplis, de réunir toutes choses en Christ, celles qui sont dans les cieux et celles qui sont sur la terre. » (Ep 1. 3-10).
Aussi, soyons sincères lorsque dans nos prières, nous demandons que la volonté de notre Père soit faite dans nos vies. Elle est la meilleure portion que nous puissions avoir.
d. La ration quotidienne de pain
Chers frères et sœurs dans la foi, le désir effréné de l’Homme d’amasser des ressources par crainte du lendemain, est l’une des plus grandes causes de péché et de destruction sur terre. Parce qu’on a peur de manquer de ressources dans le futur, on cherche à amasser continuellement, même si pour cela, nous devons détruire des vies autour de nous. De la même façon, nous nous fermons à la souffrance des autres, convaincus que nous n’en avons pas suffisamment pour nous-mêmes.
Pourtant, dans l’évangile de Mathieu, le Seigneur Jésus-Christ nous dit clairement :« C’est pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps, de quoi vous serez vêtus. La vie n’est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ? Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n’amassent rien dans des greniers ; et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter une coudée à la durée de sa vie ? Et pourquoi vous inquiéter au sujet du vêtement ? Considérez comment croissent les lis des champs : ils ne travaillent ni ne filent ; cependant je vous dis que Salomon même, dans toute sa gloire, n’a pas été vêtu comme l’un d’eux.
Si Dieu revêt ainsi l’herbe des champs, qui existe aujourd’hui et qui demain sera jetée au four, ne vous vêtira-t-il pas à plus forte raison, gens de peu de foi ? Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas : Que mangerons-nous ? Que boirons-nous ? De quoi serons-nous vêtus ? Car toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin.
Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. Ne vous inquiétez donc pas du lendemain ; car le lendemain aura soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine. » (Mt 25-34).
Peuple de Dieu, par ces propos, le Seigneur nous certifie que nos craintes par rapport au lendemain sont infondées. Pourtant notre manque de confiance en Sa capacité à pourvoir à nos besoins au quotidien, nous rend mauvais, méchants et finalement, nous prive de Sa grâce merveilleuse mise à notre disposition.
Mais, que pouvons-nous dire de ceux qui ont essentiellement bénéficié de Sa prodigieuse providence ? Ont-ils jamais manqué de ressources ?
Dans le Livre de la Genèse, nous voyons comment le Seigneur comble de richesses Son ami Abraham (Gn 24.1) et plus tard, ses descendants Isaac (Gn 26.12-15) et Jacob (Gn 30.25-43).
Notre Dieu va de même faire prospérer Son peuple en Egypte (Ex 1.3-7) et lui donner le pays de Canaan (Jos 15-19). C’est toujours le Seigneur Qui, après avoir pourvu le roi David en biens (2S 7.1), va bien plus tard, doter le roi Salomon d’une richesse incommensurable (1 R 10.14-29).
Pendant le ministère terrestre du Seigneur Jésus-Christ, nous voyons comment à deux reprises, Il nourrit la foule (Mt 14.13-21 ; Mc 6.30-44 ; Lc 9.10-17 ; Jn 6.1-15). Et dans l’Eglise primitive, nous voyons comment les croyants sont constamment pourvus dans leurs besoins existentiels (1Co 16.1-4 ; 2Co 8.1-5).
Peuple de Dieu, le Seigneur est l’Unique et Généreux Pourvoyeur dont les ressources ne sont jamais limitées. Il est ainsi, le Seul dont nous avons besoin pour nous combler au-delà de nos attentes.

Que pendant que nous faisons monter vers le Seigneur les mots que Lui-même nous a légués, nous ayons chaque jour, la grâce de voir nos besoins existentiels comblés.
e. Le pardon des péchés
Peuple de Dieu, personne parmi nous ne peut se déclarer sans péché. C’est d’ailleurs ce que le Seigneur Lui-même nous dit (Ps 14.2-3 ; Ps 53.3-4), et plus tard Son serviteur (1Jn1.8-10). Et étant donné la sainteté du Seigneur que nous venons de prouver dans ce partage, nous pouvons admettre avec l’apôtre Paul que seule la Grâce infinie du Seigneur nous fait nous approcher aujourd’hui de Son trône (Rm 3.9-27).
Chers frères et sœurs en Christ, ceci signifie simplement que notre Dieu, si Pur et si Saint, a décidé dans Sa Souveraine Majesté, de nous accorder un pardon infini et éternel par la crucifixion de Son Fils, afin que nous puissions nous approcher de Lui. C’est d’ailleurs ce que nous dit le prophète Esaïe (Es 53.1-11) et l’apôtre Jean (Jn 1. 29-31 ; Jn 1. 35-36 ; 1 Jn 2.1-2).
Et si Lui, notre Créateur et Dieu, Qui est si Pur et Saint, a sacrifié Son Unique Fils pour nous pardonner nos péchés, pourquoi ne ferions-nous pas des efforts entre nous pour nous pardonner les uns les autres, nous qui sommes tous esclaves de péché ?

Chers frères et sœurs dans la foi, dans l’évangile de Mathieu, l’apôtre Pierre vient au Seigneur Jésus-Christ pour lui demander combien de fois il doit pardonner à son prochain.
Lisons ensemble la réponse du Seigneur : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois (Mt 18.21).
Notre Maître va enchaîner aussitôt :« C’est pourquoi, le royaume des cieux est semblable à un roi qui voulut faire rendre compte à ses serviteurs. Quand il se mit à compter, on lui en amena un qui devait dix mille talents. Comme il n’avait pas de quoi payer, son maître ordonna qu’il fût vendu, lui, sa femme, ses enfants, et tout ce qu’il avait, et que la dette fût acquittée. Le serviteur, se jetant à terre, se prosterna devant lui, et dit : Seigneur, aie patience envers moi, et je te paierai tout. Ému de compassion, le maître de ce serviteur le laissa aller, et lui remit la dette.
Après qu’il fut sorti, ce serviteur rencontra un de ses compagnons qui lui devait cent deniers. Il le saisit et l’étranglait, en disant : Paie ce que tu me dois. Son compagnon, se jetant à terre, le suppliait, disant : Aie patience envers moi, et je te paierai. Mais l’autre ne voulut pas, et il alla le jeter en prison, jusqu’à ce qu’il eût payé ce qu’il devait. Ses compagnons, ayant vu ce qui était arrivé, furent profondément attristés, et ils allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé.
Alors le maître fit appeler ce serviteur, et lui dit : Méchant serviteur, je t’avais remis en entier ta dette, parce que tu m’en avais supplié ; ne devais-tu pas aussi avoir pitié de ton compagnon, comme j’ai eu pitié de toi ? Et son maître, irrité, le livra aux bourreaux, jusqu’à ce qu’il eût payé tout ce qu’il devait ». (Mt 18.22-33).
Le Seigneur va conclure Sa réponse en ces termes : « C’est ainsi que mon Père céleste vous traitera, si chacun de vous ne pardonne à son frère de tout son cœur ». (Mt 18.34).
Peuple de Dieu, que cela nous plaise ou pas, nous devons nous pardonner les uns les autres, car c’est à cette seule condition que nous verrons nos propres iniquités pardonnées devant notre Dieu. Le pardon n’est donc pas une faveur que nous pouvons accorder à notre convenance comme nous le pensons souvent, mais une obligation du croyant.
Si nous nous rappelons bien, dans l’évangile de Mathieu, après l’enseignement sur le « Notre Père », le Seigneur va clôturer Son propos en déclarant : « Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi ; mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos offenses ». (Mt 6.14-15).
Dans son épître aux Éphésiens, l’apôtre Paul dira :« Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ » (Ep 4.32).
Et dans son dans lettre aux Colossiens, Il va reprendre : « Supportez-vous les uns les autres, et, si l’un a sujet de se plaindre de l’autre, pardonnez-vous réciproquement. De même que Christ vous a pardonné, pardonnez-vous aussi. » (Col 3.13).
Peuple de Dieu, nous devons apprendre à pardonner. C’est une obligation, un devoir pour nous, mais surtout notre unique garantie d’être pardonnés à notre tour par notre Dieu.
Que pendant que nous allons faire du « Notre Père » notre prière quotidienne, nous nous rappelions toujours cette obligation qui est la nôtre.
f. Le Mal
Chers frères et sœurs dans la foi, lorsque nous parlons du mal généralement, nous ne voyons que les écarts que nous pouvons avoir, les uns envers les autres. Nous l’assimilons alors à l’Homme, à ce qu’il peut penser, dire ou faire, qui est cause de malheur.
Peuple de Dieu, en réalité, le mal est plus que cela. C’est un esprit, un esprit impur très redoutable : le Diable, Satan.
Lorsque nous rentrons au chapitre 3 du Livre de la Genèse, nous voyons comment cet esprit, présenté sous la forme du serpent, induit Eve à l’erreur par la ruse et le mensonge.
Relisons l’Ecriture ensemble : « Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs, que l’Eternel Dieu avait faits. Il dit à la femme : Dieu a-t-il réellement dit : Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ? La femme répondit au serpent : Nous mangeons du fruit des arbres du jardin. Mais quant au fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n’en mangerez point et vous n’y toucherez point, de peur que vous ne mouriez. Alors le serpent dit à la femme : Vous ne mourrez point ; mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. » (Gn 3.1-5).
Peuple de Dieu, nous savons bien qu’Eve et Adam ont effectivement acquis l’intelligence pour la connaissance du bien et du mal en mangeant le fruit de l’arbre. Mais plutôt que de devenir comme Dieu, ils ont connu une déchéance totale dont nous continuer à essuyer les effets aujourd’hui (Gn 3.6-19).
En réalité, le Diable, Satan, est un être spirituel que le Seigneur créa exceptionnel et d’une grande splendeur du nom de Lucifer, déchu par la suite à cause de sa rébellion contre Dieu. Pour cette raison, il fut précipité sur terre avec les autres anges s’étant ralliés à sa cause (Es 14.12-14). Ce séjour sur terre n’est qu’un sursis, avant sa destruction totale à la fin des temps (Ap 20.7-10). Et parce que l’Homme a été créé à l’Image et à la Ressemblance de Dieu, le diable en a également fait son ennemi, particulièrement, les croyants, pour les entraîner dans sa perte (Ap 12.7-17).
Si nous nous souvenons bien, le Seigneur le qualifie d’ennemi juré de l’Homme dans l’Evangile de Jean (8.44). Et cette haine que le diable nous voue, le pousse incessamment à nous tenter et à nous pousser vers le péché pour notre destruction. La preuve, c’est la tentation qu’il n’a pas hésité à présenter au Seigneur Jésus-Christ Lui-même à l’entame de Son Ministère terrestre (Mt 4.1-11 ; Mc 1.12-13 ; Lc 4.1-12).
Malheureusement, étant un être spirituel, ce n’est pas un ennemi que nous pouvons combattre par nos propres moyens humains. De plus, le Livre de l’Apocalypse nous offre un bref aperçu du pourvoir de cet esprit et de ses alliés (Ap 12.3-4 ; Ap 13). Ce sont d’ailleurs quelques effets de ces pouvoirs spirituels impurs que nous voyons se manifester chez les magiciens d’Egypte (Ex 7.11-12 ; Ex 7.22 ; Ex 8.3), chez le démoniaque du pays des Gadaréniens (Mt 8.28-34 ; Mc 5.1-20 ; Lc 8.26-39), chez le possédé muet (Mt 9.32-34 ; Lc 11.14-15), chez la fille de la femme cananéenne (Mt 15.20-28 ; Mc7.24-30), chez le lunatique (Mt 17.14-21 ; Mc 9.14-29 ; Lc 9.37-43), etc. Et si nous nous souvenons bien, il s’agit des personnes dont la vie était si emprisonnée qu’elles étaient parfois réduites en état de loque humaine.
Chers frères et sœurs dans la foi, c’est la vérité toute simple. Nous avons dans le monde spirituel, un ennemi redoutable et doté de pouvoirs surnaturels, qui ne cherche que notre perte. Et comme nous l’apprend l’apôtre Pierre dans sa première lettre, il rode partout pour trouver une personne qu’il peut détruire (1P 5. 8).

Alors, en appeler chaque jour à Dieu notre Père Qui est le Seul, capable de l’anéantir, est la meilleure attitude que nous pouvons avoir.
Que pendant que nous faisons de « Notre Père » notre prière quotidienne, nous appelons notre Dieu à notre secours pour détruire le Mal et ses œuvres dans nos vies.
g. La Toute-Puissance de Dieu
Peuple de Dieu, l’une des raisons qui paralysent souvent notre marche de foi aujourd’hui, c’est notre incapacité à reconnaître à notre Dieu, toute la Puissance qui est la Sienne. Aussi, n’hésitons-nous pas souvent à rechercher instinctivement, d’autres sources de puissance. Et dès lors que nous sommes confrontés à certaines situations compliquées, nous partons des cases de marabouts à celles des sorciers, pour finir dans les sectes pernicieuses. Mais, qu’en est-il vraiment de notre Dieu ? Est-Il aussi Puissant que certains nous le disent ?
Chers frères et sœurs dans la foi, dès le Livre de la Genèse déjà, l’Eternel notre Dieu fait montre de Sa Puissance Inégalable en mettant en place, toute la création (Gn 1-Gn 2). Par la suite, Il va détruire le premier monde corrompu avec les eaux du déluge (Gn 7.7-24).
Dans le Livre de l’Exode, le Seigneur va particulièrement manifester Sa puissance au milieu de l’Egypte en y accomplissant des signes extraordinaires (Ex7.8-Ex12.7). Au chapitre 14, Il Seigneur va permettre à Son peuple de traverser la mer des roseaux à pieds secs.

Au chapitre 19, l’Eternel va inviter Son peuple à Le rencontrer sur le mont Sinaï afin de lui transmettre les instructions de Sa loi dans un déferlement de manifestations de Sa puissance(Ex 19. 16-24). Après leur consécration comme prêtres de l’Eternel, les fils d’Aaron périssent devant l’Eternel pour avoir enfreint les règles de présentation devant Sa face (Lv 10.1-3).
Dans le Livre des Nombres, Mariam est frappée de léproserie par Dieu pour avoir médit de Moïse (Nb 12.5-10). Par la suite, Koré, Dathan, Abiran et de tous leurs partisans sont exterminés à cause de leur révolte contre Moïse (Nb 16).
Dans le Livre du Prophète Esaïe, le serviteur du Seigneur nous fait un bref aperçu de la Gloire de Dieu. Nous lisons à cet effet : « L’année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur assis sur un trône très élevé, et les pans de sa robe remplissaient le temple. Des séraphins se tenaient au-dessus de lui ; ils avaient chacun six ailes ; deux dont ils se couvraient la face, deux dont ils se couvraient les pieds, et deux dont ils se servaient pour voler. Ils criaient l’un à l’autre, et disaient : Saint, saint, saint est l’Eternel des armées ! toute la terre est pleine de sa gloire ! Les portes furent ébranlées dans leurs fondements par la voix qui retentissait, et la maison se remplit de fumée ». (Es 6.1-4).
Une autre présentation de la Gloire du Seigneur nous est faite lors del’appel en mission du Prophète Ezéchiel. L’Ecriture nous dit alors : « Le cinquième jour du mois, c’était la cinquième année de la captivité du roi Jojakin, – la parole de l’Eternel fut adressée à Ezéchiel, fils de Buzi, le sacrificateur, dans le pays des Chaldéens, près du fleuve du Kebar; et c’est là que la main de l’Eternel fut sur lui. Je regardai, et voici, il vint du septentrion un vent impétueux, une grosse nuée, et une gerbe de feu, qui répandait de tous côtés une lumière éclatante, au centre de laquelle brillait comme de l’airain poli, sortant du milieu du feu. Au centre encore, apparaissaient quatre animaux, dont l’aspect avait une ressemblance humaine
Chacun d’eux avait quatre faces, et chacun avait quatre ailes. Leurs pieds étaient droits, et la plante de leurs pieds était comme celle du pied d’un veau, ils étincelaient comme de l’airain poli. Ils avaient des mains d’homme sous les ailes à leurs quatre côtés ; et tous les quatre avaient leurs faces et leurs ailes. Leurs ailes étaient jointes l’une à l’autre ; ils ne se tournaient point en marchant, mais chacun marchait droit devant soi. Quant à la figure de leurs faces, ils avaient tous une face d’homme, tous quatre une face de lion à droite, tous quatre une face de bœuf à gauche, et tous quatre une face d’aigle.
Leurs faces et leurs ailes étaient séparées par le haut ; deux de leurs ailes étaient jointes l’une à l’autre, et deux couvraient leurs corps. Chacun marchait droit devant soi ; ils allaient où l’esprit les poussait à aller, et ils ne se tournaient point dans leur marche. L’aspect de ces animaux ressemblait à des charbons de feu ardents, c’était comme l’aspect des flambeaux, et ce feu circulait entre les animaux ; il jetait une lumière éclatante, et il en sortait des éclairs. Je regardais ces animaux ; et voici, il y avait une roue sur la terre, près des animaux, devant leurs quatre faces. A leur aspect et à leur structure, ces roues semblaient être en chrysolithe, et toutes les quatre avaient la même forme ; leur aspect et leur structure étaient tels que chaque roue paraissait être au milieu d’une autre roue.
En cheminant, elles allaient de leurs quatre côtés, et elles ne se tournaient point dans leur marche. Elles avaient une circonférence et une hauteur effrayantes, et à leur circonférence les quatre roues étaient remplies d’yeux tout autour. Quand les animaux marchaient, les roues cheminaient à côté d’eux ; et quand les animaux s’élevaient de terre, les roues s’élevaient aussi. Ils allaient où l’esprit les poussait à aller ; et les roues s’élevaient avec eux, car l’esprit des animaux était dans les roues. Quand ils marchaient, elles marchaient ; quand ils s’arrêtaient, elles s’arrêtaient ; quand ils s’élevaient de terre, les roues s’élevaient avec eux, car l’esprit des animaux était dans les roues.
Au-dessus des têtes des animaux, il y avait comme un ciel de cristal resplendissant, qui s’étendait sur leurs têtes dans le haut. Sous ce ciel, leurs ailes étaient droites l’une contre l’autre, et ils en avaient chacun deux qui les couvraient, chacun deux qui couvraient leurs corps. J’entendis le bruit de leurs ailes, quand ils marchaient, pareil au bruit de grosses eaux, ou à la voix du Tout-Puissant ; c’était un bruit tumultueux, comme celui d’une armée ; quand ils s’arrêtaient, ils laissaient tomber leurs ailes. Et il se faisait un bruit qui partait du ciel étendu sur leurs têtes, lorsqu’ils s’arrêtaient et laissaient tomber leurs ailes. Au-dessus du ciel qui était sur leurs têtes, il y avait quelque chose de semblable à une pierre de saphir, en forme de trône ; et sur cette forme de trône apparaissait comme une figure d’homme placé dessus en haut.
Je vis encore comme de l’airain poli, comme du feu, au dedans duquel était cet homme, et qui rayonnait tout autour ; depuis la forme de ses reins jusqu’en haut, et depuis la forme de ses reins jusqu’en bas, je vis comme du feu, et comme une lumière éclatante, dont il était environné. Tel l’aspect de l’arc qui est dans la nue en un jour de pluie, ainsi était l’aspect de cette lumière éclatante, qui l’entourait : c’était une image de la gloire de l’Eternel. A cette vue, je tombai sur ma face, et j’entendis la voix de quelqu’un qui parlait. » (Ez 1.2-28).
Pour rendre gloire à la puissance du Seigneur, le Psalmiste, au chapitre 29, nous fait une description impressionnante de notre Dieu. Il nous dit : « Rendez à l’Éternel gloire pour son nom ! Prosternez-vous devant l’Éternel avec des ornements sacrés ! La voix de l’Éternel retentit sur les eaux, le Dieu de gloire fait gronder le tonnerre ; l’Éternel est sur les grandes eaux. La voix de l’Éternel est puissante, la voix de l’Éternel est majestueuse. La voix de l’Éternel brise les cèdres ; l’Éternel brise les cèdres du Liban, il les fait bondir comme des veaux, et le Liban et le Sirion comme de jeunes buffles. La voix de l’Éternel fait jaillir des flammes de feu. La voix de l’Éternel fait trembler le désert ; l’Éternel fait trembler le désert de Kadès. La voix de l’Éternel fait enfanter les biches, elle dépouille les forêts. Dans son palais tout s’écrie : Gloire ! L’Éternel était sur son trône lors du déluge ; l’Éternel sur son trône règne éternellement. L’Éternel donne la force à son peuple ; l’Éternel bénit son peuple et le rend heureux. » (Ps 29.2-11).
Lors du Ministère terrestre du Seigneur Jésus-Christ, quelques facettes de la puissance de notre Dieu vont particulièrement s’exprimer lors de Sa transfiguration (Mt 17.1-8 ; Mc 9.2-13 ; Lc 9.28-36), dans la résurrection de Lazare (Jn 11.1-52) et lorsqu’Il rendit l’âme sur la croix. Les Ecrits de Mathieu au chapitre 27 relatent en effet la mort du Seigneur Jésus-Christ en ces termes : « Depuis la sixième heure jusqu’à la neuvième, il y eut des ténèbres sur toute la terre. Et vers la neuvième heure, Jésus s’écria d’une voix forte : Éli, Éli, lama sabachthani ? C’est-à-dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? Quelques-uns de ceux qui étaient là, l’ayant entendu, dirent : Il appelle Élie. Et aussitôt l’un d’eux courut prendre une éponge, qu’il remplit de vinaigre, et, l’ayant fixée à un roseau, il lui donna à boire. Mais les autres disaient : Laisse, voyons si Élie viendra le sauver. Jésus poussa de nouveau un grand cri, et rendit l’esprit. Et voici, le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas, la terre trembla, les rochers se fendirent, les sépulcres s’ouvrirent, et plusieurs corps des saints qui étaient morts ressuscitèrent. Étant sortis des sépulcres, après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans la ville sainte, et apparurent à un grand nombre de personnes. Le centenier et ceux qui étaient avec lui pour garder Jésus, ayant vu le tremblement de terre et ce qui venait d’arriver, furent saisis d’une grande frayeur, et dirent : Assurément, cet homme était Fils de Dieu. » (Mt 27.45-55).
Par la suite, les quatre Evangiles, révèlent de nouveau cette puissance de notre Dieu par la résurrection du Seigneur (Mt 28, Mc 16.1-8 ; Lc 24.1-12 ; Jn 20.1-18). Plus loin dans le Livre des Actes des apôtres, il est relaté comment Ananias et sa femme Saphira périssent pour avoir menti au Saint-Esprit (Ac 5.1-11). Au chapitre 9, le Seigneur appelle l’apôtre Paul à Son service sur la route de Damas. Suite à cette rencontre, Paul perd la vue (Ac 9.1-9). Au chapitre 12 du même Livre, les Ecritures nous rapportent comment Paul, par la puissance du Saint-Esprit, rend aveugle, le magicien Bar-Jésus (Ac 12. 6-11).
Enfin dans le Livre de l’apocalypse, l’apôtre Jean fait la description de notre Seigneur Jésus-Christ dans toute Sa majesté. L’homme de Dieu raconte : « Moi Jean, votre frère, et qui ai part avec vous à la tribulation et au royaume et à la persévérance en Jésus, j’étais dans l’île appelée Patmos, à cause de la parole de Dieu et du témoignage de Jésus. Je fus ravi en esprit au jour du Seigneur, et j’entendis derrière moi une voix forte, comme le son d’une trompette, qui disait : Ce que tu vois, écris-le dans un livre, et envoie-le aux sept Églises, à Éphèse, à Smyrne, à Pergame, à Thyatire, à Sardes, à Philadelphie, et à Laodicée. Je me retournai pour connaître quelle était la voix qui me parlait. Et, après m’être retourné, je vis sept chandeliers d’or, et, au milieu des sept chandeliers, quelqu’un qui ressemblait à un fils d’homme, vêtu d’une longue robe, et ayant une ceinture d’or sur la poitrine. Sa tête et ses cheveux étaient blancs comme de la laine blanche, comme de la neige ; ses yeux étaient comme une flamme de feu ; ses pieds étaient semblables à de l’airain ardent, comme s’il eût été embrasé dans une fournaise ; et sa voix était comme le bruit de grandes eaux. Il avait dans sa main droite sept étoiles. De sa bouche sortait une épée aiguë, à deux tranchants ; et son visage était comme le soleil lorsqu’il brille dans sa force.
Quand je le vis, je tombai à ses pieds comme mort. Il posa sur moi sa main droite en disant : Ne crains point ! Je suis le premier et le dernier, et le vivant. J’étais mort ; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clefs de la mort et du séjour des morts. Écris donc les choses que tu as vues, et celles qui sont, et celles qui doivent arriver après elles, le mystère des sept étoiles que tu as vues dans ma main droite, et des sept chandeliers d’or. Les sept étoiles sont les anges des sept Églises, et les sept chandeliers sont les sept Églises. » (Ap 1.9-20).
Peuple de Dieu, notre Père est Tout-Puissant. Et dans toute la création, il n’y a aucune puissance qui puisse L’égaler.
Alors, pendant que nous faisons monter vers Lui notre prière, rappelons-nous toujours qu’Il est le Dieu TOUT-PUISSANT à Qui rien n’est impossible!
3. Le devoir donné au croyant par le « Notre Père »
Chers frères et sœurs dans la foi, le Seigneur Jésus-Christ nous a légué la meilleure prière qui puisse exister. Cependant, c’est également un appel officiel à nous mettre au travail et à nous rapprocher au maximum de notre Dieu. Parce qu’après cette relecture mot à mot de notre prière, nous nous rendons compte que nous sommes en train d’avouer à notre Père que nous Le plaçons au-dessus de tout dans nos vies et que nous aimons notre prochain comme nous-mêmes. Ce qui est en réalité notre déclaration formelle de respecter l’intégralité de la Loi ; chose qui est très loin de la vérité pour la grande majorité d’entre nous, si ce n’est pas pour nous tous ! D’où la nécessité pour nous de nous appliquer désormais au respect des commandements qui nous ont été légués. Et plus nous nous y appliquerons, plus nous serons sanctifiés, plus nous élèverons notre prière avec sincérité de cœur et plus elle sera porteuse de fruits.
4. Comment rendre la prière du « Notre Père » fructueuse dans la vie de foi ?
Chers frères et sœurs dans la foi, l’unique façon de rendre le « Notre Père » fructueux dans notre vie de foi, est de faire cette prière avec authenticité de cœur. C’est-à-dire en penser sincèrement chaque verset et chaque mot.
Cette prière étant, comme nous venons de le voir, une déclaration solennelle d’adhésion aux ordonnances de notre Dieu et à Son plan parfait pour nous, il y a un grand travail de fond à faire.
Il est question en réalité, de faire des efforts quotidiens pour nous conformer à la volonté de notre Dieu, dans le respect et l’amour qui Lui sont dus, et dans l’amour que nous nous devons les uns les autres.
En effet, comment pouvons-nous sincèrement appeler Dieu notre Père, si nous ne respectons ni Son Nom, ni Sa volonté, ni Son règne ? Comment pouvons-nous espérer être pardonné par Lui, si nous-mêmes, refusons de pardonner autres ? Comment voulons-nous marcher avec Lui, si nous ne Lui faisons pas suffisamment confiance pour prendre soin de nous au quotidien ? Et si nous savons qu’Il a pouvoir sur tout, pourquoi être apeuré partout et pour tout ?
Chers frères et sœurs dans la foi, la prière que nous a léguée le Seigneur Jésus-Christ est une prière très puissante et très forte qui, non seulement nous rappelle la nature de notre Dieu, mais aussi nos droits et nos devoirs envers Lui. Mais pour qu’elle entre en action, elle a besoin de notre sincérité qui ne peut naître que de notre marche de foi authentique.
Peuple de Dieu, c’est un témoignage personnel que je vous fais ici. Depuis que le Seigneur m’a permis d’entrer plus en profondeur dans la vérité de cette prière que Lui-même nous a léguée, c’est devenu un instrument de délivrance dans ma vie.
Et plus je me suis efforcée à mener ma vie en la conformant aux attentes de cette prière, elle est chaque fois devenue plus agissante et plus puissante pour moi. Parfois, il me suffit juste de l’entamer pour que l’Esprit de Dieu, le Saint-Esprit se mette en mouvement en moi et autour de moi.
Oui, peuple de Dieu ! Le Seigneur Jésus-Christ nous a légué la meilleure prière qui soit. Mais, pour en faire ressortir la puissance, il faut en penser chaque mot et le mettre en pratique dans notre vie quotidienne.
Soyons donc des croyants authentiques, qui plutôt que de réciter cette prière exceptionnelle et complète, s’attribuent chacun de ses versets pour les amener à la vie !








